Faire faire par l’État pour s’éviter les remords ?

Nous ne voulons pas voler notre voisin. Mais si on vote une loi qui le fait pour nous ? L’État, sous notre mandat, collecte l’argent de notre voisin et nous le remet, ou bien le verse à la cause qui nous tient à cœur. Et, il ne faut pas s’en faire, car maintenant c’est juste

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Faire faire par l’État pour s’éviter les remords ?

Publié le 21 avril 2012
- A +

Nous ne voulons pas voler notre voisin. Mais si on vote une loi qui le fait pour nous ? L’État, sous notre mandat, collecte l’argent de notre voisin et nous le remet, ou bien le verse à la cause qui nous tient à cœur. Et, il ne faut pas s’en faire, car maintenant c’est juste… Voyons, c’est une loi qui a été votée démocratiquement !

Par Pierre-Yves Saint-Onge, de Montréal, Québec.

On dit souvent que la gauche déresponsabilise les individus. C’est un gros problème avec le gouverne-maman… on se s’occupe plus de nos vieux, de nos pauvres, et de pleins d’autres questions, car le gouvernement va s’en occuper pour nous. Quand quelque chose ne va pas bien dans notre vie, c’est la faute du gouvernement. On l’entend souvent. Mais on ne réalise pas toujours à quel point ce phénomène est profond.

Prenons deux minutes pour regarder cet effet pervers à la base.

En tant qu’individu moral, bien peu d’entre nous seraient prêts à prendre une arme et aller combler ses “besoins fondamentaux” et ses “acquis” en allant se servir chez son voisin. En effet, que ce soit n’importe quelle cause, éducation, santé, manque de revenus, subventions culturelles, ou toute cause à la mode, on se résignerait à “vivre avec”. Nous n’irions pas voler notre voisin pour améliorer notre niveau de vie. Nous n’irions pas le regarder dans les yeux et lui faire remarquer qu’il a une voiture et que nous, nous n’en avons pas les moyens, et qu’il devrait nous verser de l’argent pour égaliser notre situation. Ça ne se fait pas, ce n’est pas civil, et ce n’est pas moral.

Par contre, la démocratie et la primauté de la loi nous permettent de le faire, en transférant notre pouvoir à un État qui nous représente. Nous ne voulons pas dérober à notre voisin le fruit de son travail… mais si on vote une loi qui le fait pour nous ? L’État, sous notre mandat, collectera l’argent de notre voisin et pourra nous le remettre, ou bien le verser à la cause qui nous tient à cœur. Et, il ne faut pas s’en faire, car maintenant c’est juste… Voyons, c’est une loi qui a été votée démocratiquement ! Et nous pouvons dormir sur nos deux oreilles, car nous n’avons jamais volé personne.


Sur le web

Lire aussi :

Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’amour rousseauiste de l’État nation rejette, par définition, l’idée même d’un système politique constitué en factions ou groupes d’intérêt. Sous la révolution, les jacobins considéraient le centralisme comme gage d’unité et de stabilité face aux régionalismes et communautarismes. Cela n’a pourtant pas fait obstacle aux changements incessants de régime, ni permis de pacifier les relations entre identités régionales et État central.

 

Un système à bout de souffle

Aujourd’hui, nos institutions démocratiques sont à bout de so... Poursuivre la lecture

culture libéralisme
0
Sauvegarder cet article

Les activistes de gauche, notamment d’ultra ou d’extrême gauche, ainsi que certains sociologues, qualifient souvent Hayek de chantre de « l’ultra-libéralisme », partisan d'un État minimal relégué à la simple garantie des droits de propriété.

Cependant, une lecture attentive de ses ouvrages leur montrerait qu’il n’en est rien. Chez Hayek, la place de l’État est importante, et c’est ce qu’il convient d’expliquer dans cet article.

 

Le refus chez Hayek de l’État minimal

Contrairement à une idée répandue, Hayek n’est ni ... Poursuivre la lecture

Depuis quelques semaines les scandales alimentaires pleuvent comme à Gravelotte : le scandale du sésame, les alcaloïdes de l’ergot dans les baguettes de pain, les salmonelles dans les jambons, les pizzas de Buitoni, les chocolats de Ferrero…

Pour ce dernier, l’AFSCA (Agence fédérale belge pour la sécurité alimentaire) qui affirme :

« Les infos fournies par Ferrero sont incomplètes et se résument à  reconnaitre des défaillances internes, provoquant des retards dans la récupération et le partage d’informations dans les délais imp... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles