Ouverture historique du monopole légal des juifs orthodoxes en Israël

Les juifs orthodoxes vont désormais devoir composer avec les courants libéral et massorti en Israël.
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Passants dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea She'arim à Jérusalem

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Ouverture historique du monopole légal des juifs orthodoxes en Israël

Publié le 10 juin 2012
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Les juifs orthodoxes, qui dominaient jusqu’à aujourd’hui le judaïsme israélien grâce à un monopole absolu sur l’état civil et les affaires religieuses, vont désormais devoir composer avec les courants libéral et massorti.

Par la rédaction de Contrepoints.

Passants dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea She'arim à Jérusalem

Jusqu’à présent, les rabbins orthodoxes et ultra-orthodoxes, qui contrôlent le ministère israélien des cultes, disposaient d’un monopole absolu sur l’état civil et les affaires religieuses et ne reconnaissaient pas les deux autres courants majeurs du judaïsme, le courant réformé et le courant conservateur. Les mouvements juifs non-orthodoxes, libéraux et massortis, sont minoritaires en Israël (environ 200 000 fidèles) mais largement majoritaires dans la diaspora, particulièrement aux États-Unis. Ils militent notamment en faveur du pluralisme religieux et de l’égalité hommes/femmes au sein de la tradition juive.

Ce monopole légal des orthodoxes pourrait bien être entamé par une décision récente du gouvernement israélien de rémunérer des rabbins non-orthodoxes sur les fonds publics, comme c’est le cas pour les rabbins orthodoxes. Un premier pas vers une ouverture du monopole légal dont disposent les juifs orthodoxes en Israël.

La conférence des rabbins libéraux KEREM s’est félicité de « la décision du gouvernement israélien de reconnaître enfin des rabbins appartenant aux courants non-orthodoxes du judaïsme » et « se réjouit de cette décision historique qui marque une avancée majeure en faveur du pluralisme religieux en Israël ».

Toutefois, la portée de la mesure reste très limitée, comme le rappelle la correspondante du Point à Jérusalem : « Cela ne concerne, en effet, qu’une quinzaine de rabbins servant dans de petites communautés, kibboutz ou villages coopératifs. Pas question de l’élargir aux grandes villes. Et, à la différence de leurs collègues orthodoxes, ils ne seront pas payés par le ministère des Cultes mais par celui de la Culture et des Sports. »

Précision : ne pas confondre évidemment libéralisme et judaïsme libéral

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