Or et marchés des actions

Actuellement, pour préserver le pouvoir d’achat de son épargne, la tentation est grande de se tourner vers l’or. Est-ce vraiment un choix judicieux?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Or et marchés des actions

Publié le 26 septembre 2011
- A +

Actuellement, pour préserver le pouvoir d’achat de son épargne, la tentation est grande de se tourner vers l’or. Est-ce vraiment un choix judicieux?

Par Charles Gave

Beaucoup de lecteurs me demandent pourquoi je ne recommande pas d’acheter de l’or. Voici une raison.

Il est toujours extrêmement difficile de préserver le pouvoir d’achat de son épargne surtout quand les gouvernements accumulent les erreurs, comme c’est hélas malheureusement le cas en ce moment. La tentation est grande alors de se tourner vers l’or, qui a comme vocation première d’être la ligne de défense des citoyens martyrisés par les pouvoirs publics. L’or est de fait une façon pour le citoyen qui ne peut pas voter avec ses pieds de s’en aller tout en restant dans son pays. Il retire au gouvernement de son pays la gestion de son épargne en manifestant qu’il ne croit plus dans la monnaie de son État.

Le problème, c’est que de temps en temps, la panique gagne nos chères fourmis à un point tel que l’or cesse d’être une protection de qualité. Déterminer ce moment est l’une des choses les plus difficiles, mais enfin je peux toujours essayer… Sur le long terme (trente ans), la plus grande qualité du marché des actions c’est qu’il donne accès à des dividendes qui montent avec le temps. Celui qui achète de l’or abandonne donc ce droit à ces hausses, ce qui de temps en temps peut être une bonne idée, mais hélas pas toujours.

Si donc je prends les dividendes effectivement payés par l’indice S&P 500 et que je compare leur évolution historique à celle de l’or, je peux essayer de déterminer les moments où la panique est telle que les acheteurs d’or « surpayent » le métal jaune pour en quelque sorte garantir leur sécurité. J’ai donc établi un ratio entre le cours de l’or et le paiement des dividendes depuis… 1871.

En voici le résultat.

L’or est aujourd’hui plus haut qu’il n’était au moment de la dépression de 1890, plus haut que pendant la grande dépression des années 30, plus haut que quand les Japonais avaient attaqué Pearl Harbor, et a peu prés au même niveau que quand le Shah d’Iran était renversé avec la complicité active de l’administration Carter, que le pétrole triplait pendant que les Russes envahissaient l’Afghanistan. L’or est donc dans une des plus grandes paniques à l’achat que l’Histoire ait enregistré et pour ainsi dire jamais les flux à venir des dividendes n’ont été aussi bon marché vis-à-vis de l’or.

Acheter de l’or en 2000 et vendre les actions était une bonne idée. Faire le contraire aujourd’hui me parait éminemment raisonnable, comme en 1980…

—-
Sur le web.

Achat d’or sur Goldbroker en partenariat avec Contrepoints.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Ne peut on ajouter que, hyper-déflation aidant, toutes les opportunités de se procurer du cash vont être saisie, dans une immenses panique qui va faire précipiter le prix de l’or (comme de tout autre actif)?

  • Les commentaires sont fermés.

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Une chronique de Cécile Philippe. Un article de l’Institut économique Molinari.

S’inspirer de Jean Jaurès pour sauver le système de retraites ?

Oui car le sujet de la retraite a été trop souvent traité sous un angle purement politicien, ce qui contribue à entretenir un statu quo intenable.

Relire Jaurès nous montre qu’on peut être à gauche et défendre la capitalisation.

Il suffit de se replonger dans L’Humanité de 1909. Jaurès y expose comment la capitalisation « en soi est parfaitement acceptable » et peut consti... Poursuivre la lecture

Je ne sais pas si c’est encore la peine d’écrire à ce sujet.

Que les marchés montent ou baissent, puis remontent, etc., ne surprend plus personne. Mais moi je reste surpris. Qui s’étonne encore que les marchés s’étonnent n’a décidemment rien compris à la finance. Je n’ai donc rien compris à la finance.

L’investisseur s’étonnera toujours de ce qu’il voit ou entend, ânerie ou pas. L’investisseur c’est un peu Richard Anconina dans Itinéraire d’un enfant gâté. Jean-Paul Belmondo a beau le prévenir qu’il va lui balancer une absurdité... Poursuivre la lecture

« Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance », lisent Virgile et Dante au-dessus de la porte de l’Enfer.

Une recommandation similaire pourrait être adressée à ceux qui cherchent, dans un monde où l’inflation est élevée, à placer intelligemment leur épargne. Il est communément admis qu’il est préférable de ne pas conserver de liquidités trop importantes lorsque la valeur de la monnaie s’érode rapidement. Pourtant, dans le même temps, investir son épargne en période d’inflation peut se révéler hasardeux.

En effet, la créatio... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles