La tentation suicidaire du centrisme

Les Bayrou, Morin et consorts sont les pires adversaires du libéralisme. Il est essentiel que les libéraux le disent et s’opposent à leurs projets de façon claire!

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La tentation suicidaire du centrisme

Publié le 27 décembre 2011
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La tentation suicidaire du centrisme

Certains libéraux ou partis se disant libéraux sont en train de gâcher une chance unique dans le contexte de crise actuel en se rapprochant du centre et de ses positions fédéralistes et pro-euro.

Ils sont en train de répéter le même type d’erreur qui les avait amenés à encenser la politique américaine des années 90, qui n’avait rien de libérale, mais qui était du keynésianisme indirect consistant à utiliser le système bancaire et financier pour créer de la croissance artificielle en gonflant une bulle de crédit géante. Ils y ont laissé évidemment une grande partie de leur crédibilité maintenant que cette bulle est en train d’imploser.

Aujourd’hui, ces « libéraux » — qui n’en sont pas à mon avis — se mettent à soutenir un système de monnaie unique en train d’imploser sous le poids de ses contradictions (comment peut-on croire que la Grèce et l’Allemagne puissent partager les mêmes standards associés à cette monnaie unique ?), et dont le maintien à flot entraîne des coûts exorbitants pour les États dont les finances sont encore à peu près viables.

Il faut être réaliste : la zone euro est déjà en faillite aujourd’hui.

L’euro et plus généralement le « rêve européen » étaient une création de phase euphorique de fin de bull market. L’optimisme extrême aidant, on voulait croire qu’il était possible d’amener la Grèce, le Portugal ou l’Italie du Sud au niveau de l’Allemagne et du Danemark à l’aide de quelques traités, de normes bureaucratiques et de subventions diverses. C’est évidemment l’inverse qui est en train de se produire, à savoir qu’en voulant mutualiser, on supprime toute concurrence stimulante entre pays européens, et les plus irresponsables contaminent les autres et les tirent vers le bas. Le grand marché baissier en train de s’installer depuis la fin 2007 détruira cette utopie, quelles que soient les gesticulations des dirigeants actuels.

Les libéraux français disposent aujourd’hui d’une opportunité historique, il leur suffit de s’opposer de façon claire au courant fédéraliste, à toute initiative visant à poursuivre la fuite en avant dans la dette, en particulier par l’extension à l’échelle européenne de la monétisation (eurobonds, rachats de dettes publiques par la BCE, FESF), à toute initiative visant à ajouter une couche de bureaucratie et de « super-étatisme » fédéral aux couches étatistes déjà en place.

Et de proposer à la place :

  • Une restructuration générale (faillite ordonnée proposée par exemple par Vincent Bénard), portant à la fois sur le système bancaire, et sur les dettes publiques des États les plus fragiles.
  • Un démantèlement de la zone euro, avec retour aux monnaies nationales, indispensable pour stopper l’hémorragie de la balance des paiements courants des pays européens les moins performants, et leur donner la possibilité d’entamer ensuite un nouveau cycle de croissance comparable à celui observé en Argentine après la restructuration de 2001-2002.

La crise en cours se chargera de toute façon de ce démantèlement.

Aux libéraux d’anticiper, de se montrer intelligents en proposant d’organiser ce démantèlement de façon ordonnée au lieu de se ridiculiser dans les années à venir auprès de l’opinion publique en s’associant à un « troupeau » de dirigeants fédéralistes qui fonce vers le précipice, dont les centristes sont les représentants « en pointe ».

Ron Paul aux États-Unis récolte aujourd’hui les fruits d’un positionnement clair et sans compromissions, et de son opposition au « système Fed ». Il sera certainement au moins en mesure d’avoir une influence importante sur les élections à venir en 2012, et plus la crise se développera, plus cette influence grandira.

Nos libéraux feraient bien de s’inspirer de cet exemple au lieu de soutenir des centristes qui sont aujourd’hui les plus ardents défenseurs de l’eurocratie, des banques centrales et des politiques « coordonnées » de monétisation et de fuite en avant dans la dette, donc de la mutualisation de l’irresponsabilité.

Les Bayrou, Morin et consorts sont pour moi les pires adversaires du libéralisme. Il est à mon avis essentiel que les libéraux le disent et s’opposent à leurs projets de façon claire !

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  • Tout à fait d’accord!

  • Là où on appelle les libérauxà devenir libertariens … C’est insidieux. les libéraux sont fédéralistes depuis toujours, et l’on prétendrait le contraire ? … Cela est vrai depuis Montesquieu et sa description des républiques fédératives, jusqu’à Tocqueville, puis Edmond Giscard d’Estaing et Maurice Allais.

