« L’impôt heureux, c’est possible ! »

On est évidemment intrigué par le titre donné au débat organisé hier matin (lundi 2 avril 2012) à l’Assemblée nationale :« L’impôt heureux, c’est possible ! ». Même pas un premier avril pourtant!

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
imgscan contrepoints 954 impôt heureux

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

« L’impôt heureux, c’est possible ! »

Publié le 4 avril 2012
- A +

On est évidemment intrigué par le titre donné au débat organisé avant-hier matin (lundi 2 avril 2012) à l’Assemblée nationale : « L’impôt heureux, c’est possible ! » Même pas un premier avril pourtant !

Par Alain Dumait.
Publié en collaboration avec Le Cri du Contribuable.

On est évidemment intrigué par le titre donné au débat organisé avant-hier matin (lundi 2 avril 2012) à l’Assemblée nationale : « L’impôt heureux, c’est possible ! »

Le sous-titre commence à nous éclairer : « Comment rééquilibrer les finances publiques par le renforcement du consentement à l’impôt. » Il ne s’agit donc pas de réduire les dépenses, mais de faire passer la pilule d’une augmentation des impôts, présentée comme inévitable et même « citoyenne ». D’autant que le co-organisateur de cette réunion n’est autre que M. Vincent Drezet, le tout puissant secrétaire général du SNUI, syndicat majoritaire à Bercy, et partisan déclaré du toujours plus d’impôts.

Les représentants des différents candidats à l’élection présidentielle sont invités à plancher sur le thème proposé. On est frappé par le consensus qui se dégage.

Le représentant de François Bayrou (Patrice Forget) est le plus clair : « Faire payer les riches, c’est indispensable, mais insuffisant. » Celui de Marine Le Pen (Pierre Chassin) rejoint celui de Nathalie Arthaud (Marc Rémy) : il faudra augmenter « l’impôt sur le grand capital ». Pour François Hollande, Karine Berger (professeur à l’ENA) invente une corrélation entre le taux de croissance d’un pays et la réduction des différences de revenus. Pascal Canfin, pour les Verts (par ailleurs député européen) a découvert que plus les taux d’imposition étaient élevés, plus la qualité de vie était améliorée. Et moins les impôts étaient lourds, plus importante était l’économie informelle…

Les organisateurs en reviennent à leur dada : il faut expliquer aux enfants, dès le CM2, que les impôts, c’est bien, c’est bon, ça rend heureux… C’est ce qu’ils appellent « sensibiliser les jeunes à l’impôt ».

J’étais venu avec en tête le schéma d’une brève intervention.

L’impôt heureux ne peut pas exister. C’est encore un oxymore. Un individu qui a légitimement et laborieusement gagné l’argent de son revenu (salaire, revenu du capital, dividende…) prétendra toujours en disposer librement, le plus largement possible.

Sans doute peut-on considérer l’impôt comme une nécessité. Sans doute est-il plus ou moins bien consenti. Et pour qu’il soit le mieux consenti possible, il faut et il suffit qu’il soit le plus faible possible, pour financer des dépenses calculées au plus juste.

Ce ne fut le propos d’aucun représentant des candidats. Et il fallait que je reprenne un peu d’air…

Il faut dire que, dans l’ambiance de la salle de la commission des Finances – dont on se demande pourquoi elle avait été mise à la disposition de cette réunion financée à 100% par l’argent public, avec le concours de la chaîne LCP – la tendance était plutôt et naturellement « budgétivore ».

Une tranche de vie de la sphère publique. Si on peut appeler ça « une vie ».


Sur le web

Lire aussi sur Contrepoints : de l’impôt légitime à l’impôt inique

Voir les commentaires (9)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (9)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Notre système économique basé sur l’impôt est appelé à s’améliorer, à s’améliorer toujours, et à s’effacer au niveau de l’impôt sur le revenu pour réaliser autrement sa mission de service public.

Supprimer un impôt n’est pas supprimer les autres impôts. Notre système économique est malade. La suppression de l’impôt sur le revenu signifie 20 % des recettes de l’État afin de relancer l’emploi par la consommation. Il serait alors judicieux de s’interroger pour savoir si les 80 milliards dédiés au plan de relance de l’industrie seront util... Poursuivre la lecture

immobilier droit de succession
7
Sauvegarder cet article

Les droits de succession ont fait récemment l’objet d’une attention particulière de la part des politiciens.

Certains d’entre eux sont favorables à une augmentation des taux de droits de succession. C'est particulièrement désirable pour ceux qui sont de manière générale en faveur des politiques d’égalisation (qui justifient par exemple les taux d’impôts progressifs). Ils estiment par exemple qu’il n’est pas juste que certains reçoivent un capital de succession, contrairement à d’autres personnes.

 

Des droits de success... Poursuivre la lecture

L'inflation s'est accélérée en juillet pour atteindre 6,1 % sur un an, selon l'Insee.

 

L’inflation est de retour

C’est une erreur de penser que ce que l’on appelle communément « inflation » se résume simplement à l’augmentation des prix à la consommation.

L’inflation ne doit pas se définir comme une augmentation des prix à la consommation, mais comme une augmentation de la masse monétaire. L’augmentation des prix à la consommation n’est que l’un des symptômes de l’inflation, tout comme l’est l’augme... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles