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Les libéraux-conservateurs lancent leur site internet

Publié le 4 septembre 2011
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L’association des libéraux-conservateurs français (LCF) lancent leur site internet. Contrepoints souhaite la bienvenue à ces jeunes militants sur la toile.

Communiqué de l’association

En ce 1er septembre 2011, l’équipe nationale des LCF est heureuse de vous présenter le site internet de l’association.

Celui-ci comporte toutes les rubriques nécessaires pour en savoir davantage sur notre organisation et nos actions.

Fidèles à notre façon de faire de la politique, c’est-à-dire dans une optique de rassemblement afin de défendre efficacement les idées et principes qui font notre engagement, nous partageons un souhait, celui de faire de ce site internet une véritable galaxie libérale et conservatrice. C’est pour cette raison que vous avez la possibilité de profiter, dès à présent, de services uniques comme l’annuaire ou l’agenda qui se tiennent à disposition du militant engagé qu’il soit libéral-conservateur ou plus généralement de droite. Ces derniers constituent une preuve, celle de notre volonté de rassembler toutes les bonnes volontés, bien loin des clivages traditionnels et des intérêts personnels.

Concernant l’association, la réunion de lancement se déroulera à Lyon durant le mois d’octobre. D’autres informations relatives à cet évènement seront disponibles ces prochains jours. Plusieurs personnalités sont attendues et les responsables régionaux seront nommés officiellement à cette occasion.

Enfin, un travail de fond considérable a été réalisé ces derniers mois. Plusieurs associations, personnalités et partis politiques de premier plan ont déjà exprimé leurs voeux de travailler à nos côtés. Enfin, vous êtes nombreux à soutenir ce projet et nous vous en remercions.

Sachez que les Libéraux-Conservateurs Français se tiennent prêts, le combat en faveur de nos idées ne fait que commencer.

—-

Charte des 10 points fondamentaux des LCF :

Les « Libéraux-Conservateurs Français » vous proposent cette charte de nos valeurs fondamentales. Celle-ci vous permettra, au travers de ces 10 points, de savoir ce que les LCF défendent et ce qu’est le libéralisme-conservateur.

Nous vous invitons, si vous êtes en accord, avec au moins 8 des 10 points de cette charte, à la signer et à la diffuser le plus largement possible.

Voici les 10 points fondamentaux des LCF :

1- Un État minimal régalien, composé de la Police, la Défense, la Justice, la diplomatie et les impôts. (La voirie étant gérée par les communes et les régions) . Le reste peut être confié à la société civile, qui saura se charger, de façon plus efficace et moins couteuse des autres fonctions.

2- Favoriser la libre-concurrence. Les LCF sont favorables à la suppression de toutes les subventions accordées par l’État et les collectivités, aux entreprises et aux associations, assorti d’une forte baisse des prélèvements obligatoires et d’une désinflation importante des réglementations en vigueur qui entravent la libre-concurrence et le droit de propriété. Ce qui signifie, par conséquent, un désengagement fort de la part de l’État sur la vie économique.

3- Libérer le marché de l’emploi. Les LCF sont favorables à une vraie simplification du Code du Travail, à une simplification des réglementations administratives en vigueur pour les entreprises, à la suppression de toutes les formes de contrats aidés (qui bloquent le plus souvent l’ascenseur social) et à accorder des libertés supplémentaires de négociations contractuelles entre les entreprises, les salariés et les partenaires sociaux, notamment sur le temps de travail.

4- Réduction des dépenses publiques et du train de vie de l’État. Nous sommes favorables à la réduction du train de vie de l’État. Nous préconisons, notamment, la suppression du statut de la fonction publique (comme en Allemagne, notamment) remplacé par des contrats de droit privé et ouvrir à la concurrence tous les postes, jusque là, réservés aux hauts-fonctionnaires. Enfin, l’État doit mettre en œuvre la promotion au mérite pour ses salariés, comme dans le Privé. En outre, nous encourageons les politiques de réductions massives des dépenses publiques.

5- Vers un seul impôt, à taux unique pour tous. En effet, nous défendons un impôt, à taux unique, payable par tous les Français. Cet impôt serait prélevé sur les revenus (Flat-tax). Il remplacerait tout l’arsenal fiscal actuel. Cela aurait, donc, deux avantages : celui de la simplicité, car les contribuables ainsi que les administrations fiscales perdent moins de temps en déclarations, calculs et contrôles. Ainsi, les coûts de la gestion des recettes fiscales sont diminués. L’autre avantage est que le principe de l’impôt proportionnel est plus efficace économiquement et plus juste socialement que l’impôt progressif actuel. Cet impôt servirait, donc, à financer les activités de l’État minimal que nous avons décrit plus haut.

6- Refonte du système social français. La grande réforme fiscale que nous appelons de nos vœux aurait pour conséquence l’instauration du « salaire complet ». Il s’agit, en fait, de verser l’intégralité de leur salaire aux salariés, charges sociales comprises, en ayant déduit l’impôt unique. Ainsi, ils cotisent ensuite aux assurances de leur choix. Cette mesure serait assortie ou non d’une obligation de s’assurer. Cela permettrait la mise en place d’une vraie liberté de choix à chacun. En effet, cela permettrait la libéralisation et la mise en concurrence des assurances sociales (Assurance maladie, chômage, caisses de retraites, prévoyances…). Ce qui garantirait une saine concurrence entre les assurances privées et donc un meilleur rapport qualité/prix que le système actuel.

7- « États-Généraux » de la Démocratie et application réelle de la subsidiarité. Nous défendons la mise en place du référendum d’initiative populaire, la reconnaissance du vote blanc, mais aussi la fin du cumul des mandats et la fin des avantages, souvent exubérants, des élus. D’autre part, nous défendons l’application réelle du principe de la subsidiarité. C’est-à-dire que les décisions seraient prises à l’échelon le plus adapté et le plus proche de l’individu, de façon à permettre la résolution la plus rapide et la plus efficace des problèmes. Évidemment, cela nécessite une application stricte de la décentralisation, permettant ainsi, que les fiscalités locales soient votées à chaque niveau selon les objectifs approuvés par les citoyens. Cela nécessite, aussi, une autre vision de l’Europe. C’est le meilleur moyen d’éviter les dépenses publiques excessives et c’est aussi l’application la plus directe de la démocratie, notamment sur l’échelon local.

8- L’enseignement libéré. Nous défendons le système du « chèque-scolaire ». C’est-à-dire, qu’au lieu de subventionner directement les établissements scolaires, ce seraient les parents qui recevraient, par ce « chèque-scolaire », l’argent destiné à l’éducation de leurs enfants. Ils choisissent, ensuite, l’école à laquelle ils souhaitent donner ce chèque. La répartition des enfants dans les établissements se fait non plus, sur des critères géographiques décidés, arbitrairement, par les rectorats et le ministère, mais sur le libre choix des parents. En contrepartie, les écoles bénéficient d’une grande autonomie pour choisir leur pédagogie et mieux prendre en considération les demandes des parents.

9- Défendre les libertés, c’est aussi défendre des valeurs. Les LCF défendent les valeurs telles que la promotion de la famille institutionnelle, le respect de la laïcité et une politique de maitrise des flux migratoires. En effet, nous considérons que la liberté ne peut s’exercer pleinement, qu’en prenant en compte les éléments constitutifs de son patrimoine et de son enracinement culturel, historique et philosophique.

10- Défense du terroir, de la ruralité et des identités régionales. Les LCF défendent les libertés de chacun, assorties à l’enracinement individuel. En effet, nous considérons qu’il est crucial de défendre notre ruralité, ses traditions et ses métiers. Mais nous faisons aussi la promotion de notre identité qui est triple (régionale, nationale et occidentale). Par conséquent, nous soutenons ces trois composantes de notre identité et de nos racines. Ce qui se traduit, également, par un engagement en faveur de nos alliés occidentaux (États-Unis, Israël, Corée du Sud…).

Stéphane Devaux, Président des LCF.

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  • Rien sur l’Euope mais dans quelle mesure ces 10 points sont-ils réalisables dans le cadre de l’UE telle qu’elle a dégénéré (enfin, ses créateurs ont toujours eu l’intention qu’elle dégénère de la sorte, entendons nous bien) ?

    • Si, le point 7. La totalité de ces points est réalisable, Europe ou pas : ne détournons pas l’Etat providentiel français de sa responsabilité pleine et entière.

  • En France, les liberaux ne sont pas spécialement présent sur la scène politique, pour ne pas dire totalement absents. Mais en plus, ils sont divisés.
    PLD, Alternative Libérale, là ce LCF que je ne connaissais pas… C’est triste, et dommageable quoi.

    Merde quoi, comment peut on faire avancer la cause libérale si chacun fait indépendamment une petit parti insignifiant au lieu de se rassembler et de mettre les forces en commun pour essayer de percer, se faire entendre, présenter un projet, faire réfléchir les gens.

    Les points 1 à 8, les points liberaux donc, ils sont – j’imagine – unanimement défendu par les libéraux. Ainsi donc, on va diviser les forces simplement pour pouvoir affirmer la « famille institutionnelle » ( comme si il n’y avait pas plus important que ce genre de concepts dépassés…)

    Vraiment dommage. Parfois, j’ai espoir, je me dis que c’est possible, mais quand je vois ça, je me dis qu’Hayek avait malheureusement raison sur le libéralisme et la France…

  • De plus s’affirmer libéral et soutenir ouvertement Israël, ça me parait extrêmement contestable vu la politique menée par les gouvernements successifs…

    Respect de l’individu et de ses droits, de la propriété… Allez dire ça aux palestiniens et aux civils plus généralement jugés dans des conditions douteuses par des tribunaux militaires. ( Sans vouloir prendre parti – mais les faits sont les faits – ).

    D’autan plus que les anti liberaux ne manqueront pas d’attaquer la dessus, et ils auront raison, pour une fois.

  • Petites questions aux LCF:

    1. Prônez-vous un chèque-éducation d’un montant fixe ou dégressif en fonction du revenu? Le premier ayant les inconvénients suivants:
    – il parait injuste aux Français, abreuvés de socialisme, en ce sens qu’il subventionne des familles qui n’ont pas besoin de cette subvention
    – il provoque une inflation des tarifs de l’éducation, les « entrepreneurs » intégrant le montant du chèque-éducation (avec un chèque-éducation dont le montant tend vers 0 au delà d’un certain seuil de revenu, il est beaucoup plus difficile pour les entrepreneurs d’intégrer son montant dans le calcul, et donc l’effet pervers mentionné est beaucoup moins important)

    2. De la même façon que vous soutenez le chèque-éducation, soutenez-vous également le chèque-logement, à l’image de Vincent Bénard. Si oui, dégressif ou fixe?

    3. Même question pour le chèque-santé…

    4. Et le chèque-retraite.

    5. Plutôt qu’un système d’assurance santé, ne préférez-vous pas le système (libre aussi) de « plan épargne santé », qui a fait ses preuves à Singapour notamment?

    Plus généralement j’ai un peu de mal avec l’étiquette « libéral-conservateur »:
    – soit ils veulent imposer leur morale par l’intermédiaire de la force publique, et on peut alors difficilement les qualifier des libéraux (ou alors libéraux uniquement sur le plan économique et donc, pas libéraux « tout court »)
    – soit ils ne veulent pas imposer leur morale par la force publique et alors leur conservatisme est purement personnel, et donc pas un positionnement politique. Par conséquent l’étiquette « conservateur » est inutilement accolée au mot « libéral » (et plus source de dissenciation et de rejet qu’autre chose)

    Je dois avouer que je ne suis pas spécialement objectif, puisque « à part la gauche, il n’y a rien au monde que je méprise autant que la droite », pour paraphraser le regretté Pierre Desproges.

    • J’ai du mal à voir en quoi le cheque éducation provoquerait une inflation des couts. Après, peut être n’avons nous pas la même vision de ce qu’est ce voucher.

      Pour moi, c’est au lieu de voir l’état subventionner, accorder les crédits directement aux écoles, l’argent collecté est rendu aux familles sous forme de cheque éducation donc, de maniere à ce que l’argent ne soit pas une barrière à l’éducation de leurs enfants, étant donné qu’ils disposent eux même de leur part d’impôts destinée à l’éducation, éventuellement majorée dans le cas des familles pauvres.
      L’inflation serait si ce cheque venait en plus, comme une alloc ou une APL, par exemple.

      Selon moi.

      • J’avais lu un article intéressant là dessus, mais je ne le retrouve pas. En gros, avec un chèque éducation (ou un chèque logement, la logique est la même) d’un montant fixe, le prestataire de service éducatif inclut ce montant lorsqu’il calcul le tarif auquel ‘il va facturer son offre, puisque ce qui l’intéresse, c’est le montant que le consommateur du service est prêt à débourser de sa poche.

        De manière générale, le coût global d’un produit subventionné (prix facturé + montant de la subvention) a tendance à être plus élevé que celui du même produit non subventionné.

        C’est pour cela que je pense qu’un voucher dont le montant est dégressif en fonction du revenu a tendance à limiter l’augmentation du coût global lié à la subvention, le prestataire de service pouvant tout autant avoir des clients « subventionnés » et d’autres ne l’étant pas, et donc ne peut que difficilement inclure le montant de la subvention dans le tarif proposé.

        • J’ajoute que le même effet vaut côté consommateur: ce qui l’interesse c’est ce que va lui coûter le service, subvention déduite, et donc qu’il sera prêt à acheter des services plus « cher » que ce qu’il aurait fait sans la subvention.

          Pour résumer, des prestataires de services pouvant se permettre de proposer des tarifs plus élevés + des consommateurs pouvant se permettre des services d’un coût plus élevé = augmentation du coût global.

          Ceci dit, le système de vouchers est évidemment mille fois préférable au système actuel, qu’ils soient d’un montant fixe ou dégressif en fonction du revenu.
          Dans un monde idéal, un système d’éducation libre et non subventionné serait préférable, mais dans la réalité, et pour des raisons « bassement » utilitaristes, des vouchers dont le montant est dégressif en fonction du revenu me semblent économiquement plus efficaces et seraient mieux acceptés par la population française.

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