Présidentielle : Quand les « économistes » utilisent l’argument d’autorité

Dans Le Monde du mardi 17 avril, 40 économistes ont affiché leur soutien à François Hollande. Tous ces braves gens utilisent avec allégresse l’argument d’autorité

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Présidentielle : Quand les « économistes » utilisent l’argument d’autorité

Publié le 27 avril 2012
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Dans Le Monde du mardi 17 avril, 40 économistes ont affiché leur soutien à François Hollande. Tous ces braves gens font partie de ce que Thomas Sowell appelle avec beaucoup d’humour les « oints du Seigneur » et utilisent avec allégresse l’argument d’autorité.

Par Charles Gave.
Publié en collaboration avec l’Institut des Libertés.

Thomas Piketty, l'un des économistes qui soutiennent la candidature socialiste.

Un certain nombre d’économistes français, « mondialement connus à Paris », viennent de signer une pétition pour appeler à voter François Hollande, ce qui est bien leur droit. Ce qui est un peu plus gênant, c’est qu’ils commencent leur déclaration de principe en disant (je paraphrase) : « Nous qui avons consacré nos vies à la recherche de l’efficacité la plus grande pour l’économie de notre pays sommes arrivés à la conclusion que le candidat le plus à même de diriger notre pays est le candidat socialiste », ce qu’ils ont encore une fois tout à fait le droit de dire en tant que citoyens.

Une rapide recherche sur les noms de « économistes » signataires de cette pétition en utilisant Google ou Wikipedia, recherche rendue nécessaire parce que je n’en connaissais aucun alors que j’ai passé ma vie à lire les œuvres d’autres économistes pour mieux me former, a amené à des résultats fort intéressants, mais hélas, guère surprenants.

  • À une exception, ils sont tous fonctionnaires de l’État français. La seule exception est que l’un d’entre eux est professeur à Harvard.
  • Toujours à une seule exception prés (la même), ils ont tous participé à tous les comités Théodule organisés par le parti socialiste français et ont toujours été politiquement des supporters de ce même parti, voire des participants à des cabinets ministériels pendant la grande époque où la gauche dominait la vie politique de notre pays. Certains sont passés de ces cabinets ministériels à des positions importantes dans des grandes banques, françaises bien entendu (qui d’autre en voudrait ?) où leurs compétences sont enfin payés à leurs vraies valeurs.
  • D’ aucun d’entre eux (à ma connaissance, je n’ai rien trouvé dans Google ou Wikipedia infirmant ce point) n’a jamais pris le risque de créer une entreprise indépendante à laquelle le secteur privé n’aurait pas manqué d’avoir recours, compte tenu de leur remarquable professionnalisme. Comme le disent les Américains, aucun d’entre eux n’a jamais eu à payer des salaires à la fin du mois en se demandant d’où aller bien pouvoir venir le fric, ce qui leur a laissé sans nul doute l’esprit libre pour réfléchir aux problèmes de fond de la société Française.
  • En fait, ils ont toujours été payés par les impôts que l’État Français prélevait, mais il n’y a jamais eu la moindre relation établie entre la qualité de leurs conseils et les rémunérations qu’ils touchent, ce qui est quand même bizarre pour des gens qui se disent à même de juger de l’efficacité d’une politique.
  • Ils sont tous sortis des mêmes écoles, Normale Sup, Polytechnique, ENA et surprise, surprise, répétant les schémas de Bourdieu, beaucoup se retrouvent professeurs dans ces mêmes écoles. Et on s’étonne que la France soit mal gérée devant tant de diversité culturelle ! Car ils sont en effet presque tous professeurs, métier admirable s’il ne fut, mais à mon sens il y a une distinction essentielle à respecter ici : il y a une grande différence entre un économiste et un professeur d’économie. Je m’explique. Quand j’étais jeune, je jouais au tennis convenablement et j’essayais de gagner ma vie en courant les tournois pour y toucher des prix. Si je perdais au premier tour, eh bien, je bouffais des beignets pendant une semaine en attendant le prochain tournoi. Souvent je rencontrais des « professeurs » de tennis qui gagnaient leur vie en donnant des cours et qui disaient que comme nous, ils étaient des « professionnels », ce qui nous faisait bien rire. Entre eux et nous il y avait la différence entre un chien et un loup. Comme me l’avait dit l’un de mes professeurs aux USA : « si vous ne pouvez pas gagner votre vie avec ce que vous avez appris à l’Université, enseignez-le. »

Tous ces braves gens font bien entendu partie de ce que Thomas Sowell appelle avec beaucoup d’humour les « oints du Seigneur » (Voir mon article à ce sujet de Novembre) et ils utilisent avec allégresse l’argument d’autorité. Pour le bénéfice des lecteurs, je reviens donc sur ces deux notions essentielles à la bonne marche de toute démocratie et que curieusement « ils » ne mentionnent jamais.

