Richard Branson : stoppons la guerre contre la drogue

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Richard Branson : stoppons la guerre contre la drogue

Publié le 26 décembre 2011
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Par Tim Lynch
Article publié en collaboration avec le Cato Institute 

Richard Branson vient de bloguer sur son récent voyage au Portugal, où il enquêtait sur les politiques adoptées envers la drogue dans ce pays. Branson cite à plusieurs reprises dans son billet une étude importante du Cato Institute La décriminalisation des drogues au Portugal. En voici un extrait :

« Je vais présenter clairement ce que j’ai appris de ma visite au Portugal en exhortant les autres pays d’étudier ceci :

En 2001, le Portugal est devenu le premier pays européen à abolir officiellement l’ensemble des sanctions pénales pour possession personnelle de drogues, y compris la marijuana, la cocaïne, l’héroïne et les méthamphétamines.

La peine de prison a été remplacée par une offre de thérapie. L’argument était que la peur de la prison mène les toxicomanes à des pratiques souterraines et que l’incarcération est beaucoup plus chère que le traitement.

Avec cette nouvelle approche, au Portugal les personnes reconnues détentrices de de petites quantités de drogues sont orientées vers un comité composé d’un psychologue, d’un travailleur social et d’un conseiller juridique pour recevoir un traitement approprié (qui peut être refusé sans sanction pénale) au lieu de la prison.

Dans ce pays plutôt pauvre, socialement conservateur et largement catholique, les détracteurs ont déclaré que la décriminalisation de la possession de drogue ouvrirait le pays aux touristes de la drogue et exacerberait les problèmes de toxicomanie au Portugal ; le pays possède déjà l’un des plus hauts niveaux de consommation de drogues dures en Europe. Les résultats d’un rapport récent commandé par le Cato Institute suggèrent le contraire.

L’expérience sur une décennie conduite au Portugal montre qu’assez, c’est assez. Il est temps de mettre fin à la guerre contre la drogue dans le monde entier. Nous devons cesser de criminaliser les toxicomanes. Procédure de santé et autres traitements devraient leur être offerts, au lieu de la prison. Les mauvaises politiques de lutte contre la drogue affectent des centaines de milliers de personnes et de communautés à travers le monde. Nous avons besoin de fournir une aide médicale à ceux qui ont une pratique problématique, non pas une carrière de criminel. »

Vous pouvez lire l’article de Branson dans sa totalité. Allez voir ici la conférence récente du Cato Institute sur la Guerre Globale contre les drogues.

—-
Sur le web
Traduction : JATW pour Contrepoints. 

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  • De sages paroles. Mais la lutte contre la drogue légitime beaucoup d’institutions étatiques.

  • quand les pays seront ruiné , ils libéraliseront la drogue douce , parce que cela leur rapportera ; pour ma part , il vaut mieux être drogué au chanvre que accros au fric comme le sont certains individus ; c’est moins dangeureux ;

  • Il faut allez plus loin et légaliser la vente des drogues en pharmacie. Plusieurs effets bénéfiques :
    1- Baisse des prix qui ruinera toute la filière mafieuse qui s’est organisé autour du trafic. Ce qui aura pour effet secondaire de faire baisser sensibement la criminalité dans les quartiers dit sensibles.
    2- baisse des prix qui supprimera la violence associé aux drogué eux mêmes qui sous l’effet de dépendance doivent trouver les moyens financiers important pour satisfaire leur addiction.
    3- grosse économe pour les états qui pourront démanteler tout leur dispositif de lutte contre les trafiquants
    3- gain pour l’état qui percevra la TVA sur la vente
    4- les produits ainsi disponible seront fabriqué par des sociétés commerciales (labo pharmaceutiques) ayant pignons sur rue et seront donc tenu de fournir des produits de haute qualité beaucoup moins nocifs pour la santé des consommateurs.
    5- Les consommateurs seront de nouveaux considérés comme des êtres humains normaux et pourrons faire l’objet d’un suivit médical sans être stigmatisé d’ou une amélioration de santé public et des économie pour la sécu.

    • 1-baisse des prix qui sera compensée par des taxes.
      2-aucune mafia ne se range parce que la prohibition a disparu, elle se trouve juste un autre produit et ça repart comme en 40.
      3-ouaip, attention sur les routes.
      3- tva et autres taxes diverses.
      4-les cigarettiers sont de grosses entreprises ce qui ne les a pas empêchés d’ajouter des substances augmentant la rapidité de la dépendance.
      5-moralement, il est bon que les personnes qui ont une addictions soient désignées à l’opprobre générale.

      • « 1-baisse des prix qui sera compensée par des taxes. »
        Baisse des prix grâce à l’innovation et à une production en masse beaucoup plus facile (plus de labos clandestins) il faudrait énormément de taxes pour avoir des niveaux de prix équivalent. De toute façon la légalisation n’a pas de sens si on rend le produit inabordable ce qui inciterait à la contrebande et donc à l’illégalité.
        2″-aucune mafia ne se range parce que la prohibition a disparu, elle se trouve juste un autre produit et ça repart comme en 40. »
        La prohibition a grandement affaiblit la mafia. Et les laboratoires pharmaceutiques auront beaucoup plus de moyens que la mafia pour produire des substances les moins addictives possibles. Si on a une légalisation générale, je ne vois vraiment pas comment la mafia pourrait faire mieux que des entreprises qui embauchent les plus fins esprits.

        • Harald voulait dire que la mafia ira sur un autre secteur de l’économie.

          Sinon globalement d’accord avec Laurent, à une nuance près : pourquoi ne permettre qu’aux labos et compagnies pharmaceutiques de produire de la drogue ? Si je peux en faire pousser chez moi en en vendre comme « petit producteur », ça devrait être permis.

  • « 5-moralement, il est bon que les personnes qui ont une addictions soient désignées à l’opprobre générale. »

    Difficile à faire… trop de personnes ont une addiction (sans s) à la connerie.

    • Pouvez-vous développer ?

      • 1) Puisque que vous vous positionnez sur le plan de la morale, êtes-vous sûr que la votre en soit l’étalon ?
        2) Quel est votre postulat de base pour faire des personnes ayant une addiction des sujets de jugement ?
        3) En partant de votre postulat, quelle est l’autorité qui vous conférerait le droit de désigner qui que ce soit à l’opprobe ?
        4) Décrivez, selon vous, les raisons qui feraient que votre « sentiment » reflète un phénomène général ?

        • 1) Bien évidemment.
          2) La déchéance est tout sauf enviable, elle doit donc être montrée pour ce qu’elle est.
          3) L’autorité morale que tout homme de bien possède.
          4) Je n’ai rien à décrire, sortez donc de votre petit milieu parisianiste, allez salir vos godasses en province, le vrai pays non frelaté.

          • z’êtes donc ce que j’appelle un gros con de bouzeux.

          • Peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas le mépris affiché pour les bouseux, sans « z » enfin pour ceux qui s’attachent à écrire en français, ne montre qu’une seule chose, votre insondable crétinerie. Sans bouseaux, j’aimerais bien voir les jolis messieurs de la ville faire pousser de quoi subsister, élever puis abattre les animaux de boucherie, etc.
            En fait, je crois bien que le gros con n’est pas celui qu’on pense.

          • J’ai écrit bouzeux avec un z comme zéro spécialement à votre attention. Les gens s’attachant à écrire en français n’écrivent pas  » bouseaux » ce qui ne veut rien dire… Et je fais la distinction entre les agriculteurs et autres paysans que j’aime et respecte avec les idiots totalement ignorants qui détestent les citadins.

  • @ Harald
    On a donné aux petits voyoux de banlieue le monopole de la vente de drogue, ce qui leur a donné les moyens d’acquérir des armes et donc de passer au braquage, voire de soudoyer certains policiers.

    Si simultanément on leur supprime les revenus de la drogue et qu’on concentre les moyens policiers sur leurs personnes, il n’y a pas de raison d’échouer.
    Les banlieues n’ont pas encore constitué des mafias structurées comme en Sicile.
    Seule la prolongation de la prohibition de la drogue leur permettra d’avoir les moyens financiers de se structurer.

    • « Les banlieues n’ont pas encore constitué des mafias structurées comme en Sicile. »

      Je crois qu’il est temps pour vous de redescendre de votre petit nuage. On assiste depuis 5/6 ans à une rapide transformation des gangs de banlieue. Des liens ont été tissés avec les mafias albanaises, ukrainiennes, tchétchènes, etc. Des cartels colombiens livrent directement de la cocaïne base qui est transformée par des laboratoires montés par ces gangs. Les bénéfices sont investis dans des affaires légales. Au départ ça a commencé timidement : pressings, restaurants. Aujourd’hui, ils traversent la Méditerranée et achètent des hôtels-clubs en Tunisie et au Maroc.

      Il n’y a que les gogos pour croire que la voyoucratie sera mise à mal parce qu’on aura légalisé la came. On ne devient pas voyou parce qu’il y a eu une opportunité, parce que nécessité fait loi et qu’il faut bien manger. On est voyou avant tout, c’est un état d’esprit, une carrière choisie pour la très grande majorité de ceux qui oeuvrent dans ce secteur. Légalisez et ils se tourneront vers un autre secteur, les règlements de compte continueront parce que les guerres pour contrôler ce nouveau business seront nécessaires et qu’il faut bien tirer un peu de mauvais sang pour renouveler et rajeunir les cadres.

      Et puis ne vous leurrez pas, la came vendue par l’Etat ne satisfera que les gentils bobos gauchos et libéraux qui pourront se donner le frisson à bon compte. C’est compter sans l’inventivité des trafiquants qui ont déjà inventé de belles saloperies comme le crack et autres cames de synthèse hautement addictives et fracassantes. Ces produits ne seront jamais légalisés et du fait de cette prohibition verront leur attirance augmenter. Et puis comme je l’ai dit plus haut, il ne faut pas donner dans l’angélisme. Les laboratoires se voyant offrir une nouvelle clientèle voudront, comme les cigarettiers, l’avoir captive et travailleront pour augmenter la rapidité et la force de l’addiction. La différence ? Ce sera une mafia bénéficiant de la bénédiction de l’état qui usera des moyens de l’état pour éliminer la concurrence. A ceci près c’est que cette fois les salauds n’iront pas en taule, ce seront eux qui désigneront ceux qui doivent y aller.

      • Je crois qu’on se trompe de sujet. OK, il y a des voyous et des inconscients qui sont près à payer pour du poison, même voire surtout si c’est interdit ; OK, il y aura toujours des interdits (au minimum, même si le produit est légal : la conformité de la marchandise à ce pour quoi elle est vendu). Mais le sujet de la légalisation, ce n’est pas celui là. C’est la question de ce qu’on est prêt à faire comme effort dans la lutte, et de la priorisation des cibles de ces efforts.

        Plus on fait d’efforts, et plus ça coute cher, et plus les effets collatéraux désagréables pour la population qui n’est même pas directement concernée sont grands.

        Un fois fixé le volume de moyens, plus les cibles sont étendues et nombreuses et plus il est difficile de les toucher toutes.

        On a donc tout intérêt à limiter l’interdit au maximum, et au plus dangereux. C’est beaucoup plus facile de contrôler la qualité de la marchandise de coffee-shop ayant pignon sur rue (et qui gagnent leur croute même sans truander) que de faire la chasse à des illicites qui se cachent partout.

        Ajouter des drogues culturelles étrangères comme les feuilles de coca et de khat, et les extrait de pavot, aux drogue nationales historiques (alcool, tabac, pavot en graine, …) ne serait pas la fin du monde, et ça permettrait de se concentrer plus sérieusement sur les drogues plus méchantes. Laisser courir les micro-dealer laisse moins de place aux gang plus méchants, plus gros, plus organisés, plus riches.

        De même, les drogues sont très peu sensibles au prix : quand on choisit de ne pas se droguer c’est pas parce que c’est cher en argent, c’est parce qu’on estime que le prix en terme de santé et liberté est trop grand ; inversement une fois pris par la drogue (et pour ça le dealer sait faire des offres promotionnelles gratuites !) , on est prêt à payer n’importe quel prix pour s’en procurer et à faire n’importe quoi pour ça. Donc l’intérêt de la société, ce n’est pas de faire grimper le prix des drogues, c’est au contraire d’en réduire le prix au maximum, pour que les drogués puissent sen procurer sans faire de bêtises et pour que les trafiquants gagnent le moins possible. Si un produit est illicite, détruire les saisies et les moyens de production est parfaitement stupide.

  • Le problème, c’est que ce qui est mené actuellement ce n’est pas une guerre. Et pourtant les moyens existent, seule la volonté manque. Les employer ferait tomber réellement le coût de la lutte et conduirait à réduire les prétendants au trafc.

  • @harald

    > Au départ ça a commencé timidement : pressings, restaurants.

    Est-ce que la police a les moyens de reperer assez facilement les commerces-paravent, ceux qui ne n’existent que pour blanchir l’argent du commerce de la drogue. ?
    La police a -t-elle les moyens juridiques d’enquêter sur ces commerces en collaboration avec le fisc ou trop peu de missions sont menées à terme à cause d’obstacle administratifs, juridiques , protection de la vie privée etc…?
    Je pose ces questions car n’importe quel citoyen est toujours surpris de voir s’ouvrir des commerces redondants dans un perimètre donné ,qui donc ont peu de clientèle mais qui perdurent de manière incomprehensible sur le plan economique pur.

