10 Principes Universels: une brève philosophie de la vie

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Dix arguments en faveur du réalisme de la connaissance, de la loi naturelle et du respect de la vie humaine à tous ses stades de développement

En dix principes universels, le père Spitzer présente les arguments en faveur du réalisme de la connaissance, de la loi naturelle et du respect de la vie humaine à tous ses stades de développement.

Par Damien Theillier

Le père Spitzer est un jésuite américain, philosophe de renommée mondiale et ancien président de l’Université Gonzaga (État de Washington).

En dix principes universels, il présente les arguments en faveur du réalisme de la connaissance, de la loi naturelle et du respect de la vie humaine à tous ses stades de développement. Si vous êtes à la recherche d’une défense traditionnelle thomiste de la dignité humaine et de la liberté individuelle, avec des arguments rationnels puissants, c’est un « must have » ! Un livre accessible à tous (avec un minimum d’anglais), facile à comprendre, très solide sur le plan logique et qui n’est pas réservé aux croyants.

Ten Universal Principles: A Brief Philosophy of the Life Issues, par le père Robert J. Spitzer, S.J., Ph.D.

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J’ai commencé à le traduire pour donner accès au plus grand nombre à cette perle rare. Voici l’introduction de l’ouvrage.

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L’évolution de la culture et de la civilisation a surgi à partir de l’élaboration de dix principes fondamentaux. Trois d’entre eux concernent la preuve et la vérité objective, trois d’entre eux concernent l’éthique, trois d’entre eux concernent la dignité et le traitement des êtres humains au sein de la société civile et l’un d’eux concerne l’identité personnelle et la culture. L’absence d’enseignement et de pratique de l’un quelconque de ces principes peut conduire à une sous-estimation de la dignité humaine, un déclin de la culture, une atteinte aux d’individus et même à des groupes d’individus, ainsi qu’une sous-estimation de nous-mêmes et de notre potentiel dans la vie. L’absence d’enseignement et de pratique de plusieurs de ces principes conduira très certainement à des abus généralisés et à un déclin général de la culture.

Cette vérité n’est pas affirmée de façon arbitraire ou sur la base d’un argument que l’on appelle la pente glissante, car l’histoire est tellement remplie d’exemples de ces échecs et de leurs conséquences qu’il serait totalement déraisonnable et irresponsable de ne pas en déduire sa validité. Nous avons tous entendu le mot attribué à Einstein, que « la folie, c’est de se comporter toujours de la même manière et de s’attendre à des résultats différents. » Notre objectif en présentant ce programme est d’abord et avant tout d’éviter une grande souffrance aux individus et aux communautés et ainsi d’empêcher ce genre de « folie » de se répéter dans notre histoire nationale et même internationale.

Un bref examen de ces principes donnera plus de crédibilité à notre conviction qu’ils constituent une garantie essentielle de la dignité humaine, du bien-être, et du vivre-ensemble. Certains pourraient dire que c’est le système juridique, la démocratie ou les tribunaux, qui sont les protecteurs réels des individus, de la culture et de la société. Mais comme cela deviendra évident par la suite, sans les dix principes, la démocratie pourrait manipuler les droits des êtres humains, les tribunaux pourraient légaliser toute forme d’indignité et de mal et les systèmes juridiques n’auraient rien sur quoi fonder leurs lois. Encore une fois, nous n’avons pas à chercher très loin pour voir ces abus dans l’histoire du monde avec ses tribunaux fantoches, la marginalisation arbitraire d’individus, la persécution de peuples, la justification de l’esclavage, la discrimination et la maltraitance. Les systèmes juridiques et les tribunaux sont des structures simples. Ils sont conçus pour mettre en pratique quelque chose qui les dépasse. Ce « quelque chose », que nous voudrions préserver, est le fruit le meilleur de l’esprit humain, un fruit qui s’enracine dans ces dix principes.

Les dix principes universels constituent le fondement de la civilité, de la justice et de l’objectivité dans les cultures à travers le monde. Leur présence assure la possibilité de la civilisation humaine et leur absence (même leur absence partielle) ouvre la voie à la corruption, à la tromperie, à l’injustice et au déclin culturel. Trois principes concernent la vérité objectivement vérifiable, trois concernent l’éthique personnelle et la vertu, trois concernent la justice et les droits politiques et l’un concerne le développement de la grande culture.

Les principes de la raison

Principe 1 : Le principe d’explication complète (Socrate, Platon et Aristote)
La meilleure opinion ou théorie est celle qui explique le plus de données.

Principe 2 : Le principe de non-contradiction (Platon et Aristote)
Des opinions ou des théories valides ne doivent pas contenir de contradictions internes.
Formulation classique : un être réel ne peut pas à la fois être et n’être pas la même chose, sous le même rapport, au même endroit et en même temps.

Principe 3 : Le principe des preuves objectives (Platon et Aristote)
Les opinions non arbitraire ou les théories doivent être fondées sur des preuves vérifiables publiquement.

Les principes éthiques

Principe 4 : Le principe de non-malfaisance (Jésus, Moïse et les traditions religieuses dans le monde entier)
Évitez les méfaits inutiles ; si un dommage est inévitable, minimisez-le.
Règle d’Argent : Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent.

Principe 5 : Le principe de la fin cohérente avec les moyens (Augustin)
La fin ne justifie pas les moyens.

Principe 6 : Le principe du potentiel humain (Las Casas)
Chaque être humain (ou un groupe d’êtres humains) mérite d’être évalué selon le niveau de développement humain complet et non pas selon le niveau de développement atteint actuellement.

Les principes de justice et de droit naturel

Principe 7 : Le principe des droits naturels (Suarez, Locke, Jefferson et Paine)
Tous les êtres humains possèdent en eux-mêmes (en vertu de leur seule existence) les droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la propriété ; aucun gouvernement ne peut donner ces droits et aucun gouvernement ne peut les enlever.

Principe 8 : Le Principe du caractère fondamental des droits de l’homme (Suarez, Locke et Jefferson) >
Le droit le plus fondamental est celui qui est nécessaire à la possibilité des autres, quand il y a un conflit, nous devons le résoudre en faveur du droit le plus fondamental.

Principe 9 : Le principe des limites de la liberté (Locke et Montesquieu)
Une personne (ou un groupe) ne peut pas imposer de charges inutiles à d’autres personnes (ou groupes).

Le principe fondamental de l’identité personnelle et de la culture

Principe 10 : Le principe de bienfaisance (Jésus)
Viser une contribution optimale aux autres.
Règle d’or : Faites à autrui ce que vous voudriez qu’il fasse pour vous.

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