Heureusement, l’Etat ferme les méchantes crèches

Comment l’État en fermant une crèche transforme une situation normale en échec économique et social.

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Crèche

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Heureusement, l’Etat ferme les méchantes crèches

Publié le 1 juillet 2012
- A +

« 26 enfants parqués dans 25m² à Marseille« , « Crèche clandestine : 25 bambins dans un F2« , « Un enfant par mètre carré : la crèche clandestine fermée« . L’horreur absolue : des bébés empilés en palettes-cargo, dans des petites boîtes étroites, sans espoir de voir la lumière toute la journée durant. Heureusement, l’État est intervenu et a fait stopper l’abomination.

C’est donc, si l’on en lit les articles de la presse, ce qui s’est passé : des bourreaux d’enfants entassaient tous les jours des bébés sur une surface minuscule, prétendant sans honte faire tourner une crèche. Il suffit de lire l’un de ces articles pour en être convaincu : l’intervention de l’Etat aura évité que l’horreur ne perdure.

« Les nourrices de cette crèche clandestine ne respectaient aucune règle de sécurité et d’hygiène. » : Aucune, qu’on vous dit. Les enfants nageaient dans les épluchures de patates, les couches usagées et le mildiou, au moins ! Évidemment, le comportement scandaleux des monstres qui empilaient ainsi les enfants est parfaitement explicable et, là encore, c’est ce que font les articles en sous-entendus bien dosés : « Elles recevaient jusqu’à 25 enfants dans ce local pour un prix dérisoire : 17 euros par tête et par jour. »

Dérisoire en effet !

Voilà bien la preuve, encore, de ce à quoi poussent le libéralisme total, débridé et sans la moindre régulation, le capitalisme et la cupidité la plus veule ! Pas de doute ! Il faut, il est même impératif que les autorités interviennent pour, enfin, mettre un point d’arrêt à l’exploitation de l’enfant par l’homme, des bambins par les femmes marâtres et tout ça !

crèches : elles ne se valent pas toutes

Mais le pire est atteint lorsqu’on apprend, en fin d’article en général, que les parents acceptaient les règles de ce jeu sordide et, abomination absolue, étaient au courant ! RaaAaragh mais c’est troporiblabominablétouça !

A la lecture de ces nombreux articles, une seule idée m’est venue à l’esprit, un seul sentiment, résumé ici en une petite image simple :

Eh oui.

Nous sommes, encore une fois, en face d’une magnifique pignouferie comme seule la plus fine équipe de branleurs encartés « Presse » peut se le permettre en France. Je tiens ici à dire qu’il existe, parmi les journalistes, des professionnels honnêtes, qui font leur travail correctement et cherchent à comprendre les tenants et les aboutissants des informations qu’ils relaient et font connaître auprès du public. Dans leur rôle de journaliste, ils posent à ceux qu’ils croisent et, aussi, à eux-mêmes, les questions dérangeantes, exposent ensuite ces questions et les réponses, s’il y en a.

Mais voilà : ces journalistes-là ne sont pas ceux dont les articles paraissent en première page. Ils sont rares, ils sont inaudibles, et ils sont même cachés par leurs rédactions qui ont du divorce Katie / Tom à relater, des frasques entre Jean Sarkozy et Patrick Devedjian à faire sortir au grand jour, et qui ne souffrent aucun délai dans la rédactions d’articles palpitants sur la prochaine tuyauterie chromée que les institutions européennes vont mettre en place pour vider les poches des contribuables par turbo-aspiration.

Et comme ces journalistes-là n’ont pas droit de cité, on ne trouve que bien difficilement des articles remettant un peu de perspective dans l’événement décrit.

Car une fois la stupeur écartée, que reste-t-il de cette histoire ?

Il reste des parents qui ont, en toute connaissance de cause, laissé leurs enfants à deux personnes qui ont organisé une crèche « clandestine », crèche connue des autorités selon toute vraisemblance, et laissée en activité à cause de la grave pénurie d’établissements dans la région marseillaise.

Grave pénurie d’ailleurs entretenue par la liste consternante et tous les jours croissante de règlements à suivre pour espérer seulement avoir le droit d’envisager d’ouvrir une crèche un jour… Règlementations délirantes d’ailleurs imposées par l’État.

parents : ils savent ce qui est bon pour vous

Les parents avaient pu constater par eux-mêmes de la bonne tenue de l’établissement, jugée largement suffisante en tout cas pour y laisser ce qu’ils avaient de plus précieux pendant quelques heures. On doute ensuite de l’aspect insalubre ou dangereux des locaux une fois cette information connue.

On s’étonnera, a contrario, de l’absence d’étonnement des journalistes lorsqu’on apprend que la descente des fiers inspecteurs du travail dissimulé n’est due qu’à une dénonciation anonyme.

Une dénonciation anonyme, dans ce pays ? Dans d’autres articles et d’autres temps, nous aurions eu le droit, immanquablement, au petit couplet ridicule sur les Heures Les Plus Sombres de Notre Histoire. Sans verser dans la caricature, on ne peut s’empêcher de constater qu’encore une fois, les services de l’État ont toutes les peines du monde à mobiliser le citoyen lorsqu’il s’agit de vols, dégradations ou de jets de parpaings, mais dès qu’il s’agit de dénoncer du – oh, horreur ! – travail (gasp !) et dissimulé, en plus, alors là, pas de souci.

Le pays est décidément toujours aussi accueillant pour les cancrelats et les misérables qui savent gagner des bons points auprès des administrations en dénonçant le voisin un peu trop riche, l’association un peu trop utile, le travailleur un peu trop professionnel. D’ailleurs, la seule existence d’une brigade du Travail Dissimulé laisse pantois, à bien réfléchir : en France, on travaille au grand jour, ou pas du tout. Mais travailler sans en informer l’État et tous les suceurs de taxes et d’impôts, ça, môssieur, c’est Ganz Verboten !

En conclusion de tout ce bazar, qu’avons-nous ?

Au départ, une crèche qui fonctionne certes clandestinement, mais très bien, avec l’accord des parents, des bambins, et le tout pour un prix modique. Deux emplois peuvent en vivre. C’est donc un abominable crime, avec aucune victime.

À la fin, nous avons une crèche fermée, deux emplois perdus, des parents qui ne trouvent pas de places pour les enfants, des enfants qui ne pourront plus jouer avec leurs petits camarades et sont le dernier des soucis des autorités agissantes. Et voilà une belle brochette de victimes directes de l’intervention judicieuse de l’administration.

L’État a donc transformé une situation gagnante pour tous en échec économique et social pour tous y compris l’Etat lui-même.

Mesdames messieurs, on applaudit bien fort.

—-
P.S. On apprend qu’une aventure par bien des aspects similaire a été subie par un boucher retraité. L’exercice est laissé au lecteur de trouver, selon ce que raconte M. Jacquey, parasite représentant du ministère public, les dommages causés « à la fois la société et aux autres bouchers ». CPEF.
—-
Sur le web

Voir les commentaires (27)

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  • Des contraintes pour ouvrir une crèche ? Billevesées !
    http://www.littlestar.fr/creche-entreprise-ovh/

  • Je viens de voir que la vidéo a été supprimée sur le lien précédent, voici un autre lien sur cette même histoire
    http://www.nordeclair.fr/Actualite/2011/12/28/ovh-pas-de-creche-d-entreprise.shtml

  • Quelle décadence… Plus je constate les délires coercitifs de nos dirigeants et plus je suis étonné qu’il y ait (tout est relatif…) si peu d’abstention.

    Faut dire, y’a encore un bon paquet de gens pour qui Libé est un journal d’opposition… (Je ne focalise pas sur Libé, lol, c’est juste pour la rhétorique). Quelle tristesse.

  • L’utilisation du terme « cancrelat », si cher à Radio Mille Collines, me choque toujours autant.

    • Je savais que ça te ferait réagir 😉

      Mais ce terme est adapté : ce sont des parasites, qui ne vivent que sur la mort de projets et d’emplois qui ne faisaient aucun mal.

      • Entasser des bébés dans un appartement exigu, non adapté (faut pas déconner, ils nourrissaient comment cette ribambelle ? ils faisaient quoi de la journée ?) et qui plus est moisi (merci la santé et la sécu), c’est certainement pas ce que j’appellerai ne faire aucun mal à ces enfants.

        À vous lire, les parents sont les personnes les plus éclairées du monde sur ce qui est bon pour leurs enfants. Ce n’est pas parce que vous trouvez 25 « tordus » prêts à placer leurs enfants là dedans que pour autant cette activité est justifiable. Combien de parents font n’importe quoi (y compris pour se débarrasser de la gestion de ces encombrants bambins) ? Pour avoir une mère qui bosse dans un centre infantile, je sais qu’il y a des tas de gosses maltraités, violentés ou ignorés.

        Quant aux crèches, elles s’inscrivent plus généralement dans un processus de santé publique (et donc d’hygiène), c’est pourquoi il convient de montrer que certaines conditions d’accueil sont respectées.

        On peut critiquer la pénurie de place, mais je ne vois pas comment vous pouvez encenser ce genre d’entreprise qui relève davantage de l’abus de faiblesse (le désespoir des parents ayant besoin d’une crèche).

