Devons-nous prendre parti dans les conflits du Moyen-Orient ?

La prise de pouvoir par des islamistes au Moyen-Orient sonnera le glas de l’Islam le plus radical. Car quand les Arabes auront goûté aux joies du totalitarisme islamiste pendant assez longtemps, ils se détourneront massivement d’une religion si stupide et si rétrograde.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Devons-nous prendre parti dans les conflits du Moyen-Orient ?

Publié le 2 juillet 2012
- A +

La prise de pouvoir par des islamistes au Moyen-Orient sonnera le glas de l’Islam le plus radical. Car quand les Arabes auront goûté aux joies du totalitarisme islamiste pendant assez longtemps, ils se détourneront massivement d’une religion si stupide et si rétrograde, aussi bien au Moyen-Orient qu’en Occident.

Par Fabrice Descamps.

Comme j’ai de la famille au Moyen-Orient, certains de mes amis m’ont évidemment demandé ce que je pensais de l’évolution actuelle de la situation dans cette partie du monde.

Eh bien, je répondrai que nous y sommes en 1944. Les régimes fascistes de type Baath vont de toute évidence tomber. Et de toute évidence, ils vont laisser la place à des régimes islamistes dont la férocité et l’imbécillité n’aura rien à envier à celles des États communistes qui s’installèrent en Europe de l’Est après 1945.

Nous Occidentaux, devons-nous alors prendre parti dans ces conflits ? Oui, mais pas de n’importe quelle façon. Le cas libyen nous indique comment faire : livrer des armes aux insurgés, établir des zones d’exclusion aérienne, bombarder un peu, mais c’est tout. Nous impliquer plus dans un tel bourbier ne serait bon ni pour nous ni pour les populations locales.

À ceux qui me répondraient que l’état actuel de la Libye n’est guère rassurant, suggérant ainsi que nous aurions peut-être dû nous abstenir d’intervenir là-bas, je répondrai simplement : laisser en place un dictateur fou et sanguinaire comme Kadhafi était-il plus raisonnable ? Aurions-nous dû laisser les nazis ravager l’Europe de l’Est parce que nous pouvions déjà subodorer que les communistes qui allaient leur succéder ne valaient pas mieux ? Aurions-nous dû laisser se débrouiller tout seuls les moudjahidines afghans sous prétexte que, d’entre leurs rangs, naîtraient bientôt les Talibans ? Non, nous avons agi dans tous ces cas de façon parfaitement rationnelle. Nous avons tactiquement soutenu la peste contre le choléra. Que pouvions-nous faire de mieux ?

Pareillement, nous devons soutenir, avec appuis aériens et fournitures d’armes, l’Armée syrienne libre, même si nous savons pertinemment que certaines de ses unités sont composées de fanatiques d’Al-Qaïda. Le régime du Baath abattu, nous retournerons nos alliances comme nous l’avons fait contre les communistes après 1945. Nous n’avons pas le choix. Une fois des régimes islamistes en place au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, nos relations avec ces régions ressembleront à ce qu’elles furent avec l’Europe de l’Est de 1945 à 1989 : à une guerre froide. Et s’il faut aux Arabes quarante-cinq ans pour se débarrasser de l’islamisme, eh bien nous attendrons quarante-cinq ans. Les démocraties sont patientes. Mais elles ne doivent pas douter de leur victoire finale. L’islamisme rend un très mauvais service à l’Islam. Quand il aura épuisé tous ses charmes, le monde arabe deviendra la zone la plus athée et la plus anticléricale du monde.

C’est pourquoi je ne pense pas qu’il faille être aussi pessimiste que Christopher Caldwell – dont je recommande le livre passionnant, Une Révolution sous nos yeux, aux Éditions du Toucan – quant à la présence massive de populations musulmanes en Europe occidentale. Caldwell y considère ces populations comme des sortes de colonisateurs qui imposeront nolens volens des changements civilisationnels considérables à l’Occident. Il est vrai que le comportement de certains groupes musulmans ou d’Afrique noire dans nos banlieues ne fait rien pour nous rassurer. Il est vrai que l’Islam est aujourd’hui la première religion dans les prisons de France. Qu’on ne vienne pas me dire qu’il en est ainsi parce que les policiers ou les juges seraient d’affreux racistes. Les syndicats de policiers sont très majoritairement de gauche et le tristement célèbre Syndicat de la Magistrature prêche son angélisme exterminateur dans les prétoires de Bobigny.

Il me semble que le comportement présent de certains Maghrébins et Africains en France n’est pas sans rappeler celui des Irlandais fraîchement débarqués à Boston au milieu du XIXe siècle ou des Italiens arrivés à Chicago au début du XXe. Ils viennent de contrées largement sous-développées, économiquement, socialement et intellectuellement. Ils importent dans nos pays une culture machiste de l’honneur, hélas justifiée par leur religion. Certains d’entre eux prennent les Occidentaux pour des pigeons qu’il s’agira de plumer, tout comme on les plume déjà sur place à Jamaâ el Fna. Enfin cerise sur le gâteau, si vous osez dire tout ce que je dis, vous êtes évidemment un suppôt du FN. Tout cela n’excuse pas, bien entendu, les discriminations dont sont souvent victimes les Maghrébins et les Africains, mais cela explique l’amalgame que font beaucoup de Français de souche entre les immigrés honnêtes et les voyous.

Ce qui me rend néanmoins optimiste vous paraîtra sûrement paradoxal : la prise de pouvoir par des islamistes au Moyen-Orient sonnera le glas de l’Islam le plus radical. Car quand les Arabes auront goûté aux joies du totalitarisme islamiste pendant assez longtemps, ils se détourneront massivement d’une religion si stupide et si rétrograde, aussi bien au Moyen-Orient qu’en Occident, exactement de la même façon que le Parti communiste français s’est effondré avec le Mur de Berlin.

Cependant tout cela nous invite à la prudence. Tant que des régimes islamistes séviront dans le monde arabe, l’Islam devra hélas être considéré comme un « ennemi de l’intérieur », pour la même raison que les communistes occidentaux furent suspects à nos yeux pendant la Guerre froide. De ce point de vue, si nous sommes globalement en 1944 dans le monde, nous sommes en 1905 en France : la laïcité doit être aussi fermement opposée à l’Islam, dans sa version actuelle, qu’elle le fut au catholicisme, dans sa version d’alors, à l’occasion de la séparation des Églises et de l’État. Certains principes de l’Islam ne sont, pour le moment, pas compatibles avec la démocratie libérale : la condamnation à mort des apostats, des artistes qui soi-disant blasphèment, des homosexuels, etc. Tant que les plus hautes autorités de l’Islam sunnite ne se seront pas clairement distanciées de tous les appels aux meurtres qu’induit leur interprétation actuelle du Coran, nous en serons les adversaires déterminés.

Je suis persuadé que l’Islam sera un jour une religion normale parmi les autres. Mais, en attendant, que les islamistes ne se fassent aucune illusion. Nous les combattrons sans merci, eux et les idiots utiles qui, au nom de la tolérance, écoutent encore poliment Tariq Ramadan.

—-
Sur le web.

Voir les commentaires (15)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (15)
  • Vous êtes d’une grande naïveté, proche du ridicule.

    Vous êtes encore un de ces universalistes qui pensent que les hommes changent de religion, de culture et de tradition comme de chemise.

    Si votre analyse était juste, les islamistes ne seraient pas au pouvoir en Iran depuis 35 ans et en Arabie saoudite depuis 70 ans.

    J’espère cependant que vous avez raison, mais je ne le crois pas une seconde.

    • les gens changent de religion , de culture , de tradition … les jeunes iraniens l’ont fait savoir dans la rue en 2009 … on leur a tirer dessus pendant qu’il defilait et on leur a envoyé les milices pour les remettre au pas (je passe sur les tortures et autres arrestations)

  • Ce genre d’article ne témoigne que la profondeur de votre ignorance!

  • Vous avez une attitude typiquement néocolonialiste. Nous occidentaux avons la vérité absolue, nous savons ce qui est bien pour les peuple du tiers-monde, nous sommes démocratie et liberté alors qu’ils sont ignorants et encore sauvages. Je prédis ceci je prédis cela blablabla. « religion si stupide et si rétrograde » stop TF1 c’est sur nous notre société est bien meilleure ! Relis la Bible, inculte, des appels aux meurtres y’en a plein aussi…

    • Stop au relativisme! On peut juger qu’une civilisation est meilleur qu’une autre. Je préfère la notre à une qui me promet de me couper la main si je vole… Ce n’est pas parce que l’on considère qu’une civilisation est meilleur qu’une autre que cela empêche de dialoguer, mais si vous préférez rejoindre les discours de l’extrême gauche depuis 30 ans sur l’ignominie de l’homme blanc libre à vous.