    Quant à Ron Paul … confier nos idées à une girouette qui passe du propos raciste au tout laissez faire …. vous repasserez.

    Libéral oui … Libertarien, jamais. Rien à voir avec le centre ou pas.

    IL EST DONC ESSENTIEL QUE LES LIBÉRAUX S’ÉLÈVENET EN MASSE CONTRE LA SOLUTUON DU REPLI. Jamais cette voie ne fût libérale. Votre discours est souverainiste. C’est bien là le pire.

    • +1 avec Olivier !
      Je suis libéral, fédéraliste et pro européen, l’erreur a été de vouloir créer et généraliser l’euro sans passer par la case politique, une Europe fédérale aurait permis de créer une zone monétaire optimale; mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, les dégâts peuvent encore, et doivent être réparés.
      Et pour ma part le préfère fricoter avec des libéraux centristes fut ils faux (suivant vos critères), plutôt qu’avec des libéraux en réalité plus conservateurs que réellement libertariens
      Je ne vois pas l’intérêt d’importer ce libéralisme anglo saxon (bien loin des mentalités politiques des européens) et qui d’ailleurs, n’a jamais fait ses preuves, Même le soit disant libéral R.Reagan a plier sous les lobbies des fabricant d’armes et des militaires, idem pour la soit disant libérale M.Thatcher , la question Irlandaise et sa guéguerre des Malouines histoire de remonter dans l’estime des ses compatriotes…
      Ce libéralisme là on vous le laisse…

      • Que vous ne soyez pas d’accord avec l’article parce que vous préférez la technocratie bureaucratique du fédéralisme européen, ok.
        Mais merci d’éviter de prétendre que Loïc Abadie défend des positions conservatrices, c’est totalement ridicule.

        • L’Europe est technocratique faute d’être fédérale, et se sont en général les conservateurs et les jacobins qui rejettent le fédéralisme, tout comme ils rejettent le libéralisme sauf peut être en période électorale et qu’il faut gratter les fonds de tiroir.
          Pour le reste un des fondements de démocratie c’est le principe de subsidiarité, c’est exactement ce que défendent les fédéralistes, et je ne vois pas en quoi il y aurait incompatibilité avec les valeurs libérales.
          Pour le reste, je n’ai jamais prétendu l’auteur de l’article est un conservateur.

          • J’imagine que vous êtes donc favorable au gouvernement mondial, au nom du principe de subsidiarité?

          • Le principe de subsidiarité existe effectivement au niveau de la gouvernance mondiale depuis longtemps… Vous imaginez le bordel que ce serait si jamais une décision d’un gouvernement national pouvait changer les frontières ?

      • @ J.Charles :

        « Je suis libéral, fédéraliste et pro européen […] Je ne vois pas l’intérêt d’importer ce libéralisme anglo saxon (bien loin des mentalités politiques des européens) et qui d’ailleurs, n’a jamais fait ses preuves »
        Ne voyez-vous pas comme une contradiction dans ce que vous exprimez ? Par ailleurs, je ne vois pas de quel « libéralisme anglo-saxon » vous parlez : personnellement, je me réclame de l’école libérale française, de Cantillon, Condillac, Say, Dunoyer, Bastiat, Leroy-Beaulieu et de nombreux autres que, tout à l’adulation de votre Bayrou, vous semblez complètement ignorer.

    • Les libéraux, fédéralistes? C’est une blague j’espère! Précisément le libéralisme classique est indissociable de la démocratie, qui elle-même est indissociable de l’idée de Nation. Le fédéralisme européen est un délire constructiviste et ne peut en RIEN être libéral. Citer Tocqueville sur ce sujet est une insulte à l’intelligence. Être souverainiste ce n’est pas se replier sur soi, c’est tout simplement être démocrate.

      • On pourrait vous répliquer que le concept de Nation est à l’origine du jacobinisme et donc à l’origine de l’état centralisateur tout puissant.

        D’une manière ou d’une autre, le fédéralisme divisera toujours les libéraux. Dans le cas européens, certains voient le fédéralisme comme un couche d’état en plus et d’autre comme un moyen de supprimer les états…. Il s’agit plus d’une question d’échelle que de libéralisme.

        • Le jaconbinisme est un nationalisme latent. Reconnaître la validité du concept de nation c’est n’est pas nécessairement être nationaliste!

