Et si… de New York, en défense de la liberté !

Statue de la liberté (Crédits : benonrtherun, licence Creative Commons)

Et si… la liberté en Amérique était un mythe et non la réalité

Par le juge Napolitano (*), de New York, en défense de la liberté

Statue de la liberté (Crédits : benonrtherun, licence Creative Commons)

L’État travaille-t-il pour nous ou est-ce nous qui travaillons pour l’État ? La liberté en Amérique est-elle un mythe ou est-elle la réalité ? Ce soir, et si c’était un mythe ? Et si l’État se jouait de vous ?

Et s’il avait besoin de fabriquer du consensus pour justifier sa loi ?

Et si la plupart des gens étaient insensibles aux machinations de l’État, ignorants de son fonctionnement, et complètement imperturbables à propos des choses qu’ils savent que l’État fait ?

Et si l’État n’était pas du peuple, par le peuple, ou pour le peuple ? Et si ce n’était que des phrases, utilisées pour centraliser le pouvoir, le distancer du peuple pour enfin contrôler le peuple ?

Et si vous étiez contrôlés par l’État, et que vous le ne saviez même pas ?

Et si vous pensiez être libres mais en réalité votre liberté était restreinte aux options approuvées par l’État ?

Et si les républicains et les démocrates n’étaient en réalité que les deux ailes d’un même parti politique, et que c’était le seul parti que vous pouviez soutenir ?

Et si la soi-disant opinion publique n’était que le reflet de l’opinion acceptable par notre élite dirigeante ?

Et si les enjeux de politiques publiques étaient réduits à deux choix, non pas pour des questions de simplicité mais pour vous empêcher de considérer les idées d’autres options qui existent aussi ?

Et si les élites dirigeantes nous divisaient avec nos divergences d’opinions sur des enjeux marginaux, et d’importance marginale, pour nous distraire de la vérité, que nous ne sommes pas d’accord sur des enjeux importants : des politiques qui ne changent pas, même quand les partis au pouvoir changent effectivement ?

Et si vous n’aviez que deux choix, mais qu’ils signifiaient tous les deux plus de dettes, plus d’État, plus de guerres et moins de libertés ?

Et si même ceux qu’on dit « anti-conformistes » étaient simplement un mélange des deux choix que le gouvernement vous donne ?

Et si les seuls dont les idées sortent du mainstream étaient ignorés ?

Et si les vrais anti-conformistes étaient écartés ?

Et si leurs opinions vous étaient cachées ?

Et si, quand ils devenaient trop populaires, ils étaient diabolisés, moqués et attaqués au lieu d’être ignorés ; même quand leur rhétorique et leurs idées sont récupérées par les élites qui n’y croient même pas ?

Et si l’État était la cause de notre malaise ?

Et si, pour troubler notre compréhension des effets corrosifs de l’État, l’État nous dressait les uns contre les autres ?

Et si certains des plus riches d’entre nous n’étaient pas riches par leur travail et leurs efforts, mais parce qu’ils savent jouer avec l’État pour obtenir ce qu’ils veulent ?

Et si le même État, qui nous promet de nous libérer des oligarques, était en réalité contrôlé par eux ?

Et s’il y avait des personnes qui partageaient votre mécontentement de la manière dont les choses marchent, mais que l’État vous a convaincu que ces gens avec qui vous êtes largement d’accord sont vos ennemis ?

Et si l’État pensait savoir mieux que vous ce qui est bon pour vous ?

Et si l’État ne vous voyait pas comme la raison de son existence mais plutôt comme une ressource à exploiter en vue d’allonger sa propre occupation du pouvoir ?

Et si vous n’étiez pas souverains mais soumis à l’État ?

Et si votre terrain, votre maison et votre propriété n’étaient pas vraiment à vous mais à l’État ?

Et si l’État pouvait condamner votre propriété, vous la prendre et vous la régler, contre votre volonté ?

Et si l’État pouvait prendre votre propriété sans vous payer ?

Et si nous étions toujours en guerre ?

Et si l’État dépensait toujours plus d’argent qu’il n’en prélève ?

Et si l’État faisait plus d’efforts pour éviter et échapper à la Constitution plutôt que de la soutenir et de la défendre ?

Et si le président pouvait commencer n’importe quelle guerre et tuer n’importe quel dictateur qu’il voulait ?

Et si le président pouvait décider qu’il avait tellement de preuves de la culpabilité de quelqu’un qu’aucun procès n’était nécessaire ?

Et si le président se faisait juge, juré et bourreau sur n’importe quel citoyen de son choix ?

Et si être américain ne signifiait pas agiter le drapeau, soutenir l’État à tort ou à raison, et prêter allégeance à un drapeau, mais plutôt croire en la liberté, l’exercer, et poursuivre son propre bonheur ?

Et si nous vivions et laissions vivre, au lieu de nous tourner vers les outils de l’État pour forcer ceux avec qui nous ne sommes pas d’accord à être conformes à notre vision du monde ?

Et si l’État n’était qu’un troupeau de gens mesquins jouant à leurs fantasmes d’avidité du pouvoir au dépens de nos droits, de nos libertés et même de notre humanité ?

Et si l’État était en fait la plus grande menace à notre sécurité et à nos libertés, et non comme il le prétend le garant de notre sécurité et de nos libertés ?

Et si j’avais raison et l’État avait tort ?

Et s’il était dangereux d’avoir raison… quand l’État a tort.

De New York, en défense de la liberté !

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Traduction et sous-titrage d’Édouard H. du blog Chroniques Passagères.

(*) Andrew Napolitano est un ancien juge de l’État du New Jersey, animateur truculent d’une émission libertarienne appelée Freedom Watch, diffusée sur la chaine de télévision Fox Business.