        Ça me fait penser aux boat people surchargés et aux passeurs sans scrupules vos allusions… Après tout, des gens paient pour un service, pourquoi lutter contre ?…

        • « Ça me fait penser aux boat people surchargés et aux passeurs sans scrupules vos allusions… »
          ————————
          C’est quand même très con de prendre l’exemple des boat people qui justement ont fui un Etat qui prétend faire leur bonheur malgré eux, exactement comme le cas présent.

          • Vous avez le droit de faire exprès de ne pas comprendre…

            Vous remarquerez que je déplore le manque de crèches et de places, et même si je ne l’ai pas dit également une législation trop contraignante. Je n’ai pas pris la peine de souligner pour les passeurs les raisons de l’exode, tellement c’est évident, mais je les déplore ou condamne aussi.
            Ce n’est pas parce que ces gens fuient quelque chose (quoi que ce soit) que pour autant il faut se féliciter du business de la mort ou de l’exploitation de la détresse qui s’en fait. Même chose dans ce cas des enfants à garder.

            Non les gens libres ne sont pas toujours les plus à mêmes de prendre les bonnes décisions pour eux-mêmes ou pour ceux qui dépendent d’eux (des enfants en bas âge). Mais bien entendu l’État n’est pas là non plus pour prendre toutes les décisions à leur place, mais il peut les protéger d’eux-mêmes. Comme des amis ou une famille peuvent le faire de proches, par exemple. (Non, l’État n’est pas une famille ou un proche, ce n’est pas ce que je dis).

          • « l’État […] peut les protéger d’eux-mêmes »

            Oh le bon vieux paternalisme! En mode « l’État sait mieux que vous ce qui est bon pour vous, et il doit vous protéger de vous-même »… Non, ce n’est pas du tout du tout infantilisant, ce n’est pas du tout du tout un pas de plus sur la route de la servitude… Le nombre de totalitaires en puissance en France fait peur à voir.

          • Il est question d’enfants ici, qui ne peuvent pas se déterminer eux-mêmes. À moins que vous les considériez comme des choses ou la propriété des parents. Pour moi ce sont des êtres qui méritent protection, y compris contre leurs géniteurs ou gardiens si ceux-ci sont inconséquents ou pire.

            N’est-ce pas le rôle de l’État que d’assurer la sécurité des biens et des personnes, y compris dans la théorie libérale ?

          • @ flomyen

            N’essaye pas de la faire à l’envers, tu sais très bien que je parlais des parents…

        • Amusant. Vous avez lu les liens fournis ou vous partez en roue libre pour le fun ?

          • Dommage que les nourrissons n’aient pas encore la parole, je suis sûr qu’ils nous expliqueraient à quel point c’était génial.

          • L’ironie, l’ironie mon cher Nick.

          • @h16 je n’avais pas vu le lien de l’article du Parisien.
            Pour autant, il s’agit de l’avocat qui s’exprime, qui bien évidemment défend sa cliente. Son témoignage est sujet à caution. Ce qui ne veut pas dire qu’il est faux.

            Mais si les services de l’État n’ont rien dit pendant des années, c’est bien qu’il s’est passé quelque chose qui a motivé l’intervention. Une dénonciation n’est probablement pas suffisante, puisque cela se savait.
            « On ne peut pas dire que toutes les règles aient été rigoureusement appliquées, mais tout s’est fait avec l’agrément des parents, sans aucune maltraitance à l’égard des enfants et aucune économie ne s’est créée là-dessus », a-t-il assuré.
            C’est lui, avocat de l’accusée, qui le dit. Aux services compétents et à la Justice d’évaluer.

            Quant au problème du travail dissimulé, je ne vois pas ce que vous avez à y redire au delà de la critique théorique libérale. aujourd’hui, tant que la loi veut que tout travail rémunéré soit déclaré, il faut s’y tenir, autrement c’est du travail au noir, des cotisations impayées et un trou de la sécu au sens large qui s’accroît. Faut-il rappeler que le trou est essentiellement dû au travail au noir et autres problèmes de fraudes/erreurs au niveau patronal ? De mémoire, dans les 16 milliards par an. Contre 1,5 milliards de fraudes/erreurs par les allocataires. En plus pas d’excuses, puisqu’il existe le statut d’auto-entrepreneur d’une simplicité presque enfantine, ou le statut associatif ou de club.

            À moins que vous préconisiez l’illégalité ?

            • « Une dénonciation n’est probablement pas suffisante, »
              Ah ah ah … Dans le genre naïf, vous vous posez là.

