Le rassemblement de la famille libérale

Libéralisme (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le 9 novembre, la galaxie libérale s’est rassemblée en vue d’indiquer qu’elle n’est captive d’aucun candidat à la présidentielle de 2012

Mercredi 9 novembre, la famille libérale s’est rassemblée en vue d’indiquer clairement que ce courant politique n’est captif d’aucun candidat à la présidentielle de 2012 et de promouvoir des propositions fortes pour sortir de la crise.

Un article du Parisien Libéral

Le 9 novembre, la galaxie libérale s’est réunie à Paris, au Printemps Haussmann, rue de Provence. Une soirée qui se situait à mi chemin entre l’amicale des anciens et leurs amis (les « Réformateurs » de l’UMP, les Jeunes Pop) et la cérémonie d’intronisation des nouveaux, de tous ces libéraux convaincus qui souhaitent porter le fer demain.

Parmi les présents se trouvaient Claude Goasguen, Hervé Novelli, ancien Secrétaire d’État chargé des Entreprises et du Commerce extérieur de Sarkozy, très chaleureusement applaudi par l’assistance pour le statut d’auto-entrepreneur, Alain Madelin, toujours aussi bon en discours, mais hélas inactif au niveau politique, Aurélien Véron, le Président du Parti Libéral Démocrate, l’équipe AL Club, Armand Abadie, les libéraux allemands du FDP, le talentueux Gaspard Koenig, Agnès Molinier-Verdier, de l’IFRAP, toujours percutante dans ses analyses, Sabine Hérold, Sophie de MenthonVincent Ducrey et même des personnalités plus inattendues, comme Gérard Longuet, le ministre de la défense, Luc Chatel, le ministre de l’Éducation Nationale, Jonas Haddad du mouvement des Jeunes Pops ou David Poryngier, ancien cofondateur d’Alternative Libérale. Sans parler des jeunes pousses et des bloggers tels que FRSK, Peiffer, ou Démocratie Libérale.

Pour le constat et les propos tenus, pas de surprise, tout le monde est d’accord pour dénoncer une France qui s’est endormie sur des chimères ultra étatistes alors que le monde a changé depuis la Chute du Mur de Berlin.

S’il y avait une phrase à retenir, ce serait sans doute celle d’Alain Madelin, qui, constatant que l’absorption des libéraux de Démocratie Libérale au sein de l’UMP n’a pas produit les fruits escomptés, « souhaite l’émergence d’un parti libéral indépendant ». Mais un tel parti existe déjà, c’est le Parti Libéral Démocrate. Lors d’une interview accordée à la presse, son président, Aurélien Véron a cherché à se démarquer de l’UMP et de son action gouvernementale (cf. vidéo ci-dessous) :

L’UMP est devenu le parti de l’impôt et le parti qui tue le pouvoir d’achat des français. Je crois qu’il fait fausse route. Il y a encore quelques mois avant l’élection présidentielle, et pour nous, le Parti Libéral démocrate, s’il n’y a pas de changement brutal de politique économique et sociale, nous n’aurons pas de candidat en 2012.

 

Demeure un mystère : comment avec une force de frappe aussi conséquente que les Réformateurs de l’UMP, il n’a pas été possible d’aller au-delà, en 4 ans, des seules deux mesures intelligentes de ce gouvernement, à savoir l’auto-entrepreneur et l’autonomie des universités ? Reste donc le problème de savoir quel candidat incarnera les valeurs libérales démocrates en 2012. Vu l’évolution de l’UMP, de débat sur l’identité nationale en taxe Coca Cola, en passant par la Hadopi ou des millions de subventions donnés à des entreprises, on peut douter du fait que ce soit l’actuel Président de la République.

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