Quelques questions sur la présidentielle et les médias…

Entrée du Palais de l'Elysée

L’élection présidentielle à venir en France est verrouillée de tout côté et son traitement par les médias en particulier suscite de nombreuses questions.

L’élection présidentielle à venir en France est verrouillée de tout côté et son traitement par les médias en particulier suscite de nombreuses questions.

Par Le Parisien Libéral.

Entrée du Palais de l’Élysée

Hervé Morin, le Président du Nouveau Centre, a vu sa candidature à la présidentielle raillée par quelques improbables apprentis khalifes, certes (lire le blog de Christian Schoettl qui relate de manière très drôle le congrès du Nouveau Centre du 25 février 2012). Mais il a surtout eu à justifier auprès des journalistes la pertinence de sa candidature, du fait de sondages le donnant entre 0% et 1%.

1ère question : pourquoi ces journalistes ne demandent-ils pas la suppression pure et simple de l’élection présidentielle ?

Ces mêmes journalistes organisent maintenant le blackout autour de Bayrou (voir Sarkhollandisation des médias, la preuve), après avoir dit à Morin que Bayrou était le seul centriste. Si la présidentielle, et ce sans juger des qualités intrinsèques des candidats UMP et PS, doit forcément se résumer à un duel UMPS classique (et ses deux Fronts, national ou de gauche), l’électorat centriste servant, selon eux, à départager, pourquoi les journalistes acceptent qu’on dépense 40 millions d’euros en remboursement de frais de campagne ? 

Deuxième question : Dominique de Villepin, ex-premier ministre, couvert de gloire à New York, quand il a porté la voix d’une France indépendante à la tribune de l’ONU, plafonne lui aussi dans les sondages, malgré toute son aura et son prestige. 

Pourquoi les médias ne raillent-ils pas sa candidature, elle aussi à 0% ou 1% ? 

Ne vient-elle pas en redondance de celle du président de la République puisque du même parti politique ? Quid de celle de Nicolas Dupont Aignan ? Poutou ? D’Arthaud ?

Puisqu’on parle d’extrême gauche antidémocratique, posons une troisième question.

Comment se fait-il que la moindre sortie de la fille à papa de Saint-Cloud soit décortiquée par les médias (voir le dossier que le Monde consacre aux électeurs du FN, d’anciens communistes…), mais que quand des éléments d’extrême gauche perturbent une conférence à Dauphine, quand en meeting on fait l’apologie du communisme (responsable, n’oublions pas, de 100 millions de morts, jusqu’à aujourd’hui), quand on parle de supprimer la valeur constitutionnelle de la liberté d’entreprendre ou de posséder, les médias sont absents ?

En toute logique, si on dénonce l’extrême droite, il faut dénoncer l’extrême gauche. Question : pourquoi cette indulgence vis-à-vis du communisme et autres doctrines d’extrême gauche ?

Quatrième question : le vote de droite. Les centristes, libéraux démocrates, aimeraient bien voter pour un candidat portant toutes les valeurs libérales et démocrates et qui ne renie pas son attachement au libéralisme, au capitalisme, aux droits de l’homme et à la responsabilité individuelle.

Ces recettes, tous nos voisins les ont adopté. Des libéraux démocrates dirigent seuls ou en coalition avec des conservateurs aux Pays Bas (Mark Rutte, libéral démocrate), au Royaume-Uni (Nick Clegg, libéral démocrate) aux cotés de David Cameron, en Espagne, en Italie (Mario Monti, qui prouve que tout pays est réformable), en Allemagne (le FDP a réussi à faire baisser les impôts), en Suède, en Pologne (un candidat 100% libéral bat un candidat conservateur). Partout, on baisse les impôts, on supprime les réglementations étatistes, on privatise, on redonne de la liberté. Nulle part chez nos voisins, il n’est question de Claude Guéant, de Guillaume Peltier, de Brice Hortefeux, de création ou d’augmentation de 51 taxes et impôts en 5 ans ou de course après les valeurs de gauche et d’extrême droite. Pourquoi le Président de la République s’acharne t-il à écouter des socialistes plutôt qu’Alain Madelin ?

C’était le message qu’Hervé Morin a formulé le 25 février 2012 à Nogent-sur-Marne. La droite doit retrouver ses valeurs, libérales démocrates, plutôt que de chercher à courir derrière la fille à papa de Saint-Cloud ou derrière Hollande. Les journalistes se sont bien gardés de le rapporter. Mais puisque le Nouveau Centre et les libéraux pèsent 0%, l’UMP n’aura pas besoin de ces voix pour gagner ? Étant donné que les sondages sous-estiment très certainement le poids de la fille à papa de Saint-Cloud, nous ne pouvons que souhaiter bon courage à nos amis de l’UMP.


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