              « un trou de la sécu au sens large »
              Ben non. Un trou, c’est une dépense non couverte. Là, y’a pas de dépense, y’a juste une non-entrée. C’est toujours amusant de voir comment certains retournent le sens des mots pour faire passer leurs petites lubies collectivistes en loucedé.

              Et quand une loi est illégitime et injuste, qu’elle crée des crimes sans victimes, et que l’empêchement du faux-crime provoque de vraies victimes, oui, bien sûr, je préconise l’illégalité. Il n’y a que deux types de personnes qui s’en tiennent toujours strictement à la loi : les imbéciles et les kapos.

          • « Faut-il rappeler que le trou est essentiellement dû au travail au noir et autres problèmes de fraudes/erreurs au niveau patronal ? »

            Huhuhu! Merci pour ce moment de franche rigolade! 😀

        • « …mais il peut les protéger d’eux-mêmes »
          Tout est dit.

          • Mais dites moi, vous préconisez l’illégalité contre l’illégitimité, ce qui va de soi.
            J’espère par contre que vous vous y astreignez (en travaillant au noir, en ne payant pas les divers impôts ou taxes) et que par ailleurs vous ne profitez pas indûment des avantages retirés des cotisations/impôts/taxes que vous (ou votre patron le cas échéant, ce qui revient au même) ne réglez pas. C’est à dire une bonne partie des services publics. Et qu’en bon libéral par exemple vous faites appel à une assurance maladie privée qui règle vos dépenses de santé en lieu et place de la Sécu, que vous ne percevez aucune allocation de quelque nature que ce soit (mieux, que vous les refusez) etc. Tout cela avec intégrité morale.

            Parce qu’ici c’est aussi de cela qu’il s’agit. L’avocat dit qu’il n’y a aucune économie qui s’est créée, c’est possible, mais si ce n’est pas le cas il s’agirait de fraude, ce qui est répréhensible d’autant plus si celles qui en profitaient utilisaient par ailleurs les bénéfices des services publics couverts par les cotisations.

          • @ flomyen

            Perdu, h16 a fait ses valises et a quitté le pays :p

            Et sinon, vu qu’on n’est forcés de payer, autant essayer de récupérer un peu de ce que l’État nous prend. De plus, ne pas payer c’est quand même prendre de sacrés risques. Foutez le boxon, caillassez des flcis, agressez des gens et vous aurez de grandes chances de vous en tirer. Par contre, essayez de contester le vol légal de l’État, et là vous n’avez aucune chance.

            « vous faites appel à une assurance maladie privée qui règle vos dépenses de santé en lieu et place de la Sécu »

            C’est interdit mon brave! Que l’on aime ou que l’on aime pas, on est obligés de cotiser à la Sécu. Et oui, l’État sait aussi mieux que nous quelle assurance santé nous convient.

          • Et retraite, et chômage…

          • @ Mateo

            Je ne savais pas pour h16.

            « »vous faites appel à une assurance maladie privée qui règle vos dépenses de santé en lieu et place de la Sécu »

            C’est interdit mon brave! Que l’on aime ou que l’on aime pas, on est obligés de cotiser à la Sécu. Et oui, l’État sait aussi mieux que nous quelle assurance santé nous convient.»
            Dans l’hypothèse où il se trouverait encore en France et frauderait, votre phrase n’a pas de sens.

            Quant à récupérer ce que l’État vous prend, vous vous abstenez donc de ne pas profiter gratuitement de ce pour quoi les autres ont payé… n’est-ce pas ?

          • « Dans l’hypothèse où il se trouverait encore en France et frauderait, votre phrase n’a pas de sens. »

            Gné??

            « Quant à récupérer ce que l’État vous prend, vous vous abstenez donc de ne pas profiter gratuitement de ce pour quoi les autres ont payé… n’est-ce pas ? »

            Évidemment: si l’État me laisse libre de choisir mon assurance santé, ce n’est pas pour aller quémander ensuite que l’État couvre mes frais de santé.
            Idem pour la retraite.

            Et sinon, de quel droit voulez-vous m’interdire d’être libre de choisir mon assurance santé ou retraite? Hum?

  • Je me permets de poser de nouveau une question qui n’a pas trouvé de réponse :
    « Il est question d’enfants ici, qui ne peuvent pas se déterminer eux-mêmes. À moins que vous les considériez comme des choses ou la propriété des parents. Pour moi ce sont des êtres qui méritent protection, y compris contre leurs géniteurs ou gardiens si ceux-ci sont inconséquents ou pire.
    N’est-ce pas le rôle de l’État que d’assurer la sécurité des biens et des personnes, y compris dans la théorie libérale ? »

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