L’énigme du pétrole expliquée

En bonne logique de marché, les prix de l’essence devraient être en chute libre et les consommateurs devraient avoir le sourire à la pompe, mais ce n’est pas le cas.

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L’énigme du pétrole expliquée

Publié le 26 mars 2012
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En bonne logique de marché, les prix de l’essence devraient être en chute libre : l’offre est élevée à tous les niveaux, les stocks sont pleins, et la demande est faible. Les consommateurs devraient avoir le sourire à la pompe, mais ce n’est pas le cas. Les prix continuent d’augmenter en dépit des éléments déflationnistes, ce qui signifie qu’il doit y avoir ici d’autres facteurs à l’œuvre causant l’inflation des prix.

Par Brandon Smith de Alt Market

Le pétrole en tant que matière première a toujours été un avertissement d’instabilité économique précoce de grande valeur. Chaque élément possible de notre système financier dépend du prix de l’énergie, de la fabrication à la production, au transport, jusqu’à la simple possibilité du consommateur de se déplacer et de faire ses achats. Des prix de l’énergie élevés font dérailler les économies saines, et déciment complètement les systèmes déjà au bord de l’effondrement. Le pétrole a des conséquences sur tout.

C’est aussi la raison pour laquelle les marchés du pétrole tendent à être dénaturés dans les médias financiers dominants. Avec tant d’enjeux concernant le prix du pétrole, et des coûts grimpant de manière régulière ces dernières années, atteignant les niveaux désastreux constatés en 2008, l’opinion publique américaine sera bientôt à la recherche de quelque personne à blâmer, et vous pouvez être certain que les médias traditionnels mettront tout en œuvre pour veiller à ce que la responsabilité soit orientée dans la mauvaise direction. Bien qu’il existe en effet de nombreuses explications pour les prix élevés actuels du pétrole, les principales raisons sont brouillées par une désinformation considérable…

Les conclusions les plus en vues mais erronées sur l’augmentation des prix du pétrole se basent sur des affirmations selon lesquelles l’offre baisse de manière spectaculaire et la demande augmente considérablement. Aucune de ces affirmations n’est vraie…

Le côté de l’offre dans l’équation du pétrole est vraiment le dernier facteur qui devrait inquiéter en ce moment. En fait, le besoin mondial en pétrole depuis la crise du crédit de 2008 s’est effondré de manière spectaculaire. Ce déclin s’est accéléré à la fin 2011 et au début 2012, et ceci alors que les prix du pétrole ont grimpé [1].

Dans son rapport sur le marché du pétrole du mois de février, l’Agence Internationale de l’énergie (AIE) prévoit une réduction de la croissance de la demande au printemps 2012, malgré les rapports des médias dominants attribuant le pic des prix du pétrole à un « rétablissement » et à une « forte demande ». Parallèlement, l’AIE a indiqué que les stocks de pétrole ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis octobre 2008 [2].

Le Baltic Dry Index, qui mesure le rythme mondial du transport maritime et de la demande de fret générale, a chuté ces derniers mois, stagnant au-dessus des plus bas niveaux historiques et indiquant une forte baisse de la demande mondiale pour les matières premières utilisées pour la production. Une chute du BDI a été à de nombreuses occasions par le passé un indicateur annonciateur d’un chaos sur les marchés boursiers, dont ceux qui ont frappé en 2008 et 2009. Une forte baisse du BDI signifie une faible demande mondiale, ce qui devrait, classiquement, indiquer des prix en baisse [3].

Donc, l’offre est élevée à tous les niveaux, les stocks sont pleins, et la demande est faible. En bonne logique de marché, les prix de l’essence devraient être en chute libre, et beaucoup plus d’Américains devraient être souriants à la pompe. Bien sûr ce n’est pas le cas. Les prix continuent d’augmenter en dépit des éléments déflationnistes, ce qui signifie qu’il doit y avoir ici d’autres facteurs à l’œuvre causant l’inflation des prix.

Ironie du sort, l’activité boursière du Dow Jones est maintenant sous la menace de cette tendance inflationniste du pétrole. La hausse des coûts de l’énergie a essentiellement limité l’explosion spectaculaire du marché des actions, et les principaux analystes se lamentent maintenant de ce Catch-22. Le problème est que ces investisseurs et experts opèrent selon l’hypothèse que la tendance à la hausse du Dow Jones est légitime, et que la reprise dans le pétrole est en quelque sorte le prolongement d’une « économie plus saine ». Cette version de la réalité est, je le crains, aussi éloignée de la vérité que l’on peut imaginer…

Dans le monde rose bonbon des Obamanomics, des actions à forte valeur sont un signe valide de croissance économique, et le pétrole augmente à cause de la demande résultant de cette croissance. Dans le monde réel, la valeur des actions est entièrement fabriquée, en particulier à la lumière des échanges records ayant eu lieu ces derniers mois [4].

Un faible volume d’opérations signifie que peu d’investisseurs participent actuellement à un commerce actif. Ce manque d’intérêt à l’investissement dans les marchés permet aux acteurs de grande taille (tels les banquiers internationaux) d’utiliser leur imposant capital pour retourner les actions de la manière qu’ils souhaitent, allant jusqu’à créer de faux rétablissements de marchés. Ajoutez à cela le fait que la Réserve Fédérale américaine privée (avec l’utile approche non-interventionniste du gouvernement des États-Unis) a constamment maintenu ces banques sous perfusion avec de la monnaie imprimée à partir de rien, et personne ne peut guère prendre l’augmentation actuelle du Dow Jones et du S&P très au sérieux.

Une autre question qui mérite d’être soulignée est les tensions renouvelées au Moyen-Orient ; à savoir, la possibilité très nette d’une frappe israélienne ou américaine sur l’Iran, et l’éventualité d’une implication de l’OTAN en Syrie (qui a des liens étroits avec la Russie et l’Iran). Certes, il s’agit d’un danger tangible qui aurait des conséquences inimaginables sur les marchés mondiaux. Toutefois, la menace grandissante d’une guerre au Moyen-Orient n’est en aucun cas nouvelle, et elle a toujours été présente durant la dernière décennie. Cela explique difficilement pourquoi, en dépit de la demande en creux et l’offre considérable, le prix du baril est sur une pente ascendante irrésistible. Les tentatives de l’Arabie Saoudite pour inverser les tendances inflationnistes par des promesses de production accrue dans le contexte de la crise iranienne ont été jusqu’à présent inefficaces.

Parallèlement, de grandes réserves de pétrole ont été découvertes au large des côtes grecques [5], au large de l’Irlande [6], des champs énormes ont été découverts en Mongolie [7] et bien sûr, les vastes champs d’huile de schiste sont finalement exploités dans le Montana et le Dakota du Nord [8].

L’offre en pétrole est largement suffisante et de grandes réserves sont découvertes chaque année. La spéculation serait alors le prochain coupable présumé évident, et il y a certainement des signaux d’une telle activité. Les spéculateurs pétroliers utilisent traditionnellement l’accumulation forcée des stocks de pétrole afin de réduire l’approvisionnement du marché et d’augmenter artificiellement les prix. Les stocks ont été en effet élevés. Néanmoins, comme il a été indiqué précédemment, la demande en pétrole a été constante ou a diminué dans la plupart des pays à travers le monde depuis 2008, et il n’y a pas eu de pénurie de pétrole en raison de marchés manipulés. En fait, il n’y a eu aucune période de pénurie de pétrole. La spéculation a le potentiel de causer de brusques mais courts retournements dans les marchés, mais il faut tenir compte de la tendance à long terme d’une marchandise particulière pour comprendre la cause sous-jacente de l’augmentation ou de la diminution de sa valeur. Une fois encore, l’offre insuffisante N’EST PAS le facteur déclenchant du problème actuel des prix du pétrole, que ce soit par une menace de guerre ou par une diminution via la spéculation.

Cette déconnexion schizophrénique entre le marché boursier, le pétrole, et l’offre et la demande véritable est cependant un symptôme d’une maladie très inquiétante qui rôde dans les remous du cœur budgétaire des États-Unis : la dévaluation du dollar.

