Retraites plombées

De la manipulation orchestrée par l’État et ses « défenseurs » pour les retraites par répartition …

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Retraites plombées

Publié le 6 octobre 2011
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Le site Économiques présente son analyse du dernier livre de F. Wauters et L. Delory, « Retraites plombées ».

Par Xavier Guyaux

Retraites et manifestations« Retraites plombées ou comment l’État vole votre avenir » est le titre du dernier livre de Ludovic Delory et de Frédéric Wauters.

Après une analyse rigoureuse du système des retraites actuel, de son évolution et de son avenir (inexistant), les auteurs démontrent, chiffres à l’appui, qu’un système de retraite par capitalisation est non seulement possible, mais en plus équitable.

Le système de retraite actuel, par redistribution, ressemble à s’y méprendre à la thèse géocentrique de l’Univers.

Il était « évident » que c’était le Soleil qui tournait autour de la Terre, il « suffisait » d’observer le mouvement des  étoiles et du soleil pour s’en convaincre. Mais surtout cela arrangeait l’Église et le pouvoir en place: si la Terre était le centre du monde, celui-ci avait bien été créé pour l’Homme.

Aujourd’hui, le système de retraite par répartition offre une manne énorme à l’État: des sommes colossales lui sont versées chaque mois, sous le couvert de « cotisations de retraite ». Le citoyen lambda a donc l’impression que cet argent reste sa propriété et que l’État Providence le gère de manière optimale, aussi bien, même mieux que la banque, et qu’il en percevra les fruits lors de sa retraite bien méritée. Alors que, comme le démontre « Retraites plombées », cet argent est utilisé en partie pour payer des retraites actuelles, mais surtout pour financer les autres dépenses de l’État, et que l’État sera incapable de restituer, même en partie, les sommes payées, avec difficultés pour certains, chaque mois, prétendument « pour sa pension ».

Inutile donc de se poser la question de savoir pourquoi l’État et les syndicats défendent bec et ongles le système actuel. D’une part, cela augmente la dépendance des citoyens (c’est l’État qui verse les pensions), et d’autre part cet argent est indispensable vu les déficits publics récurrents.

Mais comme Galilée, de plus en plus de citoyens se demandent si le système est vraiment aussi bon que certains le disent. Certains citoyens comprennent qu’« un État ne fait jamais faillite », ne veut pas dire qu’un État paiera toujours ses dettes, mais seulement qu’il est plus rare de « liquider » un État qu’une entreprise. Parce que les citoyens commencent à comprendre le monde qui les entoure, ces citoyens commencent à être plus critiques quand on leur affirme qu’un système est nécessaire pour la « solidarité ».

C’est pour moi un des nombreux mérites de « Retraites Plombées »: démonter dans un langage simple et accessible aux non économistes la manipulation orchestrée par l’État et ses « défenseurs » et démontrer de manière rigoureuse et chiffrée que la retraite par capitalisation serait plus « solidaire » que le système actuel, puisque même les revenus les plus faibles y gagneraient.

Et cela alors que le livre vert des pensions masque les problèmes de manière grossière.

Inutile de dire que ce livre est disponible depuis le 29 septembre dans toutes les bonnes librairies et en ligne sur le site du Soir, ou d’Amazon.

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  • Tout à fait d’accord, sauf pour cette référence mal venue (mais trop souvent servie) qui malmène l’histoire et dénote une ignorance de la doctrine de l’Église.: « Mais surtout cela arrangeait l’Église et le pouvoir en place: si la Terre était le centre du monde, celui-ci avait bien été créé pour l’Homme. »
    Le calcul des revenus des cotisations retraite gérées par l’état par comparaison avec les revenus de la retraite par capitalisation montre un écart considérable; quelqu’un m’a dit un jour qu’il était de 50%. Quelqu’un aurait-il des références à ce sujet?

  • Cher Scaletrans,

    Dans le livre, nous faisons une comparaison chiffrée entre répartition et capitalisation et comparant ce qu’un travailleur moyen aurait obtenu s’il avait pu épargner la part de ses cotisations sociales consacrée au système de pension par répartition avec sa pension légale.

  • En ce moment tout le monde parle des retraites, mais la majorité de personnes ne connaît pas le vrai problème. Liberté, égalité, fraternité ; OUI, mais surtout pas pour les retraites. Les politiques avance à reculons sur ce sujet. La réforme des retraites a entre 10 ou 15 ans de retard. La réforme des retraites des fonctionnaires de l’Etat et des régimes spéciaux les plus généreux, EDF, SNCF, RATP et surtout la très prodigue Banque de France a au minimum 10 ans de retard ! Car, il faut le savoir, nous ne sommes pas tous égaux devant la réforme. Le système français de retraite par répartition a été introduit après la deuxième guerre mondiale et cela a été justifié en ce moment-là. Depuis la situation a évolué, mais pas le système qui va tout droit vers la faillite. En plus il est tellement inégalitaire que lorsque on le décrit à un étranger il fini par être persuadé que c’est n’est pas possible. Notre système par répartition est devenu une question idéologique qui empêche tout changement pragmatique. Beaucoup de freins au changement sont mis en place. Par exemple, dans quelques semaines, un nouveau Président de la CNAV sera désigné, sans que les affiliés n’aient leur mot à dire. Et pour cause : cela fait bientôt 30 ans qu’il n’y a plus d’élections à la CNAV ! Les administrateurs, qui pour certains ne sont même pas affiliés car fonctionnaires ou agents publics, sont nommés au terme de petits arrangements entre amis. Pourtant, à l’origine, les caisses devaient être gérées par les affiliés eux-mêmes ou leurs représentants élus. Un modèle de démocratie sociale, disait-on… Dans les faits, les affiliés n’ont qu’un seul droit : celui de se taire. Et tout est joué d’avance : dans la plus grande opacité, le poste est déjà promis au syndicaliste professionnel Gérard Rivière (FO). Conséquence : ceux qui sont supposés représenter les intérêts des salariés et retraités du privé représentent en réalité les intérêts des syndicats, des fonctionnaires et des agents publics. Et ce sont les plus farouches défenseurs des régimes spéciaux ! Résultat : ces mêmes syndicats qui bloquent le pays pour empêcher toute réforme des retraites des fonctionnaires ont les pleins pouvoirs pour faire porter tous les efforts sur les salariés du privé, raboter les pensions et creuser les déficits. Et l’addition est salée : des milliards d’euros devront être réglés par les générations futures. Si rien ne change, ce seront toujours les mêmes qui paieront ! Le député Jean-Paul Garraud a déposé une proposition de loi « tendant à renforcer le contrôle démocratique du système de retraites ». En clair, il s’agit de rétablir les élections et d’empêcher des personnes non affiliées de siéger au Conseil d’administration.

    « L’on pourrait écrire un livre entier à détailler toutes les autres tares de notre système de retraite actuel: sa gestion, la profusion de régimes spéciaux, que le gouvernement peine à éliminer, la mauvaise prise en compte des conjointes ayant passé du temps à élever des enfants, etc… Mais les fondamentaux financiers du système sont par eux même tellement viciés qu’ils suffisent à le condamner ». Vincent BENARD

  • Mon cher Chris,

    Je ne vois pas en quoi la mise en place de la retraite par répartition, orchestrée par le régime de Vichy pour mettre la main sur le « magot » du fonds de retraite (capitalisé, lui) constitué jusque là, a quoi que ce soit de « justifié ». C’est un hold-up pur et simple.

    La retraite par répartition n’est jamais justifiable. Ni d’un point de vue pratique, car elle porte en elle les germes de sa propre ruine. Ni d’un point de vue idéologique, car elle constitue une spoliation des générations plus jeunes au profit des plus âgées, propice à alimenter un conflit des générations.

    Enin, puisqu’un livre a été écrit sur le sujet (le nôtre), je vous engage à le lire. Vous y apprendrez pourquoi la retraite par répartition n’est jamais justifiée et comment elle justifie aujourd’hui de nouveaux hold-ups perpétrés par l’Etat à la recherche de moyens de faire survivre le système quelques années de plus…

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