La bulle financière sur la dette allemande atteint son point haut

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L’Allemagne emprunte désormais à des taux quasi nuls. Autrement dit, quelque soit la période de stabilité, le mouvement suivant se fera à la hausse. Et puis viendra la question du défaut allemand.

L’Allemagne emprunte désormais à des taux quasi nuls. Autrement dit, quelque soit la période de stabilité, le mouvement suivant se fera à la hausse. Et puis viendra la question du défaut allemand.

Par Pasm, depuis Bruxelles, Belgique.

D’après l’Echo.

“Pour la pre­mière fois, l’Al­le­magne a em­prun­té mer­cre­di sur le mar­ché obli­ga­taire avec un cou­pon zéro, c’est-à-dire qu’elle ne paie­ra pas d’in­té­rêt sur cette dette.

La Bun­des­bank, char­gée de l’opé­ra­tion, a in­di­qué avoir levé 4,55 mil­liards d’euros d’obli­ga­tions à deux ans (Schatz). La de­mande a été forte: plus de 7,74 mil­liards d’euros d’offres ont été re­çues.

→ Le taux de ren­de­ment moyen, qui ré­sulte du rap­port entre l’offre et la de­mande, est res­sor­ti à un ni­veau quasi nul (0,07%), un nou­veau plus bas his­to­rique pour des obli­ga­tions al­le­mandes de ce type.

Et en jouant sur le rap­port entre l’offre et la de­mande, en ne pla­çant pas la to­ta­li­té de l’émis­sion (sur les 5 mil­liards d’euros pré­vus, la Bun­des­bank a re­te­nu 455 mil­lions d’euros pour le mar­ché se­con­daire), l’Al­le­magne a tech­ni­que­ment em­prun­té à taux zéro.

C’est la pre­mière fois que l’Al­le­magne émet­tait une obli­ga­tion à cou­pon zéro, toutes échéances confon­dues. Le pays peut se per­mettre ce luxe grâce à son sta­tut pri­vi­lé­gié de “va­leur sûre” en Eu­rope, ren­for­cé par la mon­tée ac­tuelle des in­cer­ti­tudes sur une sor­tie éven­tuelle de la Grèce de l’euro.”

Cerise sur le gâteau ! On vous garde le meilleur pour la fin

“L’Al­le­magne n’a ce­pen­dant pas l’in­ten­tion d’émettre des obli­ga­tions à des cou­pons né­ga­tifs, a pré­ci­sé l’Agence fi­nan­cière: “Un cou­pon de 0% reste pour l’ins­tant la li­mite”.”

via Gros succès pour l’émission à taux 0% de l’Allemagne: L’Echo.

Maintenant que le taux zéro est atteint, il n’y a plus qu’un chemin possible. Quelque soit la période de stabilité, le mouvement suivant se fera à la hausse. Et puis viendra la question du défaut allemand.

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