La “Main de Dieu” a encore frappé

Autant est curieux le deux poids deux mesures du pouvoir, plus encore l’est l’indifférence du citoyen face à ce genre de corruption

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La “Main de Dieu” a encore frappé

Publié le 12 octobre 2011
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Autant est curieux le deux poids deux mesures du pouvoir, plus encore l’est l’indifférence du citoyen face à ce genre d’actions qui ne sont rien qu’une autre forme de corruption. Les gouvernements et les banques centrales pervertissent le marché pour leur bénéfice propre.

Par Jorge Valín

En 1988, Ronald Reagan créa le Groupe de travail sur les marchés financiers, qui se matérialisa au travers du décret-loi 12.631, avec pour but d’« améliorer l’intégrité, l’efficacité, l’ordre et la concurrence des marchés financiers [des États-Unis], en même temps que de maintenir la confiance des investisseurs » [sic]. C’est-à-dire la manipulation éhontée du marché. Curieusement, si un particulier faisait la même chose, il irait en prison aux États-Unis, mais si le gouvernement le fait, il gagne des électeurs.

Initialement, Reagan créa la loi pour constituer une espèce de soviet ou groupe de travail financier qui veillerait sur le marché. Telle fut, au moins, l’excuse. Le temps nous a montré que le propos réel fut de manipuler le marché au profit du politique. Le « Groupe » vit que sa capacité pour changer les choses était beaucoup plus grande qu’on ne l’avait imaginée. Ils peuvent transformer des jours de baisses en hausses, ou faire en sorte que les grands investisseurs ou les Hedges Funds achètent comme des possédés quand le marché chute.

En réalité, personne ne sait ce que fait ce groupe. Ses actions sont aussi opaques que celles de la mafia. À tel point que, pendant de nombreuses années, les analystes croyaient qu’il s’agissait d’un conseil politique supplémentaire qui se consacrait à passer la facture pour ne rien faire. Malheureusement, il n’en est pas ainsi.

Le membre du Congrès Ron Paul a demandé à plusieurs reprises ce que faisait ce groupe et comment il travaillait. Bernanke a toujours esquivé les questions de Paul, et en beaucoup d’occasion n’a pas répondu du tout puisque rien ne l’oblige à répondre aux questions du Congrès. D’un autre côté, un ancien membre de la Fed, Robert Heller, affirma dans le Wall Street Journal avant la crise que la Réserve fédérale « au lieu d’inonder toute l’économie de liquidités, et par conséquent augmenter le risque d’inflation, pourrait être en train d’acheter des actifs à taux variable directement sur le marché des futures ». Maintenant, nous savons que la Fed fait l’un et l’autre.

Depuis la crise de 2008, l’intervention de ce groupe, connu comme la « Main de Dieu » et qui a créé des séquelles en Europe, a augmenté son activité même si c’est toujours nié. Beaucoup d’analystes qui avant ne croyaient pas au pouvoir réel de ce groupe, semblent admettre maintenant son intervention directe sur le marché.

[Le] mardi [4 octobre], il se passa quelque chose de curieux avec l’indice Standard & Poor’s (S&P) : à la première heure, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, vint déclarer que si l’économie stagnait, la Fed prendrait les choses en main et créerait plus de stimulus. La bourse ne réagit pas à la nouvelle et continua à baisser pendant toute la journée jusqu’au trente dernières minutes. Alors, d’un coup, et sans aucune raison, elle commença à monter. Le S&P passa d’une perte à un gain de 2%. Encore une fois était intervenue la « Main de Dieu ». L’inexplicable remontée soudaine fit que les courts (ceux qui misaient à la baisse), commencèrent à racheter pour limiter les pertes, ce qui augmenta encore plus la montée presque verticale du S&P et du Dow Jones.

Autant est curieux le deux poids deux mesures du pouvoir, plus encore l’est l’indifférence du citoyen face à ce genre d’actions qui ne sont rien qu’une autre forme de corruption. Sans besoin de rechercher le gain direct, les gouvernements et les banques centrales pervertissent le marché pour leur bénéfice propre pour gagner électeurs et pouvoir sur la société. Quel sens cela a-t-il que le gouvernement fasse des lois de transparence financière, mille régulations et après être le seul à les enfreindre ?

