Ce qu’il faut retenir de la rencontre de l’Eurogroupe sur le bail-out espagnol

Comme prévu, la rencontre de l’Eurogroupe a été chargée pour l’Espagne, avec de nombreux sujets majeurs sur la table. En voici un résumé, avec ce qui a été décidé, et ce qui ne l’a pas été.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Ce qu’il faut retenir de la rencontre de l’Eurogroupe sur le bail-out espagnol

Publié le 11 juillet 2012
- A +

Comme prévu, la rencontre de l’Eurogroupe a été chargée pour l’Espagne, avec de nombreux sujets majeurs sur la table. En voici un résumé, avec ce qui a été décidé, et ce qui ne l’a pas été.

Par Open Europe.

Comme prévu, la rencontre de l’Eurogroupe a été chargée pour l’Espagne, avec de nombreux sujets majeurs sur la table. En voici un résumé, avec ce qui a été décidé, et ce qui ne l’a pas été.

  • Les ministres des Finances de l’Eurozone ont conclu un « accord politique » sur le sauvetage des banques espagnoles. Le montant final du plan de sauvetage doit encore être confirmé, même si le ministre des Finances hollandais Jan Kees de Jager a suggéré que le gouvernement espagnol puisse avoir recours à la totalité des 100 milliards garantis par l’Eurogroupe (même si, comme nous l’avions déjà dit, ce montant pourrait être lui-même insuffisant);
  • Pour l’instant, il a été décidé que l’Espagne recevrait une première tranche de 30 milliards € d’ici à la fin juillet. Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker a déclaré à la presse que cet argent serait gardé comme « une cagnotte en cas d’urgence »;
  • L’argent bénéficiera au fonds espagnol en charge de la recapitalisation des banques (le FROB) et sera donc comptabilisé comme de la dette publique supplémentaire. Dès que la zone euro aura son régulateur bancaire unique (pas plus tard que 2013 selon le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble et le membre du conseil de la BCE Jörg Asmussen), les banques espagnoles pourront recevoir des fonds directement du fonds de sauvetage de la zone euro et la dette disparaîtra de la dette publique espagnole;
  • Les prêts auront une maturité allant jusqu’à 15 ans, avec une moyenne de 12 ans et demi. Le ministre espagnol des Finances, Luis de Guindos a suggéré que le taux d’intérêt « puisse être encore plus bas » que les 3-4% qui circulaient dans les médias espagnols ces dernières semaines;
  • Les conditions attachées à ce plan de sauvetage ne sont pas encore claires puisque le mémorandum d’entente (Memorandum of Understanding) ne sera signé que le 20 juillet, après le vote des parlements allemands, néerlandais et finlandais en particulier. Toutefois, les médias espagnols ont écrit que ces conditions incluront quasi certainement des obligations de ratios de fonds propres plus élevées et la création d’une bad bank pour les actifs pourris du secteur bancaire espagnol.
  • Sur un autre plan, l’Espagne est sortie comme la grande perdante de la redistribution des postes au sommet de l’Eurozone. Pas si surprenant au vu de l’aide massive que l’Espagne venait demander. Le luxembourgeois Yves Mersch a été nommé pour remplacer l’espagnol José Manuel González-Páramo au conseil de la BCE, faisant de l’Espagne le seul grand pays de la zone euro absent de ce conseil de six personnes. Madrid a aussi échoué dans sa tentative de faire nommer son candidat Belén Romana García comme président du MES, le Mécanisme Européen de Stabilité, ce nouveau fonds de sauvetage permanent. Le poste revient à l’actuel président du FESF, l’allemand Klaus Regling.

Une fois le mémorandum d’entente finalisé et rendu public, il sera possible de faire une analyse plus détaillée de l’accord. Pour le moment, une fois de plus, les marchés ne semblent pas convaincus par l’accord. Les taux d’intérêts à 10 ans pour l’Espagne restaient aux environs de 6,9% hier matin, très près des 7% largement vus comme insoutenables.

Article original – Traduction Contrepoints

Notre dossier Crise de l’Euro

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L'inflation annuelle dans la zone euro continue d'augmenter, passant de 7,4 % en avril 2022 à 8,1 % en mai, dépassant les attentes de 7,8 %, atteignant le niveau le plus élevé depuis la création de l'euro. L'énergie a augmenté de 39,2 % - contre 37,5 % en avril - et l'alimentation, l'alcool et le tabac de 7,5 % - contre 6,3 % en avril - mais même sans les prix de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation est passée de 3,5 à 3,8 %.

Les coupables sont bien connus : l'expansion monétaire effrénée des banques centrales, les distorsions d... Poursuivre la lecture

Mesdames et messieurs les Français, vous avez les félicitations de Antonio Luis Santos da Costa, de Pedro Sánchez Pérez-Castejón et d’Olaf Scholz, et vous ne serez donc pas sanctionnés par Ursula von der Leyen comme de simples pays africains.

Dans un mouvement tout à fait inédit sur le plan diplomatique, les chefs des gouvernements socialistes du Portugal, de l’Espagne et de l’Allemagne ont exercé leur « devoir d’ingérence » en intervenant dans les élections démocratiques d’un autre pays de l’Union Européenne (UE), et pas des moindres,... Poursuivre la lecture

Le moral des ménages est en chute libre en raison de l’inflation et la consommation devrait s’en ressentir.

Le commentaire du Figaro sur l’inflation est un bon résumé de la pensée unique du moment :

« L’invasion de l’Ukraine par la Russie a en effet frappé de plein fouet les marchés internationaux des hydrocarbures mais aussi des matières premières agricoles, et accentué la pression sur les prix, qui était déjà forte depuis plusieurs mois en période de redémarrage très rapide de l’économie en période post-Covid. »

La haus... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles