Baisse des prix immobiliers, vraiment ?

Immeubles parisiens place Saint Georges

Des facteurs forts viennent contre-balancer les tendances baissières du marché immobilier, au point que la réalité de sa baisse est discutée.

Des facteurs forts viennent contre-balancer les tendances baissières du marché immobilier, au point que la réalité de sa baisse est discutée.

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Immeubles parisiens place Saint Georges (CC, Thierry Bézécourt)

Nous évoquons régulièrement l‘indice PAP dans ces colonnes car il nous semble bien être révélateur de la tendance et cela se confirme presque tous les mois.

Alors que tous nos spécialistes et conjoncturistes nous expliquent que l’immobilier est surévalué en France et que les prix vont chuter (cf « Immobiliez vous », le dernier ouvrage de Marc Fiorentino), l’indice PAP de ce mois-ci révèle une hausse de 0.40% en un mois sur les maisons (2.12% en en an) et 0.38% sur les appartements (+1.66% en un an).

Nous nous permettons de rappeler que pour ce qui nous concerne, ici sur MVMA, nous avons toujours estimé qu’un certain nombre de facteurs comme le maintien de taux élevés par rapport au refinancement des banques auprès de la BCE (votre immo est aujourd’hui à 4.5% quand les banques empruntent à 1%) peut laisser envisager une diminution de ceux-ci, la diminution de l’offre conséquente de la disparition des mesures fiscalement incitatives et enfin, peut être surtout, l’extrême fragilité des investissements financiers dans l’année ou les deux ou trois années qui viennent sont autant de facteurs de transferts sur le marché de l’immobilier qui ne peuvent que freiner, sinon inverser la tendance baissière.

Tout le monde n’investit pas dans l’or ou l’art et le réflexe français en période de crise reste l’immobilier.

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