L’UMP se prépare pour 2017

imgscan contrepoints 239 UMP

Prendre la tête de l’UMP semble plus urgent que préparer les législatives. Cette obsession a abouti à provoquer une « cacophonie » dans les rangs du parti qui était naguère celui de la majorité présidentielle. L’effet a été catastrophique chez un grand nombre d’électeurs qui ont soutenu Nicolas Sarkozy.

Prendre la tête de l’UMP semble plus urgent que préparer les législatives. Cette obsession a abouti à provoquer une « cacophonie » dans les rangs du parti qui était naguère celui de la majorité présidentielle. L’effet a été catastrophique chez un grand nombre d’électeurs qui ont soutenu Nicolas Sarkozy.

Article publié en collaboration avec l’Aleps.

Les trois grandes figures de l’UMP, François Fillon, Jean François Copé et Alain Juppé semblent avoir aujourd’hui une priorité : qui va prendre la tête de l’UMP après le retrait, qu’il dit définitif, de Nicolas Sarkozy ?

Cette obsession a abouti à provoquer une « cacophonie » dans les rangs du parti qui était naguère celui de la majorité présidentielle. L’effet a été catastrophique chez un grand nombre d’électeurs qui ont soutenu Nicolas Sarkozy jusqu’au dernier souffle, et qui se demandent si le moment est bien choisi pour des ambitions personnelles et des querelles de personnes.

Alain Juppé, il est vrai, s’est immiscé dans la course au nom de son objectivité : il ne sera pas candidat en 2017, ce qui lui donnerait le droit de diriger de façon neutre le parti devenu celui de l’Union de la Minorité Parlementaire. François Fillon et Jean François Copé ont finalement convenu de reporter le choix d’un président de l’UMP à l’Assemblée Annuelle du parti, à l’automne prochain. « On définira alors la ligne politique à adopter. » Comme on l’a remarqué à juste titre, il est curieux que l’UMP présente en juin des candidats dont la ligne politique ne sera définie qu’en octobre. Son seul programme serait-il de barrer la route aux socialistes ?

Fort heureusement pour eux, beaucoup de candidats UMP seront élus ou réélus au vu de leur implantation et de leur réputation locales. C’est sur le terrain que la bataille va se décider, puisqu’il n’y a plus de soutien ni d’élan venu « d’en haut ». Les résultats par circonscriptions seront donc très incertains, surtout quand il y aura les triangulaires qui seront, une fois de plus, des machines à faire gagner la gauche. Quos vult perdere Jupiter dementat : Jupiter rend fous ceux qu’il veut voir perdre.


Sur le web