Les Oints du Seigneur sont une race à part repérée par le grand économistes Américain Sowell, noir du Sud profond, libéral, patriote et ancien « marine », et qui savent mieux que le peuple ce qui est bon pour lui.

1. Les «oints du Seigneur » commencent par diagnostiquer un problème qui existe dans leur esprit, ou qui en général n’existe pas.

2. Ils proposent leur solution que l’État doit mettre en œuvre pour des raisons de justice sociale, concept fumeux s’il en fut.

3. Cette solution accroît comme par hasard le pouvoir de ceux qui les payent.

4. Quand la solution qu’ils ont apporté à un problème qui en général n’existait pas crée d’autres problèmes beaucoup plus graves, ils expliquent que la situation aurait été bien pire s’ils n’étaient pas intervenus avant (?) , mais que grâce à Dieu, ils ont fait le nécessaire en amont. De plus, ils ont miraculeusement une solution aux nouveaux problèmes, et ainsi de suite.

5. Nous en avons un exemple parfait avec l’Euro, dont ils tous été de chauds partisans et qui est en train de foutre en l’air l’Europe que nous aimions.

Argument d’Autorité . Nous devons la découverte de ce concept à Saint Thomas d’Aquin, le docteur angélique. Saint Thomas disait qu’utiliser l’argument d’autorité – J’ai raison parce que je suis le Chef ou (version moderne) parce que j’ai fait de meilleures études que vous – ne pouvait jamais être accepté dans une discussion. Chaque argument se mesure a sa validité interne et non pas en fonction de la place hiérarchique de celui qui l’avance. Le lecteur remarquera que la pétition de nos chers socialistes/fonctionnaires/professeurs n’utilise que l’argument d’autorité : nous sommes « économistes » et donc nous savons mieux que vous. Tiens donc et pourquoi ? Bien entendu, ils n’expliquent en rien pourquoi le programme de François Hollande serait une telle chance pour la France. Bref, nous sommes en face de socialistes irréductibles, donc fonctionnaires, et qui essayent d’utiliser l’argument d’autorité pour faire triompher leurs idées politiques passant par un accroissement du rôle de l’État, lesquelles ont échoué partout et toujours là ou elles ont été appliquées.

Mais après tout, je me demande pourquoi je m’énerve : ces braves gens sont avant tout socialistes et comme chacun le sait, on ne peut être à la fois intelligent, socialiste et de bonne foi. Il faut choisir deux possibilités sur trois. Ces « socialistes qui se croient intelligents » réclament donc fort normalement plus de pouvoir pour l’État, par lequel ils sont payés, c’est-à-dire pour eux.

Rien de vraiment surprenant là-dedans ! Ce qui me gêne est qu’ils se targuent du beau nom d’économistes, c’est-à-dire de scientifiques alors qu’ils ne sont que des fonctionnaires à l’esprit étroit inféodés à ce qui est en fait une Église…

—-
Sur le web.

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  • Bravo pour cette mise au point. pourquoi ne pas la publier dans Le Figaro?

  • Il n’y a pas que chez les socialistes que l’on trouve ces profiteurs cumulards, fonctionnaires ou autres stipendiés du système public.
    Ils ont confisqué notre pays à leur seul avantage et le tienne bien en main.
    Quand on voit les actions menées par les Juppé, Raffarin, NKM et autres et que l’on entend leurs déclarations, on perd tout espoir.

    • Moui, c’est pas tout à fait comme si Juppé, Raffarin et NKM étaient libéraux non plus. Oh, wait, ils sont aussi socialauds que les précédents, mais juste, pas dans le même parti.

  • Merci, j’attendais cette réaction de pied ferme !

  • Un pathétique ad-hominem qui me fait méchamment penser au « d’où parles-tu » de l’heure de gloire des cocos.

    Tu vois, la différence entre l’économiste libéral payé par les banques et l’économiste socialiste payé par l’État, c’est que les deux défendent ceux qui leur donnent à manger, mais l’économiste libéral, lui il a raison et il est objectif parce qu’il est libéral (le tout en ignorant superbement : la critique libérale des banques, les économistes-fonctionnaires libéraux, et les économistes du privé socialistes).

    Mais je suis certain que Pascal Salin sera ravi d’apprendre qu’il n’est qu’un économiste raté, n’étant qu’il misérable professeur d’économie.

    • Très justement résumé.

    • « la différence entre l’économiste libéral payé par les banques et l’économiste socialiste payé par l’État, c’est que les deux défendent ceux qui leur donnent à manger »

      Le vieux poncif socialo, l’économiste libéral payé par les banques !! À ce point il faut consulter un dictionnaire ou un neurologue. Et emmener LPLM avec vous
      Vous confondez libéralisme et clientélisme.
      De plus vous rajoutez Pascal, un professeur d’économie libéral, il est payé par les banques.
      Le but d’un libéral c’est d’avoir l’économie la plus saine possible, et non pas de faire du clientélisme pour un établissement privé ou pour une fonction publique.

      • > Le vieux poncif socialo, l’économiste libéral payé par les banques !! À ce point il faut consulter un dictionnaire ou un neurologue.

        Vous devriez me relire plus lentement. Je ne cautionne pas ce vieux poncif socialo ; bien au contraire, je reproche à Charles Gave de reprendre cette rhétorique inepte et indigne en se contentant de changer les termes (banques privées -> état ; économistes libéraux -> économistes socialistes).

        Si j’ai cité Pascal Salin, c’est bien pour montrer qu’on pouvait trouver des économistes libéraux sérieux, honnêtes et intelligents… professeurs et payés par nos impôts (qui contredit la lamentable attaque « les professeurs d’université sont des ratés ». Au fait, quelle était la profession de Milton Friedman, déjà ?)

  • Those who can’t do, teach. Those who can’t teach, teach gym.

  • Excellent article objectif et argumenté. Jamais, d’ailleurs, l’auteur ne recourt à l’argument d’autorité – celui selon lequel « on sait mieux ce qu’est l’économie car l’on a créé une entreprise » ou « l’on est fonctionnaire, donc inapte à être économiste ». De plus, pas un mais 4 de ces personnes enseignent hors de France – il est vrai que cela est équivalent.
    De plus, l’on ne peut en effet être fonctionnaire et scientifique, le CNRS (par exemple) le prouve tous les jours…
    De plus, un fait est considéré véritable car il n’est pas infirmé, c’est une remarque judicieuse de l’auteur, et on ne peut que remarquer combien elle est pertinente.
    Scientifique rigoureux, l’auteur sait nous montrer à quel point il maîtrise l’art de la démonstration en appuyant ses arguments. Prenons un exemple : « essayent d’utiliser l’argument d’autorité pour faire triompher leurs idées politiques passant par un accroissement du rôle de l’État, lesquelles ont échoué partout et toujours là ou elles ont été appliquées. » Sans référence. Pardon, mauvais exemple.
    M. Gave a cependant oublié de précisé ce qu’il entendait par « économiste », une gentille faute fort excusable. Le monsieur étant adepte de Wikipédia, très justement surnommée « la Bible du Web », regardons-y de plus près. Wikipédia nous dit : « Un économiste est un expert en sciences économiques. Il peut s’agir d’un chercheur en économie, ou bien d’une personne qui écrit, développe et utilise des théories économiques pour les appliquer au domaine de l’économie politique. »
    Diantre, ces personne incriminées correspondent à au moins un des critères.
    La définition est donc mauvaise.
    Enfin, je trouve que l’argument final, formidable, selon lequel « comme chacun le sait, on ne peut être à la fois intelligent, socialiste et de bonne foi. » Il ne s’agit en rien d’un argument d’autorité, simplement d’un argumentum ad verecundiam fondé sur la connaissance commune. Il s’agit d’un argument qui consiste à invoquer une autorité lors d’une argumentation, en accordant de la valeur à un propos en fonction de son origine plutôt que de son contenu. C’est donc un argument d’autorit… flûte, encore raté !

    Bravo, encore, pour cet article ! Nous avons bien ri !

    • La plupart des affirmations de cet article ont déjà été traitées par l’auteur de ce que je connais de lui (pour l’exemple que vous citez, vous pouvez lire « L’état est mort, vive l’état »).
      Après le sens de l’article n’est pas de savoir si ces « économistes » sont vraiment bon ou mauvais mais plutôt si l’unique argument utilisé dans l’article « Nous sommes économistes donc nous avons raison » est vraiment valable.
      Ca ne veut pas dire que tous les profs d’économie sont mauvais mais il est toujours intéressant de rassembler des gens ayant des expériences différentes sur un sujet qui touche réellement l’ensemble de la société.

    • De plus, l’on ne peut en effet être fonctionnaire et scientifique, le CNRS (par exemple) le prouve tous les jours…
      N’importe quoi, le CNRS ne le prouve pas du tout. Ce n’est qu’une des fonction publique qui ne sert à rien.

      « essayent d’utiliser l’argument d’autorité pour faire triompher leurs idées politiques passant par un accroissement du rôle de l’État, lesquelles ont échoué partout et toujours là ou elles ont été appliquées. » Sans référence.
      Ah bon, la France, la Corée du nord, la chine, l’URSS, le Chili d’ALLENDE… En gros les pays socialistes

      Sinon, il faut peut-être rappeler l’intituler de l’article de l’Immonde,
      « Nous, économistes, soutenons Hollande. »
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/17/nous-economistes-soutenons-hollande_1686249_3232.html
      Ou plutôt « Nous, socialiste, soutenons Hollande. »
      Il y aurait eût le même genre d’article si des économistes de la bande à Sarko avaient publié ce genre d’article.

      Cela commence par:
      « Nous sommes économistes et suivons avec attention les débats en cours et les annonces faites par les candidats à la présidence. »
      mon oeil, ils sont socialistes  » nous jugeons… blabla bla ….nous jugeons…blabla… » et c’est basé sur quoi, on en sait rien….

      Les seuls chiffres que donnent ses économistes sont. 350 000 emplois industriels perdus, 900 usines fermées et un déficit commercial structurel.
      Mais bien que le déficit soit important Sarko n’a pas dépensé assez… BAh voyons. Claquons un maximum de blé, après l’agent coulera à flot
      Et pour finir comme d’hab, les poncifs escrolos, si nous dépensons pas pour mère nature celle si va se venger et tout plein de vilaine catastrophe tombera sur nos têtes.

      « Cinq ans plus tard, nos administrations sont désorganisées, nos fonctionnaires démobilisés et la qualité des services publics dégradée. »
      Non, non, les fonctionnaires n’en branlent toujours pas une et le service et aussi pourri qu’avant.

  • Chers amis
    Beaucoup de reponses a mon petit billet d’humeur, dont ceRtaines fort argumentees, voir amusantes.
    Quleques remarques
    La difference entre l’argent que je gagne et celui que gagne les signataires de cet appel est simple et n’echappe qu’a ceux qui qui ne veulent pas comprendre: PERSONNE ne force mes clients a me payer, alors que tous ces braves petitionnaires sont payes par les impots.
    Dans un cas , il y a une transaction volontaire entre les deux parties et comme toujours dans ce cas la, les deux parties y gagnent, sinon il n’y aurait pas de transaction, alors que dans leurs cas, je vois bien qu’ils y gagnent, mais je ne vois pas ce que les autres Francais y gagnent
    A mon sens, il ne faut pas confondre argument d’autorite et argument d’experience.
    Quand je dis que toutes les experiences socialistes ont echoue, je me refere a des faits que chacun peut verifier.
    Refuser les verites d’experience c’est rentrer dans la theologie et faire partie d’une Eglise
    Je n’ai rien contre les Professeurs, bien au contraire. Ils se doivent d’etre des maitres qui aident leurs eleves a former leurs esprits et non pas a leur assener un catechisme socialo Keynesien
    En ce qui concerne le CNRS, comme le disait de Gaulle , je vois bien ou sont les chercheurs, je ne vois pas ou sont les trouveurs.
    Compte tenu de son budget et situation de quasi monopole en France, le CNRS est l’un des grands desastres de lnotre pays et rappel facheusement l’Academie des Sciences de la defunte URSS, ce qui me semble etre encore une fois une verite d’experience
    Combien de brevets issus du CNRS ont ils ete achetes a l’international?
    Combien de prix Nobel?
    La france a eu moins de prix Nobel scientifiques depuis 40 ans que Harvard ou Stanford
    Sur la petite pliasanterie a la fin, si vous avez un esprit scientifique, c’est a dire si vous vous appuyez sur l’etude de la realite pour mieux la comprendre, on ne peut nier que le socialisme a partout et toujours echoue
    Ne pas accepter cette realite et proposer des solutions aux problemes de notre pays veut simplement dire que l’on n’est pas un scientifique
    C’est contre cela que JF Revel s’elevait avec la belle vigueur que chacun lui reconnaissait et je ne fais que marcher dans ses pas
    Pour dire le contraire il faut soit etre idiot et dans ce cas vous etes excuse, soit etre de mauvaise foi et la encore, c’est un argument fondee sur une etude de la realite
    Amicalement
    CG
    Amicalement

  • Un autre argument pour supprimer les grandes écoles!

  • Les 40 économistes en question sont tous des fonctionnaires ou professeurs liés au PS.
    L’argument d’autorité, c’est : « J’ai raison parce que je suis le chef ou (version moderne) parce que l’ai fait des études meilleures que vous ».
    par Georges GAVE. Excellent article correspondant à mon état d’esprit quand je fais la différences entre les économistes théoriciens et les économistes de terrain dont je fais partie

  • bonjour, je serais curieux que l’on me cite un seul pays libéral au monde;
    chacun dans son coin pense savoir ce qui est bon; et comme le dit Sarkozy, les outrances (idiots …) d’un côté comme de l’autre traduisent la vacuité partielle de la réalité étudiées, sont inutiles et démontrent que l’argumentaire est lié ontologiquement à la pensée de l’auteur. Dans ce cas, qui peut se prévaloir d’être objectif? ce terme désignant selon certains la proportion la plus élevée de subjectivités communes d’une population donnée.
    Enfin, se gargariser de son expertise au motif qu’on a pu contracter avec des parties privées est toujours intéressant en terme de démonstration de narcissisme pédant parce que cela ne prouve nullement la valeur positive de ses actions que la rationalité est limitée par essence et la tromperie n’est constatée que dès lors qu’elle est avérée.
    Fort heureusement, la parole est libre et chacun de nous peut en user; sinon on serait en Chine ou en URSS

    • heureusement qu’il ne possède que le plus haut indice de liberté économique;
      cela veut dire que par rapport à la théorie libérale, il n’est pas parfait, ce qui laisse la voix à toutes les interprétations.
      A la la lecture de l’axiomatique libérale, on se rend bien compte que la liberté n’existe pas; c’est un concept philosophique; l’autonomie par contre oui; ceci pour dire que de tous ceux qui parlent de l’interventionnisme minimum ou inexistant de l’état comme axiome, ils caressent un doux rêve et qu’aucune théorie surtout en économie que certains ont érigé au rang de science avec des raccourcis épistémologiques discutables ne peut rien prévoir ou justifier et que la justification ex post ne fait pas un argument.
      En conclusion, sans être taxé de relativiste, on est libéral ou socialiste (ou autre, clin d’oeil à ce qualificatif haineux sur ce blog) selon son interprétation des théories économiques et son choix à partir de ses observations de la réalité supposée sans que cela fasse de l’un u de l’autre un idiot (argument implacable selon l’auteur de ce billet d’humeur que je commente avec amusement)

      • Rien n’existe, chacun son avis, rien n’est vérifiable, l’expérience ne compte pas, la science n’existe pas, tout est dans tout, rien n’est dans rien, on peut dire tout et son contraire…

        Ben si, il me semble que vous méritez d’être taxé de relativiste !

        • eh oui comme d’habitude, les raccourcis qui nous grandissent si tant. Quand on regarde les différentes théories et l’observation de la réalité supposée, je dis simplement que pour avancer aujourd’hui des affirmations aussi péremptoires, je demande des statistiques documentées et argumentées; sinon tout ce qui s’écrit pour moi taxant telle ou telle personne de socialo-communiste, interventionniste ou libéral relève de l’incantation et de l’inclination de chacun d’entre nous à toujours vouloir avoir raison.
          Si c’est être relativiste que de dire cela, eh ben vous pouvez vous relire et vous requalifier
          .

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