Probablement le mythe du bon gouvernement persiste-t-il chez le citoyen imprudent dans sa croyance que toutes le atrocités des bureaucrates sont positives quand elles sont travesties de gloire et de bonté, comme le fit Reagan en affirmant que la régulation « améliore l’intégrité, l’efficacité et l’ordre… du marché ». Le résultat de tant de « bonté » est l’augmentation de la volatilité, de l’incertitude, des pertes et une économie planifiée qui ne vit que pour financer les vices et les ambitions des banquiers centraux et des politiciens. Avec ces stratégies, le gouvernement peut tromper les gens, mais il ne les sortira pas de la crise.

Article originellement publié par Libre Mercado.

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  • « manipulation éhonté du marché » => éhontée

    Contrepoints >> corrigé, merci.

  • « sa capacité pour changer les choses étaient beaucoup plus grand »

    sa capacité pour changer les choses était beaucoup plus grande

  • … et d’autres fautes encore. Revoir l’orthographe, svp.

  • hum légère théorie du complot, Ron Paul se base sur des articles de journalistes aussi. Plus de preuve peut être ?

  • merci de rester sur le coeur du sujet, ça n’est pas un site sur la grammaire et l’orthographe…

    • Le « nivellement par le haut » peut se permettre un strict respect de l’orthographe, première brique de la rigueur intellectuelle.

  • « le mythe du bon gouvernement persiste-t-il chez le citoyen »

    C’est tout à fait ça. Je cherchais une raison pour m’expliquer le déni dont font l’objet les socialistes de droite et de gauche à ne pas voir la réalité. Et j’ai trouvé.

    Ils ont l’intime conviction que les gouvernements oeuvrent pour leur bienfait et qu’ils y parviendront, ou, du moins, qu’ils auront fait le maximum s’ils échouent. C’est pathétique.

  • Sinon, pour en revenir à l’article je rejoins l’avis de Thomas : l’article manque un peu d’argument.

    • Ce n’est pas tant qu’il en manque : il n’y en a pas un seul ! À croire si Reagan, pas exactement un étatiste convaincu, aurait mis dans les mains de l’état un outil capable de d’orienter le marché… Et cet outil fonctionnerait superbement bien, d’ailleurs, au point de bluffer des investisseurs aussi gros qu’expérimentés… Je trouve ça difficile à croire, surtout sans le moindre début de preuve

  • Depuis plusieurs années les marchés sont on ne peut plus manipulés par les banques au vu des autorités politiques et financières et cela avec l’argent emprunté au simple contribuable .Qu’en retire- t’il? une poigné de presque rien. Je suis très solidaire avec ceux que l’on appelle les indignés.Une folle idée me vient ,sortir mes liquidités de mes comptes bancaires question de couper la possibilité à celles-ci de rouler à multiple supérieur 10 et engrranger des bénéfices éhontés sur mon dos.Imaginer si plusieurs citoyens posaient ce geste cela précipiterait certainement ce qui est inéluctable.

    • « Qu’en retire- t’il? une poigné de presque rien. »

      Ce que vous ne voyez pas c’est que les prêts des banques sont à l’origine d’un nombre incalculable de projets privés et professionnels. Enlevez les banques et vous perdez entre autre des millions d’emplois. Le monde ne serait absolument pas pareil, tout le monde serait bien plus pauvre.

      J’ai pas les chiffres sous les yeux mais juste un exemple : En 2005, l’encours des prêts immobiliers s’est monté à 413 milliards d’€. Sans banque vous enlevez 413 milliards d’€ de projets et de retombées non réalisées et cela juste pour l’immobilier, imaginez le reste.

      413 milliards c’est plus que le budget de la France.

      Des solutions existent pour que la faillite soit la sanction plutôt que le renflouement, les banques devraient vivre avec la crainte de tout perde et pas avec la certitude du filet étatique qui les autorises à faire n’importe quoi. Les pertes abyssales devraient être pénalement sanctionné pour les responsables, la rupture de contrat est évidente, le gardien à brulé tout votre argent.

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