Assurance-vie : Sarkozy tue l’épargne et la responsabilité

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Sarkozy, président « de droite », aura fait plus qu’aucun autre en France pour tuer l’épargne et déresponsabiliser les français.

En complément à notre précédent article, voyons comment Nicolas Sarkozy, pourtant porté par une majorité électorale de droite, est en train de tuer l’épargne et la responsabilité individuelle en France.

Un article de Thibault Doidy de Kerguelen.

Les contrats d’assurance-vie seront directement impactés par la décision annoncée par le Président de la République d’augmenter de 2% le taux de la Contribution Sociale Généralisée. Ainsi les prélèvements sociaux passent désormais de 13.5% à 15.5%, rien que ça! Avec des rendements qui dépassent rarement 3%, une inflation qui dépasse 2% et une réintégration dans l’IRPP ou le PLF selon l’âge de votre contrat, faites vos comptes!

C’est incroyable qu’un gouvernement qui se disait, au moment de son élection, partisan de la responsabilisation des citoyens, en particulier en matière de préparation de la retraite, en arrive à réduire les rendements des contrats d’assurance-vie au point de les rendre à peine neutres en euros constants. Comme il ne faut rien attendre de positif de la part de son challenger, il est fort à craindre, comme l’avait prévu le cabinet Pair Conseil il y a quelques jours, que le mouvement de décollecte ne s’accentue en 2012.

Il est plus qu’urgent d’investir dans d’autres formes de placements, moins sensibles aux fluctuations monétaires, dans des secteurs encore fiscalement protégés…

Notons pour mémoire que l’assurance-vie n’est pas seule concernée par cette augmentation de la CSG.

Sont aussi concernés, les revenus fonciers, les rentes viagères à titre onéreux, les revenus des capitaux mobiliers (actions, parts sociales, obligations, bons du Trésor, titres de créance négociables…), les plus-values professionnelles à long terme des personnes percevant des BIC, BNC ou BA, les gains réalisés lors de la cession de valeurs mobilières, les revenus de l’épargne salariale, les plus-values immobilières et sur biens meubles, les produits des bons ou contrats de capitalisation, quel que soit leur régime d’imposition à l’IR, les gains réalisés ou les rentes viagères versées en cas de retrait ou de clôture des PEA, les produits, rentes viagères et primes d’épargne des PEP et même les intérêts et primes d’épargne versés aux titulaires de CEL et de PEL. Rappelons pour mémoire que les sommes que les petites fourmis françaises ont placé sur ces produits ont, auparavant, déjà subi la fiscalité sur les revenus.

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