    • Non mais ho ? Ca va la tête ? Le nombre de fonctionnaires européens nécessaires pour gérer toutes l’union de presqu’une trentaine de pays est à peine la moitié du nombre de fonctionnaires de la ville de Paris ! Vous vivez vraiment dans un fantasme d’extremiste…

  • justement, toute la question; LL, est de savoir si la démocratie et la Nation sont synonyme, en cadre d’irresponsabilité des hommes politiques élus au niveau national, ou si la démocratie, comme en Suisse, doit d’exercer dans un echelon local (en France : la région), dans le cadre d’une Europe fédérale qui gérerait les fonctions strictement régaliennes.

    • Nation et démocratie ne sont pas synonymes, mais elles sont indissociables. Le terme de nation est assez polémique chez les libéraux, on peut aussi parler de peuple. Il n’y a pas de peuple européen, c’est un concept inconnu. Or une démocratie sans peuple est condamnée à l’illégitimité, elle n’est qu’une dissolution informe des souverainetés, une force centripète qui ne peut in fine qu’accroître les différends entre les pays. Les eurocrates l’ont bien compris d’ailleurs, c’est la raison pour laquelle ils s’efforcent par tous les moyens de se doter de symboles et institutions nationaux (drapeau, hymne, parlement, etc) dans l’espoir de créer artificiellement cette nation. Cette entreprise constructiviste est vaine, et en tous cas pas libérale pour deux sous, ni dans l’esprit, ni dans les moyens qu’elle nécessite pour sa mise en oeuvre.

      L’échelon auquel la démocratie doit s’exerce varie selon les spécificités nationales, les différentes cultures politique, etc. Ce qui fonctionne en Suisse n’est pas nécessairement ce qui fonctionne en France : ici, depuis la révolution, c’est l’Etat central et les communes qui font les politiques publiques. Les régions, qui sont venues s’intercaler entre les deux il y a une trentaine d’années, sont un échec patent : gabegie et clientélisme à tous les étages.

      • Peut-être, mais alors, la France aussi est une construction, n’est pas une nation, vu qu’il n’y a pas de peuple français, mais des peuples français.

        • La France est sans doute une construction, mais la légitimité du gouvernement parisien à régner sur l’ensemble du territoire français est sans commune mesure avec celle dont jouit Bruxelles. Je vois mal comment l’on pourrait nier l’existence d’un peuple français, sauf à nier l’existence même de tout peuple, ce qui serait absurde.

          D’autre part, même s’il n’existait pas de peuple français (ce qui est à mes yeux complètement faux), je ne vois pas comment cela justifierai l’existence d’un pouvoir fédéral européen.

          Qu’on se comprenne, j’emploie ici le temps peuple dans son sens faible, en tant que quasi-synonyme du mot nation.

  • L’Europe a toujours eu deux options : un zone de libre échange, option britannique tout à fait respectable, ou un avenir fédéral (Les Etats-Unis d’Europe de Jean Monnet). Seul votre manque d’imagination vous fait voir une addition de couches bureaucratiques dans le fédéralisme. Il constitue au contraire une formidable économie d’échelle en matière budgétaire, et n’interdit pas la concurrence fiscale comme le démontrent tous les jours tous les Etats de l’union des Etats-Unis d’Amérique.

    • Pour le moment, tout ce qu’on voit, c’est l’empilement administratif, comme en France : cantons, départements, régions, nation, et au niveau Européen maintenant. Il faut comprendre que les institutions européennes ne viennent en rien remplacer les institutions nationales, mais viennent s’y ajouter, à plusieurs niveaux. Alors pour ce qui est de voir une addition de couches, c’est simplement du bon sens et de l’observation la plus basique qui soit.

      On croule sous la bureaucratie en Europe.

    • Le libre échange n’est pas britannique, il est défendu ardamment par la longue et belle tradition libérale française.

      Quant à l’aurore du bel avenir fédéral, prenons un quart d’heure pour le comprendre, tel que l’explique si clairement un vrai entrepreneur innovateur (pas britannique, je précise pour les esprits confus):
      http://www.contrepoints.org/2011/12/26/62014-michael-oleary-le-patron-de-ryanair-dit-aux-eurocrates-ce-quil-pense-deux

    • En quoi les Etats-Unis d’Amérique sont-ils comparables avec l’Union Européenne? Un californien et un New-Yorkais se sentent avant tout américains, de même qu’un Picard et un Parisien se sentent avant tout français. L’équivalent de Washington, c’est Paris, pas Bruxelles.

  • tout le monde est d’accord avec ca, h16, et c’est bien pour ca que le federalisme propose 3 echelons : la commune, la région, Bruxelles.