Nous comprenons tous que la Réserve Fédérale américaine s’est engagée dans des mesures de détente quantitatives (Quantitative Easing, QE) sous une forme ou une autre depuis 2008. Nous ne savons pas exactement quelle quantité de monnaie fiat la Fed a imprimé pendant cette période, et nous ne le saurons pas avant qu’un audit complet et détaillé soit finalement ordonné, mais nous savons que le montant est tout au moins dans les dizaines de billions (n’oubliez pas de consulter sur la page 131 du rapport du GAO ci-après pour trouver la répartition des activités de QE ​​de la Fed. Il s’agit juste de l’impression d’argent qui a été ADMISE, dépassant 16 billions de dollars) [9].

Le dollar est en train d’être complètement écrasé. Pourquoi n’est-ce pas visible dans l’indice des changes du dollar ? L’indice du dollar est un autre exemple d’indicateur du marché inutile, étant donné qu’il mesure la valeur du dollar par rapport à un panier de monnaies fiduciaires mondial, qui se trouvent également être TOUTES en déclin. C’est-à-dire que le dollar semble être dynamique aussi longtemps que vous le comparez à des monnaies-papiers similaires sans valeur qui sont dégradés en tandem avec le billet vert. Une fois que vous commencez à comparer la valeur du dollar à des marchandises, il montre alors rapidement sa faiblesse inhérente.

Ce qui sauve le dollar a longtemps été son statut de monnaie de réserve mondiale et son utilisation en tant que mécanisme d’échange primaire pour le pétrole. Ceci, cependant, est en pleine mutation.

Les accords commerciaux bilatéraux entre la Chine, la Russie, le Japon, l’Inde, et d’autres pays, en particulier ceux dans le bloc commercial de l’ASEAN, retirent lentement mais sûrement le dollar du jeu, ces nations commençant à le remplacer dans les échanges commerciaux en utilisant d’autres monnaies, y compris le Yuan. Je crois que les marchandises, particulièrement le pétrole, reflètent cette tendance depuis un certain temps. Les conséquences des liens entre dollar et pétrole sont préjudiciables à toutes les nations qui en consomment, et elles opèrent clairement un transfert pour se soustraire à une nouvelle dévaluation.

Même après la libération des réserves de pétrole stratégiques à l’août 2011 dans un effort pour diluer les prix, et l’annonce d’une éventuelle libération encore plus grande ce mois-ci, le pétrole ne s’est pas éloigné bien loin du repère des 100 dollars le baril. Les prix élevés du Brent brut se sont maintenus pendant des années, même à la suite des nombreuses promesses des entités gouvernementales et médiatiques de réprimander ce qu’ils nomment la « spéculation » et des promesses à un retour à des prix de l’énergie plus bas. Il n’y a pas si longtemps, 100 $ le baril de pétrole était une prémisse saugrenue. Aujourd’hui, c’est devenu banal, et certains le considèrent même comme « abordable » par rapport à ce à quoi nous pourrions être confrontés dans un proche avenir, tout cela grâce à la déconstruction continue du dernier pilier de l’économie américaine, le dollar, et son label de réserve mondiale.

En fin de compte, peu importe l’ampleur des manipulations et abus subis par le marché boursier, peu importe la quantité de dollars fiat injectés pour soutenir notre système défaillant, le prix du pétrole est le changeur de donne remarquable. Comme l’inflation se reflète dans son prix, et les coûts de l’énergie s’embrasent de manière incontrôlée, le Dow Jones va commencer à chuter, indépendamment de tout faible volume ou détente quantitative. Selon toute vraisemblance, cette énigme sera imputée à autant de boucs émissaires que disponibles actuellement, y compris l’Iran, la Chine ou la Russie ou le Japon, etc. Tout américain sans exception, et en particulier ceux qui sont impliqués dans le suivi de l’économie, devront se rappeler et rappeler au public que, dans le fond, c’était la Réserve Fédérale qui a créé les conditions par lesquelles nous souffrons, y compris la dévaluation de la monnaie et les prix élevés du pétrole, et NON un ennemi étranger.

Le seul élément positif de ce désastre complet (si on peut appeler quoi que ce soit « positif » dans cette galère), c’est la manière dont le prix élevé du pétrole a tendance à précipiter les illusions du citoyen lambda. Il s’agit d’une question qu’ils ne peuvent tout simplement pas ignorer, car cela affecte tous les aspects de leur vie dans les moindres détails. L’énergie chère éveille ceux qui seraient ignorants autrement, et les oblige à voir les nombreux dangers qui guettent à l’horizon. Espérons que cette prise de conscience ne sera pas trop faible, trop tard…

—-
Article original titré The Oil Conundrum Explained et publié le 23.03.2012 sur zerohedge.com.
Traduction : eclipse pour Contrepoints.

Notes :

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  • Je ne comprends pas le premier paradoxe (note 1) :

    « En fait, le besoin mondial en pétrole depuis la crise du crédit de 2008 s’est effondré de manière spectaculaire. Ce déclin s’est accéléré à la fin 2011 et au début 2012, et ceci alors que les prix du pétrole ont grimpé » :

    C’est plutôt normal, et c’est plutôt l’inverse : les prix du pétrole ont grimpé, du coup la demande ou besoin a diminué… non ?

    • Pourquoi ? Beaucoup d’utilisations du pétrole sont tout simplement nécessaires, quel que soit le prix (transport, chauffage).On note d’ailleurs que l’auteur parle de « besoin » et pas de « consommation »: AMHA si la consommation peut baisser à cause de prix trop élevés, les besoins sont satisfaits ou non mais ne varient aps en fonction du prix.

      Du coup, je comprends ce paradoxe comme:
      – le besoin s’est effondré, la demande a donc baissé
      – on s’attendant par conséquent à voir les prix baisser
      – les prix on augmenté.

  • Titre de l’article : ‘L’énigme du pétrole expliquée’
    Wahou, rien que ça !
    Et quelle est cette explication ?
    La Fed a trop fait marcher la planche à billets, circulez, ya plus rien à voir.
    Est-ce qu’on peut vraiment prétendre apporter une solution aussi simpliste à une question aussi complexe ?

    Quel dommage que l’auteur de l’article ne nous donne pas sa définition de « grandes réserves de pétrole », « champs énormes » ou « vastes champs d’huile de schiste »… A le lire, pas sûr qu’il connaisse la différence entre réserves et ressources de pétrole, de toute façon, donc ce n’est sans doute pas plus mal qu’il se taise ?
    Tout ça sent l’amateurisme, voire la désinformation. Vivement que l’auteur de cet article se terre définitivement dans son « havre de sécurité » au fin fon du Montana, ainsi qu’il l’expose sur son site http://www.alt-market.com/safehaven/312-are-you-ready-for-safe-haven-relocation

    • « Quel dommage que l’auteur de l’article ne nous donne pas sa définition de « grandes réserves de pétrole », « champs énormes » ou « vastes champs d’huile de schiste »… »
      Mieux qu’une définition, l’auteur a fourni ses sources : il suffit d’aller cliquer sur les liens.

      « Tout ça sent l’amateurisme »
      Question amateurisme, vous allez l’air d’être un expert vu que votre critique ne porte pas sur les arguments de fond livrés par l’auteur et se limite à lui opposer une bête attaque ad hominem.

      • Le fond de l’article est : la hausse du cours du brut est due à une excessive création de monnaie par la Fed, qui induit une dévaluation du dollar. Le pétrole étant coté en dollar, son prix monte, CQFD

        Cette évidence économique -qu’il convient tout de même de rappeler, soyons-en gré à l’auteur- semble tout de même bien légère à expliquer seule comment le baril de WTI est passé de 40$ en janvier 2009 à plus de 100$ en 2012. 150% d’inflation en 3 ans, ça fait quand même beaucoup de responsabilités sur le dos de Ben Bernanke. La thèse de Brandon Smith paraît donc très insuffisante, et s’agissant d’un produit aussi stratégique que le pétrole, je suggère de prendre l’avis de vrais spécialistes du secteur pour se faire une idée plus juste, tel que Daniel Yergin, Colin Campbell, Fatih Birol.
        Fatih Birol par exemple (une interview sur http://www.europeanenergyreview.eu/site/pagina.php?id=3586), est l’économiste en chef de l’IEA qui a justement émis le rapport du lien n°2. Ce rapport nous apprend en 1ère page que la demande mondiale de pétrole devrait augmenter de 800.000 barils/j pour la seule année 2012.
        Or quelle est la prévision de production la plus optimiste des « grandes réserves de pétrole découvertes au large des côtes grecques » (lien 5) ? 200.000b/j, au maximum, un jour, peut être… En attendant, on peut vérifier que la Grèce n’a produit que 7000b/j en 2010 (http://www.eia.gov/countries/country-data.cfm?fips=GR#pet).
        On peut aussi voir que la production de la Norvège décroît de 140.000b/j en moyenne CHAQUE ANNEE depuis 2001 (http://www.eia.gov/countries/country-data.cfm?fips=NO#pet).
        C’est ce genre de mise en perspective qui fait cruellement défaut à cet article au titre racoleur et je maintiens, s’agissant de son auteur Brandon Smith (son profil sur http://www.alt-market.com/social/giordano/profile), qu’il fait dans l’amateurisme, voire la désinformation.

        • Jean Yves, bonjour.

          N’oubliez pas cette vérité fondamentale. La forme compte autant que le fond. Un peu d’humilité rend les propos plus audibles par tous. Si vous pensez différemment, montrez pourquoi. La seule manière de réellement convaincre quelqu’un, c’est d’ouvrir son champ de vision.

          Et si vous avez réellement les moyens d’appuyer vos affirmations, ça n’est pas une chose difficile.

          Cordialement,

  • Bonjour,

    Après avoir examiné le rapport de l’IEA que vous donné en référence, je trouve des résultats significativement différents de ceux que vous annoncez dans votre article.

    Notamment au niveau des stocks de pétrole. en Europe, ces stocks sont littéralement en chute libre. ( p 29 ). Pour l’OCDE au global, les stocks sont légèrement inférieurs à ceux de l’année 2010 ( p 32).
    Si la demande est elle aussi en chute libre en Europe, elle est stable à l’échelle du monde.
    La production suit le même rythme. Vous oubliez un indicateur important : la production de l’opep dans la production mondiale. Celle-ci est au plus haut historique. Aucun chiffre solide n’est donné sur la capacité a assurer une production plus élevée. Rien sur le niveau des stocks non plus.

    Quand au quelques lignes que vous consacrez aux nouvelles capacités de production, elles sont à mettre en perspective avec le fait que le pic de découvertes est passé depuis les années 70, et que ça fait 20 ans qu’on consomme plus de pétrole qu’on n’en découvre.

    Le patron de Shell a affirmé qu’il fallait mettre en production l’équivalent de 4 arabies saoudite sous 10 ans. Ce qui est simplement gigantesque.

    On a toute raison de penser que le prix du pétrole va continuer à croitre, et qu’il nous en cuira de plus en plus.

  • D’aprés une enquête réalisée par l’association des consommateurs des produits vivriers au cours de ces derniers mois , nous avons une hausse dans les dépense des consommateurs en ce qui concerne l’énergie de 320% DE 2006 à 2012 en République Démocratique du congo .
    Tél 00243815023698

  • Juste un petit rappel :
    En 2008, pendant la crise des subprimes le prix du baril de pétrole était monté à 140 $.
    Hors le secrétaire de l’OPEP annonçait que le prix moyen de vente de l’OPEP était de 30 $ le baril. Si le prix sur les marchés était aussi élevé c’était la cause d’un marché aux mains des spéculateurs.

    Le marché du pétrole n’est pas un marché libre. C’est un marché « régulé » par diverses lois nationales et surtout américaines qui favorisent largement la main mise des banques financières.
    Une cargaison de pétrole peut changer plusieurs fois de mains entre le port exportateur et le port importateur. Et le prix grimpe à chaque fois.
    Les grands groupes n’ont quasiment plus la possibilité d’acheter le pétrole directement au producteur. Le marché financier ayant une force d’achat (masse monétaire) beaucoup plus importante que les grands groupes pétroliers, c’est lui qui s’accapare la production. Et ensuite il la revend au mieux disant… Voila la spéculation ou elle est placé !!!

    • Bonjour,

      Vous auriez une source fiable pour cette info ? Autant pour le prix du baril  » à la source  » que l’impossibilité d’acheter directement au producteur.
      Car mes requêtes google m’ont systématiquement ramené ici.

      Merci d’avance,

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