M. Melenchon, rendez-moi le pouvoir de gagner plus !

360.000 euros par an, pas un kopeck de plus. Ça m’embête un peu Jean-Luc. Non pas que j’ai pu jamais profiter du tiers de la somme en question, non. Mais j’eus souhaité avoir la liberté de l’envisager. J’ai bien dit envisager.

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Jean-Luc Mélenchon (Crédits Pierre Selim, licence Creative Commons)

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M. Melenchon, rendez-moi le pouvoir de gagner plus !

Publié le 19 avril 2012
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360.000 euros par an, pas un kopeck de plus. Ça m’embête un peu Jean-Luc. Non pas que j’ai pu jamais profiter du tiers de la somme en question, non. Mais j’eus souhaité avoir la liberté de l’envisager. J’ai bien dit envisager.

Par Eric Eymard.

Cher Jean-Luc,

Si vous êtes élu Président de la République dans les jours qui viennent, la différence entre les plus bas et les plus hauts salaires ne dépassera pas un rapport de 1 à 20. Pourquoi pas de 1 à 30 voire de 1 à 10 ? Je n’en sais fichtrement rien. D’ailleurs si vous pouviez éclairer ma lanterne sur ce point…

Votre proposition est assortie d’une autre, complémentaire, qui tend à fixer « un revenu maximum autorisé ». Au-delà de 30.000 euros par mois, que je sois le génial inventeur d’un remède contre Alzheimer, l’artiste-peintre qu’on s’arrache ou le dirigeant inspiré d’une multinationale qui rapporte des milliards à l’Etat, fermeture des vannes.

360.000 euros par an, pas un kopeck de plus.

Ça m’embête un peu Jean-Luc. Je ne vous le cache pas.

Non pas que j’ai pu jamais profiter du tiers de la somme en question, non. Mais j’eus souhaité avoir la liberté de l’envisager. J’ai bien dit envisager. Garder l’infime espoir de parvenir un jour à gagner beaucoup plus sans risquer de perdre tout eut pu être une motivation. Un but, une ambition, un choix personnel. Las, je crains que la perspective de cette opulence espérée susceptible de faciliter mes tentations dépensières soit aujourd’hui gravement compromise, car jugée indécente par vous Monsieur Mélenchon. Adieu mes rêves de luxe, d’abus ostentatoires, de shopping compulsif. Adieu les Hermès, Chanel et autre Cartier. Le bonheur exclusif, quasi intime, d’un désir superfétatoire risque de disparaître par votre faute. Demain peut-être, les Peugeot 508 avec sièges en « Mi cuir Tramontane » peupleront mes songes en lieu et place des courbes élégantes et racées d’une Aston Martin roulant à vivre allure sur une route déserte de Toscane.

Je sens poindre une vive érection.

Bon mais soit : admettons ! Admettons que l’objectif visant à réduire l’écart grandissant entre les plus modestes et les plus riches justifie la limitation de mes revenus et la perte concomitante de mes rêves de consommation immodérées dont j’ose dire qu’ils confinent à l’utopie vu l’état de mes finances. Acceptons que l’implication laborieuse que certains ont mis, parfois sans compter, soit dans de longues études, soit pour l’essor de leurs activités professionnelles, n’offre d’autre alternative que ce seuil de 30.000 euros dont les critères restent pour moi aussi mystérieux qu’arbitraires. Comprenons que cette appropriation de la liberté de rêver par l’Etat s’inscrit dans la volonté louable de tendre vers une société plus juste et plus égalitaire.

Mais alors moi je dis : « allons plus loin Jean-Luc ! ». Attaquons-nous à toutes les formes d’inégalités ! Pourquoi devrais-je tolérer la supériorité esthétique d’un Guillaume Canet ou d’un Gaspard Ulliel qu’une insupportable jeunesse contribue à renforcer ? Exigeons l’intervention des meilleurs chirurgiens plastiques pour gommer cette insolente et flagrante injustice. Sollicitons les compétences avérées de Geneviève de Fontenay afin d’établir un coefficient multiplicateur maximum de beauté.

Et l’intelligence ? Enfin Jean-Luc, s’il y a bien une faculté qui soit source d’inégalité n’est-ce pas celle qui permet à certains de comprendre les subtilités des obligations convertibles et des actifs sous-jacents tandis que les autres se ruent vers l’Euro Millions avec la mine réjouie et confiante de spermatozoïdes prêts à se farcir un ovule ? Je vous en conjure : faisons en sorte que les individus dont les QI dépassent 100 paient un impôt forfaitaire supplémentaire ! Et que ces mécréants prétentieux soient contraints de regarder chaque jour un épisode de Top Chef sur M6. Voire de La Belle et ses princes pour ceux qui dépasseraient les 120. Je gage qu’un tel dispositif émousserait la perfide arrogance des plus futés, sans changer sensiblement l’existence des plus cons.

Qu’en pensez-vous Jean-Luc ?

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  • 30 000€…Ce doit etre a peu près ses revenus mensuels, non?

  • L’auteur ne comprends manifestement pas quelque chose de fondamental : c’est un choix que celui de limiter l’accumulation.
    C’est une décision sur la manière d’envisager la société, rien d’autre. Cela n’a rien à voir avec un désir éperdu d’uniformisation des conditions, encore moins des individualités (ainsi le délire final de l’auteur, qui vaut bien les caricatures les plus absurdes de la droite amérique-unienne des années 1950 sur l’idée même d’égalité, est-il totalement hors de propos). C’est une simple question d’appréciation morale (et revendiquée comme telle) sur ce que doit être une bonne société.
    Une bonne société telle que nous, au Front de Gauche, le préconisons, est une société où les inégalités sont limitées (d’où l’échelle des salaires de 1 à 20 maximum dans l’entreprise), où l’accumulation est limitée (d’où l’instauration d’un revenu maximum, équivalent à 20 fois le revenu médian), où la souveraineté du peuple est effective, où l’intérêt général n’est pas mit en balance avec des intérêts particuliers, etc.

    Dès lors qu’on ne partage pas cette appréciation, il est ridicule de prétendre justifier cette divergence de vues en sortant un refrain lamentable sur le mode « laissez-nous rêver sur la richesse indécente ». Si vous tenez absolument à rêver sur la richesse, rêvez donc sur la richesse. Mais une richesse décente, qui ne porte pas atteinte par son existence même à l’existence d’autrui, qui ne soit pas faite d’une accumulation illimitée et inhumaine. Rien ne vous en empêchera.

    • « Une bonne société telle que nous, au Front de Gauche, le préconisons, est une société où les inégalités sont limitées (d’où l’échelle des salaires de 1 à 20 maximum dans l’entreprise), où l’accumulation est limitée (d’où l’instauration d’un revenu maximum, équivalent à 20 fois le revenu médian) »

      Comment pensez-vous pouvoir y arriver ?
      Que faire contre ceux qui ne souhaiteraient pas adhérer à votre mystique ?
      Comment arriver à votre but sans contrainte ?
      Quels seront les effets induits par vos « préconisations » ?

      On vous attend sur le sujet…

      • Il y a un mécanisme qui s’appelle la démocratie représentative. Des gens votent Mélenchon, il est élu président et décide de taxer à 100% (ou à 98%, il est grand seigneur) au dessus de de 360 000 €. La contrainte est celle que le fisc fait déjà peser sur les assujettis. Ni plus, ni moins.
        Ce mécanisme n’est pas sensé être bon ou mauvais mais juste refléter la souveraineté du peuple. Si les français veulent taxer à 100 % certains, au non de quel droit naturel doit-on lui interdire ? Le droit de propriété n’a donc aucune limite ? 10 000 crêve la faim ne doivent pas prendre le bien d’un seul pour assurer leur subsitance ? Le droit à assurer sa propre subsistance n’est-il pas un droit naturel ?
        Et sinon, la mise en place de mesures libérales dans tous les pays du monde se fait par la contrainte (voir la Grèce aujourd’hui).

        • Ok, cigale.Mais s’il n’existe qu’un seul droit naturel, c’est bien celui de sa propre préservation. et si la préservation de cent mille passe par la spoliation d’un seul, sans lui ôter de très larges moyens d’assurer sa propre subsistance, je pense que le droit naturel est respecté.
          La propriété passe après le droit de préservation qui la contient.

          Les citoyens romains, assez à cheval sur leurs libertés, comprenaient bien ça et n’hésitaient pas à mettre en prison les trop riches, en particulier parce qu’ils pensaient qu’une trop grande accumulation de richesse menaçait l’ordre social (lire César de Christian Meier à ce sujet)

          Que ce ne soit pas optimal économiquement est une autre histoire.

        • Et non, en général les réformes ne sont pas faites pas sous la contrainte (l’Italie est plutôt l’exception), arrête de raconter n’importe quoi. Regarde la Nouvelle-Zélande, le Canada ou l’Estonie il y a quelques années.

        • @ Mingus

          « Ok, cigale.Mais s’il n’existe qu’un seul droit naturel, c’est bien celui de sa propre préservation. »

          Les libéraux parlent de la « propriété de soi ». Le droit naturel se résume donc à la liberté et à la propriété (incluant donc la propriété de soi). Et la liberté s’arrête au droit naturel d’autrui: je ne suis pas « libre » de violer le droit naturel d’autrui.

          « et si la préservation de cent mille passe par la spoliation d’un seul, sans lui ôter de très larges moyens d’assurer sa propre subsistance, je pense que le droit naturel est respecté. »

          Stricto sensu, non: il s’agit de la violation du droit naturel d’autrui (atteinte à sa propriété par l’usage de la force).

        • Où vois-tu une question?

          Et je te prie de me tutoyer.

        • Toujours les mêmes discussions stériles sur le droit naturel…

          « Le droit naturel est affecté de deux limites fondamentales qui sont à la base de toutes les critiques. D’abord son contenu ne pourrait faire l’objet d’une définition stable et universelle que sous réserve d’un consensus général sur la nature humaine. Ensuite son application réelle supposerait qu’il soit transposé dans les divers systèmes juridiques et effectivement sanctionné par des autorités disposant du pouvoir de coercition, c’est-à-dire traduit en droit positif. »

          Parler de « droit naturel » est une hérésie sémantique.

        • Si le droit naturel de 100 000 à « la vie » ne doit entrer en contradiction avec le droit naturel à la propriété d’un seul, inversement le droit à la propriété d’un seul ne doit entrer en contradiction avec le droit à la vie de 100 000.

        • « 1° Le Droit naturel ne s’établit pas sur base « d’un consensus général sur la nature humaine », il se découvre progressivement par la pratique à travers le temps et le monde.  »

          Ce qui suppose que quelqu’un le découvre et le pratique, que ce ou ces personnes l’appréhendent de la même façon les uns et les autres à travers le temps et l’espace. Rien que ça.