    • « Le fédéralisme » ? Qui en l’occurence ? Je demande parce que je connais un pays fédéral à 50 Etats qui a les communes, les comtés, les Etats et le fédéral, donc il ne me parait pas évident que « le fédéralisme » signifie universellement 3 niveaux. Pouvez-vous clarifier ?

      En tout cas, en, en Europe, le fédéralisme aujourd’hui, c’est, pour les Français, communes, département, région, Paris, UE. Et l’UE pèse plus que vous le ne le pensez. Si on doit désormais incinérer tous les déchets, ou de plus en plus, c’est de l’UE que ça vient, pas de la démocratie. Les exemples abondent mais les ignorants qui nous « informent » ne voient même pas que ça vient de Bruxelles.

  • @ Nick de Cusa : le transport aérien est peut etre le meilleur exemple où, partant de monopoles nationaux (et légaux !), BXL a forcé les pays a autoriser la concurrence, dont Ryanair qui est allé la où personne n’allait, ou Easyjet ou Vueling, qui ont fait du Air Inter en mieux et moins cher.

    • @parisienlibéral:c’est pas un progrès.les ryan air et autres vendent des billets en dessous du prix coutant.leurs bénefices correspondent aux aides publiques lorsqu’ils s’installent dans tel ou tel aéroport.système absurde !bienvenue chez les shaddocks

  • Le problème du fédéralisme est: « de quel fédéralisme parle t on ». Si on parle d’un fédéralisme qui part de la base, « bottom up », où tout part de la cité et ou l’échelon N+1 ne gère que ce que l’échelon de base est d’accord pour lui voir gérer (modèle suisse, plus ou moins), alors c’est intéressant.

    Si c’est pour avoir une bureaucratie tentaculaire au niveau de Bruxelles qui veut tout gérer comme aujourd’hui, c’est invivable.

    Pour ce qui est de l’article de Loic, la question qui me vient à l’esprit est: « peut on rechercher un accord politique avec des centristes sans perdre son âme, si les termes de l’accord nous permettent de représenter nos idées ? »

    parce qu’aujourd’hui, les libéraux, en france, politiquement, c’est peanuts.

  • Le fédéralisme n’a rien d’opposé au libéralisme. Restreindre celui-ci à l’anti-UE serait au contraire totalement suicidaire électoralement. Les libéraux ont en effet une opportunité, mais quel intérêt de la saisir pour se couler ?

    L’UE est-elle anti-libérale ? Bien au contraire, en France, c’est à elle qu’on doit toutes les privatisations et libéralisations. Le fédéralisme est aussi antilibéral que l’est l’Etat Nation par opposition aux régions, autant dire: pas du tout. Tout dépend de la manière dont elle est faite. Et en France, on a beaucoup plus à gagner à bénéficier du marché libre, de la libre concurrence, de l’apport démocratique et de transparence des pays nord-européens… qu’à se refermer sur nous même dans un réflexe nationaliste et finalement protectionniste.

    Encore aujourd’hui: qui impose l’austérité aux Etats ? Notre gouvernement ? Non, l’Europe, Merkel. Le fédéralisme permet précisément d’empêcher les membres de partir dans des délires étatiques, sans pour autant les brider. Aux USA, les Etats font ce qu’ils veulent, non ?

    Les libéraux en France c’est peanuts, comme le dit Klopinambour. Et ce n’est pas en tournant le dos aux institutions les plus favorables au libéralisme qu’on fera progresser les choses.

    • Comment croire que l’UE est « favorable au libéralisme »? Son objet même y est parfaitement opposé. En outre, l’endettement français n’a été permis que par la présence de l’Euro. Ce n’est pas l’UE, mais les marchés qui rendent l’austérité nécessaire, et cette austérité aurait eu lieu bien plus tôt sans l’UE.

      Le libre-échange, c’est très bien, pas besoin d’Europe fédérale pour cela. Tout ce que l’Europe a permis de positif est réalisable par de simple traités.

      Vous auriez bien tort de réduire l’UE à quelques directives libéralisant tel ou tel marché. C’est l’arbre qui cache la forêt de bureaucratie et d’interventionnisme.

      • En quoi l’objet de l’UE est opposé au libéralisme ? Est-ce que l’Etat fédéral américain a suffi à lui seul à faire des USA un pays socialiste ?

        Ne confondez pas la politique actuelle et l’UE en tant qu’institution. Quand l’UE promeut le libéralisme, ce n’est pas politique, c’est logique: un fédéralisme ne peut se faire qu’avec un marché libre commun, avec une libre concurrence, etc. Tout cela est structurel et bon. Et sans l’UE, nous en serions encore avec un tas de grandes entreprises parfaitement publiques et monopolistiques.

        L’endettement français ne vient certainement pas de l’euro, vu qu’il a principalement commencé dans les années 70s. L’euro est arrivé beaucoup beaucoup plus tard ! Réduire l’endettement à l’euro, désolé mais c’est du mensonge digne des socialistes, pour le coup.

  • Bonsoir, je constate simplement des faits : Après 10 ans d’euro et encore plus d’U.E, les résultats sont que :

    – Nos dépenses publiques sont à 56% du PIB.
    – Notre dette publique s’envole.
    – Notre déficit public est à plus de 5% du PIB.
    – La majorité des états européens sont aujourd’hui en grande difficulté financière, et certains en faillite pure et simple.
    – Le seul outil encore utilisable par les fédéralistes pour tenter de prolonger un peu leurs rêveries consiste à faire racheter les dettes publiques d’états en pré-faillite par la BCE, c’est à dire faire tourner la planche à billets, jusqu’à effondrement total du système.

    Je n’accuse évidemment pas l’U.E et l’euro de tous les problèmes…mais prétendre que ces choses bureaucratiques imposées d’en haut aux peuples (le plus souvent sans consultation directe) favorisent le « libéralisme », ça n’est pas soutenable.
    Prétendre qu’aider à fonds perdus des pays en faillite comme la Grèce et le Portugal, ou créer des outils de fuite en avant comme les eurobonds ou le FESF favorisera la « rigueur » et l’austérité l’est encore moins.

    C’est pourtant bien ce que les centristes et les fédéralistes veulent aujourd’hui.

    Dans l’eurozone, l’interventionnisme étatique et la fuite en avant dans la dette sont aujourd’hui à des niveaux records, qui n’avaient jamais été atteints au cours des dernières décennies. Ce sont des faits chiffrés non contestables. Si on fait ce que les fédéralistes demandent, ces records seront de nouveau pulvérisés.

    Les fédéralistes sont victimes, comme nos dirigeants keynésiens, du mal du siècle : Un immense excès d’optimisme collectif né de 60 ans de calme et de relative prospérité. Cet excès d’optimisme les a conduit à penser qu’il était possible de faire (et d’imposer à des peuples qui n’en veulent pas) l’Europe politique avant d’avoir obtenu une homogénéisation économique et culturelle suffisante (qui n’interviendra pas avant plusieurs décennies).

    Cette vision euphorique de la nature humaine et des sociétés, qui les a conduit à croire que la Grèce ou l’Espagne allaient se mettre au niveau de l’Allemagne, et partager sa culture en 10 ou 20 ans est évidemment une utopie. Comme toutes les utopies, elle aboutira à un échec massif , de même que l’excès d’optimisme qui conduit à croire que nous pouvons vivre éternellement à crédit a conduit à la crise massive actuelle.

    L’Europe fédérale existera peut-être un jour, dans 40, 50 ans ou plus, si les échanges culturels et économiques au sein de l’Europe font qu’un ensemble suffisamment homogène s’est formé pour le permettre. Elle se fera alors naturellement, d’en bas, par la volonté des peuples, et je n’ai évidemment rien contre dans ce cas.

    Mais aujourd’hui, la nation demeure la seule structure réaliste et raisonnable pour avancer (ce qui n’empêche nullement d’avoir des zones de libre-échange au sein de l’Europe bien entendu).

    • Bof.

      Au final, à mon sens, ça reste une question de goût plus que de « réalisme ».

      • Voilà :

        « – Nos dépenses publiques sont à 56% du PIB.
        – Notre dette publique s’envole.
        – Notre déficit public est à plus de 5% du PIB.
        – La majorité des états européens sont aujourd’hui en grande difficulté financière, et certains en faillite pure et simple.
        – Le seul outil encore utilisable par les fédéralistes pour tenter de prolonger un peu leurs rêveries consiste à faire racheter les dettes publiques d’états en pré-faillite par la BCE, c’est à dire faire tourner la planche à billets, jusqu’à effondrement total du système.  »

        … simple question de goût.

    • « Après 10 ans d’euro et encore plus d’U.E »

      Non.

      Après 40 ans de politiques keynesiennes, oui.
      Comme je le disais plus haut, sans l’UE on serait dans une situation encore pire, avec tout un tas de monopoles publics en prime.
      Réduire l’endettement à l’euro, c’est aussi réaliste que les petits gauchistes qui affirment qu’on aurait pu financer toutes les dépenses étatiques par l’inflation…

      • On peut s’en passer, ça n’a pas de raison d’être, et si on la crée / garde, elle va faire ce que font tous les niveaux de pouvoir, essayer de gonfler et gonfler. Et comme elle est loin de nous elle y arrive encore mieux.

