Les 60 propositions de François Hollande : davantage d’impôts et de fonctionnaires

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Les 60 propositions de François Hollande : davantage d’impôts et de fonctionnaires

Publié le 27 janvier 2012
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Les engagements du candidat socialiste à la présidentielle sont à prendre pour ce qu’elles sont : des « promesses ».

Par Alain Dumait

Si on cherche bien le fils conducteur des 60 propositions de François Hollande, présentées hier, on le trouve !

On peut ainsi le résumer : l’État, au-delà la sphère publique, a la solution à tous les problèmes des Français ! En tout cas ceux qui ont été identifiés comme tels par l’équipe de technocrates du candidat.

Aussi bien les problèmes de vie quotidienne des «gens» (comme il dit) que ceux qui relèvent d’une gestion globale.

  • Les loyers sont-ils trop élevés ? On va les encadrer !
  • les terrains à bâtir sont-ils insuffisants ? L’État va donner les siens aux collectivités locales !
  • les logements sociaux manquent ? On va obliger les communes à en construire plus !
  • Notre industrie fout l’camp ? On va pénaliser les entreprises qui délocalisent et favoriser celles qui restent !
  • Le niveau de l’Éducation baisse ? On va recruter 60 000 personnels enseignants !
  • Le budget est par trop en déficit ? On va augmenter les impôts de 29 milliards d’euros !
  • les profits des banques sont scandaleux ? On leur colle une super-taxe !
  • La classe moyenne est laminée ? On va essorer les riches !
  • Les retraites ne sont pas financées ? Les cotisations sur les salaires augmenteront de 0,2% par an !

… Et ainsi de suite.

Un sectaire-public

Sur toutes les questions évoquées la réponse est la même : l’intervention publique est toujours la solution (et jamais le problème…).

On se contentera de faire remarquer que les plus lucides des petits camarades de François Hollande sont un peu moins sectaires («sectaires-public»). Quelqu’un comme Manuel Vals semble faire un petit peu plus confiance au secteur privé… Un de ses «camarades» du PS ne le traitait-il pas de «Mitterrand au petit pied» ?

Chacune de ses propositions mériteraient un plus long commentaire. Elles partent d’ailleurs, souvent, d’un constat exact. Qui peut nier que les entreprises françaises ont perdu en productivité (depuis 2002, puisque la référence à cette élection présidentielle semble plaire au candidat socialo) ? Encore faut-il, à partir de là, porter une juste explication avant de proposer une bonne thérapie. Et ce ne sont pas ses petits copains de la même promotion de l’ENA, tous stipendiés, qui sont pour ce faire les meilleurs économistes…

On est surtout frappé par les questions non évoquées, ou presque, dans ce petit catalogue.

  • Au plan sociétal, l’immigration, la sécurité… (sauf à lutter contre « le délit de faciès » et « développer les relations avec les pays de la rive sur de la Méditerranée », propositions 30 et 58).
  • Au plan économique, sur la croissance (sauf à considérer que la création d’une nouvelle banque publique et la sanctuarisation des entreprises publiques puissent être la bonne réponse, proposition 1 et 5).
  • Au plan financier, pas un mot sur la politique monétaire.
  • Au plan institutionnel : rien sur la Démocratie locale (mais beaucoup pour « les forces vives syndicales »)

Bref, un programme 100% démago !…

À noter : toutes les propositions sont énoncées à la première personne du singulier.

Et si, le 17 juin 2012, le président élu le 6 mai n’avait pas une majorité parlementaire à sa botte ? Et si les Français, directement ou par leurs représentants, prétendaient discuter un peu ce paquet cadeau ? Et si les affreux jojos du « monde de la finance » ne voulaient plus refinancer une dette publique qui, selon le candidat lui-même va encore augmenter pendant quelques années ? Et si les riches allaient voir ailleurs ?…

Bref, même crédité de 60% d’intentions de vote au deuxième tour de la présidentielle de mai prochain, les engagements de ce politicien « normal » sont à prendre pour ce qu’elles sont : des « promesses », qui, pour être inquiétantes, n’en sont pas moins verbales. Pour l’instant.

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  • Dans tous les grands pays , on observe la même tendance lourde: la croissance de l’État est désormais supérieure à la croissance du reste de l’économie du pays. Il n’est point besoin d’être un grand économiste pour comprendre qu’un tel dérapage, quand il n’est jamais corrigé, conduit mécaniquement à un alourdissement de la dette publique et à une diminution du taux de croissance structurel de notre pays de sorte que prétexter d’attendre le retour de la croissance pour faire les changements qui s’imposent mène tout simplement à une impasse. La croissance est devenue structurellement plus faible dans les pays où le poids de l’État a dépassé un certain seuil jugé critique. Que l’on ne s’y trompe pas, on peut bien jouer sur les mots en baptisant les taxes et impôts avec des appellations sympathiques ou trompeuses, mais les prélèvements frappent toujours et seulement les foyers fiscaux, donc les ménages. Et plus on doit supporter des prélèvements, moins il devient rationnel de prendre des décisions économiques: autant cesser d’être actif et vivre au crochet de la générosité (forcée) publique. Il est temps de sonner le tocsin de l’étatisme délirant qui mène notre pays à la tombe.
    « Le socialisme ne produit rien, il se borne à dissiper ce qu’à créé la société fondée sur la propriété privée des moyens de production. Étant donné qu’il ne peut pas y avoir d’organisation socialiste de la société, toute étape dans la voie du socialisme aboutit à la destruction de l’ordre existant. » Ludwig von Mises

  • qu’est ce que vous attendiez de ce gars la?ça fait 40 ans qu’on les voit a l’oeuvre au niveau des collectivités locales:népotisme paresse corruption clientèlisme gabegie

  • Les commentaires sont fermés.

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