L’État et le FMI peuvent se mettre ma pension où je pense

Les pensions de l’État ne sont pas synonymes de sécurité, de rationalité ou de solidarité

Les pensions de l’État ne sont pas synonymes de sécurité, de rationalité ou de solidarité, mais d’incertitude, d’improvisation et d’intérêts corporatistes. Leur seule mission est de nous maintenir pauvres et obéissants.

Par Jorge Valín, Espagne

C’est que les gens sont cruels. Ils vieillissent et cela oblige l’État à payer plus et à prendre plus aux gens. Sont-ils égoïstes, ces citoyens ! La vérité, c’est que les déclarations de Lagarde, directrice gérant le FMI, sur les pensions sont exactes. C’est probablement pour cette raison que l’année dernière elle a augmenté son salaire de 11%, gagnant €323.485 plus un supplément de €58.000 qu’elle ne doit pas justifier. Haut salaire pour grande responsabilité ? Ha ! Moi aussi, je peux ruiner des pays, et je peux le faire avec beaucoup moins.

Malgré l’évidence des paroles de Lagarde, il y a une astuce. Le calcul du FMI est simple : les gens vivent plus sans travailler quand ils prennent leur pension. Par conséquent, ou nous baissons leur pension de vieillesse, ou ils paient plus, ou les deux. L’astuce réside dans le fait que les politiciens ne veulent pas perdre le contrôle sur les gens, c’est pourquoi il est important de les maintenir, ou les mal-maintenir avec de grandes phrases de solidarité et des promesses de sécurité qu’ils sont incapables de rendre possibles.

En fait, il ne s’agit pas d’une question purement technique comme le décrit le FMI. Chaque fois qu’un gouvernement a eu un boni dans les pensions, il l’a dépensé dans d’autres choses, ce qui, au final, les a conduit au classique schéma de Ponzi où les jeunes paient les pensions des vieux. Quand quelqu’un fait de même dans l’économie privée, il va en prison ; mais en politique, quand quelqu’un affirme que ce système est bon et qu’il promet plus de la même chose, on vote pour lui. On a enfermé Madoff pour avoir mis en pratique ce que tous les États font avec les pensions. Ou des choses pires encore, comme ce que fit Cristina Kirchner. Qui, il y a quelques années, nationalisa les pensions privées et maintenant veut faire de même pour nationaliser l’entreprise espagnole YPF.

Messieurs du gouvernement et du FMI. Quand quelqu’un vous enlève votre argent sous la menace du revolver, même s’il vous assure que c’est pour votre bien, cela n’en reste pas moins un vol. C’est un vol et un crime. Vous savez certainement mieux gérer votre argent que le FMI et le singe de service du gouvernement. Les gens de moins de 40 ans n’auront pas de « pension de l’État digne » (oxymore).

Très probablement, le problème des pensions étatiques finira par une pension minime et unique pour tout le monde que les gens devront compléter avec leur économies ou une pension privée. Cela n’est pas dû au fait que les gens vieillissent, ou au fait que nous payons peu d’impôts, mais bien au fait que le gouvernement gère l’argent comme un pilleur de banques. Ce n’est pas le sien, et n’a aucune responsabilité sur lui. Et quand il n’en n’a plus, il attaque une autre banque. C’est ce que vont faire les gouvernements et c’est ce que le FMI encourage de faire.

L’argent des pensions est perdu. Personnellement, ces bureaucrates qui déclenchent des guerres avec mon argent, assassinent des gens dans des pays étrangers, emprisonnent des gens pour des actes non criminels, volent des entrepreneurs, des travailleurs à coups d’impôts et dilapident l’argent des enfants de nos enfants avec la dette pour le donner aux lobbys et se garder une généreuse part du gâteau, ils peuvent se le mettre où je pense. Je ne veux pas de leur maudite pension parce que c’est seulement une excuse pour mener à bien leurs projets et ensuite nous retourner une minime partie de celle-ci. Je ne désire rien d’une organisation criminelle comme l’État. Laissez les gens en paix. Qu’ils s’administrent chacun comme ils veulent et peuvent. Qu’ils épargnent de leur côté, ils ne pourront pas faire pire que l’État. Qu’ils apprennent à investir. Les bureaucrates manipulent nos retraites pour garder les gens ignorants sur l’art d’investir et d’épargner. L’État ne sauvera personne. Ses objectifs sont égoïstement individuels et corporatistes avec le terrifiant outil de la peur et de la coercition. Vous « contribuez » au système de pensions non pas parce que vous le voulez, mais parce que vous aurez une amende et irez en prison si vous ne le faites pas. De quel genre de solidarité s’agit-il là !? La solidarité de la terreur. Et vous n’êtes même pas en train de payer votre pension, mais celle d’une autre personne n’importe où ailleurs, le salaire de Lagarde, les interventions du FMI, les aides aux dictateurs, les guerres et autres excès de l’État.

Les bureaucrates doivent sortir de nos vie et de notre futur. Les pensions de l’État ne sont pas synonymes de sécurité, de rationalité ou de solidarité comme ils nous le dirent, mais d’incertitude, d’improvisation et d’intérêts corporatistes. Leur seule mission est de nous maintenir pauvres et obéissants. Au contraire, si elles sont abolies, vous gérerez votre vie et serez indépendants, non un junkie de l’État lui suppliant une petite aide que lui-même vous aura volé.

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Traduit de l’espagnol.