Et si on faisait du CO2 une énergie renouvelable ?

De nouvelles technologies prometteuses qui s’intéressent à l’utilisation du CO2.

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Et si on faisait du CO2 une énergie renouvelable ?

Publié le 25 août 2011
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Aymeric Pontier présente de nouvelles technologies prometteuses qui s’intéressent à l’utilisation du CO2. Un article de son site, republié avec son aimable autorisation.

Parmi les technologies développées actuellement afin de lutter contre le changement climatique, en limitant les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la géothermie et le captage du dioxyde de carbone figurent en bonne place, auprès des décideurs politiques et des investisseurs privés. La première vise à utiliser l’énergie thermique générée et stockée dans le sous-sol, la seconde vise à séquestrer le CO2 dans d’anciennes mines de charbon, entre autre.

Bien que les démonstrations scientifiques se multiplient sur la planète, principalement en Occident, la technique du captage/stockage du CO2 pose un problème majeur : son coût exorbitant. Mais il y a aussi un autre écueil : le gâchis effroyable du concept en lui-même. Pourquoi dépenser autant de temps, d’agent et d’énergie pour seulement se contenter de stocker du gaz sous Terre ? Et si on voyait plus loin ? Et si on trouvait un moyen de ré-utiliser et de valoriser tout ce gaz ?

Il y a quelques mois, l’ADEME a justement lancé un appel à manifestations d’intérêt dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir, qui ouvre la voie au financement de démonstrateurs dédiés à la valorisation du CO2. De leur côté, des chercheurs du Laboratoire national Lawrence Berkeley, qui est rattaché à l’Université de Californie, ont eu une idée de génie. Ils ont créé une toute nouvelle façon de produire de l’énergie « propre » en combinant le CO2 et la géothermie.

Voici comment ça marche. Le CO2 capté dans l’air est injecté à trois kilomètres de profondeur dans le sol, où règne une température de 125°C, soit suffisamment pour que le CO2 atteigne un « état critique » et devienne un fluide supercritique. Ensuite, le CO2 est ramené à la surface et placé dans une turbine qui transforme la chaleur en électricité. Après quoi, le cycle recommence, le CO2 est ré-injecté une seconde fois dans le sol, et ainsi de suite. Le procédé testé en ce moment même dans le Mississippi vise à transformer le CO2 en source d’énergie renouvelable.

Notez que le dioxyde de carbone « supercritique » a des propriétés étonnantes qui sont d’ors-et-déjà utilisées dans l’industrie agroalimentaire et la parfumerie pour extraire les arômes des plantes à parfum ou décaféiner le café, par exemple. C’est une méthode connue depuis longtemps.

Si la technique envisagée de géothermie par CO2 est efficace, elle permettrait non seulement de diminuer considérablement le coût du stockage de CO2, mais offrirait de nouvelles propectives à la géothermie. Car, en remplaçant l’eau par du CO2, on peut envisager d’implanter des centrales géothermiques dans des zones arides. Ce qui était évidemment impossible jusqu’ici…

Les premiers résultats devraient être disponibles d’ici un an ou deux.

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Voir les commentaires (19)

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Créer un compte Tous les commentaires (19)
  • « Et si on trouvait un moyen de ré-utiliser et de valoriser tout ce gaz ? »
    ——————–
    Bonne nouvelle, le moyen de valoriser le CO2 existe déjà… depuis 2 milliards d’années, ça s’appelle la photosynthèse.

  • Le CO2 est un polluant. Il faudra le répéter combien de fois ?

  • La géothermie est un excellent moyen d’extraire la chaleur du noyau de la terre pour réchaufer l’air. Mais l’air de la terre, c’est l’atmosphère. Donc, la géothermie utilisée à grande échelle n’aurait pour effet, à court et moyen terme, que d’accroître le réchauffement de l’atmosphère de la planette. La géothermie est source de chaleur économique et non écologique.

    • tu confonds température et chaleur, et tu n’as aucune idée des ordres de grandeurs en cause.
      D’où grosse bétises
      exercice : chercher sur internet la puissance thermique extraite par la géothermie, puis calculer à quelle surface ensoleillée ça correspond. conclure sur la pertinence de l’argument

      • Il n’y a pas de confusion. La température et la chaleur son reliées par la capacité thermique (ou chaleur spécifique) d’une substance.

        L’énergie solaire reçue est de l’ordre de 240 Watt par mètre carré. Par comparaison, la fuite de chaleur par conduction au travers de la croûte terrestre est en moyenne de 0,08 Watt par mètre carré. Cette dernière quantité est plus petite mais puisque de l’énergie solaire reçue est presque totalement irradiée dans l’espace, 0,08 Watt par mètre carré n’est pas une quantité négligeable.

        La chaleur interne de la terre est une source d’énergie non renouvelable et toute ponction de cette chaleur à un effet de refroidissement cumulatif de la croûte terrestre.

        La géothermie utilisée à grande échelle aurait pour effet certain de modifier l’équilibre thermique de l’atmosphère. À court et à moyen terme elle aurait pour effet d’accroître la température moyenne de l’atmosphère (même si ce n’est que légèrement), mais à long terme, elle refroidirait la croûte terrestre de manière permanente et conduirait vers une ère glacière irréversible.

        Il est plus judicieux de recueillir l’énergie solaire qui de toute façon retourne dans l’espace qu’elle soit utilisée ou non. La chaleur interne retirée de la terre ni retournera jamais.

  • Je présume qu’il s’agit d’une plaisanterie ou d’une étude de scientifiques en mal de programme de recherche. Nulle part il est expliqué comment extraire suffisamment de CO2 pour procéder à l’affaire, ni ce que les propriétés du CO « supercritique » (je ne crois pas qu’il le soit à ces températures…) apportent au processus. Si la géothermie est, bien sûr, la source d’énergie de l’avenir (on est assis depuis des millénaires sur du 3.000 °C), elle n’est pas évidente partout (épaisseur). Mais il existe un principe tellement simple avec la géothermie que je ne comprends pas pourquoi on s’ennuie avec du CO2 : il suffit d’injecter de l’eau… Elle est de toute manière recyclée. Aussi, à moins d’un manque de chance dans un pays qui regorge de pétrole, je ne pense pas que la présence d’eau soit un très gros problème….

    • Le CO2 peut être supercritique à 40°C. Le « supercritique » ici n’a aucune pertinence technique, c’est juste un terme pompeux qui permet aux charlatans de mieux vendre cette stupidité inutile aux supercrédules et de ne pas tarir trop vite le filon de l’arnaque. Parce que si le CO2 supercritique avait un quelconque avantage pour extraire la chaleur à 125°C , pas la peine d’aller chercher celle-ci sous terre, il y en a plein en sortie des turbines à vapeur des centrales à charbon ou nucléaires qui gaspillent 70% l’énergie forme de chaleur perdue.

      Quant à extraire de la chaleur géothermique par de l’eau, on l’a déjà essayé depuis des lustres. Le dirty little secret que ses promoteurs ne vont pas crier sur le toit, toujours pareil, pour pouvoir soutirer du fric aux couillons pour « continuer les recherches », c’est que l’eau qui remonte est chargée de saloperies minérales de toute sorte, qui bouchent et corrodent les tuyaux et qui ne reste chaude jamais très longtemps pour faire une machine thermique décente, à part chauffer le plancher des maisons, avec le coût d’investissement et de fonctionnement qu’on imagine. Là où ça marche (car ça marche bien sur un site favorable), c’est un problème d’ingénierie et de rentabilité économique et les ingés s’en occupent déjà très bien, pas besoin de recherches de laboratoire avec des « idées géniales » qui finissent systématiquement dans un placard poussiéreux.

      Certains veulent résoudre des non-problèmes voire sauver la planète quand ils feraient mieux de prendre des cours de science et de retenir quelques ordres de grandeur.

  • Dans cette application, le CO2 ne serait pas une energie mais un moyen de transport de l’energie; Energie qui elle viendrait du manteau terrestre (chaleur issue d’une reaction nuleaire nucleaire soit dit en passant si je me souviens bien, So much for the greens!).
    Le CO2 c’est plutot de la cendre quand y reflechit. C’est ce qui reste quand on a degage l’energie chimique de la matiere par combustion et/ou oxydation. DOnc dire que le CO2 pourrait ETRE une energie renouvelable c’est un faux sens. C »est cmme dire que les lignes a haute tension produisent de l’electricite. C’est juste faux.
    En revanche comme signale dans un autre commentaire, la photosynthese, ca marche tres bien. Le jour ou on arrivera a faire de meme plus vite et en tres grande quantite effetivement le probleme du CO2 disparaitra… EN attendant le meilleur moyen de lutter contre le « trop de Co2 » c’est de planter des arbres et se meubler en bois.

    • c’est vrai, mais d’un autre côté utiliser la « cendre » (ici comme fluide caloporteur au lieu d’utiliser de l’eau, mais toute autre utilisation est envisageable), c’est plutôt malin. C’est en tout cas plus malin que se faire chier à stocker passivement cette « cendre ».

  • « on peut envisager d’implanter des centrales géothermiques dans des zones arides. Ce qui était évidemment impossible jusqu’ici »

    Super, ou il n’y a pas de CO²

  • Les commentaires sont fermés.

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