The Hunger Games

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The Hunger Games

Publié le 13 avril 2012
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The Hunger Games est une contre-utopie, qui décrit un monde totalitaire ou en tout cas cauchemardesque. Dans la tradition des dystopies, le film met en valeur l’individu contre la masse, valorise le héros solitaire contre l’abrutissement collectiviste.

Par Damien Theillier.

The Hunger Games est une trilogie écrite par l’Américaine Suzanne Collins qui s’est vendue à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde, dont 400 000 en France aux éditions Pocket Jeunesse. Aux États-Unis, le premier tome de The Hunger Games est resté près de deux ans en tête des meilleures ventes. Le film a fait un véritable carton.

Ce n’est pas non plus un grand film, dont on ressort avec une forte émotion. Mais c’est un film qui sort de l’ordinaire, qui ouvre des perspectives, dans la tradition des dystopies classiques : Un bonheur insoutenable d’Ira Levin (1970, avec son héros Copeau), 1984 de George Orwell (1949), Fahrenheit 451 de Ray Bradbury (1953), Nous Autres, de Zamiatine (1920) ou La Grève, d’Ayn Rand (1957), dont la première partie est sortie sur les écrans..

Une dystopie est une contre-utopie, qui décrit un monde totalitaire ou en tout cas cauchemardesque. En général, la dystopie met en valeur l’individu contre la masse, elle valorise le héros solitaire contre l’abrutissement collectiviste.

Dans The Hunger Games, imaginez un âge sombre, futuriste, où l’humanité est gouvernée par une classe dominante qui réprime toute rébellion du peuple par le sacrifice de quelques enfants, choisis au hasard et obligés de lutter les uns contre les autres jusqu’à la mort, devant les caméras. La jeune héroïne Katniss, 16 ans, se distingue par son courage et sa détermination à survivre. Elle se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés, prêts à tout. L’auteur, Suzanne Collins, revient sur la création de ce monde dystopique : « L’univers de Katniss (jouée par Jennifer Lawrence) m’a initialement été inspiré par la fascination que j’éprouve pour le mythe grec de Thésée qui, tous les neuf ans, envoyait une phalange de jeunes garçons et filles dans un labyrinthe mortel afin de combattre le monstrueux Minotaure. »

J’ai lu quelques critiques fort intéressantes, rapprochant notamment le film de thèmes libertariens. Voici par exemple un extrait d’article (traduit), écrit sur un blog ami :

« Je ne vais pas complètement vous gâcher l’intrigue mais pour ceux qui ont vu le film, je voudrais faire quelques commentaires sur les thèmes libertariens récurrents dans le film. Ceci est très intéressant à noter, parce que la culture populaire de Hollywood a toujours été anti-marché et anti-liberté au cours des dernières décennies : le vilain homme d’affaires capitaliste, avec une moustache frisée, tente de raser une forêt et de mettre à sa place un parc de stationnement (comme Avatar), le monde a été sur-pollué et abandonné par des américains gras, obèses et consumériste (Wall-E), etc. Les médias, la culture pop et Hollywood, s’intéressent au « collectivisme », à « l’environnement » ou à « la diversité », plutôt qu’à la non-violence ou à la conquête de la liberté humaine. The Hunger Games jette tout cela par la fenêtre. »

Cela dit, j’ai lu aussi de grosses stupidités à propos de ce film : certains parlent d’une dénonciation du capitalisme et d’un hommage aux Indignés. Cette analyse est ridicule. Le capitalisme n’est pas un régime politique, encore moins un régime policier. C’est un mode de production et d’échange, fondé précisément sur le libre consentement. Mais certains ne font pas la différence…

Pour d’autres, ce film viserait l’avènement glaçant de la société du spectacle. L’hypothèse est déjà plus plausible. Le nom choisi pour désigner cette société futuriste est : « Panem », du latin, pain. L’expression latine « panem et circenses » (« du pain et des jeux »), décrit le système social de l’empire romain. Le pouvoir distribuait du pain aux pauvres tous les jours tandis que les jeux du cirque (dans lesquels des chrétiens ou des esclaves étaient sacrifiés) permettaient de maintenir une apparence de paix, par le divertissement. Le rapprochement avec la démocratie de masse et l’État providence n’est pas interdit…

Karin Westman, enseigne l’anglais à l’Université du Kansas en s’appuyant sur cette trilogie ainsi que sur d’autres séries telles que Harry Potter. Il soutient que The Hunger Games est un puissant outil de débats au sein des familles, parce qu’il se rapporte à des questions primordiales telles que la loyauté fraternelle et la survie de la famille.

Le film surfe aussi sur la vague du survivalisme, véritable phénomène de société aux États-Unis. Les survivalistes se préparent à survivre aux guerres, aux catastrophes ou à l’effondrement économique en apprenant des techniques de survie et des rudiments de notions médicales, en stockant de la nourriture, en construisant des abris, ou en apprenant à se nourrir en milieu sauvage. Le survivalisme aujourd’hui est devenu une véritable culture présente dans le cinéma, la littérature ou la bande-dessinée.

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  • Le capitalisme « c’est un mode de production et d’échange, fondé précisément sur le libre consentement. »

    Très juste.

  • Bon, sinon, ça a quand même l’air d’être une mauvaise copie de Battle Royale.

  • Hunger games en fait c’est un patchwork à la limite du plagiat : l’auteur s’est « fortement inspirée » de Battle Royale et Running man + un peu de Marche ou Crève et de W ou le souvenir d’enfance !

    • tout a déjà été écrit, il est normal que toutes les nouveautés soient à la limite du plagiat ; ce qui leur donne quand même une valeur, c’est leur adaptation à leur époque, qu’elles anticipent ou au contraire qu’elles fassent echo.

  • Lisez les livres avant de comparer cette histoire à Battle Royal. Certes, dans les 2 cas, des jeunes s’entretuent. Mais, dans Hunger Games, ce n’est qu’un prétexte pour dénoncer, illustrer un mode de fonctionnement. C’est la goutte d’eau qui va mener à la révolte.

  • Rôô, le raseur de forêt veut implanter un parking et il oublierait les parcmètres, rôô ?

  • Les commentaires sont fermés.

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