          « Le Droit naturel ne consiste pas à découvrir des lois juridiques naturelles supposément cachées dans la Nature, mais est le processus de découverte du meilleur ajustement entre les êtres humains qui se dégage très objectivement de la nature même des êtres humains et de leurs relations. »

          Le meilleur ajustement pour qui ? le meilleur implique que tous les ajustements sont possibles et que ces ajustements multiples et individuels pour chacun sont définis par chacun avec l’expérience, l’environnement social et culturel de chacun, le ressenti de chacun, etc… Objectivement pour qui ? Qui décrète ce qui est objectif et ce qui ne l’est pas ?

          « Et cet ajustement ne dépend pas de notre décision arbitraire mais doit être découvert objectivement à partir de la Loi naturelle, en mettant à jour ce qui est le meilleur pour l’homme, quelles sont les fins les plus conformes à sa nature qu’il faut rechercher, parce qu’elles sont les plus propres à promouvoir son achèvement. »

          Ben voyons, comme s’il existait une seule décision qui ne soit arbitraire. Encore de « l’objectivement » et du « meilleur », notions totalement abstraites et aussi multiples que les individus. Mais tu en reviens bien à la nature humaine, nature qui reste à définir. Tout comme la « Loi naturelle »…

          Si on devait mettre ton point 1 en équation mathématique et donc en langage clair, il y aurait tellement d’inconnues qu’on ne comprendrait plus le sens du problème.

          « 2° Le Droit naturel n’est pas contradictoire avec le droit positif, qui n’est simplement que le droit « légal ». »

          Oui et c’est le droit légal qui fait jusqu’à aujourd’hui force de loi. Le reste n’étant que littérature.

          « Le droit positif et toutes les normes humaines pour être valides doivent simplement être en conformité avec le Droit naturel en général et avec les droits naturels en particulier que sont le droit à la vie, la liberté, la propriété et le droit de résistance. »

          Le droit légal est le fait du législateur qui se tamponne allègrement du « droit naturel ». Tu es incapable de donner une définition acceptable de ce que tu appelles le « droit naturel » sans avoir recours à des abstractions de niveaux supérieurs qui n’ont plus rien à voir avec ce que l’on observe dans la nature. Et de toute façon, cette définition n’implique aucune universalité (ce qui est impossible) ni consensus, puisque chaque individu est libre de découvrir ou pas ce que tu appelles « droit naturel », libre de le reconnaitre comme tel ou pas, libre de mettre de lui même dans cette théorie ou pas et libre de le pratiquer ou pas.

        • « Ce qui suppose que l’on considère comme faisant partie du Droit naturel les pratiques judiciaires relativement communes et constantes à travers le monde et l’histoire. Parmi ces pratiques conformant le Droit naturel, on connaît déjà le droit à la vie, la liberté, la propriété ou le droit de résistance. »

          Donc, il s’agit bien d’un droit humain, théorique et pratique, et non naturel. Puisqu’il n’existe que parce que nous humains l’appliquons en dehors de tout autre vivant.

          « C’est ainsi, objectivement, qu’aucune société humaine n’est viable sans une protection quelconque du droit de propriété. »

          Position qui vous est personnelle et improuvable. Les russes ont vécu des décennies sans droit de propriété et l’homme est capable de s’adapter à tous types de situations. (en précisant que je défends le droit de propriété quand elle a été acquise selon le droit humain).

          « Oui, il existe bien une foultitude de décisions qui ne sont pas arbitraires. Faire usage de la raison n’est pas synonyme de faire preuve d’arbitraire. »

          Pure rhétorique, il faudrait que l’on puisse définir la raison. Notion abstraite dépendant de chaque individu. Un seul peut avoir toute sa raison contre une foultitude l’ayant perdue. Tout comme votre ON « qui considère les pratiques judiciaires relativement communes » peut avoir tort communément contre un autre groupe plus restreint.

          « C’est là seulement une tautologie. Que le droit positif soit celui qui s’impose légalement ne signifie nullement que celui-ci soit légitime et juste. Seul le respect du Droit naturel confère légitimité au droit positif. »

          Je vous renvoie l’ascenseur là-dessus. Vous considérez que le « droit naturel » est le seul ne signifie… etc. c’est fou ce que vous êtes dogmatique. On dirait que vous avez appris une leçon par coeur et que vous la régurgitez ad nauseam.

          Bon là c’est le morceau de bravoure de ton argumentation :

          « Que tu ne comprennes pas la définition du Droit naturel – qu’ont compris des dizaines et des dizaines de générations d’êtres humains avant toi, les Pères fondateurs américains, les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou du préambule de la Constitution française de 1946, etc. »

          Passons sur les dizaines et dizaines de générations d’êtres humains avant moi parce que c’est du grand n’importe quoi… Les pères fondateurs américains champions du « droit naturel » qui ont volé et tué des millions d’amérindiens qui ne demandaient rien à personne, qui ont fabriqué de toutes pièces des droits de propriété sur les cadavres des anciens proprios, etc… les rédacteurs de la déclaration… qui ont spolié l’église catholique romaine de ses droits de propriété, qui ont coup la tête à des milliers de gens… en 1946 ceux là même qui sont restés 18 ans de plus sur un sol étranger par la force (notamment en Algérie)…

          Merci d’apporter de l’eau à mon moulin, j’avais pas soif mais c’est sympa quand même.

          J’essaie de comprendre ce que tu racontes, toi et les autres, avec votre « droit naturel » qui n’a rien de naturel du tout.
          Je pense que vous faites une confusion sémantique ou que vous tenez à cette dénomination par habitude, mais dans les faits ces termes sont heurtants parce qu’ils suggèrent justement que ce « droit » serait d’essence naturelle et qu’on ne pourrait pas y échapper. Mais en fin de compte, il s’agit bien d’une création 100% humaine avec tous les avantages et tous les défauts de ce qui est humain, ni plus ni moins et ça devrait suffire au plus grand nombre. Je ne fais pas partie de ceux qui cherche un droit divin ou naturel, je veux juste un droit humain.

        • « Le Droit naturel stipule le droit à la vie et prescrit que personne n’a le droit d’ôter la vie à autrui, mais il n’autorise pas le fait de violer les droits d’autrui – de propriété, par exemple – pour préserver sa propre vie. »

          Le droit à la vie de monsieur A est moins important que le droit de propriété de monsieur B. B ne donne rien à A qui meurt. B est dans son bon droit. A non.
          Le droit à la vie de monsieur A est plus important que le droit de propriété de monsieur B. A prend à B de quoi survivre.A et B sont dans leur bon droit.

        • « La privatisation de Depa, par exemple, est une mesure libérale. »

          Jospin a privatisé France Telecom. Jospin était donc libéral.

    • C’est sûr que plus on gagne de l’argent lié à notre travail, notre talent… plus il y a de la misère dans l’univers. Au passage, je vous invite à tenir le même discours en Chine où les fermiers qui vivaient dans la merde la plus totale (et la plus collective, ouf!!!) sont devenus richissimes. Dites leurs que ce sont des enfoirés de gagner autant d’argent même s’ils ont sorti de la merde des millions de chinois grâce à leurs entreprises. Après tout vaut mieux tous égaux et pauvres, que libres et inégaux, hein.

    • @ facebook :

      Mais, que je sache, vous parlez morale, choixde société, pour un phénomène qui ne regarde que la personne qui gagne de l’argent et celle qui le lui paye ???

      il y a 2 problème dans votre prose, l’un économique, l’autre moral :

      Il est absurde de lutter contre l’accumulation, cad le capital. unargument répété à satieté est celui selon lequel Warren Buffet ne pourra jamais dépenser tout son patrimoine, alors autant le lui prendre.

      En dehors du fait qu’il s’agit d’un vol caractérisé (autre problème moral) c’est une absurdité économique inspirée par Keynes :

      Mr Buffet est bien plus efficace en épargnant qu’en consommant ou en donnant son argent à l’état pour ledépenser à sa place.

      Ce n’est pas pour rien qu’il est le meilleur investisseur de la planète depuis 60 ans, et grâce à son talent, il acréé de nombreuses autres richeses et fait reculer la pauvreté bien plus que s’il avait tout consommé.

      L’accumulation, c’est le capital, le capital, c’est l’investissment, donc la hausse de la productivité, donc la croissance, donc le recul de la pauvreté.

      Lutter contre l’accumulation, c’est lutter contre la richesse pour développer la pauvreté, encore un problème moral.

      Le « vrai » problème moral ensuite : l’égalitarisme qui se cache derrière cette argumentation est une profonde injustice.

      Qui peut déterminer qui doit gagner quoi ? qui peut déterminer qui a du charme, qui a tant de conquêtes féminines et pas d’autres ?

      la vie, cad le marché, l’interraction humaine.

      Prôner une interventino étatique, c’est prôner la fin de la liberté, et c’est pourquoi, d’ailleurs, le communisme/socialisme est une idéologie totalitaire qui a fait la misère de millairds de personnes.

      Vous êtes au courant que le communisme cela ne marche pas, et que c’est une idéologie à reprouver autant que le nazisme (qui était un socialisme, pour rappel) ?

      dites ?

      vous ouvrez les yeux parfois ou vous restez dans votre monde imaginaire ?

      • @ stéphane
        +1
        tu as parfaitement raison: les gens de gauche osent mettre de la morale dans la spoliation !

        Spoliation dont, en plus de l’immoralité, on connaît l’immensité des effets pervers qui en découlent (misère, corruption, nomenklatura etc …)

        • @ librexavier :

          Sur le sujet de la spoliation, je n’arrête pas de repenser à ce célèbre mot de Von Mises :

          « l’impôt progressif est la spoliation légale des plus méritants »

          et l’impôt progressif, comme l’impôt sur l’héritage, fait partie des 10 principes du manifeste du parti communiste.

          Le communisme, non seulement cela ne marche pas, mais c’est injuste et anti-moral (puisqu’il n’arrête pas de parler de morale tout le temps).

      • @ stéphane

        +1 aussi!

        Tout est dit: immoralité, caractère arbitraire et inefficacité totale de la proposition.

        En fait, c’est juste la jalousie qui les gouverne. La frustration de voir que certains arrivent à très bien gagner leur vie alors qu’ils n’y arrivent que peu ou pas assez selon leur point de vue…
        Ainsi que le manque de culture économique: ils sont incapables de comprendre que si une telle mesure était mise en place, la conséquence logique, inévitable, serait un appauvrissement général de la population, et notamment des moins bien lotis.

        Mais quel est leur objectif au final: de rendre les pauvres moins pauvres ou les riches moins riches? Au vu de leurs discours et de leur programme, c’est le deuxième cité. Et quand on voit le nombre d’idiots utiles qui adhère à cet objectif, on se dit que la jalousie est un défaut très répandu dans la population.

        • @ Mateo :

          Sur ce point un raisonnement très fort montre combien il s’agit d’envie de la part d’envieux :

          Suite à la proposition de 75 %, pourquoi n’imposerait-on pas les gains au loto à 75 % au dessus d’1 million ?

          Sur ce sujet, nosu verrions les mêmes électeurs qui sont pour imposer les patrons, être contre cette imposition sur les gains du loto.

          Car au loto, les faignants ont une (infime) chance de gagner, alors que dans le monde du travail, ils n’en ont aucune.

          Donc ils préfère le loto.

          Et chacun sait combien gagner au loto est moral du point de vue du mérite…..

          • Euh, les mise du loto sont déjà taxées, c’est comme si le ou les gagnants payaient un impôt ou une taxe à la source.
            Ensuite, les joueurs de loto, en fait investissent quelques euros pour en gagner plus, voire beaucoup plus. Dire que ce sont des fainéants revient à dire que ceux qui placent leur argent à la banque, à la bourse ou en assurance vie, pour le faire fructifier sont des fainéants.

        • « Vous proposez d’établir un ordre social fondé sur le principe suivant: que vous êtes incapables de diriger votre vie personnelle, mais capables de diriger celle des autres; que vous êtes inaptes à vivre librement, mais aptes à devenir des législateurs tout puissants; que vous êtes incapables de gagner votre vie en utilisant votre intelligence, mais capables de juger des hommes politiques et de les désigner à des postes où ils auront tout pouvoir sur des techniques dont vous ignorez tout, des sciences que vous n’avez jamais étudiées, des réalisations dont vous n’avez aucune idée, des industries gigantesques dans lesquelles, selon votre propre aveu, vous seriez incapables d’exercer les fonctions les plus modestes. »

          Ayn Rand.

      • Il y a une chose qui m’échappe au sujet de ce rejet totale d’une quelconque intervention d’un Etat. Il y a quand même un moment donné où il faut stopper les aspirations personnelles dès lors qu’on considère qu’elles nuisent à « l’intérêt général », non ? Par exemple, dans ses fonctions régaliennes, il tente d’empêcher, par exemple encore, les comportements criminels tels que les meurtres. Pourtant, ça porte atteinte à la liberté individuelle, et ça ne pose pas problème à grand monde, sur le plan théorique. J’ai tendance à considérer que dans d’autres secteurs, il est vital que l’Etat le fasse aussi (par exemple, dans le domaine de l’environnement). Pourquoi est-il si évident que dans le secteur dont il est question dans l’article, l’intervention étatique s’apparente immédiatement à la fin de la liberté ?
        Désolé si la question est naïve, mais je découvre cette idéologie depuis peu et je me la pose vraiment.

        • @ Poilimètre :

          Où voyez vous que le libéralisme rejette l’état ? révisez vos classiques.

          L’état est là pour assurer la liberté et la justice (pas sociale, pas fiscale, la justice, cad elrespect des contrats et le respect des droits naturels).

          Demander autre chose à l’état, c’est altérer la liberté et la justice.

          L’intérêt général est un concept flou à manipuler avec précaution, on el confond souvent avec des intérêts particuliers.

          Par contre, votrre affirmation comme quoi en faisant respecter les droits naturels, l’état porte atteinte à la liberté individuelle est complétement fantaisiste.

          La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

          L’état peut fixer des normes poru l’environnement sans pour cela intervenir ? où est le problème ?

          Sinon, apprenez que le libéralsime n’estpas une idéologie, mais une philosophie.

          La différence ? une idéologie veut transformer l’homme qui n’est pas bon par nature, cela relève d’une utopie.

          Le libéralisme, lui accepte l’homme tel qu’il est, et fait même plus, il érige la nature de l’homme en droits inviolables (les droits naturels, voir Locke) et pense que si l’on respecte ses droits et si on le laisse libre, l’homme est capable de s’élever par lui-même (concept de responsabilité lié à la liberté)

          • Je pense que c’est en effet ici que je ne comprend pas :
            « L’Etat peut fixer des normes sans intervenir ». Dans mon idée, le fait d’intervenir comprend le fait de mettre en place des normes et de les faire respecter contre le gré des intéressés, et visiblement je me trompe.. à moins que l’Etat doive se borner à édicter des normes sans les faire respecter, c’est peut-être ce qui est sous-entendu plus haut dans le fait que la justice doive se borner à faire respecter les contrats et les droits naturels

          • @ Poilimètre

            Quand les libéraux parlent « d’intervention » de l’État, « d’interventionnisme », cela veut désigne les interventions EN DEHORS des fonctions régaliennes, et/ou qui viole le droit naturel.
            Lorsque l’État assure ses fonctions régaliennes et respecte le droit naturel, les libéraux ne parle pas « d’intervention » de l’État, ce n’est PAS de l’interventionnisme.

          • Et désolé pour les fautes, voilà ce que ça donne d’écrire « en speed » sans se relire…

        • C’est quoi l’intérêt général, qui le décrète ?
          -Est-ce le résultat du vote ? Si par référendum on vote l’extermination des roux, est-ce l’intérêt général ?
          -Est-ce mon intérêt général ? Le votre ?

          L’intérêt général n’existe pas. Et s’il peut exister, personne ne peut prétendre être capable de l’interpréter et l’appliquer.
          La société est faite d’individus qui ont tous des intérêts, qui sont convergents ou divergents. Et ces intérêts tendent à s’harmoniser. Le consommateur et le producteurs ont des intérêts divergents mais finissent par se mettre d’accord sur le prix.

          Le libéralisme n’est pas une idéologie, qui est une construction théorique de la société parfaite. Le socialisme, le keynésianisme, la politique économique sont des idéologies. Le libéralisme est une philosophie du droit.
          Les libéraux ne prétendent pas construire une nouvelle société, ils ne veulent seulement que les droits individuels soient respectés.

          Votre analogie est fallacieuse : on ne peut pas comparer des rapports sociaux et un meurtre.

          Concernant l’environnement, vous voulez que l’état agisse, mais en quoi doit-il agir ? Les écologistes ne le savent même pas et sont incapables de se mettre d’accord. Ils veulent l’action de l’état sans être capable de la concevoir. Quel est le coût de cette action, quelle réglementation, quelles sont les conséquences, comment ça se déroulera?

          Les seules actions environnementales seront d’ordre individuelles ou ne seront pas.

          Si les écolos utilisaient l’énergie qu’ils mettaient à militer à se creuser la tête sur des solutions viables plutôt que d’exiger l’argent des contribuables, la situation serait bien meilleure.

    • « (…) où l’intérêt général n’est pas mit en balance avec des intérêts particuliers, etc. »

      Cette notion d’intérêt général et floue et dangereuse. Donc l’intérêt général est celui d’une majorité de personne et vous devriez savoir que dans toute démocratie qui se respecte, les droits des minorités doivent être garantis.

      Donc, dans toutes décisions démocratiques, les minorités ne doivent pas être écrasées ou spoliées par la majorité (qui pourrait, par exemple, décider de prendre tous les biens d’une minorité et l’envoyer ensuite dans des camps, etc…)

      « Si vous tenez absolument à rêver sur la richesse, rêvez donc sur la richesse. Mais une richesse décente, qui ne porte pas atteinte par son existence même à l’existence d’autrui, qui ne soit pas faite d’une accumulation illimitée et inhumaine. »

      Sur la question de la décence, sachez qu’il existe autant de définitions de cette notion parfaitement abstraite qu’il existe d’individus sur terre. Donc, vouloir nous faire croire que la votre est la « bonne » est tout à fait ridicule.
      Expliquez-nous aussi comment une certaine richesse « indécente » selon votre appréciation pourrait porter atteinte à l’existence d’autrui ?

      • @ Abitbol :

        tout comme les dividendes sont déjà taxés par l’IS, et alors ? au final, cela fait un revenu bien supérieur à 1 millions d’euro, et net d’impot, si nous sommes logiques, ils dovient être taxés à 75 % pour la partie au dessus du millions.

        Confondre des joueurs de loto avec des investisseurs boursiers est confondant.

        Les jeux de hasard ne sont pas des investissements, mais des jeux de hasard, l’investissement en bourse est un investissement.

        De plus, c’est votre épargne que vous investissez en bourse, pas quelques euros, et l’épargne, c’est le produit du travail non dépensé.

        Donc, ce ne sont pas des faignants qui investissent en bourse.

        On reconnait encore une fois le cliché gauchiste et balzacien du rentier qui s’enrichit en dormant, ce qui est parfaitement inexistant dans la réalité, tout ceux qui ont à gérer un patrimoine confirmeront.

        • Désolé, mais un joueur du loto investit exactement de la même manière son argent qu’un boursier. La bourse est aussi hasardeuse que le loto, si ce n’est une question de degré… vous pouvez très bien décider de convertir votre épargne en bulletin de loto, vous augmenterez statistiquement vos chances de gagner.
          Les valeurs en bourse montent et descendent sans que l’investisseur puisse avoir une action quelconque sur la santé, la stratégie, le personnel, etc. de l’entreprise sur laquelle il mise.
          Vous êtes mal comprenant ou mal lisant, je n’ai écrit nulle part que ceux qui investissent en bourse sont des fainéants (orthographe ici), je ne faisais que réagir à votre commentaire qui, lui, indique clairement que vous prenez les joueurs du loto comme tels.
          Pour un libéral, chacun a le droit de disposer de ses biens en général et de son argent en particulier comme bon lui semble. Que ce soit pour investir dans une entreprise d’acier, dans la loterie nationale ou en achetant 15 tonnes de moutarde.
          Il y a assez des cocos pour nous parler de morale à propos de l’argent, pour en plus supporter celle de pseudos libéraux de mes fesses.

          • @ Abitbol :

            ce n’est pas sérieux.

            Au loto, vous ne jouer que quelques euros. En bourse, les montants sont bien plus importants et vous n’investissez pas au hasard que je sache, vous savez pourquoi vous achetez les opcvm ou les actions que vous achetez.

            Dire que la bourse est un loto c’est un argument digne des pssu basses bétises déclamées par nos hommes politiques.

            Vos affirmations sur l’impuissance de l’investisseur sont fausses, manifestement, vous n’avez jamais possédé d’actions. Vous pouvez mettre n’importe quelle question à l’ordre du jour, vous pouvez aller aux assemblées générales et vous exprimer, etc etc etc …

            Je dis surtout qu’un joueur de loto est un joueur, cela ne réclame aucun travail, contrairement à quelqu’un (un patron par ex) qui gagne plus d’1 million par an.

            Et révisez votre orthographe, les 2 sont possibles :).

            Je vous rejoins sur le libéral, je prenais cet exemple du loto et des gains de loto pour une démonstration par l’absurde de « la moralité » revendiquée par ceux qui pronent une impositon à 75 %.

            Si vous ne comprenez pas ce raisonnement, c’est que vous faites preuve d’une pseudo intelligence et d’un pseudo discernement de mes fesses, pour reprendre la forme de ceux qui utilisent l’insulte quand ils ne peuvent pas argumenter intelligemment.

            indigne d’un « vrai » libéral en tout cas

          • « un joueur du loto investit exactement de la même manière son argent qu’un boursier. »

            Non. Le loto est un jeu à somme négative (FDJ prend 50% au passage). La Bourse est un jeu à somme positive.

          • @ stef

            Vous pouvez jouer au loto les montants que vous voulez et même de très gros montants si ça vous chante. Comme dit dans mon précédent commentaire, le hasard n’est qu’une question de degré, sinon personne ne perdrait un cent en bourse. Au loto, des gens jouent leur date de naissance ou leur numéro de sécu, cela n’a rien à voir avec le hasard.

            Concernant les porteurs d’actions, à moins de posséder une minorité importante ou de blocage, vous pouvez mettre n’importe quelle question à l’ordre du jour, aller aux assemblées et pisser dans un violon, ça ne fera aucune différence…

            Toute action demande un travail. Pour faire un loto, vous devez vous rendre dans un bureau approprié, remplir un formulaire, mais surtout le plus gros du travail se trouve en amont pour gagner l’argent qui servira à jouer.

            Vous raisonnez a priori comme tout imbécile qui se respecte et vos arguments sont aisément démontables comme je viens de le démontrer.

          • « un joueur du loto investit exactement de la même manière son argent qu’un boursier. »

            N’importe quoi. Investir en bourse crée des richesses, des emplois et des profits.

            La loterie n’effectue qu’une redistribution avec perte puisque l’organisateur prend sa part.

    • Un choix ? De qui ? Un choix de ceux qui gagnent plus de cette somme, alors qu’ils sont les premiers concernés ? Je ne crois pas non.
      Après, vu que les gens ne seront plus incité à travailler au delà de cette somme, cela signifie que les investissements plafonneront, vu qu’ils ne rapporteront pas plus à l’entrepreneur => pas d’embauche et donc chômage et pertes pour l’état.

    • « C’est une simple question d’appréciation morale (et revendiquée comme telle) sur ce que doit être une bonne société. »

      T’es qui pour décider de ce qui est bon pour moi ou autrui ?

  • Quelle ramassis de conneries cet article, proprement absurde !

    • Merci pour ce commentaire si bien écrit et argumenté. Avec une argumentation aussi solide et bien construite, c’est clair que vous nous avez convaincu.

    • @ Abitbol :

      votre démonstration est parfaitement absurde.

      C’est le gain au loto qui dépend uniquement du hasard, il est clair qu’un joueur ne joue pas par hasard, c’est une volonté de sa part. Absurde !

      Dire que le gain en bourse, alors que vous investissez dans des entreprises en fonction des perspectives économiques, est exactement du hasard, sinon on ne perdrait jamais rien, relève du parfait déterminisme socialiste :

      la vie est un hasard, le libre arbitre n’existe pas.

      Vous êtes en train d’affirmer que la réussite d’un chef d’entreprise, d’une entreprise, c’est du parfait hasard, comme de gagner au loto.

      Gates, jobs et buffets apprécieront, et leurs entreprises est une parfaite illustration de ce que vous affirmez.

      Raisonnement économique qui n’est pas un raisonnement, c’est parfaitement absurde !

      Vosu pouvez vous regrouper avec d’autres actionnaires, il y a des fonds activistes avec moins de 0.5 % du capital qui font bouger les choses, vous ne savez pas de quoi vous parlez ….

      Vore raisonnement sur l’action qui demande un travail se vaut aussi pour acheter une action, nous en revenons tjrs au même.

      Dans le cas du jeu, le gain provient du hasard, pas dans le cas de l’entreprise.

      Votre démonstration qui dit qu’un joueur de loto a travaillé pour gagner au loto en se levant le matin est complétement, mais alors complétement absurde, vous ne convainquez que vous, rarement lu un raisonnement pseudo économique aussi bête !!

      On joue au loto pour quelques euros, c’est le principe du jeu que vous ne semblez pas comprendre : il ne nécessite pas de travail ni d’une mise de fond importante pour faire (peut-être) fortune, sinon, personne ne jouerait !!!

      Votre démonstration est parfaitement absurde, manifestement, vous manquez des rudiments économiques pour comprendre, et votre pensée économique est manifestement socialiste.

      Et comme tout bon socialiste, vous pensez que vous avez raison en insultant votre interlocuteur….

      • En bon imbécile prévisible, votre défense consiste à réécrire à ma place ce que j’aurais dit d’après vous. Pathétique.

        « Vous êtes en train d’affirmer que la réussite d’un chef d’entreprise, d’une entreprise, c’est du parfait hasard, comme de gagner au loto. »

        Où ça ?
        Nulle part.

        J’hésite, soit vous ne savez pas lire, soit vous êtes d’une mauvaise foi crasse… Peut être les deux après tout…

        • Sinon, assez d’accord avec l’article.
          Pourquoi limiter l’égalité à celle de l’argent ?

        • @ Abitbol :

          sisisisisi, je vous cite : « Comme dit dans mon précédent commentaire, le hasard n’est qu’une question de degré, sinon personne ne perdrait un cent en bourse ».

          Donc, sous-entendu, la bourse, c’est du hasard, à un certain degré.

          Mr Buffet et Mr Carmignac seront heureux de lire ceci.

          Vous voyez, je sais (vous) lire, et donc de bonne foi…

          Sinon, sur l’article, d’accord avec vous : pourquoi l’égalitarisme ne concernerait que les biens matériels ?

          Comme disait Patrick timsit :

           » pourquoi une fille qui se tape des tas demecs est une salope, et pourquoi un mec qui se tape des tas de gonzesses, c’est jamais moi ? »

          Timsit revendique l’égalité pour autre chose que l’argent .

          humour pour finir la journée 🙂

          • Cela ne me dérange pas de le répéter : la bourse, c’est du hasard à un certain degré. Un peu comme le football, même si Barcelone gagne plus souvent qu’elle ne perd. Bien sûr, il y a une différence de degré entre la bourse et le loto, mais rien n’est garanti, jamais.

            La bourse n’a rien avoir avec la plupart des entreprises qui ne sont cotées, et donc avec la plupart des entrepreneurs.

            Je ne savais pas que Bernard Buffet jouait en bourse, vous me l’apprenez.

            Enfin, le revers de la médaille W. Buffett, c’est un défenestré en 1929.

          • Non, il y a une différence de qualité, monumentale: le loto et le casino sont des jeux à somme nulle ou négative, la bourse est un jeu à somme positive. Et ça change TOUT.

          • @Jesrad

            Attention aux mots. Considérez vous que la bourse dans son état actuel, avec des TBTF qui peuvent prendre des risques insensés sans en assumer réellement les conséquences et des robots qui peuvent manipuler les marchés ( mais dont on nous assure qu’ils sont utilisés à bon escient … ) mérite vraiment ce titre ?

  • « Exigeons l’intervention des meilleurs chirurgiens plastiques pour gommer cette insolente et flagrante injustice. »

    Je vous trouve trop positif là-dessus: Le communisme menant toujours à un nivellement par le bas, le plus probable serait que les « beaux » se voient taillader le visage afin de laisser une chance aux moins chanceux d’entre nous…

  • Et pourquoi ne pas limiter l’ecart entre les salaire entre un employe et son N+1 ?

    • Parce que tous les employés et tous les N+1 ne fournissent pas la même valeur de travail. Pourquoi vouloir uniformiser tout ?

      • Seulement, c’est un employé d’ordre N+k qui décide de la valeur de l’employé d’ordre N. Jusqu’au patron qui décide de ce qu’il vaut.
        L’employé a en théorie la possibilité d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, mais vu l’état du marché du travail, ça ne marche pas super.

        Pourtant, certains secteurs sont en pénurie, et fourniraient de bonne possibilité de conversion pour les insatisfaits. Il serait intéressant d’examiner objectivement les raisons de cette distorsion ( en clair, en laissant de la place aussi à d’autres facteurs que la seule faute de l’Etat ).

        • Déjà, je ne suis pas fou et je n’ai pas parlé de la valeur de l’employé, mais de la valeur de son travail. Tout en sachant qu’un employé, normalement, ne travaille pas pour son N+1 ou son patron, mais pour lui même. S’il pense uniquement être exploité et donc travailer pour quelqu’un d’autre, alors il faut qu’il arrête très vite et créé sa propre activité.

  • « Le bonheur exclusif, quasi intime, d’un désir superfétatoire risque de disparaître par votre faute. »

    Méluche admet que c’est un choix de société qu’il propose. Ca n’est pas le votre, soit. Si la majorité est avec vous, ça n’arrivera pas. L’opposition « de principe » me fait tout de même bien rire.

    Un jour tout de même, j’aimerais que quelqu’un me tuyaute sur les résultats académiques qui légitiment la notion de « main invisible », elle même nécessaire pour tolérer la vénalité dans nos société.
    Il y a une nuance, au moins conceptuelle à mon sens, entre vouloir tirer le meilleur parti de son travail, et vouloir extirper le plus possible des autres par n’importe quel moyen. La théorie de la main invisible est ce qui permet de fusionner les deux. Du moins c’est comme cela que je vois la chose.

    A bon entendeur.

    • « Vouloir extirper le plus possible des autres par n’importe quel moyen »

      Comme Mélenchon, vous voulez dire ?

    • Ce choix de société que propose Mélanchon a déjà été testé avec le succès que l’on connait. Les sociétés qui ont goûté au communisme l’ont amèrement regretté.
      Bien sûr, nos cocos franchouilles nous expliquent que le « vrai » communisme n’a jamais été mis en oeuvre. Que les soviétiques, les vietnamiens, les cambodgiens, les polonais, les cubains, etc. etc. étaient des imbéciles (qu’ils admiraient) et que c’est pour cette raison que ce système a lamentablement foiré. Ils jurent les grands dieux que ça n’arrivera pas avec eux…
      Ils feront mieux, le truc parfait quoi ! Hé, ce sont des français après tout. Là où la moitié de la planète a échoué, ils ne peuvent que réussir !

  • Excellent article !! brillantissime tant par les mots, la syntaxe, le vocabulaire, les tournures de phrases, donts certaines épiques vont être chanté par nos plus grand poète de demain. 😀
    Un grand bravo à l’auteur, j’espère qu’il continuera avec la même fougue à percer l’amure bien pensante,
    Amicalement,
    Un fan Mauricien

  • Les commentaires sont fermés.

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