        Et en sa faveur. Euh.

      • exactement.ce n’est pas l’euro qui a poussé les etats a la gabegie actuelle.par contre bruxelles est coupable de ne pas avoir fait respecter les critères de maastricht,alors qu’ils étaient au courant de toutes les dérives…..bruxelles ne sert a rien

        • Les déboires de pays comme l’Irlande, l’Espagne ou la Grèce sont presque entièrement dus à l’euro. La gabegie en Grèce a été permise par la confiance générée par son adhésion à l’euro, tandis que l’euro a créé des bulles de crédit en Espagne et en Irlande. On a tenté de soumettre l’économie au délire européiste, et on le résultat n’est pas très probant.

  • je ne vois pas en quoi bayrou est un adversaire du libéralisme.par contre ,madelin qui a fait partie d’une équipe et d’un parti actuellement poursuivis pour corruption aggravée(cf donnedieu de vabres),si!

  • Je n’ai jamais dit que l’euro était responsable de tous les problèmes actuels (la preuve en est que les USA et la G.B font autant de fuite en avant dans la dette que nous aujourd’hui et vont aussi à la catastrophe). Mais que ce soit un facteur aggravant est pour moi certain, au vu des déséquilibres de la balance des paiements courants de tous les pays d’Europe du Sud. On me dira qu’il suffit de baisser les salaires pour corriger les déséquilibres, mais nous savons tous que dans le monde réel, ça ne se passe pas ainsi, alors que les monnaies flottantes permettent les ajustements nécessaires.
    La crise actuelle a une part monétaire importante, vu qu’elle est la conséquence d’une bulle de crédit géante, provoquée par diverses mesures de stimulation keynésiennes de la consommation à crédit, notamment les taux d’intérêt manipulés à la baisse par les banques centrales, et l’expansion quasi-illimitée du crédit permise par le système monétaire à réserve fractionnaire.

    Sur le caractère souverainiste de mon message, il n’a rien d’ « implicite », il est revendiqué très clairement. Un peuple libre a aussi la liberté de s’associer comme il le souhaite, en particulier sous forme de nation, de fixer à l’intérieur de sa nation la politique économique et monétaire de son choix, et de dire en matière d’immigration qui a le droit d’entrer dans la nation.

    Je ne vois pas en quoi le fait de souhaiter la « libre circulation » totale des personnes, donc de nier aux nations et aux peuples qui les composent le droit de fonctionner librement serait libéral.
    Cela aboutirait au contraire à un « super-état mondial » qui supprimerait toute possibilité de concurrence entre états, qui aurait donc une puissance considérable, et auquel plus personne ne pourrait échapper.

    Nous avons en France un niveau de vie largement au dessus de la moyenne mondiale, avec tous les avantages que cela suppose : meilleure espérance de vie, meilleure sécurité, meilleures infrastructures, meilleurs revenus que la plupart des autres pays (y compris à travail égal). Si nous avons ces avantages, c’est parce que à l’intérieur de notre nation sont rassemblés des citoyens dont le niveau d’instruction et la productivité moyenne sont nettement au dessus de la moyenne mondiale. Si nous supprimons cela (par exemple via un fédéralisme imposé, ou une immigration non sélective), les avantages associés disparaîtront.

    L’existence de nations favorisées est utile aussi au monde entier, parce qu’elles contiennent le terreau favorable (infrastructures, stabilité, productivité) aux innovations technologiques qui profiteront ensuite au reste de la planète, et l’existence d’inégalités et de concurrence entre nations est un stimulant majeur pour le progrès (les pays émergents feraient-t-ils autant de croissance sans l’envie de rejoindre notre niveau de vie ?).

    L’opposition libéralisme / souverainisme est pour moi complètement infondée, et de nombreux libéraux tiennent aussi un discours souverainiste. Le pseudo-humanisme bisounours à la base de l’utopie fédéraliste actuelle ou d’une politique d’immigration incontrôlée et non sélective conduit par contre dans les faits à des sociétés d’assistanat bien peu libérales.

    • « Un peuple libre », ça n’existe pas. Seuls les individus peuvent l’être, ou pas. A force de manipuler les concepts de peuple, de nation, et surtout de confondre nation et Etat, on finit par nier toute liberté aux individus. Oui, les individus sont libres de s’associer mais cela ne leur donne aucun droit de constituer des monopoles géographiques formalisés par des frontières au-delà de leur stricte propriété personnelle, monopoles qui ne sont autre chose que la négation du droit de propriété pour autrui.

      • Je ne vois aucune confusion dans les propos de M. Ababie. Vous semblez niez l’existence de toute réalité sociale collective, en vous focalisant sur un individu théorique hors sol, en-dehors de son environnement géo-politique, sans culture ni histoire, sans habitudes politique. Je trouve cela aussi stérile que tristement réducteur.

        • « Individu théorique hors sol ». S’il y a quelque chose qui n’est pas théorique, c’est bien l’individu ainsi que la famille.

          « Niez l’existence de toute réalité sociale collective » : je pense exactement le contraire du reproche que vous essayez de me faire, ce qui me conduit justement à affirmer que l’Etat français n’est ni la culture, ni l’histoire, encore moins le peuple ou la nation française. Il faut bien sûr tenir compte de l’environnement, mais cela ne veut pas dire qu’il faut y contribuer ou l’encourager lorsqu’il est aussi clairement nocif. L’Etat artificiel et immoral qui s’impose actuellement en France finira par s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions, comme toutes les institutions illégitimes qui l’ont précédé se sont invariablement effondrées.

          La contradiction entre libéralisme et constructivisme nationaliste me paraît évidente. Vous pouvez penser ce que vous voulez mais ne venez pas faire des procès en « libéralisme » qui tiennent plus du procès de Moscou que de l’échange d’idées. Etant donné le vide politique libéral, il est normal que les libéraux se répartissent entre les divers courants politiques. Cette distinction est réellement sans intérêt.

        • Vous déformez totalement mes propos, en me faisant dire ce que vous croyez déceler entre les lignes. Je ne vois pas ce que le procès en libéralisme vient faire là.

  • « comment peut-on croire que la Grèce et l’Allemagne puissent partager les mêmes standards associés à cette monnaie unique ? »

    Cet argument est vraiment très curieux. Il a l’air d’entériner l’idée que les Etats-nations peuvent manipuler leur monnaie pour « l’adapter « à leur économie.
    La manipulation de la monnaie par les Etats serait donc quelque chose de souhaitable et d’efficace.
    Personnellement j’ai un peu de mal à considérer le tribalisme monétaire comme une position libérale.
    Nous sommes évidemment d’accord sur la dette mais pourquoi la Grèce ne pourrait-elle pas ajuster le niveau de ses salaires dans le cadre d’une monnaie unique non manipulable ? Parce que c’est politiquement impossible nous dit-on ? Les mots « politiquement impossible » veulent dire techniquement possible.

    Non franchement, le tribalisme monétaire, ça me gave !

  • Loïc soulève un vrai clivage entre libéraux : pro-européens et anti-européens.

    Mais sa question vise l’intérêt d’un positionnement en 2012. Pour le moment, la mouvance libérale n’est pas visible, et n’a aucun levier pour imposer des personnalités et des mesures libérales aux cercles du pouvoir. Le travail en amont sur l’opinion commence à porter ses fruits. Mais sans impact sur la classe politique autiste.

    Les libéraux, depuis les années 70, se sont le mieux épanouis au centre aux côtés des chrétiens démocrates. Le centre s;est affaissé avec le départ de Madelin de l’UDF en vue de sa candidature en 2002 qui a fait flop. Depuis, c’est morne plaine.

    Le PLD, implicitement visé ici, part de zéro : aucun élu, tout à créer dans un système verrouillé. Pour parvenir à bousculer nos adversaires et à nous installer durablement dans le paysage politique, rester isolé est une impasse. Ensuite, il faut observer les camps, sachant qu’ils suscitent tous un certain rejet.

    Je pense que les 10 dernières de marginalité forcée ont joué sur la radicalisation du discours de certains. Après tout, si nous n’existons pas, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas bons dans l’action politique, c’est à cause des autres, du système, des médias.

    A force de rater chaque élection, nous ne nous sentons pas concernés par les erreurs des autres. Et cela nous étonne, ensuite, que les citoyens ne se sentent pas concernés par nous ? Etrange, étrange.

  • Ce qui va se passer est pour moi simple : faillite en série de nombreux états de l’eurozone, récession majeure (la Grèce montrant ce qui nous attend avec environ 2 ans d’avance), et implosion des institutions de l’eurozone. Ca ne sera pas beaucoup mieux aux USA, la plus grande bulle de crédit de l’histoire ne se résorbera pas sans faire de bruit.

    Les technocrates pro-européens (Mario Monti, Mario Draghi) passeront alors du statut d’expert à celui de bouc-émissaire, et ceux qui les auront soutenus (par exemple les libéraux qui se seraient perdus dans des illusions fédéralistes) seront totalement discrédités.