      Sur la Bible, certes il y a des appels au meurtre mais ces textes ne prétendent pas fixer une fois pour toute la loi humaine. Il s’agit d’abord et avant tout du récit d’un peuple à la découverte de son Dieu et du difficile apprentissage que cela implique. Si vous avez lu la Bible vous remarquerez que l’on suit les étapes suivantes: vendetta privée sans fin (on connaîte cela encore dans bien des régions du globe) => oeil pour oeil (qui est une limitation forte à la situation précédente) => tu ne tueras point (règle encore plus sévère) => aimez vous les uns les autres. Bref il y a bien une idée de progression vers l’Amour. Le Coran s’est arrêté au VIII°s de notre ère.

    • Il y a en effet dans la Bible(dans toute la littérature antique) des récits violents. La différence que seul un aveuglement volontaire peut vous empêcher d’apercevoir est précisément qu’il s’agit de récits et non de l’énoncé de lois d’application contemporaine !

  • l’Histoire montre et démontre exactement l’inverse de votre théorie
    L’IRAN par exemple. Le peuple iranien qui plie l’échine depuis 1980 sous la férule de théocrtaes obscurs et médiévaux, s’est-il révolté ? vou sallez me dire « OUI il s’est révolté »
    Et moi je vous dis que le peuple iranien accepte cette dictature . Le peuple rural, le peuple ouvrier, le peuple du bazar, bref l’immense majorité iranienne accepte cette dictature et ne se révolte pas.

  • Texte complètement à côté de la plaque. Il n’y a personne pour filtrer chez contrepoints ?

    En Syrie vous voulez abattre le dernier état laïque de la région et armer Al Quaïda à la place. 20% de la population syrienne, chrétiens entre autres, sera chassée ou massacrée par les islamistes.

    Ha oui, il n’y a plus qu’à dire bravo. Ne cherchez pas bien loin l’idiot utile, Fabrice…

  • Pour avoir lu quelques uns des articles de Monsieur Fabrice Descamps je dois bien dire que je ne suis pas souvent d’accord avec ses idées. Il se trouve que je suis totalement d’accord avec cet article. Pour avoir lu le livre de Monsieur Cadwell je ne peux qu’être d’accord avec les propos tenus. Cela dit je ne suis pas aussi optimiste avec sa conclusion mais passons.

    À ceux qui ont répondu avant moi, on peut ne pas être d’accord avec l’auteur de tel ou tel article, mais par pitié arrêtez de jouer à la police de la pensée, vous valez mieux que le Nouvel Obs!

  • Je suis très critique envers cet article parce qu’il y a des présupposés qui sont faux.

    1) L’Etat ne se renverse pas comme ça. Il faut des sacrés désastres avant que le peuple se soulève. Et cela n’intervient que lorsque l’Etat s’est trop imposé dans l’économie et a détruit le marché par sa soit-disante clairvoyance… affamant la population et détruisant l’emploi. Ca peut durer des centaines d’années… voir des milliers (l’Empire Romain) si l’Etat est assez malin pour rester distant.

    2) L’Islam a des multiples interprétations. Certains courants ne soutiennent pas l’interprétation de la lapidation, du voile, etc… Tariq Ramadan est l’un d’eux et vous ne le connaissez certainement que par les PRAVDA étatiques. Mais bref… suffit d’écouter ses conférences sur youtube (mais c’est vrai que c’est chiant 8 vidéos de 10′) pour percevoir son approche de l’islam.

    La principale critique qui lui est adressée provient de son approche « pédagogique » qu’il fait au musulman. Au lieu de condamner les interprétations, il propose un moratoire et une profonde discussion intellectuelle avec les Oulémas pour remettre en contexte les écrits… Bref c’est un réformateur de l’islam.

    Il propose même des écoles d’imam en Suisse ou en France avec un organe de contrôle car actuellement les imams proviennent de mouvement intégriste de leur pays d’origine (ils n’ont donc pas de perception de la culture du lieu, du contexte, etc…).

    Bref… tu le connais pas et c’est dommage !

    3) Aucune intervention extérieure n’est légitime tant qu’elle est lancée par des états. Je ne m’oppose pas à des aides privées, à des organismes humanitaires, etc… mais pas d’armée en Syrie ! Voir ce lien : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=N4UhPxLy5_8

    • 1) Certes mais localement l’on voit apparaître des zones de non droit ou plus tôt de droit musulman (cf controverse en GB sur la possibilité d’appliquer la Chariaa dans certains cas), un véritable retour aux lois particulières. On a connu cela après la chute de l’Empire Romain ou en fonction de son appartenance à tel ou tel peuple une loi différente s’appliquait. Bref cela revient à jeter 1500 d’unification du droit aux orties…

      2) C’est justement le pb, l’on a pas d’interlocuteur valable et l’on n’entend pas les musulmans modérés. Et l’affaire Asia Bibi? Et l’affaire des caricatures? Plus récemment en Tunisie l’exposition qui a fait scandale sur l’art profane? Où sont donc les voies musulmanes modérées, avec qui peut on discuter et avancer?????

  • L’Islam est d’une richesse inouï surtout sa tradition soufiste, la mystique islamique Votre article est une honte, par sa candeur et sa bêtise. Vous vous pensez intéressant, et a ce titre vous écrivez tout cela. Allez, étudier au lieu d’écrire de telle idiotie. Bien que l’islam vulgaire semble ritualiste et fermé, sa forme soufiste est d’une intelligence innommable. Lisez Reza Shah Kazemi

    • Vous le dites vous même: « L’Islam est d’une richesse inouï » et justement on peut lui faire dire tout et son contraire. il est impossible de dialoguer avec lui car il n’y a pas d’interlocuteur en face, ou du moins qui ait une réelle légitimité (à part peut être en Iran). Le problème est qu’en Europe ce n’est pas exactement la tradition soufiste qui soit à l’oeuvre. Je suis persuadé que beaucoup des musulmans qui vivent dans notre pays ne demandent qu’à vivre en paix. Les mouvement décrit sont effectivement le fruit d’une minorité mais avec deux bémols: d’une part la majorité des musulmans « modérés » ne fait rien contre et est ainsi complice passivement de ces mouvements, d’autres part que faisons nous pour arriver à ce que l’Islam puisse être pratiqué librement en Occident sans que cela ne devienne une menace pour notre civilisation.

      Pour finir je ne vous parlerai pas des minorités religieuses opprimées dans les pays à majorité musulmane, allez donc essayer de construire une église en Arabie Sahoudite. La question de la réciprocité devra un jour se poser. Faire le 1er pas d’accord mais nous ne devons pas être les seuls à avancer

  • Cet article compare des situations qui n’ont rien à voir entre elles : quel est le rapport entre la seconde guerre mondiale, une guerre entre nations nécessitant des alliances pour se défendre, et des guerres civiles ?

  • C’est quoi ce billet de puceau ???

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Klaus Kinzler est cet enseignant de civilisation allemande à Sciences Po Grenoble qui, rappelez-vous, a été victime il y a un peu plus d’un an d’un véritable déferlement de haine de la part d’une minorité d’extrémistes adeptes des thèses racialistes et de la cancel culture. Jusqu’à être mis à pied par la direction, étant accusé d’avoir tenu des « propos diffamatoires ». Et avoir subi des menaces de mort.

Loin de se laisser faire, ce professeur a choisi d’exprimer sa révolte et son indignation, à travers un livre dans lequel il livre sa... Poursuivre la lecture

Par Lina Kennouche. Un article de The Conversation.

À l’heure où la prise de conscience du déclin relatif de la puissance des États-Unis s’impose peu à peu, les acteurs régionaux du Moyen-Orient s’apprêtent à remplir le vide stratégique laissé par le départ des forces américaines.

Deux facteurs majeurs ont contribué au recul des États-Unis dans la région.

D’un côté, la rivalité de puissance engagée entre Washington et Pékin s’est exacerbée ces dernières années. Depuis 2008 et l’annonce du pivot vers l’Asie par Barack Obam... Poursuivre la lecture

Par Yves Montenay.

Parler aujourd’hui de l’utilité de l’immigration suscite souvent une réaction violente : ce serait, au mieux, de l’inconscience, une "trahison de l’identité nationale" ou, au pire, une complicité avec l’islamisme ! Pourtant l’histoire a prouvé l’utilité économique et démographique de l’immigration et une récente étude de l'OCDE vient d'en confirmer l'impact positif pour les finances publiques des pays concernés.

Les sentiments anti-immigration sont largement utilisés dans l’actuelle début de campagne président... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles