10 Principes Universels: une brève philosophie de la vie

Dix arguments en faveur du réalisme de la connaissance, de la loi naturelle et du respect de la vie humaine à tous ses stades de développement

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10 Principes Universels: une brève philosophie de la vie

Publié le 4 janvier 2012
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En dix principes universels, le père Spitzer présente les arguments en faveur du réalisme de la connaissance, de la loi naturelle et du respect de la vie humaine à tous ses stades de développement.

Par Damien Theillier

Le père Spitzer est un jésuite américain, philosophe de renommée mondiale et ancien président de l’Université Gonzaga (État de Washington).

En dix principes universels, il présente les arguments en faveur du réalisme de la connaissance, de la loi naturelle et du respect de la vie humaine à tous ses stades de développement. Si vous êtes à la recherche d’une défense traditionnelle thomiste de la dignité humaine et de la liberté individuelle, avec des arguments rationnels puissants, c’est un « must have » ! Un livre accessible à tous (avec un minimum d’anglais), facile à comprendre, très solide sur le plan logique et qui n’est pas réservé aux croyants.

Ten Universal Principles: A Brief Philosophy of the Life Issues, par le père Robert J. Spitzer, S.J., Ph.D.

Pour l’acheter en version numérique à 11 dollars : cliquez ici.

J’ai commencé à le traduire pour donner accès au plus grand nombre à cette perle rare. Voici l’introduction de l’ouvrage.

—-
L’évolution de la culture et de la civilisation a surgi à partir de l’élaboration de dix principes fondamentaux. Trois d’entre eux concernent la preuve et la vérité objective, trois d’entre eux concernent l’éthique, trois d’entre eux concernent la dignité et le traitement des êtres humains au sein de la société civile et l’un d’eux concerne l’identité personnelle et la culture. L’absence d’enseignement et de pratique de l’un quelconque de ces principes peut conduire à une sous-estimation de la dignité humaine, un déclin de la culture, une atteinte aux d’individus et même à des groupes d’individus, ainsi qu’une sous-estimation de nous-mêmes et de notre potentiel dans la vie. L’absence d’enseignement et de pratique de plusieurs de ces principes conduira très certainement à des abus généralisés et à un déclin général de la culture.

Cette vérité n’est pas affirmée de façon arbitraire ou sur la base d’un argument que l’on appelle la pente glissante, car l’histoire est tellement remplie d’exemples de ces échecs et de leurs conséquences qu’il serait totalement déraisonnable et irresponsable de ne pas en déduire sa validité. Nous avons tous entendu le mot attribué à Einstein, que « la folie, c’est de se comporter toujours de la même manière et de s’attendre à des résultats différents. » Notre objectif en présentant ce programme est d’abord et avant tout d’éviter une grande souffrance aux individus et aux communautés et ainsi d’empêcher ce genre de « folie » de se répéter dans notre histoire nationale et même internationale.

Un bref examen de ces principes donnera plus de crédibilité à notre conviction qu’ils constituent une garantie essentielle de la dignité humaine, du bien-être, et du vivre-ensemble. Certains pourraient dire que c’est le système juridique, la démocratie ou les tribunaux, qui sont les protecteurs réels des individus, de la culture et de la société. Mais comme cela deviendra évident par la suite, sans les dix principes, la démocratie pourrait manipuler les droits des êtres humains, les tribunaux pourraient légaliser toute forme d’indignité et de mal et les systèmes juridiques n’auraient rien sur quoi fonder leurs lois. Encore une fois, nous n’avons pas à chercher très loin pour voir ces abus dans l’histoire du monde avec ses tribunaux fantoches, la marginalisation arbitraire d’individus, la persécution de peuples, la justification de l’esclavage, la discrimination et la maltraitance. Les systèmes juridiques et les tribunaux sont des structures simples. Ils sont conçus pour mettre en pratique quelque chose qui les dépasse. Ce « quelque chose », que nous voudrions préserver, est le fruit le meilleur de l’esprit humain, un fruit qui s’enracine dans ces dix principes.

