Cliché du Socialisme : La complexité de la société justifie la régulation étatique

Il est important de dénoncer cette erreur souvent entendue parce qu’elle mène directement à la planification socialiste

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Cliché du Socialisme : La complexité de la société justifie la régulation étatique

Publié le 31 décembre 2011
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De toutes les erreurs intellectuelles du socialisme entendues en salle de classe comme au café du commerce, il n’y en a aucune qui ne peut pas être démontées. Il faut simplement s’y appliquer. « Clichés du socialisme » est une série de la Fondation pour l’Éducation Économique (FEE) qui cherche à aider ceux qui dénoncent ces erreurs et mettent l’accent sur les mérites de la liberté.

Par Leonard E. Read, Foundation for Economic Education.

Un responsable d’une université affirme dans un séminaire ceci : « Vos théories du libre marché, de la propriété privée et du gouvernement limité sont acceptables dans les conditions simples d’il y a un siècle ou plus, mais elles ne sont pas fonctionnelles dans l’économie complexe d’aujourd’hui. Plus la société devient complexe, plus nous avons besoin d’un contrôle étatique; cela me semble axiomatique. »

Il est important de dénoncer cette erreur souvent entendue, plausible et influente, parce qu’elle mène directement et logiquement à la planification socialiste. Un participant à ce séminaire a répondu de la façon suivante au Président d’université:

Complexité« Prenons la situation la plus simple possible : vous et moi. Ensuite, posons l’hypothèse que je suis aussi intelligent que n’importe lequel des Présidents des États-Unis qui vous avez connus. En gardant ces indications à l’esprit, pensez-vous honnêtement que je serais compétent pour exercer un contrôle sur ce que vous inventez, découvrez ou créez, les heures de travail dont vous avez besoin, le salaire que vous devez recevoir, les personnes avec qui vous devez vous associer et la nature de vos échanges? Mon incompétence n’est-elle pas d’ores et déjà pleinement démontrée dans la plus simple des situations sociales?

Maintenant, passons d’une situation simple à une société plus complexe – en étendant le cas à toute la population de ce séminaire. Me croyez-vous compétent pour exercer un contrôle coercitif de leurs actions créatives ? Ou bien observons une situation vraiment complexe – avec les 308 millions d’habitants de cette nation. Si je suggérais de m’occuper de la gestion de leur vie et de leur milliard d’échanges, vous me prendriez pour un fou. N’est-il pas évident qu’au fur et à mesure qu’une économie devient complexe, il devient certain que le contrôle étatique de l’effort productif exerce une influence inhibante? Clairement, plus l’économie est complexe, plus nous devons nous en remettre au processus miraculeux et autorégulé des hommes agissant librement. Aucun esprit singulier ou même la combinaison de plusieurs esprits ne peut seulement envisager, et encore moins contrôler, les innombrables échanges humains, pour ne rien dire des échanges complexes. »

Il est presque certain que le Président d’université ne reviendra jamais sur cette question.

—-

Lire aussi:

Cliché du socialisme: Taxons les riches pour aider les pauvres

Reproduit avec l’aimable autorisation de Lawrence W. Reed, Président de la FEE.
Traduction de l’anglais : JATW pour Contrepoints.

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  • Bonne argumentation.

  • L’État est une entreprise qui a réussit… dans le mauvais sens du terme : celui de l’obtention du monopôle. Il est d’ailleurs intéressant de constater que la beaucoup des attaques des libéraux contre l’État s’appliquent aussi bien à toutes les ,,trop grandes » entreprises.
    Peut-être y gagneriez-vous en ne traitants que des monopôles, quel qu’ils soient (État compris).

  • L’Etat n’est pas un monopole comme les autres. Un monopole naturel (gagné par l’échange volontaire, comme Microsoft l’a été en quelques sortes) est la motivation de beaucoup d’entreprises, qui n’auraient pas apporté autant de progrés s’il était trop attaqué. Le consommateur garde le choix de ne pas acheter les produits de ce monopole.

    Je ne connais pas de monopole naturel complet qui abuse totalement de sa position en augmentant les prix d’une ressource vitale pour l’homme. Si le cas se présentait, je pense qu’il serait très vite éradiqué (potentiellement par la force), car il serait une atteinte aux droits naturels des individus: il reviendrait à leur donner le choix entre le droit à la vie (si cette ressource est nécessaire à la survie) et le droit à la propriété (si le prix pratiqué est extrèmement élevé).

    Le monopole d’Etat n’est pas naturel, il est contraint par la loi, la seule alternative étant de quitter famille et amis et de quitter le pays en cas refus (quel choix!), ou de risquer la prison (si on refuse de payer ses impôts).

  • Il me semble qu’il y ait un autre paramètre déclaré et non combattu : le fait que l’économie et la société devienne plus complexe. Ah bon ? N’était-ce pas un des buts de la CE de simplifier cela ? En abolissant les frontières et les contrôles douaniers ? En instaurant une monnaie unique ? Dans mon pays (B), on peut créer une entreprise en 1/4 heure. Je l’ai fait. On peut maintenant déjà créer une asbl (Assoc 1901) par Internet, et bientôt des sociétés à capital ! Plus complexe ? Vraiment ? Où ça ?

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Par Lawrence Reed. Un article de The Foundation for Economic Education

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