    • Oui, ce sont les unités GIR qui sont formées de policiers, de douaniers, d’agents du fisc. Les GIR ont eu du mal à démarrer mais actuellement elles sont en plein essor. Dans un sens, c’est normal, il faut que la phase renseignement soit bouclée pour pouvoir porter les coups. Ce qui est nouveau, c’est que les saisies en numéraire, en véhicules, en immobilier servent maintenant à financer les unités qui les ont faites. On peut donc s’attendre à ce que cela fonctionne mieux, bien qu’infiltrer des gangs majoritairement allogènes ne soit pas chose aisée.
      Maintenant, il ne faut pas perdre de vue que la procédure pénale étant ce qu’elle est, elle offre une protection certaine aux voyous. Les investigations sont donc longues, soumises à un carcan paperassier tatillon où la moindre omission est synonyme de « on recommence tout à zéro ».

  • C’est à cause de libéralisations de ce genre que je ne suis pas libertarien mais libéral conservateur. La drogue, le tabac , l’alcool … je trouve cela immorale. Il y a des limites à ne pas franchir. Je pense cela car, je crois en une morale, où, le mot d’ordre est non pas liberté, mais libre arbitre. Cela implique le respect de la plupart des liberté d’un individu. En fait, je crois que l’homme à toujours le choix dans ses actes, de bien , ou mal se comporter. Le problème de la drogue et des substances créant une addiction, et qu’elle enlèvent cette capacité aux hommes, elle altère leur jugement. Je trouve qu’ôter à un être humain son libre arbitre est criminel. C’est pour cela que je méprise ce genre de lois.

    • Brandon me paraît tout simplement pragmatique.
      – guerre coûteuse et inefficace
      – coût des soins moindre et plus efficace que la prison
      – pourquoi des drogues légales voir remboursées sur généreuse prescription… Et d’autres criminalisées?
      – la fin de la prohibition déstabilise toujours l’écosystème mafieux… 10 ou 15 ans leurs seront nécessaire (attention ils sont armés)

      Les abus sont dangereux… Cela relève de la responsabilité individuelle… Pas de ma morale a moi… Ni la votre si vous tenez à vous penser libéral…

  • « La drogue, le tabac , l’alcool … je trouve cela immorale.  »

    C’est bien là, le fond du problème… On s’en fout complètement que VOUS trouviez cela immoral. Personne ne vous oblige à vous droguer ou à boire. Mais ceux qui veulent le faire n’ont pas besoin de votre permission, de votre assentiment ou même de votre opinion.
    Toutes les personnes sont différentes, trouvent leur bonheur de façon différentes et décident ce qu’ils veulent faire de leur vie.
    Je suis toujours surpris que des gens tels Napoléon veuillent que leur vision de la vie, de la morale, de la beauté, etc; soit celle qui doit s’appliquer à tous.
    De plus, il est possible que vous ayez déjà vu à la télévision ou même en vrai des hommes qui vous ont semblé avoir leur jugement altéré par la drogue, mais ce n’était que votre évaluation.Et nos évaluations des faits quelles qu’elles soient ne représentent jamais la réalité intégrale des faits.

    • C’est que vous êtes un être immoral, ce qui est tout à fait votre droit, mais que vous le vouliez ou non, il existe dans toute société une morale qui dépasse l’individu. C’est ce qui permet à toute société humaine d’être saine et pérenne au lieu d’être un cloaque où s’ébrouent une minable théorie de dégénérés plus préoccupés par leurs insanes petits désirs d’avilissement que par le bien commun.

      • Tout dépend ce que l’on entend par immoralité…
        Pour moi, un être immoral, c’est celui qui veut que son système de pensée soit adopté par tous les autres. Un être immoral est celui qui n’a que des certitudes fondés sur des dogmes, qui postule que ses congénères pensent comme lui sans les connaître… qui considère que ceux qui n’adoptent pas ton style de vie sont des dégénérés et vivent dans un cloaque…
        Il ne m’a pas échappé que pour l’instant, nombre de sociétés et de civilisations ont disparu ou se sont effondrées dans le chaos, elles avaient toutes en commun une morale qui dépassait l’individu.
        Dans mon monde, j’accepte même les Harald…

  • Ce n’est même pas une question de trouver cela moral ou pas. Le commerce illégal de la drogue représente un facteur de déstabilisation complet de la société et du monde du travail.
    Donc même en laissant de coté le coté santé des drogués et leur droit à s’auto-detrire, le phénomène economique est excessivement dangereux.
    la preuve:
    ————–
    La demi-douzaine de membres de la bande subvenait aux besoins de familles entières. Le seul «coût de fonctionnement» du réseau s’élevait à 50.000 euros par mois, pour payer les intermédiaires et l’armée des petites mains impliquées dans le trafic. Les seules «nourrices», qui gardent la marchandise, recevaient un vrai salaire de cadre: 19.000 euros à se diviser en quatre. «De quoi ruiner la valeur du travail!», se désole un officier de police des quartiers nord de Marseille..

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/12/29/01016-20111229ARTFIG00426-les-incroyables-comptes-d-un-dealer-marseillais.php

    • Pour avoir une idée de ce que la drogue peut faire à l’échelle d’une société, il suffit de regarder du côté du Yémen et des pays voisins où la consommation de kat, en plus de pomper une masse faramineuse d’eau, donne une société de zombies addicts, improductifs et soumis à de nombreux ennuis de santé.

      • L’Europe de l’époque triomphante (du XV au XIX siècle) n’étaient peuplée que d’alcooliques (boire de l’eau s’était signer son arrêt de mort, on ne buvait que du vin ou de la bière) et de malades (vérole, variole, tuberculose …). Ce qui donne une idée de ce que la drogue NE fait PAS : la drogue ne détruit pas les sociétés. Elle ne détruit que des individus ; c’est suffisant pour organiser une lutte contre la drogue, mais une lutte médicale et sociale, pas une lutte policière

        • La drogue n’a rien à voir avec la maladie, pour autant que le tableau débile que vous faite de l’Europe de l’époque puisse avoir quelque vérité. Elle fait des esclaves d’hommes en abolissant leur libre arbitre via la dépendance. Une société de dépendants est une société de zombies.

          Quant à votre dernière sortie, elle ne montre qu’une chose derrière votre soi-disant attachement à la liberté, c’est que vous vous fichez de votre prochain.

          Et je ne parle pas de lutte mais bel et bien de guerre contre la drogue avec tout ce que cela sous-entend en termes de moyens et d’expédients y compris définitifs. La vie d’un trafiquant ne m’importe en aucune façon, comme celle de n’importe quel assassin.

  • Super exemple que le Yemen et la drogue…
    Le Yemen est l’un des pays les plus pauvre de la planète où sévissent le chômage et la religion… Le régime en place n’est pas un modèle démocratique et la répression est dure contre les esprits libres…
    Tous les ingrédients sont là-bas réunis pour qu’une grande majorité de yéménites soient malheureux et sans avenir. Il n’est donc pas surprenant que ces gens tentent de s’évader de quelconques drogues.
    Dans une société prospère et surtout libre, il y a moins de raison de vouloir se détruire à petit feu.
    Mais ce genre de considération ne doit pas trop effleurer notre ami Harald qui a jugé, selon son système de valeurs, que le yéménite moyen était un sale zombie dégénéré…

    • « où sévissent le chômage et la religion »
      Le fanatisme, à la limite, la religion, non, ne sévit pas.

    • Tu peut aussi dire que c’est factuellement faux, même si c’est la réalité.

      • Ceux qui me foutent véritablement la trouille, ce sont ceux qui recherchent la cohérence et la rationalité à tout prix. Ceux-là totalisent bien plus de morts que toutes les religions réunies. Mais puisqu’on dit que la religion c’est un fléau, il vaut mieux être prudent et ne pas les contrarier.

        • C’est évident que ceux qui recherchent l’incohérence et l’irrationnel sont bien plus heureux que les autres. Pas besoin de drogues, d’alcool ou autres expédients, ils vivent déjà dans un rêve qui n’a rien à voir avec la réalité.
          Les religions ont tué par centaines de millions, et freiné l’humanité depuis l’aube des temps. Que ce soit directement ou « au nom de » ou par incidence.
          On note que depuis que l’homme occidental n’a plus obligatoirement l’esprit polluer par ces systèmes de pensée incohérent et irrationnel, sa situation s’est grandement amélioré.
          Quant au communisme, au nazisme et actuellement la théorie du réchauffement climatique anthropique, ce sont des systèmes dogmatiques hautement comparables à des religions.