Les dix principes universels constituent le fondement de la civilité, de la justice et de l’objectivité dans les cultures à travers le monde. Leur présence assure la possibilité de la civilisation humaine et leur absence (même leur absence partielle) ouvre la voie à la corruption, à la tromperie, à l’injustice et au déclin culturel. Trois principes concernent la vérité objectivement vérifiable, trois concernent l’éthique personnelle et la vertu, trois concernent la justice et les droits politiques et l’un concerne le développement de la grande culture.

Les principes de la raison

Principe 1 : Le principe d’explication complète (Socrate, Platon et Aristote)
La meilleure opinion ou théorie est celle qui explique le plus de données.

Principe 2 : Le principe de non-contradiction (Platon et Aristote)
Des opinions ou des théories valides ne doivent pas contenir de contradictions internes.
Formulation classique : un être réel ne peut pas à la fois être et n’être pas la même chose, sous le même rapport, au même endroit et en même temps.

Principe 3 : Le principe des preuves objectives (Platon et Aristote)
Les opinions non arbitraire ou les théories doivent être fondées sur des preuves vérifiables publiquement.

Les principes éthiques

Principe 4 : Le principe de non-malfaisance (Jésus, Moïse et les traditions religieuses dans le monde entier)
Évitez les méfaits inutiles ; si un dommage est inévitable, minimisez-le.
Règle d’Argent : Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent.

Principe 5 : Le principe de la fin cohérente avec les moyens (Augustin)
La fin ne justifie pas les moyens.

Principe 6 : Le principe du potentiel humain (Las Casas)
Chaque être humain (ou un groupe d’êtres humains) mérite d’être évalué selon le niveau de développement humain complet et non pas selon le niveau de développement atteint actuellement.

Les principes de justice et de droit naturel

Principe 7 : Le principe des droits naturels (Suarez, Locke, Jefferson et Paine)
Tous les êtres humains possèdent en eux-mêmes (en vertu de leur seule existence) les droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la propriété ; aucun gouvernement ne peut donner ces droits et aucun gouvernement ne peut les enlever.

Principe 8 : Le Principe du caractère fondamental des droits de l’homme (Suarez, Locke et Jefferson) >
Le droit le plus fondamental est celui qui est nécessaire à la possibilité des autres, quand il y a un conflit, nous devons le résoudre en faveur du droit le plus fondamental.

Principe 9 : Le principe des limites de la liberté (Locke et Montesquieu)
Une personne (ou un groupe) ne peut pas imposer de charges inutiles à d’autres personnes (ou groupes).

Le principe fondamental de l’identité personnelle et de la culture

Principe 10 : Le principe de bienfaisance (Jésus)
Viser une contribution optimale aux autres.
Règle d’or : Faites à autrui ce que vous voudriez qu’il fasse pour vous.

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Sur le web

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  • Pour donner encore plus de poids à ces principes, je citerai Bastiat, qui a dit : « il n’y de puissance que dans les principes »

  • « Règle d’Argent : Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent.
    Règle d’or : Faites à autrui ce que vous voudriez qu’il fasse pour vous. »

    Je n’aime pas ces principes qui remettent en cause le jugement, subjectif par nature selon moi, de chaque individu. Ces deux principes s’appliqueraient sans problème dans le cas où nous serions tous pareils, où nous aurions tous les mêmes envies, besoins et buts. Mais est-ce le cas ? Nous sommes tous différents, voire singuliers, et je crois qu’il faut le prendre en compte.

    Je suis masochiste, j’aime me faire battre. Dois-je donc pour autant battre autrui, et respecter ce précepte chrétien?

  • -La meilleure opinion ou théorie est celle qui explique le plus de données.

    Il faut rajouter «le plus simplement» après «données».

    Autrement, liberté n’est pas précis ici; est-ce la circulation, la pensée, l’expression des opinions, autre ?

  • Principe n°2 :
    Tout d’abord, qu’entend l’auteur par « être réel » ? S’agit-il d’un être humain ? Ou peut-il s’agir de tout en dehors du néant ?
    Et je donne un exemple : il existe de nombreuses personnes hermaphrodites réelles à travers le monde. Donc, nous pouvons dire de ses personnes qu’elles sont sous le même rapport, au même endroit et au même moment un homme, mais aussi une femme. Si cela, ce n’est pas une contradiction, je veux bien que l’on me l’explique…

    Principe n°5 :
    Dans une vision communiste, je peux comprendre ce principe. Mais étant libéral, et ayant pour principe que l’individu prime sur la communauté, alors je pense que la survie de l’individu comme fin en soi, justifie de prendre toutes mesures adéquates à cet effet.

