Sémantique de rigueur !

Rigueur ou pas rigueur, peu importe l’habillage et sa couleur puisque, de toute façon, à force de différer la prise du remède anti-poison, les Français n’ont aujourd’hui plus le choix.

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Sémantique de rigueur !

Publié le 6 juillet 2012
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Rigueur ou pas rigueur, peu importe l’habillage et sa couleur puisque, de toute façon, à force de différer la prise du remède anti-poison, les Français n’ont aujourd’hui plus le choix.

Par Philippe Robert.

« Ce n’est pas une cure d’austérité mais un grand moment de rigueur » a estimé Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, au micro de RTL le 4 juillet. De son côté, Jean-Marc Ayrault a déclaré dans son discours de politique générale devant les députés, mardi 3 juillet, qu’il « refuse l’austérité ».

Le nouveau quinquennat débute mal, très mal même : en effet, le nouveau pouvoir socialiste – merci la (fausse) droite – ne parvient pas plus que ses prédécesseurs à dire la vérité vraie aux Français.

Et la vérité tient en un seul mot : rigueur ! Car si la surcharge d’impôts et taxes annoncée pour les deux années à venir ne représente pas une forme irrationnelle de rigueur, alors de quoi s’agit-il ?

Bien entendu, on ne pouvait pas s’attendre à ce que des socialistes, en particulier des socialistes français pétris d’anachronisme, soient capables de concevoir une vraie thérapie pour la France. Bien au contraire, l’hypocrisie le disputant cyniquement au manque de courage politique, une rigueur effective s’installe qui ne dit pas son nom mais dont les effets, à coup sûr, vont être dévastateurs !

À la manière socialiste, le peuple se trouve éreinté de nouvelles charges dont le pouvoir en place, perdu d’idéologie, ose toujours croire qu’elles vont contribuer, contre toute réalité, à nous éviter le pire.

La maison France, dans l’état comateux où des années de paresse politique l’ont plongée, ne peut désormais plus se permettre de croire que, seule au monde, elle peut échapper à son destin…

Alors rigueur ou pas rigueur ? Mais, surtout, que se cache-t-il derrière cette notion officiellement honnie de nos gouvernants mais qui, néanmoins, vont devoir en faire un usage intensif sinon intelligent ?

Le véritable enjeu pour le gouvernement n’est pas de faire passer la rigueur, mais de mettre en œuvre les réformes qui permettront au pays d’éviter la faillite et de renouer avec une croissance forte et durable.
(Aurélien Véron sur Atlantico.)

Finalement, rigueur ou pas rigueur, peu importe l’habillage et sa couleur puisque, de toute façon, à force de différer la prise du remède anti-poison, les Français n’ont aujourd’hui plus le choix.

La seule question qui vaille est donc celle-ci : le pouvoir socialiste recèle-t-il en lui-même la force nécessaire et suffisante pour faire entrer la France de plain-pied dans le vrai monde ? Rien n’est moins sûr…

—-
Sur le web.

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  • « le peuple se trouve éreinté de nouvelles charges »
    C’est le peuple qui a voté socialiste, le peuple se fout totalement que l’on taxe les plus riches ou les entreprises et leurs méchants patrons.

    La somme totale des gens qui bénéficient du travail des membres actifs du privé dépassent largement la somme des gens actifs du privé. La première moitié se fout totalement que la 2 ème coule sous le poids des autres.

    Un retraité a le droit a sa retraite, il ne la lachera pas
    un fonctionnaire a le droit à son statut à vie dans son ministère (fors de question qu’une secrétaire du ministère de l’agriculture aille faire du secrétariat à l’éducation).
    Un étudiant a le droit de faire autant d’années de sociologie que bon lui semble même si il n’ y a pas de boulot dans cette branche.
    Un fumiste a le droit de toucher ses allocs alors qu’il est en pleine forme pour bosser.
    Ces gens là sont Le Peuple et ils ne sont pas éreintés de nouvelles charges.

    • Mais si justement, ils sont quand même éreintés de nouvelles charges, et c’est ça qui est le plus drôle. Par exemple les profs étaient de gros bénéficiaires de la défiscalisation des heures supplémentaires, et la « justice » version Hollande va leur couter de l’ordre de 300 € chacun en moyenne.
      Le « peuple de gauche » est en train de découvrir que « les riches » ne paieront pas plus que l’Allemagne n’a payé après la GM1 …

    • D’accord avec vous, les français l’on voulu et maintenant ils l’ont ( Flamby) et ils devront faire avec jusqu’au fond du trou où il nous entrainera tous.
      Effectivement le nombre d’actifs du privé sera toujours inférieur au nombre des ceux qui profitent du travail desdits actifs pour la bonne raison que l’électorat de la gauche, c’est la somme des fonctionnaires et des foyers qui ne paient pas d’impôt, d’où la grande constance des socialistes de faire grossir ces deux catégories de français ( immigration incontrôlée, pléthore de fonctionnaires etc…).
      Juste un bémol à propos des retraités: ils ont effectivement DROIT à leur retraite puisque ils n’ont jamais eu le choix d’assurer leurs vieux jours autrement qu’en abondant le panier percé de la Sécu! Ayant commencé ma vie active dans le années 70, le système me paraissait déjà bancal à cette époque ( où l’on évoquait déjà le problème futur de l’arrivée en retraite des « baby-boomers, le  » papyboom »), le problème ayant été éludé durant 30 ans par tous les gouvernements de droite comme de gauche. A cette époque quand on prétendait se constituer une retraite en affectant nos cotisations à un autre système de prévoyance plutôt qu’à la SECU, c’était interdit ( circulez, y a rien à voir, l’Etat s’occupe de tout pour votre plus grand bien!).
      On en voit le résultat aujourd’hui chez les retraités du privé ayant eu une carrière parfois difficile, qui se retrouvent avec des pensions minables, indignes d’un pays comme la France qui prétend encore imposer notre modèle social au monde entier.
      Pour les autres catégories que vous citez, OK c’est laxisme généralisé à tous les étages.

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