L’arnaque keynésienne

Le keynésianisme détruit progressivement, à petit feu, les moyens de productions — le capital comme on dit. Pire, le keynésianisme rend accroc aux subventions.

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L’arnaque keynésienne

Publié le 16 juin 2012
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Le keynésianisme détruit progressivement, à petit feu, les moyens de productions — le capital comme on dit. Pire, le keynésianisme rend accroc aux subventions.

Par l’auteur du site Bobo libéral.

La relance keynésienne

Devant les grands bouleversements à venir, il y a fort à parier que nos technocrates de tout poil vont se lancer de nouveau dans de grands plans de relance keynésien ; normal,  ils ne savent faire que ça. Et même si un François Hollande prétend redresser la situation sans dépenses publiques supplémentaires, annonce passée totalement inaperçue en raison des remous conjugaux dignes d’une mauvaise série sud-américaine, les moyens qu’ils proposent, les project bonds ou les Euro-obligations entre autres, relèvent toujours de cette même doctrine keynésienne.

Il est important d’expliquer en quoi consiste cette doctrine et d’en démontrer le charlatanisme, et même si je ne suis pas le premier à le faire ; le répéter, au risque de lasser et d’écœurer les lecteurs, relève du salut public.

Pour étayer mon explication, je vais l’illustrer avec un exemple imagé, caricatural certes, grossièrement caricatural même,  mais nécessaire pour mettre en lumière l’absurdité de cette théorie. C’est bien le seul moyen de marquer les esprits.

Prenons un épicier, dont l’affaire soudainement, et peu importe les raisons, est sur le point de faire faillite par manque de clients.

Il décide alors de quémander l’aide du gouvernement, qui de façon autoritaire oblige le boulanger d’en face à vendre du jour au lendemain son propre commerce. Il doit tout liquider : son local, son four à pain, tout son capital matériel qui contribue à la réalisation de son travail. Son entreprise a disparu, mais il se retrouve toutefois avec une somme d’argent considérable. Puis le gouvernement s’empare de cet argent et en dépense l’intégralité chez l’épicier, non pas en une seule fois, mais de façon fractionnée tous les jours, jusqu’au dernier centime.

L’épicier, on s’en doute, voit son affaire repartir : il est de nouveau bénéficiaire, à un tel point qu’il peut même engager le boulanger, qui n’avait alors plus de travail. Mais quand le gouvernement a dépensé tout cet argent ; c’est de nouveau la crise.

En conséquence l’épicier et l’ex-boulanger réclament encore l’aide du gouvernement. Celui-ci ne trouve pas mieux d’obliger le coiffeur d’en face à vendre aussi son affaire. Puis il dépense l’argent de cette vente de nouveau chez l’épicier, qui en plus du boulanger, engage aussi le coiffeur quand ses affaires reprennent. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’argent encore une fois.

Et le gouvernement répète le même procédé ; avec le buraliste, le boucher, le menuisier, le plombier, le chauffagiste etc. etc. Mais comme on peut s’en douter, la situation ne s’améliore pas, au contraire elle empire à chaque intervention du gouvernement, car la société s’appauvrit. En détruisant tous ces corps de métiers, les uns après les autres, leurs services, nécessaires à tous, disparaissent. L’épicier a bien beau conserver son affaire, tous les autres commerces se sont volatilisés, ils n’en profitent plus et en conséquence son niveau de vie s’effondre, ainsi que celui de ses employés. Que peut-il bien faire avec cet argent ? Chez qui le dépenser ? Où va-t-il trouver le matériel nécessaire pour faire tourner son affaire ? Dans une autre ville, mais cela lui reviendrait plus cher.

C’est cela le keynésianisme. Il détruit progressivement, à petit feu, les moyens de productions ; le capital comme on dit.

Bien évidement dans la réalité, jamais l’État n’emploierait un procédé aussi grossier qui, aux yeux de tous, paraîtrait sorti tout droit d’un esprit demeuré. Mais quand il s’applique à faire ses fameux « plans de relance », c’est ce qu’il fait : il puise dans le capital, aussi bien financier que matériel de la société en général, par des moyens détournés tels la dépense publique, financée par l’impôt ou la dette, ou l’inflation, provoquée par du crédit bon marché,  pour sauver quelques entreprises. Il relance leur activité, qui un temps connaît une belle embellie, mais qui s’achève brutalement quand tout le capital spolié est consommé. Non seulement les entreprises se retrouvent de nouveaux en difficulté, comme au premier temps, mais  la communauté dans son ensemble en paye un prix fort. Tout le monde est perdant ; il y a destruction de richesses.

Après cette brève explication, les récents appels à l’aide de Renault aux gouvernements peuvent paraître vains et stupides, mais surtout dangereux pour l’économie de notre pays. Après une prime à la casse, qui porte bien son nom d’ailleurs, dont les effets se sont estompés au bout de quelques années, Renaud est toujours en difficulté et redemande encore de l’aide. Le keynésianisme rend accroc aux subventions.

En reprenant l’expression de Ludwig von Mises sur l’inflation qu’il dénonçait, le keynésianisme  : c’est comme « brûler ses meubles pour se chauffer ». Au début il y a de belles flammes qui nous impressionne, puis après on se retrouve avec rien.

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