Euro 2012 : un point sur les participants et leur économie

Ce vendredi 8 juin s’ouvrait l’Euro 2012 de football organisé par la Pologne et l’Ukraine. C’est l’occasion de s’intéresser à chacun de pays participants et particulièrement à leurs économies respectives

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Euro 2012 : un point sur les participants et leur économie

Publié le 10 juin 2012
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Ce vendredi 8 juin s’ouvrait l’Euro 2012 de football organisé par la Pologne et l’Ukraine. C’est l’occasion de s’intéresser à chacun de pays participants et particulièrement à leurs économies respectives.

Par Yann Henry.

 

* chômage en mars 2012 pour la Grèce

Sources : Eurostat, OCDE, Heritage Foundation

Ce groupe est a priori le plus faible de la compétition. La Pologne est un des pays hôtes de ce 14ème Euro et a dépensé 25,3 milliards d’euros (dont un tiers provient de Bruxelles), soit 6,8% de son PIB, pour l’organisation de cet évènement. Les stades ont coûté 3,5 milliards d’euros, le reste étant affecté aux infrastructures (routes, voies de chemin de fer…). La ferveur est immense en Pologne (la totalité des billets a été vendue depuis longtemps) et les polémiques sur le coût de cette organisation ont disparu ou sont inaudibles. Beaucoup de Polonais attendent de cet Euro à la fois une grande performance sportive et un coup de pouce pour l’économie locale. La Grèce, vainqueur de l’épreuve en 2004 au Portugal, a de réelles chances de sortir de ce groupe. Elle pourrait ainsi éventuellement rencontrer en quarts de finale l’Allemagne dans une rencontre qui risquerait alors d’être assez tendue… La Russie fait figure de favori dans ce groupe (l’URSS avait remporté le 1er Euro en 1960 et fut par la suite trois fois finaliste en 1964, 1972 et 1988) alors que la République Tchèque (finaliste en 1996 et vainqueur avec la Tchécoslovaquie en 1976) sera un outsider.

Note : deux articles sur la Pologne et la Russie sont récemment parus sur Contrepoints.

À noter que la Pologne est le seul pays de l’Union européenne à avoir conservé une croissance positive en 2009 (1,6%).

 

Sources : Eurostat, OCDE, Heritage Foundation

À chaque compétition, il y a ce que l’on appelle communément un « groupe de la mort ». Pour se convaincre que ce groupe B correspond parfaitement au qualificatif, il suffira de regarder le classement FIFA de chacun des participants. L’Allemagne et les Pays-Bas sont les favoris pour atteindre les quarts de finale. La première a été trois fois vainqueur (1972,1980 et 1996) et finaliste (1976, 1992 et 2008) de cette compétition (en incluant la RFA). Les seconds affichent une victoire dans l’épreuve (1988) et ont également été finalistes de la dernière Coupe du Monde. Mais le Portugal (finaliste malheureux chez lui en 2004) sera un outsider sérieux et devrait donner du fil à retordre aux favoris. Enfin, le Danemark aura du mal à tirer son épingle du jeu. Méfiance toutefois : invités de dernière minute de l’Euro 1992 en remplacement de la Yougoslavie (exclue pour cause de guerre et d’embargo), ils avaient finalement remporté la compétition à la surprise générale.

Note : on pourra également lire les deux articles récemment parus sur Contrepoints sur le modèle scandinave et l’Allemagne.

 

Sources : Eurostat, OCDE, Heritage Foundation

Il s’agit du deuxième groupe le plus relevé. L’Espagne, tenante du titre (son deuxième après 1964, également finaliste en 1984 contre la France) et vainqueur de la dernière coupe du monde, semble toutefois au-dessus du lot. La deuxième place devrait se jouer entre l’Italie (vainqueur en 1968 et finaliste en 2000 contre la France), embourbée dans des scandales de paris truqués, et la Croatie (la Yougoslavie fut deux fois finaliste en 1960 et 1968). Les chances de qualification de l’Irlande paraissent assez faibles.

Note : on pourra également lire l’article récemment paru sur Contrepoints sur l’Espagne.

 

* chômage en septembre 2011 pour l’Ukraine et en février 2012 pour le Royaume-Uni

** Chiffres du Royaume-Uni pour l’Angleterre

Sources : Eurostat, OCDE, BIT, Heritage Foundation

L’Ukraine est l’autre pays hôte de ce 14ème Euro et devra profiter à plein de l’avantage de jouer à domicile pour compenser la faiblesse de son équipe. Elle fait malheureusement plus parler d’elle pour les conditions de détention de l’opposante politique Ioulia Timochenko que pour des raisons sportives. Du côté de l’organisation ce n’est guère mieux. Contrairement à la Pologne, l’Ukraine peine à vendre ses billets. Le pays a dépensé 10 milliards d’euros, soit 8,5% de son PIB, dans l’événement mais s’est là aussi embourbé dans les scandales. Tout d’abord les hôteliers ont fait flamber les prix (prix multipliés jusqu’à 5), ce qui leur a valu de vives critiques du président de l’UEFA Michel Platini : « C’est bête d’avoir fait beaucoup d’investissements et puis de dire aux gens qu’ils ne peuvent pas venir car il y a des bandits et des escrocs qui veulent gagner beaucoup d’argent à l’occasion de cet Euro ». S’ajoutent à cela des soupçons de pots de vin sur les travaux ainsi que des budgets largement dépassés pour de piètres résultats. Ainsi le coût du stade de Lviv, dont le plafond fuyait encore début avril selon l’AFP, serait de 200 millions d’euros contre moitié moins initialement prévu.

La France (dont la victoire serait économiquement optimale pour l’Europe), qui a déjà remporté deux fois l’épreuve (1984 et 2000) se retrouve dans un groupe abordable. La compétition s’annonce toutefois serrée avec l’Angleterre et la Suède, équipes de niveau comparable au sien.

Note : on pourra également lire le récent article de Contrepoints sur le modèle scandinave.

 

Calendrier de l’Euro :

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