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Qui est Ron Paul?

Publié le 4 janvier 2012
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À l’occasion du coup d’envoi en Iowa des primaires Républicaines, Contrepoints propose un portrait de Ron Paul, le candidat libertarien, méconnu des médias français.

Ron Paul, né le 20 août 1935, est un homme politique américain, membre du Parti républicain. De profession gynécologue obstétricien, il habite la région de Houston au Texas. Il est élu à dix reprises à la chambre des représentants pour l’État du Texas. En 1988, il est candidat à la présidence des États-Unis pour le Parti Libertarien où il obtient un peu plus de 400.000 voix.

Républicain libertarien, il est indépendant et très isolé dans son propre camp. Sous les mandats de George W. Bush, il a ainsi voté contre les propositions de lois républicaines sur l’augmentation des dépenses militaires ou le Patriot Act, a appelé à un retrait rapide des troupes américaines d’Irak et à une réduction des pouvoirs de la Réserve fédérale.

Selon une étude du journal New American paru en 2006, c’est le plus libéral de tous les membres de la chambre des représentants et du Sénat.

En 2007, il a annoncé son intention de briguer l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle. Il ne l’a cependant pas obtenu, malgré une primaire pendant laquelle il a levé des montants très importants auprès de plusieurs dizaines de milliers d’électeurs.

Pour lui, le gouvernement fédéral devrait s’en tenir aux devoirs spécifiés dans la Constitution. Il vote contre toutes les lois qui selon lui violent la constitution américaine. Il n’a jamais voté pour augmenter les impôts, ou les revenus des membres de la Chambre des Représentants. Il refuse de bénéficier du système de pension du Congrès. Il a toujours voté contre le « USA Patriot Act », le « Military Commissions Act of 2006, et la Guerre en Irak.

Son fils Rand Paul est lui aussi libertarien et candidat à l’investiture républicaine pour l’élection sénatoriale dans le Kentucky en 2010.

Les principes d’une société libre

Dans son livre Liberty Defined (2011), Ron Paul définit les dix principes d’une société libre (traduction Jacques Peter pour l’Institut Coppet) :

  1. Les droits appartiennent aux individus, pas à des groupes ; ils découlent de notre nature et ne peuvent être ni accordés ni supprimés par le gouvernement.
  2. Toutes les associations pacifiques et volontaires de nature économique ou sociale sont autorisées ; le consentement est la base de l’ordre économique et social.
  3. Tout bien justement acquis est la propriété privée d’individus ou de groupes volontairement constitués, et cette propriété ne peut être arbitrairement supprimée par les gouvernements.
  4. Le gouvernement ne peut redistribuer les avoirs privés ni consentir des privilèges particuliers à tout individu ou groupe.
  5. Les individus sont responsables de leurs actes ; le gouvernement ne peut et ne doit pas nous protéger de nous-mêmes.
  6. Le gouvernement ne doit pas s’arroger de monopole sur l’argent d’un peuple et il ne doit jamais s’adonner à la fausse monnaie, même au nom de la stabilité macroéconomique.
  7. Les guerres d’agression, même si elles sont qualifiées de préventives, et même si elles ne concernent que des relations commerciales, sont interdites.
  8. Le pouvoir législatif du jury, c’est à dire le droit des jurés de juger la loi aussi bien que les faits, est un droit du peuple et la norme des tribunaux.
  9. Toutes formes de servitude involontaire sont interdites, pas seulement l’esclavage mais aussi la conscription, l’association forcée et la distribution imposée de subsides.
  10. Le gouvernement doit respecter la loi qu’il demande aux autres de respecter et par conséquent il ne doit jamais faire usage de la force pour inciter à des comportements, manipuler des arrangements sociaux, gérer l’économie, ou dire à d’autres pays comment ils devraient se comporter.

Abolir la Fed

End the Fed (abolir la Réserve Fédérale) est un des mots d’ordre de Ron Paul, c’est également le titre d’un livre-témoignage qu’il a publié en 2009. Il y déclare notamment :

L’industrie bancaire a toujours eu des problèmes avec l’idée d’un marché libre pouvant entraîner tant des gains que des pertes. Elle aime bien les premiers mais les dernières posent problème, et c’est la raison de la tendance constante, dans l’histoire américaine, à la centralisation monétaire et bancaire, ce qui profite non seulement aux plus grandes banques, qui ont le plus à perdre avec un système monétaire sain, mais aussi au gouvernement, qui peut utiliser un système élastique comme source alternative de revenus. La coalition entre gouvernement et grandes banques est l’épine dorsale de la centralisation de la monnaie et du crédit.

Voyez le cas de l’URSS : à ma connaissance, il n’y a jamais eu de faillite d’entreprise sous le système soviétique, mais la société n’a fait que s’appauvrir. Appliquez le système soviétique à l’industrie bancaire, et vous obtenez la Fed.

 

Ron Paul, qui est de longue date partisan de l’étalon-or, et le promoteur d’un projet de loi (bill H.R.1207) qui vise à faire auditer la Fed par le Congrès, explique la nocivité ainsi que l’inconstitutionnalité de la Fed, qui travaille contre l’intérêt du peuple américain en gonflant les masses monétaires à un rythme comparable « à celui de la république de Weimar ou du Zimbabwe ». Il rappelle le rôle historique de l’inflation et de la dévaluation de la monnaie dans le financement des guerres et dans la taille disproportionnée atteinte aujourd’hui par le gouvernement fédéral. Ron Paul fustige l’opportunisme et l’inaction des autres membres du Congrès, qui supportent le système tel qu’il est actuellement parce qu’ils tirent les bénéfices politiques de l’irresponsabilité de la Fed.

—-
Extrait de wikiberal, l’encyclopédie libérale en ligne développée par liberaux.org

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  • Sur la FED encore une fois, je comprend la critique et ses arguments me semblent bons. Je ne vois pas en quoi un retour à l’étalon or changera quelque chose. Ce système a déjà été appliqué au dollar et il a failli au point où il a du être abrogé. Pourquoi serait-il plus efficace aujourd’hui ?

    • L’étalon d’or fonctionnait très bien avant la première guerre, ce sont les dépenses de guerre qui font abandonner l’étalon.

      Bretton Wood aurait pu continuer si Johnson avait continué les politiques de baisse des dépenses plutôt que de financer la guerre du Vietnam par la planche à billets.

      Et Nixon aurait pu tout simplement déprécier le dollar au lieu de le désindexer afin d’empêcher les fuites d’or liées aux politiques de planche à billets d’une monnaie convertible.

      • L’étalon-or est tout aussi problématique qu’une monnaie monopole, et encore ajoute-t-il des problèmes spécifiques insolubles, mais ne contribue en rien à résoudre la cause historique de toutes les crises économiques : l’interventionnisme de l’Etat qui encourage l’excès de dettes. Seule la concurrence des monnaies privées permet d’apporter une réponse cohérente et durable à ce problème fondamental.

  • L’etalon or limite la creation de monnaie dans une certaine mesure car si on imprime tres vite et tres fort (comme aujourd’hui) certains vont aussitot convertir leur argent en or et le systeme de convertibilité tombe aussitot s’il n’y a que des reserves fracitonnaires d’or. Mais en definitive l’Etat dévalue, la monnaie perd de la valeur et on arrive au meme resultat qu’avec la monnaie papier.

    Donc moi aussi je pense que l’étalon or n’est pas une vraie solution sauf si il y a exactement autant d’or que de promesse d’or (de monnaie). Mais ça pose à mon avis des petits problemes de souplesse.

    Un peu d’inflation (un peu = 1% environ) permet de faire circuler la monnaie. Et c’est difficile à mettre en oeuvre sans creation papier. De plus l’or n’est pas d’une stabilité à toute épreuve. Ca n’empeche pas les bulles (bulle de la tulipe en Hollande, immobilier en France au 19e) ni l’inflation (or espagnol au 16 et 17e), ni naturellement la déflation de part la rareté naturelle de l’or.

    Quelque soit le moyen (étalon, papier, …) ce qui compte est une regulation stricte et independante de la monnaie en evitant les « mesures non-conventionnelles ».

    Que sont les « mesures non-conventionnelles » en réalité ? C’est une action qui a un caractère politique, dérégulatoire.
    ex : taux anormalement bas, ratios élevés, QE, …

    Les banques centrales devraient mettre les gouvernements devant leur responsabilité et agir ainsi :
    – jamais de mesure exceptionnelle
    – prevenir la population des dangers (surrendettement etatique, etc..)
    – prevenir le gouvernement que sa politique sera intangible
    Cela les contraindraient à lever l’impot quand ils mettent en place une politique dispencieuse plutot que de faire porter la facture aux gouvernement et generations suivantes

    • précision :
      Cela les (les gouvernements) contraindraient …

      • cela les contraindrait surtout (sujet singulier!)
        et je pense qu’on parle d’une politique intenable plus que intangible (qui signifie qu’on ne peut pas toucher, saisir, percevoir, quasi synonyme de insaisissable)

    • « Un peu d’inflation (un peu = 1% environ) permet de faire circuler la monnaie. »

      Ce qui revient à considérer que le marché est naturellement en état de sous-consommation globale. Il ne s’agit là que de pousser les gens à dépenser plutôt que d’épargner, et on voit où ce genre de politique peut mener.

      En plus, il s’agit d’une action politique, retirant le caractère politiquement neutre de la banque centrale. Le job d’une banque centrale doit être de garantir la stabilité de la monnaie.

      Le principe d’une monnaie est de transporter dans le temps la valeur du travail accompli, du bien vendu contre celle-ci, pas d’inciter à dépenser par la perte de cette valeur.

      • « En plus, il s’agit d’une action politique, retirant le caractère politiquement neutre de la banque centrale »

        > vous avez raison

        Alors je m’explique :
        Un peu d’inflation permet d’éliminer avec du temps les tésaurisations inactives, par perte de valeur.
        L’inflation pousse donc les gens à placer l’argent. Il est donc remis dans l’economie.
        A mon sens c’est important qu’il soit remis dans l’economie, car sinon il dort dans un coin et entraine temporairement de la déflation (puisque retrait de la masse monétaire de l’économie, temporairement) , avec un effet d’entrainement : plus il y a de déflation plus on est tenté de démobiliser ses réserves et les sortir elles aussi de l’économie, ce qui crée le contraire d’une bulle . Jusqu’à ce qu’un evenement survienne, et c’est le phénomène inverse qui se produit : l’inflation des prix avec le retour de ces fonds dans l’économie.

        J’ai bien conscience que l’economie est naturellement faite de pic et de creux, de croissance et decroissance, de déflation et d’inflation. Je crois qu’un peu d’inflation permet de lisser un peu, évitant ainsi des chocs brutaux humainement difficiles à encaisser.

        • Mais vous avez raison : il s’agit bien d’une action politique.

          Alors peut-être fadrait-il confier ce role au gouvernement qui dans une marge donnée aurait la possibilité de se faire remettre par la banque centrale de la monnaie imprimée. Ce ne serait rien d’autre qu’un impot sur le capital émanant d’un organe politique.

  • Salut, moi, c’est Mr Tobin aka La chute du baron Von Mises aka Alex aka non aux combines aka sortez de votre secte aka investisseur aka Glass Steagall act aka Roosevelt aka Walter Benjamin aka Hayes2012 aka indigné aka walter99 aka troll baveux aka Trou Du Cul, aussi.

    Votre page est sauvegardée pour que vous ne puissiez pas nier vos opinions dans quelques mois ,et pour valoir ce que de droit en justice

    Surtout, n’oubliez pas de mentionner qu’on vous aura traité de Trou Du Cul lorsqu’on y sera, hein.

  • Je veux vous aider. Je sais que la compréhension du langage est un exercice intellectuel hautement complexe. Que ne comprenez-vous pas dans la phrase : « nous n’avons jamais refusé de soigner quelqu’un ». Je réalise que ce sont des mots difficiles. Dites moi.

  • Le nouvel économiste
    19 novembre 2013 at 15 h 12 min

    Très bel article de Ron Paul sur les quantitative easing : « QE est un exemple flagrant de
    capitalisme de copinage ! »
    extrait :

    Jeudi dernier, le Comité sénatorial des banques a tenu une audience sur la nomination de Janet Yellen comme présidente du conseil. Comme prévu, Mme Yellen a indiqué qu’elle continuerait le «quantitative easing» de la Fed (QE) , en dépit de l’échec du QE pour améliorer l’état de l’économie. Par une étrange coïncidence, deux jours avant l’audience de Yellen, Andrew Huszar, un fonctionnaire ex-Fed, s’est excusé publiquement au peuple américain pour son rôle dans QE. M. Huszar a appelé le QE « du plus grand renflouement de Wall Street de tous les temps. »

    suite
    http://www.limperialiste.com/economie/ron-paul-qe-est-un-exemple-flagrant-de-capitalisme-de-copinage/

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