Sémantique de rigueur !

Rigueur ou pas rigueur, peu importe l’habillage et sa couleur puisque, de toute façon, à force de différer la prise du remède anti-poison, les Français n’ont aujourd’hui plus le choix.

Rigueur ou pas rigueur, peu importe l’habillage et sa couleur puisque, de toute façon, à force de différer la prise du remède anti-poison, les Français n’ont aujourd’hui plus le choix.

Par Philippe Robert.

« Ce n’est pas une cure d’austérité mais un grand moment de rigueur » a estimé Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, au micro de RTL le 4 juillet. De son côté, Jean-Marc Ayrault a déclaré dans son discours de politique générale devant les députés, mardi 3 juillet, qu’il « refuse l’austérité ».

Le nouveau quinquennat débute mal, très mal même : en effet, le nouveau pouvoir socialiste – merci la (fausse) droite – ne parvient pas plus que ses prédécesseurs à dire la vérité vraie aux Français.

Et la vérité tient en un seul mot : rigueur ! Car si la surcharge d’impôts et taxes annoncée pour les deux années à venir ne représente pas une forme irrationnelle de rigueur, alors de quoi s’agit-il ?

Bien entendu, on ne pouvait pas s’attendre à ce que des socialistes, en particulier des socialistes français pétris d’anachronisme, soient capables de concevoir une vraie thérapie pour la France. Bien au contraire, l’hypocrisie le disputant cyniquement au manque de courage politique, une rigueur effective s’installe qui ne dit pas son nom mais dont les effets, à coup sûr, vont être dévastateurs !

À la manière socialiste, le peuple se trouve éreinté de nouvelles charges dont le pouvoir en place, perdu d’idéologie, ose toujours croire qu’elles vont contribuer, contre toute réalité, à nous éviter le pire.

La maison France, dans l’état comateux où des années de paresse politique l’ont plongée, ne peut désormais plus se permettre de croire que, seule au monde, elle peut échapper à son destin…

Alors rigueur ou pas rigueur ? Mais, surtout, que se cache-t-il derrière cette notion officiellement honnie de nos gouvernants mais qui, néanmoins, vont devoir en faire un usage intensif sinon intelligent ?

Le véritable enjeu pour le gouvernement n’est pas de faire passer la rigueur, mais de mettre en œuvre les réformes qui permettront au pays d’éviter la faillite et de renouer avec une croissance forte et durable.
(Aurélien Véron sur Atlantico.)

Finalement, rigueur ou pas rigueur, peu importe l’habillage et sa couleur puisque, de toute façon, à force de différer la prise du remède anti-poison, les Français n’ont aujourd’hui plus le choix.

La seule question qui vaille est donc celle-ci : le pouvoir socialiste recèle-t-il en lui-même la force nécessaire et suffisante pour faire entrer la France de plain-pied dans le vrai monde ? Rien n’est moins sûr…

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