    Dans ce contexte, les gauchistes type Mélenchon et aile gauche du PS se feront un plaisir d’associer les « méchants ultralibéraux » à cette faillite et surferont sur le vent anti-européen qui ne manquera pas de souffler.

    Aux libéraux de ne pas tomber dans ce piège en anticipant ce qui va arriver, donc en s’opposant à ce super-état européen qu’on voudrait nous imposer…et de façon plus générale en dénonçant sans concession les agissements des dirigeants actuels ET de la BCE !

  • Loïc, en cas de vraie révolution violente, les libéraux se feront décimer comme d’hab. En cas de faillite et de réformes profondes, nous verrons les mêmes têtes à la manoeuvre parce que les citoyens ont la mémoire courte, et une préférence pour ceux qui ont déjà de l’expérience. Donne-moi une seule raison pour croire qu’ils feraient appel à des libéraux marginaux qui ont toujours refusé de se salir les mains (et une tendance à refaire le monde sans agir ni se pencher sur les préoccupations plus concrètes et plus locales) ?

  • Excellent article, mais bien qu’opposé à la fuite en avant dans le fédéralisme, je ne suis pas d’accord avec l’idée qu’il y a là une opportunité pour les libéraux.

    Le démantèlement de l’euro, s’il a vraiment lieu, profitera par ordre à tous ceux qui avaient crié le plus fort qu’il arriverait. Les libéraux en profiteront bien moins que les Le Pen et les Chevènement, surtout s’ils font figure de girouettes sur le sujet, et en considérant que l’Europe est souvent plus ou moins faussement présentée comme une construction libérale (pour la France, elle l’est après tout toujours plus que le gouvernement national).

    En revanche faire front avec les libertariens américains c’est s’exposer durablement à une vraie diabolisation Le Pen style, et faire une croix sur l’aura de compétence qu’ont encore dans l’inconscient collectif les experts classés comme libéraux.

    Mieux vaut suivre la voie d’un Madelin : ne pas demander plus d’Europe, mais une meilleure Europe, plus libérale sans remettre en cause la souveraineté nationale (et avec elle la concurrence politique) au-delà de ce que demande la stabilité financière de la zone.

    • Le problème, c’est qu’à la lecture de l’intégralité des commentaires qui suivent cet article, dont je ne dis pas qu’il nous serve des bêtises, mais dont je ne partage pas la position du repli, je me rend compte du fossé existant au sein de la famille libérale. Et cela me désole.

      Pour ma part, passé l’indignation (même si le mot est fort), je préfère de très loin l’expression évoquée par Samahel, qui se fait le traducteur de Madelin … Pas moins ou plus d’Europe, mais une meilleure Europe.

      Je conçois par contre maintenant le challenge à relever … Comment définir une meilleure Europe (libérale) sans s’écharper, sans clanisme ni apriori ?

      Pour finir, le sujet était la tentation du centrisme … ce que je nommerai ici « des libéraux, ou certains Libéraux », avec précautions puisqu’il est bien vrai que les libertariens ont raisons de prétendre à leur attachement au libéralisme – ils sont aussi libéraux que nous, je n’en doute pas, des libéraux donc, ne se posent pas la question de savoir si il faut aller au centre ou non. Bayrou ? certes pas. Morin ? Mais l’un et l’autre sont ils, ou témoignent ils seulement du respect pour le libéralisme et les Libéraux. Pour moi la réponse est négative.

      Que Loïc Abadie pardonne l’emportement de mon premier commentaire … je ne doute pas de son libéralisme ou de son attachement à la liberté érigée comme principe. Je ne partage pas la tentation de l’isolationnisme que prône un Ron Paul aux Etats Unis, ni plus que la politique du ventre mou de François Bayrou. Je suis libéral, et Fédéraliste, parce que j’aime ce qui rapproche les peuples. Je n’aime par contre ni les technocrates, ni l’inertie Bruxelloise. Je préfère toutefois voir gagner le libéralisme, qui ensuite s’attaquera au centralisme et aux technocrates.

      Il y a pourtant dans cet article de quoi nourrir la réflexion du choix d’un candidat pour 2012. Et c’est là une question à laquelle je n’ai pas de réponse. Ni Sarko (dieu merci), ni Bayrou, ni Morin, encore moins Hollande, et j’ignore les autres …

      Bref, on est pas rendu.

  • L’auteur, très distrait, a oublié de nous parler du libéralisme de celui pour lequel il roule.

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