    Principe n°7 :
    De l’observation, découle la pensée. De la pensée, découle le verbe.
    Notre perception du réel est contraint par nos outils imparfaits que constituent nos attributs sensoriels (vision, ouïe, touché, goût, odorat).
    Il n’y a pas eu de révision de notre système de pensée depuis les Grecs anciens, alors que 3000 ans se sont écoulés avec les progrès scientifiques que nous connaissons.
    Et notre langage n’a pas connu non plus de transformations structurelles liées à ces progrès scientifiques.
    Ce qui fait qu’entre la réalité des faits et ce que nous décrivons, il y a aujourd’hui une transformation du type « téléphone arabe » qui s’opère que nous le voulions ou pas.
    Exemple : parler de « droit naturel » est une erreur sémantique. Nous pouvons parler des droits de l’homme ou d’un « droit humain ». Mais le droit n’existe pas dans la nature, où nous observons que le fort élimine ou prend systématiquement la place du faible (Darwin).

    • Principe n 5

      Les moyens employés doivent aussi être soumis à un examen éthique, et si ceux ci sont contraires aux droits, ils ne doivent pas être employés.
      , même si la fin recherchée pourrait être considérée comme bonne.

      Principe n 7

      Nous avons déjà eu ce genre de discussion et nous nous sommes trouvé en profond désaccord.

      Mais ce qui me surprend c’est votre affirmation comme quoi notre système de pensée n’aurait pas eu de révision depuis les Grecs anciens, ce qui vraiment très surprenant.

      Car votre discours sur la perception des faits est celui qui est majoritaire, « mainstream », preuve en est vous le tenez aussi, et ce discours relativiste est justement ce qui empêche une définition objective du droit et est à l’origine de nombres de nos maux.

      Justement durant ce dernier siècle il s’est produit cette révision, où de nombreux intellectuels sont entrés en rupture avec le mode de pensée de certains Grecs, et ont commencé à affirmer des inanités tel que « tout n’est qu’une illusion » ou « rien n’est vrai ».

      • @Kafka

        Et qui doit faire l’examen « éthique » (laquelle ?), quelle autorité ? Les moyens employés seraient contraires auxquels droits ? Le droit civil ?

        Le système de pensée de la raison auquel se réfère l’auteur des 10 principes est largement inspiré par les grecs anciens, non ?
        Et oui, nous sommes en profond désaccord.
        Le discours relativiste, comme vous l’appelez, n’a toujours pas lieu dans la société autrement qu’au travers de quelques livres. Nous sommes toujours sous le règne du : vrai ou faux, chaud ou froid, jour ou nuit, bien ou mal, les bons ou les méchants, etc… Bref, un système bivalent « soit-soit » que l’on retrouve à des niveaux d’abstraction beaucoup plus élevés : les matérialistes ou les idéalistes, les capitalistes ou les communistes, les démocrates ou les républicains, etc…
        Voyez vous-même, vous parlez de « une » définition objective du droit. Ce qui voudrait dire qu’il y en a plusieurs possibles et qu’elles ont pu exister avant le discours relativiste…
        Je le répète, vous ne pouvez pas affirmer que nous sommes capables de tout voir, tout percevoir, tout comprendre, connaître toutes les implications de nos perceptions, etc…
        Ce qui ne veut pas dire que « rien n’est vrai ». La réalité existe, mais elle est liée à celui qui l’observe. C’est pour cette raison qu’elle est relative.

        • D’après votre mode de pensée je ne dois pas tenir compte de ce que vous venez dire puisque ça ne pourrait pas être vrai, voire faux, ou un des deux, ou rien.

          D’ailleurs vous vous contredisez, puisqu’actuellement, sur ce site, par l’entremise des commentaires, nous débattons pour savoir si ce que moi je dis est « vrai » ou »faux » ou ce que vous vous dites est « vrai » ou « faux ».

          C’est d’ailleurs la définition même d’un axiome.

          Je reprendrais les mots de Rothbard « Or si quelqu’un ne peut pas affirmer une proposition sans employer son contraire, il n’est pas seulement pris dans une inextricable contradiction : il concède à ce contraire le statut d’un axiome « 

          • Mon système de pensée (si j’en ai un) et par extension de langage est facile à comprendre, mais difficile à expliquer.
            Dans notre discussion, il est question des perceptions humaines et de leur verbalisation. J’ai expliqué et vous ne m’avez pas repris, que les outils dont disposent les humains pour percevoir toutes choses sont loin d’être parfaits (ex : nous ne voyons pas tout le spectre de la lumière, pas les infrarouges et pas les ultraviolets, pourtant ils sont là). Notre langage, un autre outil à notre disposition, n’est pas non plus optimal pour rendre compte de la réalité des faits. Les mots que nous utilisons sont des symboles de ce que nous décrivons, mais ils ne sont PAS ce que nous décrivons.
            Je ne me positionne donc pas dans une logique où l’un aurait raison et l’autre tort. Ce que je dis est différent. Nos outils sensoriels sont dépendants de nous-mêmes et sont influencés par notre éducation, notre passé, nos connaissances, nos désirs, nos sentiments, etc…
            Quand nous parlons à propos de nos perceptions, nous ne faisons que verbaliser nos propres évaluations de la réalité, et il me semble nécessaire d’avoir la conscience d’abstraire pour relativiser notre discours (ex : un Occidental verra un crucifix là où un Indien d’Amazonie ne verra que deux bouts de bois attaché l’un à l’autre).
            Si nous voyons la vie en termes de « vrai » ou « faux », de « bien » ou « mal », etc… alors nous postulons des vérités intangibles et devons nous ranger dans un camp ou dans l’autre. Nous sommes condamner à l’affrontement, au lieu d’échanger des points de vue.

  • @Abitbol

    J’ai parfaitement compris votre système de pensée,( et vous en avez un car affirmez ne pas avoir un système de pensée c’est en avoir un), ce qui me surprend c’est que vous vous imaginez qu’il est minoritaire alors que c’est tout le contraire.

    En rien échanger des avis ou des points de vue n’empêche la recherche de la vérité, au contraire, c’est bien par le débat et la discussion que l’on y arrive.

    En effet notre perception du réel est différente pour chacun, et nos expériences diverses et variées, et j’ai longtemps pensé comme vous, que l’on ne pouvait pas affirmer de vérité, qu’il ne fallait pas chercher à faire la part entre le vrai du le faux, sinon ce serait la guerre. Nous sommes les esclaves de nos perceptions.

    Mais voilà par l’entremise de sites tels que Contrepoints et consort , j’ai pu faire la connaissance d’auteurs comme Rothbard, Ayn Rand, ou Hoppe, qui ont pris soin méticuleux a démantelé ce discours relativiste (et à contre-courant de la pensée à la mode) et démontré qu’ils existent des vérités universels, qui naissent de notre expérience du monde, et qui sont axiomatiques. Il n ‘y nullement besoin d’expérience de laboratoire, hypothetico déductive comme en physique, pour les démontrer. Un simple raisonnement logique suffit.

    Par exemple : von Mises, économiste Autrichien, fait reposer toute sa philosophie économique sur l’axiome de l’action humaine : l’homme agit, c’est à dire qu’il poursuit des fins, il dispose d’intentions, conscientes ou inconscientes, ce qui implique la notion de choix, entre une variété de moyens et des différentes fins. Tenter de le nier, c’est ce contredire, car cela nécessite d’agir, c’est à dire d’agir pour démontrer que l’homme n’agit pas…c’est axiomatique.

    Par contre la nature des fins et des moyens employés ne relèvent plus de l’économie, mais de la sociologie, de l’ethnologie ou de la
    psychologie, qui elles sont réfutables.

    Il y a donc des vérités universelles, qui sont perçus par nos sens, qui naissent de notre expérience du réel, déduite par un simple raisonnement et commune à tout le monde.

    SI vous voulez en savoir je vous invite à lire par exemple le texte de Rothbard intitulé les Oripeaux de la Science, https://docs.google.com/Doc?docid=0AevnAZEI5La7ZGMybThwNjJfNDMwaHJ0dDg0MzQ&hl=en_US.

    • J’ai dû mal m’exprimer et depuis le départ vous croyez que je postule d’un monde sans vérité aucune. Ce n’est pas cela.
      Pas besoin de convoquer Von Mises pour faire une démonstration de la vérité. Les mathématiciens depuis longtemps ont formé un langage qui ordonne et structure notre pensée et la traduise de façon efficace depuis les chiffres arabes.
      « Il y a donc des vérités universelles »
      Et voilà où je veux en venir, c’est le passage de la pensée au langage qui pose problème. Le fait que vous affirmiez qu’il y a des « vérités universelles » postule du fait que vous avez une connaissance exhaustive et parfaite de tout l’Univers. Vous accolez deux mots, deux symboles, dont l’un est une pure abstraction humaine (vérité) que vous associez à un autre mot/symbole (univers) lequel pour être défini, vous en conviendrez, devrait l’être par dieu lui-même s’il existe.
      Quand vous convoquez le mot « vérité », ce mot est-il un symbole ou une carte de ce qu’il est censé représenter, ou est-ce l’objet lui-même ? Non bien sûr, ce n’est pas l’objet en lui-même.
      Ces mots ne sont que des mots, s’il en était autrement, en les lisant j’embrasserais toutes les vérités de tout l’univers et alors je vous serais infiniment reconnaissant.
      Si dans vos conversations, vous signifiez intérieurement à vous-même et extérieurement à vos interlocuteurs, que vous avez la conscience d’abstraire en employant des précautions verbales, alors vous laissez vraiment la place la place à un échange de point de vue.
      « Il y a donc des vérités universelles » peut devenir (par exemple) « Selon mon opinion, il est possible de dégager quelques vérités qui sont admises et reconnues par un grand nombre d’hommes de cette terre, comme par exemple… etc.

      • Au moins on commence à se rapprocher dans nos idées.

        Là où je diverge avec vous (et oui encore une fois :P) est que le mot, le terme de vérité, n’est pas une pure abstraction humaine, le concept a certes été créé par l’esprit humain, mais il est le fruit de notre expérience du réel.

        Il est considéré comme abstrait (mais tous les mots sont une abstraction du réel, du moins au départ), car il recouvre un immense champ de la pensée humaine et du réel, et il n’en reste pas moins lié au monde sensible. Il a aussi une portée éthique et morale.

        Et par universel, quand je l’associe à vérité, c’est en fait redondant quelques parts, je pourrais employer le terme d’axiome, de présupposé logique. Je ne fais que renforcer le caractère ubiquitaire du concept.

        Il est donc possible lors d’une conversation d’affirmer l’existence de vérité universelle, sans prétendre à l’omniscience, mais uniquement par déduction logique et purement verbale. Cela peut paraître arrogant, mais ses vérités sont souvent des évidences, au caractère quasi tautalogique. (j’existe, les choses ont une nature, etc….).

        Il faut bien admettre que ces propositions n’ont plus rien d’une opinion, au sens familier du terme, comme le fait que j’aime plus le rouge que le noir, ou que de commenter les faits et gestes de tels illustres personnage historique.

        En citant mon expérience personnelle, la plupart des gens sont hostiles à ce genre de raisonnement. Affirmer qu’il existe des vérités universelles, des axiomes, est devenu chose grossière, présomptueuse et absolutiste. Ca n’est plus à la mode.

        Mais si vous êtes intéressé par le langage et son rapport au réel, un texte d’Ayn rand (je sais je vous renvoi à un autre lien, mais elle sait mieux expliquer les choses que moi) est vraiment très intéressant à lire. https://docs.google.com/document/d/1Bb9UtmCr4GH70kPxd5TB6tWruS54UbuwaFNLL4eVNIM/edit

        Dans tous les cas c’est un réel plaisir de débattre avec vous.

        • Je résume, la « vérité » n’est pas une pure abstraction humaine, pourtant vous reconnaissez que c’est un concept créé par l’esprit humain, mais en même temps il est le fruit de notre expérience (là où vous devriez dire VOTRE expérience car elle est différente de la mienne et de celle des autres vivants) du réel (ou de ce que VOUS évaluez comme étant VOTRE perception du réel; la réalité des faits étant bien plus complexe et complète que celle que nos outils sensoriels nous permettent d’entrevoir) Ex: un iceberg dont nous ne voyons que quelques % à la surface, ou une pomme dont ne ne voyons pas la structure nucléaire en interaction permanente avec son environnement, etc.
          Ce faisant, en parlant de NOTRE expérience, vous postulez connaître tous les hommes (et femmes), ainsi que le champ complet de leur expérience. Je suis désolé, mais il me semble difficile que votre observation puisse permettre une telle chose.
          Ensuite, vous postulez que pour chaque mot, il existe aussi une portée « éthique » et « morale ». C’est à dire que sur une abstraction (vérité) qui dépend d’autant de paramètres personnels qu’il y a de personne, vous chargez le fardeau immense de deux autres abstractions toutes aussi complexes et sujettes aux mêmes différences de perceptions, etc… Voyez-vous où je veux en venir ?

          • Je vous le concède la discussion est très abstraite.

            Mais l’expérience que nous vivons à pour même substrat la réalité qui elle est unique et commune à tous.

            Je vois très bien où vous voulez en venir, mais comme je vous l’avais déjà indiqué dans un autre article vous utilisez la méthode hypothetico-déductive, celle des sciences physiques ou naturelles, à un domaine ou elle ne peut s’appliquer : l’économie ou la morale, qui concerne les actions humaines.

            Dans ces deux dernières disciplines, ont déduit les axiomes fondamentaux uniquement par notre expérience intérieure, notre conscience, elle donne lieu à des vérités axiomatiques, dont on peut prouver la validité par la logique, logique qui est commune à tous les hommes, sans quoi nous ne pourrions pas communiquer.

            Quand je parle de logique, c’est par exemple le principe de non contradiction, que même l’Indien d’Amazonie comprendrait.

            D’ailleurs vous me rétorquez que je prétends connaître toutes les expériences des autres hommes qui peuple notre monde du réel, ce qui est selon vous impossible. Mais votre assertion porte en elle une contradiction, puisque vous prétendez aussi connaître les expériences de tous les hommes en les affirmant différente de la votre (ou du la mienne) et entre elles.

            C’est bien un axiome, une vérité universelle, toute personne à une expérience du réel (je sais c’est ultra-abstrait :P). Et pourtant nous ne sommes pas à leur place.

            En conséquence il est possible d’affirmer des vérités irréfutables sur le réel et entendable par tous, uniquement par le raisonnement cohérent, sans passer par l’expérience de laboratoire (mais nécessaire à celle-ci), qui seraient un peu comme les fameux jugement synthétiques et à priori de Kant.

            En tout cas merci encore de vous donner la peine de me répondre, beaucoup aurait jeté l’éponge 🙂

  • Très bien, si vous avez décider qu’une méthode hypothetico-déductive ne pouvait pas s’appliquer à l’économie et la morale, il va falloir m’expliquer pourquoi.
    D’ailleurs, vous affirmez que LES axiomes fondamentaux (lesquels ?) sont déduits par notre expérioence intérieure, mais justement notre expérience intérieure n’est-elle pas fonction de notre perception ? Notre conscience serait-elle détachée de notre être ?
    Le principe de non contradiction ne marche pas à tous les coups, j’en ai déjà fait la démonstration plus haut.
    Pour ce qui est de la connaissance de l’expérience de tous les hommes, elle est évidemment différente chez tous les êtres humains, c’est un point de logique qu’il n’est pas possible de contester. Et ce n’est pas une contradiction puisque moi je ne prétends pas les connaître. C’est seulement que je n’identifie pas, contrairement à vous.
    Et vous parlez encore de « vérité universelle » là où nous pouvons seulement affirmer qu’il s’agit d’une « vérité humaine ». Vous identifiez l’Univers à la connaissance humaine, ce qui n’est pas conforme aux faits.
    Pour finir, je conviens que toute personne peut affirmer des vérités irréfutables sur le réel, cela donnera une somme de « vérités irréfutables » qui ne seront en aucun cas LA vérité irréfutable.

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