Des propositions socialistes comme s’il en pleuvait

Passage en revue de quelques amusantes propositions socialistes…

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Des propositions socialistes comme s’il en pleuvait

Publié le 16 septembre 2011
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Des propositions socialistes comme s’il en pleuvait

Si les primaires socialistes (je parle des élections, pas des candidats) constituent une pente glissante vers le déchirement interne, elles sont aussi une opportunité magnifique de rôder des propositions, aussi farfelues soient-elles, auprès d’un public quasi-captif…

Je dis captif parce qu’actuellement, on n’a pas vraiment le choix : comme personne en France ne veut vraiment regarder l’horrible réalité (avec des banques qui fondent et des dettes qui s’empilent), la presse va se concentrer sur le seul spectacle qui lui est offert, et comme c’est du Guignol, ça marche toujours auprès des enfants (qui croient au Père Noël) et auprès des électeurs (qui votent).

Avant d’entrer dans les gros pachydermes du Parti Officiellement Socialiste, écartons rapidement les autres socialistes de gauche : s’ils sont en campagne, tout le monde sait qu’ils bricolent à la marge pour gober le plus de voix et s’assurer ainsi d’un joli maroquin.

On pourra citer, dans ces rôles de side-kicks comiques, Jean-Luc Mélenchon (bon, ok, comique, hein, c’est histoire de dire) et Cécile Duflot / Eva Joly (là, pour le coup, comique n’est pas usurpé).

Duflot, prête à partir en voyageCôté Europécologilévers, la secrétaire nationale est encore une fois tombé dans le piège du gros micro mou. Invitée de RMC, elle nous aura gratifié de l’un de ses éclairs de fulgurance sublime. On se souvient du sketch « Le Japon Est Dans l’Hémisphère Sud » de la sémillante diplômée d’un DEA de géographie (bac+5, les enfants, la vraie puissance intellectuelle !). Cette fois, elle nous propose une semaine de travail de quatre jours, suivie de trois jours de week-end : comme le travail est un gros gâteau de taille fixe, en faisant des parts plus minces, y’aura du gâteau pour tout le monde.

On regrette qu’elle ne pousse pas son raisonnement plus loin : puisqu’en réduisant la semaine à quatre jours ouvrés, on diminue le chômage, nul doute qu’en la réduisant à un seul jour ouvré, on va pouvoir, enfin, éradiquer purement et simplement ce fléau. Allez, Cécile, fait marcher tes deux hémisphères (le nord et le sud) : propose-nous un vrai truc qui cogne !

MélenchonPendant ce temps, Jean-Luc lâche les poneys de son petit moteur deux-temps, et ça pétarade sec dans la cour : revenu minimum à 1700 euros net, revenu maximum à 360.000 euros net, retour de la retraite à 60 ans, 35H réelles, 800.000 contractuels de plus dans les services publics, 200.000 logements sociaux… C’est vraiment tous azimuts, ça claque et ça fouette, et ça n’a bien sûr absolument aucun espèce de lien avec une quelconque réalité même lointaine. À ce tarif, on le trouve un peu limité : tout comme Cécile qui se contentait d’une demi-mesurette pour gamine timide, Jean-Luc tente l’adoucissement de son petit côté trucideur de riches.

C’est dommage. Par exemple, en plaçant le SMIC à 2000 euros net, c’est plus simple, plus rond, plus facile. Et le salaire maximum, on pourrait le mettre à, mettons, 4000 euros net. Dans un premier temps. Dans un second temps, ce sera 2000 et on n’en parlera plus. Le gain de temps pour toutes les démarches administratives (« on sait combien tu gagnes, pas besoin de nous le dire ») permettra de dégager une productivité record en France, à n’en pas douter.

Bref : pendant que la Duflot se la joue Oui-Oui sous tranxène, Jean-Luc tente Leatherface camouflé en peluche Disney. On y croit moyennement.

Mais cogner sur Duflot ou Mélenchon, ce n’est plus du bloguing comme dirait un éminent confrère, c’est du ball-trap. Ces deux charlots écartés, nous pouvons nous attarder sur la petite troupe de proboscidiens variés qui occupe le devant de l’actualité. Et eux aussi s’en donnent à cœur joie avec une avalanche de trucs plus ridicules les uns que les autres.

Je ne vais pas les lister tous ici, ce serait trop long. Il suffit de comprendre qu’ils jouent tous sur des budgets fictifs d’une France qui nage dans le pognon gratuit imprimé à volonté par Jean-Claude Trichet et Mario Draghi : c’est donc « no limit » et comme les jeux ne sont pas faits, que les mises sont ouvertes et que pour le moment, c’est seulement de la parole à pas cher, la surenchère est plus qu’aisée : elle est recommandée.

Winnie HollandeEt c’est donc naturellement qu’on dégote des embauches à tour de bras. François Hollande, dont la stature présidentielle terrifie plus d’une gerboise, ne fait pas que peaufiner ses gags faciles sur les riches qui veulent payer des impôts. Il nous propose un nouveau gimmick sur le mode « Je fais réapparaître ce qui a disparu ». Ici, il manque 60.000 postes d’enseignants ? Pouf, Mandrake Hollande les fait revenir aussi sec sous vos applaudissements.

Evidemment, Arnaud Montebourg n’est pas en reste. Il chausse ses gants blancs, son haut de forme de prestidigitateur, et va plus loin : Majax Montebourg en recrée non pas 60.000, non pas 70.000, mais 80.000 — sous vos applaudissements, messieurs dames — dans un mouvement ample, rapide et souple que seul un budget taillé au canon de 105 mm dans une croissance presque explosive permet d’obtenir !

Quant à Ségolène Royal, elle ne peut pas s’avouer vaincue sur de si lénifiantes broutilles ! Dans son habit de scène aux mille strass scintillants, elle fait une pirouette arrosée de champagne, de billets de banques factices mais esthétiques, sur un fond de feux d’artifices chatoyants, un salto arrière, et zou, nous propose la présence d’un deuxième adulte dans les classes difficiles, un moratoire sur les suppressions de poste, un contrat avec les familles et raccompagner les policières par des policiers ah non pardon c’était en 2007.

Royal : la champagnitude attitude

Et c’est clair que si un prof n’arrive pas à avoir le calme dans sa classe, à deux, ce sera plus facile. Plus coûteux, mais plus facile. Et dans les classes vraiment difficiles, on en mettra trois. Quant aux classes vraiment, vraiment difficiles, on en mettra douze. Fastoche.

Quand on pense que dans les années 50, 60, 70 et 80, les profs restaient bêtement seuls dans leur classe, on comprend qu’il s’agit d’inconscience et qu’ils maintenaient le calme par pure chance. Quel gâchis. Si on avait su. Ah la la la.

Aubry a la pêche !Et comme on rase gratis par paquets de douze avec des bons de fidélité, un poney au grattage et une turlute au tirage, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Aubry, par exemple, propose la dépénalisation du cannabis, 300.000 nouveaux emplois pas jeunes mais bon on trouvera un joli nom, et évoque aussi des zones de sécurité prioritaires qui seront donc à la sécurité ce que les zones d’éducation prioritaires sont à l’éducation : un désastre aussi fumant que rigolo, et un réservoir inépuisable à gogos qui votent Socialistes de Gauche ou Socialistes du Front.

Bref, comme on peut le constater, tout ceci est parfaitement crédible pendant que, dans le même temps, la BCE, la Fed, la Bank of England et la Banque du Japon se sont décidées à passer une grosse commande pour de l’encre fraîche, du papier et des Epson Couleur neuves.

Délicieux, non ?
—-
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  • Cécile Duflot est très au fait de l’économie et du fonctionnement du marché du travail français. Les semaines de quatre jours travailler pour trois jours de repos sont déjà monnaie courante. Voir les temps partielles pour les parents qui prennent un jour pour s’occuper de leurs enfants, voir aussi les ouvriers du bâtiment qui font 35 heures sur 4 jours.

  • Article pro-libéral, anti gauche, rédigé avec un amateurisme condensé. Revoyez vos classiques d’histoire, le pourquoi et comment des crises financière, les deux guerres mondiales en conséquence, faites un tour par l’école du journalisme.
    Pour ce qui est de photoshop, ces sourires à la loupe sentent un peu le passé de mode, mettez vous à la page, ou à la retraite.

    • Je crois que c’est vous qui devriez lire vos classique d’histoire, plutôt. Ça vous apprendrait, entre autre, que les deux guerres mondiales ne sont pas issu de crises financières (en 1913 l’économie européenne est au top, quant à la 2GM elle n’éclate pas en 1933 au plus fort de la crise mais en 39 quand les effet de la crise s’effacent et que l’économie repart — dans la mesure où les imbéciles malthusiens/keynésiens ne l’ont pas trop étouffé, bien sûr ).

      Après quoi vous pourrez considérez d’un œil plus lucide les gens qui vous ont raconté des conneries historiques, et donc prendre un peu de recul sur leurs autres propos (sur « le pourquoi et comment des crises financières » par exemple : je parie bien volontiers que pour l’essentiel ce que vous croyez est totalement faux)

    • Mais oui pro-libéral et on est fière, très fière, allez vous corrompre dans la boue des articles pro-socialistes qui vous font dans le grand-méchant-capitaliste-à-queue-fourchue-à-l’origine-de-tous-les-les-malheurs-du-monde.

      Vraiment de la part d’un homme de gauche au savoir si immense on le vit comme le plus beau des compliments.

    • Aaaah mon dieu c’est un article pro-libéral sur un site pro-libéral ! Vraiment shocking !
      Une fois que ton petit cerveau se sera remis du choc, tu pourras peut-être nous sortir un argument profond, un truc pensé par toi-même, une idée, un machin, n’importe ? Non ?

    • C’est dingue de voir ce genre de truc. Un libéral qui publie un texte libéral sur un site libéral. Les bras m’en tombent.

  • Les Dalton étaient 4 mais en France nous avons les Solférinos : ils étaient 6 hier soir dans un talk-show à mourir de rire (ou plutôt de pleurer parce qu’ils vivent tous grassement de nos impôts).
    Presque tous les 6 ont récité le credo écolo-vert habituel.
    A ce propos la Heritage Foundation vient de publier un article très intéressant à propos de Solyndra, ce méga gouffre si cher au président Obama :

    http://blog.heritage.org/2011/09/16/morning-bell-solyndra-scandal-ends-green-jobs-myth/?utm_source=Newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=Morning%2BBell

  • « On regrette qu’elle ne pousse pas son raisonnement plus loin : puisqu’en réduisant la semaine à quatre jours ouvrés, on diminue le chômage, nul doute qu’en la réduisant à un seul jour ouvré, on va pouvoir, enfin, éradiquer purement et simplement ce fléau.. »

    C’est marrant comment ce concept est tres difficile a comprendre pour quelqu’un de gauche …
    En poussant le meme raisonnement on pourrait resoudre le chomage en remplaçant tous les feux tricolors par des agents de police faisant la circulation …

    • Charles Gave citait une anecdote: dans les années ’50, un ministre français (de gauche) visitant un chantier (genre construction d’un barrage) soupira, voyant les enormes pelleteuses et autres engins du même accabit: »Ah, le nombre d’emplois qu’il y aurait si on faisait ce travail comme avant, à la pelle ! » Un économiste, à ses côtés, lui dit alors: »Mieux encore: à la petite cuillère ! »

  • Le jeu télévisé était un course à l’échalote, on a vu que le coach leur a dit 1.) de « ne pas tomber dans le piège » : se disputer comme des chiffonniers.
    Le coach leur a dit 2.) qu’il fallait en profiter pour ratisser large, donc « pas de politiquement correct, de care, de vivre-ensemble » qui effarouchent l’électeur.

    Madame Sophie de Menthon dit cela avec beaucoup plus de verve que moi :
    http://www.atlantico.fr/decryptage/debat-ps-star-academy-enjeux-183812.html

  • mon programme favori c’est mélanchon bien sur:salaire minimum de 1700 euros,tiens c’est pas mal du tout comme programme(on pourrait pas monter un peu jusqu’a 2000?). et si on bourrait les urnes des primaires socialistes avec des bulletins baylet pour s’amuser un peu?moi je choisis marseille c’est plus facile,mais il y a aussi lille…

  • Ginette, pour bourrer les urnes, les Martine&Ségolène ont de l’expertise…

    • Ségo s’occupe des urnes et Martine de bourrer.

    • ben oui hugues c’etait bien une allusion.et ne doutons pas qu’elles seront bourrées.la question est:qui va arriver a bourrer le plus?j’ai sincèrement peur pour vals et montebourg dans cette histoire.les autres sauront se montrer a la hauteur

      • Peur pour ces deux cuistres ? Allons. Il ne leur arrivera rien de fâcheux et la permanente bouclée de Montebourg ne subira aucun outrage, soyez en sûre.

        • ben je vois ces primaires du ps un peu comme un bilan de compétences en bourrage des urnes:donc si tu as beaucoup de troupes ou de savoir faire t’es favori.les troupes pas de probleme pour martine flamby et sego,ça devrait pouvoir bourrer.on devrait pouvoir décompter 60 millions de bulletins.l’experience c’est baylet donc ça devrait bourrer dans le sud ouest.mais les deux jeunes (de 50 ans)comment ils vont arriver a bourrer?tiens on devrait demander le concours des casques bleus de l’onu pour vérifier que ce scrutin capital pour l’univers n’est pas soumis a fraude.je donne mon avis mais en verité j’ai meme pas regardé le débat parce que ça ne m’intéresse pas du tout .hé.hé

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