          • «Les religions ont tué par centaines de millions, et freiné l’humanité depuis l’aube des temps. Que ce soit directement ou « au nom de » ou par incidence.»

            Bizarre, je viens de regarder ma bible, et je ne l’ai tuer personne.

      • Bah non. Mais comme ça heurte TA religion (celle de la rationalité à tous prix), tu ne voudras certainement pas regarder les faits en eux-mêmes. Tu vois ainsi la paille de la religion et oublie la poutre de la rationalité poussé à son extrême. Pire, tu oublies que l’écrasante majorité de l’humanité croit (en un ou plusieurs Dieux), et que le développement humain (son bonheur) passe aussi par un côté spirituel. En ce sens, tu es potentiellement exactement aussi dangereux que ceux qui prônent le tout religieux.

        • C’est ça, et la voiture la plus vendue dans le monde a été la coccinelle, ce qui ne fait pas d’elle la meilleure voiture. Si, je suis ton argument minable, alors le libéralisme est nul parce que l’écrasante majorité de l’humanité ne le choisit pas comme système politique et économique.
          Je ne pratique et ne crois en aucune religion, c’est vrai.
          C’est bien un truc de bigot de croire que les athées ou agnostiques n’ont pas de vie spirituelle. Bien sûr que si, sauf qu’elle est infiniment plus complexe et moderne que celle qui suit des préceptes vieux de 2000 ans qui correspondent donc à l’homme de il y a 2000 ans.
          Vous êtes vieux, en train de disparaître, et vous ne vous en apercevez même pas.
          Et par dessus le marché, vous avez peur de ce que vous ne connaissez pas.

          • « Je ne pratique et ne crois en aucune religion, c’est vrai. »
            Ben si. Celle qui consiste à le dire. Et même, tu le prêches. Une religion de la Certitude Rationnelle, et surtout de l’importance ultime d’être le plus discourtois possible avec ceux qui ont l’impudence de ne pas agonir la religion d’insultes et ne pas la parer de tous les maux. Classique et classieux.

            J’aime aussi l’utilisation du « vous ». Tu ne me connais pas, mais tu as déjà la certitude que je suis bigot, ou que je crois à Dieu ou que sais-je.
            C’est fou comme on parle de soi lorsqu’on parle des autres.

          • C’est vrai, le décalogue c’est dépassé, à la poubelle ces vieilles lunes deux fois millénaires.
            C’est assez amusant cette véhémence dans l’affirmation de ne pas faire partie des croyants. Amusant et assez révélateur en définitive. Il n’y a rien de plus drôle que de voir tous ces néo-bigots de l’athéisme courrir à l’église pour exiger de se faire débaptiser. Il me semble que si j’étais athée je me ficherais bien d’avoir mon nom inscrit sur un registre d’une institution qui m’indiffère.
            Un esprit curieux s’interrogerait sur cette frénésie bien étrange. Comme il s’interrogerait sur le fanatisme de ces mêmes et leur arrogance, tout cela au nom de la liberté et de la tolérance.

          • Ben non, l’absence de croyance n’est pas une croyance, c’est seulement une absence de croyance. Depuis que la loi et la raison nous donne la possibilité de dire tout le mal de ce qu’on pense de la religion, je ne vois pas pourquoi je me gênerais et en quoi c’est discourtois. Sauf, si être discourtois, c’est de ne pas être du même avis que vous.
            Exact, je ne sais pas si vous êtes bigot et je m’en fous, à vrai dire. Je ne vous connais pas et je m’en porte pas plus mal. J’exprime mes opinions comme tout le monde parce que je pense que Contrepoints est justement le lieu pour cela.
            La religion sévit au Yémen comme de nombreux pays. En France, heureusement ce fléau ne sévit plus, il y est simplement moribond.
            OK ?

  • @Harald,

    bonjour,

    rien à voir avec le sujet, mais je me dois de réagir à votre commentaire:
    « …Il me semble que si j’étais athée je me ficherais bien d’avoir mon nom inscrit sur un registre d’une institution qui m’indiffère… »

    Je suis agnostique, et débaptisé (en fait apostasié, l’Église ne prévoyant pas la dé-baptisation). Pourquoi, demandez-vous, alors que la religion m’indiffère? Pour la simple raison que je refuse que mon nom soit revendiqué par une organisation à laquelle je n’adhère pas. Ne chercheriez vous pas à demander votre radiation des registres du NPA si vous appreniez que votre nom s’y trouvait? (en vous supposant libéral)

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