Droit de vote des étrangers aux élections locales : l’effet Curley

L’empressement de M. Hollande à accorder le droit de vote aux immigrés pour les élections municipales correspond-il à une conviction démocratique ou à une forme de générosité ?

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Droit de vote des étrangers aux élections locales : l’effet Curley

Publié le 27 mai 2012
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L’empressement de M. Hollande à accorder le droit de vote aux immigrés pour les élections municipales est-il l’expression d’une conviction démocratique ou d’une forme de générosité ? On peut en douter : la manœuvre rappelle furieusement une tentative de mise en application de l’effet Curley à l’échelle de nos communes.

Par Georges Kaplan.

Quatre fois maire de Boston entre 1914 et 1950, deux fois élu à la Chambre des Représentants des États-Unis et 53ème gouverneur de Massachussetts, l’histoire de James Michael Curley pourrait, au premier abord, être celle du rêve américain. Une histoire comme on n’en voit plus que dans les films. L’histoire d’un gamin, fils d’immigrés irlandais originaires du conté de Galway, qui grandi à Roxbury, quartier populaire de Boston et parvient finalement, à force de travail et d’intelligence, à mener une des plus brillantes carrières politiques qui soit.

L’édifiante histoire du Rascal King

Mais, à y regarder de plus près, la vie de Curley c’est aussi celle de The Rascal King [1], le roi des scélérats ou l’irrésistible ascension d’un voyou qui ne reculera devant aucune bassesse pour s’imposer au sein du parti Démocrate, conquérir la mairie de Boston et s’y maintenir 36 années durant. James Michael Curley, l’idole de la communauté irlandaise de Boston, c’est aussi le paroxysme de la collusion politico-mafieuse, la quintessence du clientélisme politique, le règne de la corruption systémique et de la fraude élevée en système qui d’ailleurs l’amènera plusieurs fois à passer par la case prison.

Dès sa plus jeune enfance, le jeune James Michael se lie à la Irish Mob, une des plus anciennes organisations criminelles des États-Unis. À vrai dire, dès la mort de son père alors qu’il n’avait que dix ans et au grand dam de sa mère, c’est cette mafia irlandaise qui va pour ainsi dire l’élever, le former et en faire un des siens. C’est la Irish Mob qui, en 1910, l’aidera à se lancer en politique à coup d’intimidations, de fraudes électorales et autres faits de corruption. C’est encore elle, son associée de toujours, qu’il servira et dont il se servira tout au long de sa carrière.

Formé à bonne école, Curley sait que le moyen le plus sûr d’asseoir la domination d’une organisation criminelle sur son territoire consiste à s’assurer le soutien de la population locale. La méthode de la Irish Mob ne diffère pas de celle des autres organisations mafieuses : collecter, sous prétexte de « protection », un impôt auprès des commerçants et industriels aisés du quartier et en reverser une partie à la communauté irlandaise de Boston sous forme de dons philanthropiques, de prêts sans intérêts ou de subsides divers et variés. Des triades chinoises à la mafia sicilienne, de Machiavel à nos gouvernements modernes on le sait depuis longtemps : le meilleur moyen jamais inventé pour maintenir une population sous contrôle consiste à la rendre dépendante de subsides publics. Jusque là, rien de bien nouveau.

De fait, ce qui va faire passer le nom de James Michael Curley à la postérité, c’est un perfectionnement du système, une méthode que le maire de Boston va imaginer pour non seulement s’assurer de la fidélité de sa base électorale mais en plus la faire croître irrésistiblement. En effet, dès le début de son ascension politique, le jeune et ambitieux James Michael est confronté à une forte opposition de la communauté anglo-saxonne et protestante qui craignait – à juste titre – que le vote communautaire irlandais finisse par livrer la ville à la Irish Mob. Afin d’asseoir plus sûrement sa position, Curley en conçu une stratégie qui consistait à favoriser systématiquement la population d’immigrés irlandais aux dépens de la vieille élite anglo-saxonne dans le but explicite de faire croître la première et décliner la seconde : c’est l’effet Curley [2].

Pendant plus de trois décennies, à grands coups de politiques de redistribution, de taxes foncières exorbitantes, de rhétorique incendiaire contre les « capitalistes yankee » et autres vexations, Curley va systématiquement chercher à redessiner le corps électoral de la ville en attirant une immigration irlandaise pauvre et en faisant fuir les anglo-saxons ; et il va y parvenir. Dès les années 1930-1940, les grandes familles d’industriels qui avaient fait de Boston un des poumons économiques des États-Unis quittent la ville et emmènent avec elles les emplois des usines, les revenus qu’elles créaient et les impôts qu’elles payaient. La capitale du Massachussetts, minée par le chômage, la corruption et les tensions communautaires s’enfonce alors dans un déclin qui durera plus de trente ans mais James Michael Curley, lui, restera maire jusqu’en 1950.

C’est dans les vieilles marmites…

Le droit de vote des étrangers aux élections municipales, j’y suis en principe favorable. J’estime tout à fait légitime que des gens qui gagnent honnêtement leurs vies et paient des impôts puissent avoir droit de cité quant à l’usage qui est fait de cet argent. Mais je crains que l’empressement de M. Hollande et de ses amis à leur accorder ce droit n’ait rien à voir avec une conviction démocratique ni même avec une quelconque forme de générosité ; au contraire, la manœuvre me rappelle furieusement une tentative de mise en application de l’effet Curley à l’échelle de nos communes.

Entendons nous bien : peu importe que les étrangers en question soient des magrébins musulmans ou des irlandais catholiques ; le fait est que nous avons, en grande partie, affaire à une population immigrée faiblement qualifiées que nous avons exclu du marché du travail à coup de salaire minimum et de charges sociales et qui, grâce à notre « Modèle Social », peuvent vivre de subsides publics. La population à laquelle s’adresse notre gouvernement, c’est celle dont il espère qu’elle aura la reconnaissance du ventre ; celle qui votera pour ses candidats ; celle qui plébiscitera toute proposition visant à lui reverser directement ou indirectement le fruit du travail des autres. Les autres, ceux qui gagnent leurs vies, ceux qui ne confondent pas l’amour qu’ils éprouvent pour leur pays et l’étatolâtrie fanatique des fonctionnaires qui nous dirigent, qu’ils s’en aillent tous !

Donner ce droit aux étrangers, je le veux bien mais pas dans un pays où chaque faction du corps électoral a pris l’habitude de voter pour celui où celle qui saura la corrompre avec l’argent de ses voisins ; pas dans un pays où la prolifération des lois, des taxes et des contraintes administratives interdit à une part grandissante de nos concitoyens de vivre de leur travail ; pas dans un pays en rupture manifeste du Contrat Social – si tant est qu’une telle chose ait jamais existé – où tous cherchent à faire passer pour la Volonté Générale ce qui n’est, en ultime analyse, que la volonté particulière d’une majorité.

Un pays dans lequel un tel droit pourrait être accordé sans même que cela ne fasse l’objet d’une brève, c’est le genre de pays dans lequel j’aimerai vivre. Un pays dans lequel les citoyens, assemblés sur l’agora de la Cité, décident en commun des dépenses publiques qui doivent être engagées pour l’intérêt de tous et auxquelles ils participeront tous à hauteur de leurs moyens. Un pays au gouvernement « sage et frugal », comme l’écrivait si bien Thomas Jefferson, où chaque homme peut vivre de son travail et mener sa vie comme il l’entend ; un pays où, pour paraphraser Benjamin Constant, l’État se borne à être juste et où nous nous chargeons d’être heureux.

Mais, dans l’état actuel de notre social-démocratie, ce que l’effet Curley nous enseigne c’est qu’au-delà de leur efficacité électorale à court ou moyen terme, de telles politiques ne peuvent avoir que deux conséquences : la ruine économique du pays et l’exacerbation des tensions communautaires. Et, une fois de plus, les premières victimes de cette décision seront précisément celles qu’elle était supposée aider.

—-
Sur le web.

Notes :

  1. Du titre de sa biographie par Jack Beatty (Da Capo Press, 2000).
  2. Edward L. Glaeser et Andrei Shleifer (Université de Harvard, National Bureau of Economic Research), The Curley Effect: The Economics of Shaping the Electorate.
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  • Bien vu ;mais quel aplomb de prétendre qu’il importe peu que l’immigrant soit musulman ou catholique !..peu importe qu’il reproduise votre civilisation-comme l’ont fait Polonais,Italiens,Espagnols,etc…en l’enrichissant;ou qu’il la remplace par l’obscurantisme islamique…ce « peu importe » n’est que du politiquement correct dhimmi !

