Après nous le déluge

Comment les citoyens réagiront-ils lorsque l’État Providence surendetté devra annuler les droits sociaux qu’il les a accoutumé à recevoir ?

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Scène du Déluge - Géricault.

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Après nous le déluge

Publié le 22 juillet 2012
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L’État-providence qui est supposé assurer la justice sociale risque, en temps de crise, d’exacerber un égoïsme collectif identique à celui qui motiva certaines des plus violentes expressions politiques de l’histoire du XXème siècle.

Par Bruno Levy.

Comment les citoyens réagiront-ils lorsque l’État-providence, contraint de faire face au surendettement qui l’étrangle, devra annuler les droits sociaux qu’il les a accoutumé à recevoir ?

Pour répondre à cette question, partons d’une déclaration, assez remarquable, d’une jeune femme filmée dans un documentaire sur les manifestations des indignés à Bruxelles intitulé Les Braves. Voici la transcription littérale de ce que, selon cette personne, seraient, les conséquences de la crise du surendettement public sur les femmes :

Je te donne un exemple très concret. Dette publique : on réduit les dépenses (plutôt que d’augmenter les recettes via les riches – mais cela c’est une autre histoire) et donc moins de crèches et donc, comme les femmes traditionnellement elles s’occupent plus des enfants, elles vont finalement s’occuper plus des enfants ! Et donc elles vont moins travailler, avoir moins d’autonomie financière.

On passe donc d’un État social où c’est l’État qui offre des services publics à un État qui ne remplit pas ses missions et où, en fait, les femmes doivent reprendre certains rôles de l’État : s’occuper des enfants, s’occuper des personnes âgées… On passe de l’État social à ce que l’on appelle la mère sociale. Finalement on devient mère à la place de l’État. […]

Cette question de la dette et des plans d’austérité ce n’est pas seulement à cause du capitalisme mais c’est aussi à propos du patriarcat. On a un slogan : « on accouche, on cuisine, on éduque les enfants, on s’occupe des autres, on lave, et… eux ils décident ». Ce pouvoir patriarcal est incarné pas le pouvoir masculin ; les politiciens, les banquiers, les multinationales c’est quand même une structure avec des hommes dedans.

Les propos de cette indignée révèlent, un peu à son insu, une conséquence longtemps invisible de la satisfaction des besoins des citoyens par des solutions publiques : en leur attribuant des droits d’accès collectifs à l’école, à la santé, au chômage, etc., l’État-providence les transforme en des sujets sans pouvoir de décision individuelle sur des aspects fondamentaux de leur vie. Tant que l’attribution de droits collectifs par l’État-providence a lieu dans le sens d’une satisfaction croissante de ses besoins, chaque citoyen qui en bénéficie n’y voit qu’une richesse nouvelle à laquelle il semble irrationnel de s’opposer. Après tout, les droits d’accès à la crèche que cette jeune Belge veut défendre lui permettent d’être plus libre pour gagner sa vie. Mais ces «bénéficiaires» de droits sociaux ne se rendent pas compte qu’une partie croissante de leur vie dépend ainsi de plus en plus de décisions prises par une «volonté collective» [1] pour le compte de tous et donc pour le compte d’aucun en particulier.

L’autonomie financière que la jeune femme du documentaire veut défendre (par exemple pouvoir consacrer son temps à gagner de l’argent plutôt que s’occuper des enfants ou devoir prendre en charge l’existence des grands-parents, etc.) lui ayant été attribuée dans le cadre de décisions collectives, cette autonomie n’est donc, ni juridiquement ni moralement, sa propriété. Au contraire elle est toujours révocable par l’État-providence, ou, pour être plus précis, ceux qui le dirigent en prétendant incarner la volonté générale.

Il en résulte une forme subtile mais bien réelle d’asservissement légal de l’individu à l’État-providence : qu’est-ce qu’un esclave si ce n’est une personne qui n’a aucune possibilité juridique de protéger individuellement le contenu d’aspects essentiels de son autonomie ?

La crise du surendettement public va agir comme un révélateur de cet asservissement et faire découvrir à de nombreux citoyens leur impuissance juridique à s’opposer aux retraits de droits collectifs dont ils bénéficient. Ils vont se sentir ignorés par l’État, comme le montre le passage où la manifestante évoque comment les femmes, dont elle se fait le porte-parole, se sentent forcées d’accepter les décisions d’un pouvoir froid, cruel, d’une technocratie qui ne prend pas leurs volontés en compte (« on accouche, on cuisine, on éduque les enfants, on s’occupe des autres, on lave, et… eux ils décident. »)

Il faut donc voir le mouvement des indignés comme une conséquence directe d’un sentiment d’être ignoré par l’État. Une citation du philosophe libéral Isaiah Berlin extraite de son essai Two concepts of liberty (écrit 60 ans avant les premiers mouvements d’indignés) le fait comprendre de façon très éloquente :

Le manque de liberté dont les hommes ou les groupes se plaignent se ramène souvent à une absence de véritable reconnaissance […] Ce que je veux chercher à éviter, c’est tout simplement d’être ignoré, d’être traité avec condescendance, d’être méprisé, ou d’être pris trop pour argent comptant – en bref ne pas être traité comme un individu, avoir ma singularité insuffisamment reconnue, être une unité statistique sans caractéristiques et buts propres identifiables et spécifiquement humains. Voici la dégradation contre laquelle je me bats […] [2What I may seek to avoid is simply being ignored, or patronized, or despised, or being taken too much from granted – in short not being treated as an individual, having my uniqueness insufficiently recognized, a statistical unit without identifiable, specifically human features and purpose of my own..”]].

Mais il est à craindre que les conséquences du retrait des droits collectifs aboutiront à des réactions politiques beaucoup plus violentes que les simples mouvements d’indignation que nous avons connus jusqu’à aujourd’hui. Si une personne considère, comme le dit cette manifestante, que la crise du surendettement risque de la faire redevenir « mère à la place de l’État » cela veut dire, à contrario, qu’elle perçoit les fonctions sociales de l’État-providence comme une sorte d’amplification positive de son identité. Le retrait des fonctions sociales de l’État-providence risque donc d’être perçu comme une remise en cause de cette identité. Dans cette perspective, le bénéficiaire de droits sociaux risque de considérer que la défense de son identité requiert de défendre l’attribution des droits collectifs qui, à ses yeux, la fonde. La revendication sociale devient une exigence identitaire.

S’applique alors exactement ce que Chantal Delsol dénonce dans son Éloge de la singularité (initialement à propos des identités culturelles) :

Ainsi apparaissent au sein des sociétés contemporaines des exigences d’être, prêtes à défendre leur espace, construites (non plus autour des idéaux de refaçonnement social, mais) autour des revendications identitaires. Les citoyens (…) luttent pour des modalités d’existence. [3]

L’émergence de ces revendications sociales à caractère identitaire de la part d’une majorité, ou à tout le moins une proportion significative de citoyens, interdit le débat démocratique. Lorsque la démocratie ne devient qu’un moyen d’exprimer des revendications identitaires, alors la violence s’installe :

  • Le débat politique ne sert plus qu’à confronter des intérêts collectifs particuliers où seul compte le fait de faire partie d’une majorité ou d’une minorité active et surprotégée par l’État-providence (comme les syndicats) pour les faire prévaloir.
  • La citoyenneté, idéalement désintéressée, se réduit à la défense d’une identité sociale, parfois à tout prix, même aux dépens de la démocratie.
  • L’opposition à l’opinion est de plus en plus perçue comme une opposition à l’identité et se voit combattue comme telle.

Vers une catastrophe politique

Tout comme pour Faust, à qui le diable propose un pacte lui donnant le droit de réaliser tous ses désirs au prix de perdre un jour son âme, l’État-providence confère aux citoyens des droits collectifs améliorant significativement leur existence mais au prix de se sentir dessaisis de leur capacité individuelle de survivre en temps de crise.

La crise du surendettement public révèle cet état de conscience et risque de provoquer de la part des citoyens concernés par les retraits de droits collectifs qu’elle va engendrer, une demande violemment identitaire en faveur d’un renforcement des fonctions sociales de l’État-providence. Surgit le péril d’une catastrophe politique où sera élu le parti qui saura construire un programme juste suffisant pour répondre aux revendications identitaires d’une majorité de bénéficiaires de droits sociaux, quelle qu’en soit les conséquences pour la Nation ou pour certaines minorités de la population.

Après nous le déluge

À cet égard il n’est pas inutile d’observer qu’avant-guerre l’arrivée au pouvoir, quasi-démocratique, d’un mouvement ultra-étatiste, politiquement très intolérant et économiquement très « social », s’est faite dans le pays où l’attente de voir l’État jouer le rôle d’une providence sociale était la plus développée. La social-démocratie n’a-t-elle pas été inventée en Allemagne quarante ans avant l’avènement du national-socialisme ?

Le risque d’un tel désastre économique et politique ne peut être justifié par aucun critère de justice sociale. Le véritable enjeu politique provoqué par la crise du surendettement de l’État-providence n’est pas seulement celui de la réduction des déficits publics mais aussi celui de la nécessité de redonner aux citoyens la conscience qu’il est possible d’être individuellement responsable de leur destinée économique. C’est la condition sine qua non pour éviter que la Nation sombre dans une forme d’«égoïsme collectif» identique à celui qui motiva certaines des plus violentes expressions politiques de l’histoire du XXème siècle.

—-

NB : Je remercie Stéphane Geyre, pour ses commentaires et suggestions. Toutes les erreurs et imprécisions qui restent dans cet article ne sont que de mon fait. De même les vues exprimées n’engagent que moi.

Notes :

  1. Volonté collective qui est en générale gérée par une « technocratie sociale » sur laquelle les citoyens ont peu de pouvoir de contrôle démocratique, notons-le en passant.
  2. Isaiah Berlin, (Oxford 2004) Liberty, p 201. J’ai souligné en gras le passage final. Le texte original est: “The lack of freedom about which men or groups complain amounts, as often as not, to the lack of proper recognition […
  3. Éloge de la singularité. Chantal Delsol. P162.
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  • Merci pour cette analyse approfondie des menaces qui pèsent sur nos démocraties du fait du développement sans limites de l’état providence. Je la trouve très fine et juste : un grand bravo à l’auteur!
    Petites corrections : « devra annuler les droits sociaux qu’il les a accoutumé de recevoir = devra annuler les droits sociaux qu’il les a accoutumé à recevoir  » ; « les conséquences du retrait des droits collectifs aboutiront sur des réactions politiques = les conséquences du retrait des droits collectifs aboutiront à des réactions politiques « 

  • « Finalement on devient mère à la place de l’État. »

    Le point culminant de l’irresponsabilité.

  • Article intéressant sur le plan des constats. Mais peut-on se dispenser d’examiner certaines questions ontologiques/anthropologiques à mon humble avis sous-jacentes (je précise que je me fais ici l’avocat du diable).

    Les évolutions politiques des trente dernières années sont tout sauf illogiques :

    Le libéralisme a engendré l’individualisme moderne à partir d’une anthropologie fondée sur un individu unidimensionnel tirant ses « droits » d’une « nature » fondamentalement non sociale, et censé chercher à maximiser en permanence son meilleur intérêt.

    Les individus intériorisent en masse, et à chaque instant, l’imaginaire de la croissance illimitée, du progrès technologique et de la consommation comme manière de vivre et fondement de l’image de soi (Jean-Claude Michéa).

    La croissance économique est regardée comme un phénomène naturel et philosophiquement neutre, le politique ne commençant, dans le meilleur des cas, qu’avec le problème du « pouvoir d’achat » et de la répartition des « fruits » de cette croissance (Id.).

    En vue de pacifier les rapports sociaux l’État moderne se veut axiologiquement neutre; le politique est progressivement vidé de toute substance, l’efficacité remplace la légitimité, la gestion remplace le politique.

    L’État-Providence en est donc une conséquence logique (et le lieu d’une tension dialectique) :

    Cette pacification des rapports sociaux a rendu nécessaire le renforcement progressif d’un État-Providence chargé de procéder aux redistributions nécessaires pour pallier la défaillance des solidarités traditionnelles mises à mal par la marche de l’individualisme. Loin d’entraver la marche d’un capitalisme de connivence, ces interventions étatiques lui ont permis de prospérer en évitant l’explosion sociale en assurant la sécurité et la stabilité indispensables aux échanges.

    Mais en retour, l’État-Providence, qui n’est qu’une structure redistributive abstraite, anonyme et opaque, a généralisé l’irresponsabilité, transformant les individus en autant d’assistés, qui ne réclament plus tant le renversement du système que l’extension indéfinie et sans contrepartie de leurs droits.

    Dès lors peut-on s’étonner que les actions humaines tendent à se réduire progressivement à un comportement adaptatif, que la pensée s’identifie à un calcul marginal de gain ou de perte, que les rapports humains se réduisent à la compétition ou à la concurrence et les identités ou statuts à ceux de gagnant et de perdant.

    • « Le libéralisme a engendré l’individualisme  »
      Hein ?
      Le libéralisme ?
      Lequel ? Où ça ?

    • « Le libéralisme a engendré l’individualisme moderne à partir d’une anthropologie fondée sur un individu unidimensionnel tirant ses « droits » d’une « nature » fondamentalement non sociale, et censé chercher à maximiser en permanence son meilleur intérêt. » vieille théorie de marcuse sur l’homme unidimensionnel

      la réalité c’est que ce qui est le plus uni-dimensionnel et parfaitement concret c’est le statut d’asservissement de l’individu à l’Etat qu’a engendré l’attribution de droits sociaux — comme l’explique l’article.

      Quelque soit l’anthropologie c’est un un statut d’exclave de luxe qui a été crée

      « Les individus intériorisent en masse, et à chaque instant, l’imaginaire de la croissance illimitée, du progrès technologique et de la consommation comme manière de vivre et fondement de l’image de soi . »

      LOL en tout cas cela me semble un piètre description des propos de cette indignée qui se présente comme un porte parole. Le seule imaginaire sans limite semble être celui de la croissance des droits sociaux. Quand à l’image de soi le problème c’est que justement elle dépend de plus en plus de l’état.

      La réalité c’est que le » calcul marginal de gain ou de perte » que vous dénoncez est un calcul d’individus asservis à l’état, piégé par le pari neo-faustien décrit dans l’article.

  • N’ayant jamais touché un centime de cet assistanat anti-démocratique, je ne les défendrais pas. S’ils veulent avoir accès aux mutuellisations que j’encourage, les CMUsards et les RSAtistes n’ont qu’a cotiser… Ce Système de cotisations-donnant-droit-à-la-solidarité est une avancée majeure de l’humanité…
    Par contre, ceux qui ne cotisent pas ne doivent pas avoir accès aux même – voire gratuité intégrale – prestations ou alors je me refuse à cotiser, et out la csg et le reste… Et dehors les étrangers qui viennent sans avoir verser UN centime profiter de nos hopitaux, de nos systèmes de retraites ou d’allocations en tout genre…
    Voila posés les termes de la guerre à venir : ceux qui voient baisser leur pouvoir d’achat – hausse de la csg par ex et remboursement partiel des soins – contre ceux qui n’ont rien versé mais qui ont droit à tout gratuit… Je trouve ça profondément injuste et j’en ai marre de ces algériens incapables de prononcer un mot français, fraichement débarqués d’algérie et qui font des fausses déclarations d’impot – genre gagné 0 – qui leur ouvrent des droits supérieurs aux miens, petit employé à 1500 euros nets…
    DEHORS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • J’aime beaucoup cet article. Il met le point sur un élément complètement oublié du livre « Le jour où la France a fait faillite ». Il est à craindre que le redressement de l’Etat faillit ne se déroule pas dans une ambiance si citoyenne et festive. Chacun étant persuadé du bien-fondé absolu des « droits acquis » qu’il touche, ces personnes seront prêtes à tout pour défendre leur bout-de-gras, y compris à se servir sur le cadavre. Et dans une social-démocratie à la Française, très nombreuses sont les personnes vivant majoritaitement du système redistributif…

    Dans une large mesure, on le voit déjà en Grèce avec la montée en parallèle de l’extrême-gauche et des néo-nazis. Pourtant, les fins de mois de l’Etat Grec sont toujours assurées par l’UE. Cela ne pourra pas être le cas pour la France…

  • Pendant des décennies, ces gens ont choisi d’échanger leur capacité à se payer une nounou, contre une hypothétique place en crèche « garantie par l’état », leur capacité à fournir une instruction décente à leurs enfants contre des places en écoles publiques « garanties par l’état », les moyens de se payer consultations chez le médecin, médicaments et assurance mutuelle décente contre une « garantie de paiement des soins par l’état »… ayant oublié que l’état ne peut jamais donner qu’une partie de ce qu’il leur prend.

    Surprise, ce sont des garanties en carton-pâte.

  • rien de spécial ni de nouvau et moins bien écrit que par tocqueville

    relisez la controverse entre tocqueville (l’état tutélaire) et lamartine

  • @h16.
    Au lieu de supprimer tes articles forts savoureux, tu peux sucrer mes messages, je sais ils ne sentent pas toujours la rose, mais j’ai tellement subi de violences paternelles et – on va dire – d’autrui dans le plus grand silence et l’insolidarité que je suis tordu, sous médicaments et quelquefois pensionnaire de clinique… Désolé…

      • @achtung klette
        Désolé, mais on ne répond pas aux propos de cette jeune femme en lui disant « relisez la controverse entre tocqueville (l’état tutélaire) et lamartine ».

        Votre déception vis à vis du manque de nouveauté de cette article m’amène à vous suggérer de ne pas trop lire Conterpoints alors: il ne me semble pas que son but soit de faire du « special » et du « nouveau » comme dans une revue universitaire, mais de livrer un combat liberal face à une opinion française qui est majoritairement anti libérale.

        Lire Tocqueville ? Avec le plus grand plaisir et le plus grand intérêt. C’est deja commencé d’ailleurs.

        Ne nous trompons pas d’ennemi: Que surtout des propos comme le votre ne décourage pas les jeunes, les nouveaux qui n’ont pas (encore ?) vos connaissances de livrer ce combat.

  • Peut-être difficile à lire pour des néophytes mais un excellent texte sur le blocage de la société sociale-démocratie… et ce tant que nous ne saurons pas abandonner des droits collectifs qui ne reconnaissent pas l’individu.

  • J’ai de sérieux doutes (en fait : des certitudes!) quand à la « qualité » de mère d’une femme qui estime que l’éducation de son enfant relève plus de l’état que d’elle-même. Inversion des valeurs, quand tu nous tiens…
    Je présume qu’elle se croit féministe, quand à mon avis la véritable féministe est la femme qui prend des décisions seule et les assume seule, conséquences comprises.
    Certaines choisissent d’élever seules leur(s) enfant(s) et bossent pour le faire.
    D’autres choisissent de ne pas en avoir.
    Parfois elles choisissent un compagnon avec qui elles peuvent réellement s’entendre sur le long terme, ce qui implique d’user d’un minimum de bon sens au lieu de se fier uniquement à l’attirance physique (en partie inversée par la contraception hormonale, du reste!) et cherchent le compromis permettant de vivre en bonne intelligence.
    D’autres enfin se font avoir, et bénéficient d’un arsenal légal (pension alimentaire, entre autres) leur permettant de faire face aux dépens exclusifs du fautif, qui ne l’est d’ailleurs pas forcément vu que la loi accorde généralement ce dédomagement même lorsque la femme avait affirmé avant l’acte utiliser une contraception efficace et ne pas vouloir d’enfant (les mêmes revendiquent généralement un « droit » à l’avortement dont elles n’ont manifestement pas fait usage!)
    Dans tous les cas, elles foutent la paix aux gens qui n’ont rien à voir avec l’affaire!

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