  • @ jpascal

    +1
    Rien ne me met plus en rage que cet angélisme consistant à glisser sous le tapis la différence énorme entre les anciennes migrations de culture chrétienne et celles qui nous arrivent du continent Africain… ou même des confins de l’Europe.

    • + 1 la question de l’immigration et de l’Islam va faire éclater le camp libéral, de la même manière qu’elle fait éclater le camp progressiste.

  • jpascal, scaletrans, Arthur,
    Puisque cette idée vous choque, laissez-moi préciser ma pensée.
    La première chose que vous devez savoir c’est que j’ai moi même plusieurs très bons amis musulmans. Le fait est qu’ils ne correspondent en rien aux musulmans auxquels vous pensez.
    Mes amis sont des types éduqués, qui ont fait de solides études supérieures, ont aujourd’hui un métier grace auquel ils gagnent leurs vies et ont une pratique de l’Islam en tout point semblable à ma pratique du catholiscisme : c’est du domaine privé, c’est plus une affaire de tradition familiale qu’autre chose et ça n’influe pratiquement en rien sur leur comportement de citoyens français.
    Vous pensez à un tout autre type de musulmans. Les « votres » portent une casquette à l’envers, sont agressifs et « niquent la France » ou portent une barbe, s’habillent comme dans un cap taliban et fréquentent assiduement des mosquées où l’on prêche volontier la guerre sainte contre les infidèles. « Vos » musulmans sont des crétins, généralement incultes, principalement nourris au biberon par notre Etat-providence qui se sont politisé sur le tard et revendiquent aujourd’hui un Islam conquérant auxquel par ailleurs ils ne comprennent pas grand chose. « Vos » musulmans ne sont pas tellement le produit de l’Islam mais plutôt le produit d’un Etat-prividence qui leur a permit de vivre comme des parasites et les constitue en pseudo-victime du vilain libéralisme. Je connais bien ces choses ; j’ai grandis et je vis à Marseille.
    Le fait est que notre système favorise une immigration de gens peu ou pas qualifiés pour qui nos subsides publics constituent une aubaine. Dès la génération suivante, on se retrouve avec des gamins sans aucune formation, sans aucune culture qui nourrissent le sentiments d’êtres des victimes (la gauche ayant largement alimenté cette idée) et finissent par devenir des nuisibles. En revanche, ce même système pourrit la vie de ceux qui veulent subvenir à leurs besoins, faire leurs vies en hommes libres et ne demandent rien d’autre qu’à ce qu’on les laisse tranquilles. Mes amis musulmans, depuis quelques années, s’en vont : ils partent à Londres, à New York ou ailleurs exactement comme nos conpatriotes « de souche » et exactement pour les mêmes raisons.
    Mais, de grâce, ne jettez pas tout les musulmans dans un même sac. C’est une erreur grossière qui n’est pas digne de nous. Oui, l’Islam a cette particularité d’être aussi une norme politique, je sais ça aussi bien que vous, mais c’est faire injure à l’intelligence de types commes mes amis que de les croire incapable de faire la part des choses.

    • CQFD Mr Kaplan,
      Merci

    • Tranche de vie subjective, malheureusement non-pertinente dans le débat qui nous occupe (même si je suis bien évidemment d’accord avec la thèse de l’article)

      Sur les effets pervers de l’Etat-Providence, tout à fait d’accord. Simplement, le fait que « nos » musulmans soient des crétins incultes, violents et xénophobes ne s’explique pas seulement par l’Etat-Providence.

      D’autre part, il y aussi des musulmans très présentables, très urbains et bien intégrés, qui n’ont jamais commis un délit, mais qui souhaitent qu’on interdise le blasphème, que l’Europe s’islamise et que les droits des Indigènes soient foulés au pied.

      Les terroristes musulmans ayant opéré en Occident avaient ce profil de jeunes gens éduqués et intégrés. Je pense aussi à ce député musulman britannique qui souhaitait qu’il y ait de plus en plus de députés musulmans et que le prochain premier ministre soit musulman.

    • Je vis des choses similaires dans mon travail. Étant moi même catholique, je suis parfois étonné de voir de grandes convergences d’idées avec mes collègues musulmans. Et nous sommes unanimement d’accord sur le fait que la religion, c’est avant tout une affaire d’intimité dont l’État n’a pas à s’occuper.

    • Votre réponse me fait craindre que vous ne cerniez pas l’ampleur du problème: c’est le genre de choses que j’aurais dites avant d’avoir à faire avec des classes d’élèves majoritairement musulmans;ce n’était pas en zep,et ces grands adolescents-en France pour la troisième génération- n’étaient pas « barbus »;crétinisés? je ne dirais pas ça,mais plutôt,et c’est bien différent,mobilisés:tous avaient vu par exemple,malgré sa diffusion tardive,le documentaire de M. Moore sur les E-U(mettons de côté sa valeur) parce qu’ils savaient que « le grand satan » y était déboulonné.A l’inverse de mes autres élèves qui regardèrent notre échange d’arguments en se demandant de quoi il retournait;c’est eux, les pauvres,qui figuraient les crétins dans l’affaire.Notez bien que je savais exactement quoi dire pour déplaire aux premiers: qu’il suffit de franchir la frontière canadienne-c’est ce que prétend Moore-pour trouver des gens apaisés qui ne ferment même pas leur porte;car ils voulaient entendre non que la seule Amérique est condamnée,mais bien tout l’Occident!
      Pouquoi pour se rassurer,évoquer les élites?Croyez-vous que même dans le petit peuple, on aurait trouvé beaucoup d’Allemands nés en 1900 désireux de gazer des Juifs?Pas un instant vous n’envisagez la puissance folle des mécanismes de solidarité ethno-religieux,ceux-là même qui empêchent l’assimilation de se faire.(Il y aurait bien d’autres choses à dire-sans parler de la profonde remarque d’Arthur-et je pense comme Ayan Hirsi Ali*,réfugiée aux Etats-unis puisque les Pays-bas ne peuvent plus garantir sa sécurité,que l’islam n’est pas une religion mais une idéologie).
      Quelle raison avons-nous de penser que ce qui se passe partout(Egypte,Soudan,maintenant Nigéria..) n’arriverait pas en France dès que les musulmans seront en position de force?Dites-nous ça:quelle ressource a l’islam pour faire une exception française?
      *orthographe non vérifiée.

  • Tout le monde parle du droit de vote des étrangers non-européens mais personne ne parle de leur avis, je ne connais aucun, je dit bien aucun étranger qui souhaite voter aux élections locales ou nationales.

    Je suis moi même d’origine algérienne et citoyen franco-algérien, j’habite en Seine-Saint-Denis , donc des étrangers non-européens j’en connais . . . Il en on rien à secouer de la politique française comme d’ailleurs de la politique de leur pays d’origine, puisque pour la plupart ils viennent de pays rongés par la corruption.

    Tout cela pour dire que le droit de vote des étrangers est juste un épouvantail que s’agitent au visage la droite et la gauche pour avoir quelque chose à dire et sans tenir compte , une fois n’est pas coutume, de l’avis des principaux intéressés.

    • Merci de ce témoignage qui recoupe ce que j’observe de mon côté et la conclusion de l’analyse que j’avais menée…

    • Quelle naïveté Yanis ! L’association ACELEFEU revendique ce droit pour les étrangers. Bien sûr que ce ne sont pas eux qui vont le demander mais d’autres qui le demandent à leur place. Et ces étrangers habitent majoritairement dans les départements qui sont sous perfusion d’allocations diverses et variées et qui ont voté pour Hollande à 70% et plus.
      Ceci dit, je ne les blâme pas car ils profitent à plein régime d’un Etat-Providence dont un grand nombre de français- pour ne pas dire la grande majorité- ne veut pas se défaire.

    • « Pas un instant vous n’envisagez la puissance folle des mécanismes de solidarité ethno-religieux,ceux-là même qui empêchent l’assimilation de se faire. »

      Tout à fait : nous vivons pour le moment une situation de conflit latent et de fracture de la société qui petit à petit s’approfondit.

      Il peut suffire de peu de chose pour mettre le feu aux poudre : une crise économique grave (tiens, tiens…) une guerre extérieure qui mobilise les foules, des émeutes qui dégénèrent, un réveil nationaliste des peuples européens, etc…

      On est en train de préparer une Yougoslavie à l’échelle européenne.

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