Equilibre des finances publiques : la faute de la gauche

De gauche ou de droite, tous nos gouvernements ont abandonné toute notion de discipline budgétaire.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Equilibre des finances publiques : la faute de la gauche

Publié le 16 juillet 2011
- A +

Extrait d’un article de Charles Wyplosz pour Telos, à lire en intégralité ici.

[..]La dernière fois qu’un gouvernement français a terminé l’année avec un surplus budgétaire, c’était en 1974. Depuis presque quarante ans, chaque année c’est la même chose : « c’est la dernière fois, l’année prochaine vous verrez ». Certes, il y a eu de mauvaises années, qui justifient pleinement un déficit. Mais il y a aussi eu de bonnes années : depuis 1974, le revenu moyen par tête s’est accru de 70%, compte tenu de la hausse des prix. La dette publique va approcher cette année 100% du PIB. [..] De gauche ou de droite, tous nos gouvernements ont abandonné toute notion de discipline budgétaire. Ça ne peut pas être un pur hasard.

Dette publique de la France (en % du PIB)

Dette publique de la France (en % du PIB)

[..]Il y a deux ans, l’Allemagne a inscrit dans sa Constitution le principe du « frein à l’endettement », qui doit rentrer en vigueur en 2016. Ce principe établit une règle : le budget doit être en équilibre (en fait, le déficit ne doit pas excéder 0.35% du PIB). La loi est souple, cependant, et reconnaît qu’il peut y avoir des bonnes et des mauvaises années. Durant les mauvaises années, le gouvernement peut « tirer » sur un compte qu’il devra rembourser durant les bonnes années. Clair, simple et précis, cette règle constitutionnelle signifie la fin des déficits publics en Allemagne. Pourquoi pas chez nous ?

De gauche ou de droite, dans leur grande majorité, les politiques ne veulent pas de règle contraignante. Élus du peuple, disent-il, ils ne peuvent souffrir aucune limite.[..] Nos politiques continuent de faire semblant de croire à l’exception française, comme s’il peut y avoir d’exception en matière budgétaire. Les élus de la majorité ont trainé des pieds, laissant ceux du PS bloquer le projet. La gauche, en effet, ne veut pas se ficeler les mains au cas où elle arriverait au pouvoir en 2012. Si elle pense pouvoir alors se passer d’austérité, elle nous promet un scénario à la grecque parfaitement angoissant.

En fait, la classe politique a fait alliance avec la haute administration de Bercy. Ils ont concocté des procédures, telle la RGPP (révision générale des politiques publiques) ou l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) qui sont de véritables usines à gaz que seuls quelques spécialistes comprennent.[..]

Ce qui marche, par contre, c’est l’apathie de l’opinion publique et des médias. L’abandon du projet de règle constitutionnelle n’a pas été remarqué. Ni le gouvernement, ni les médias (y compris la blogosphère dans sa majorité) n’ont alerté l’opinion publique des enjeux de cette question. La discipline budgétaire est un sujet ennuyeux, réservé aux spécialistes. Jusqu’au jour où la crise éclate et les citoyens se réveillent, sonnés par les sacrifices qu’ils vont devoir endurer. Après la Grèce, l’Irlande et le Portugal, la crise va sans doute secouer l’Espagne et l’Italie. Après ce sera le tour de la France. Amis cigales, chantons tant qu’il est temps !

Source : http://www.telos-eu.com/fr/article/equilibre-des-finances-publiques-la-faute-de-la-

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • Il est vrai qu’il y a un désintérêt total sur cette question , le peuple pr&éférant fant

  • Il est vrai qu’il y a un désintérêt total du peuple sur cette question , les individus préférant fantasmer sur les mariages royaux.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
2
Sauvegarder cet article

Depuis la parution de mon analyse prospective de la trajectoire politique wallonne « Du fédéralisme au communisme », on ne cesse de m’interroger : s’agit-il d’un pronostic ? L’arrivée du communisme en Wallonie est-elle pensable ? N’y a-t-il pas là une sorte d’exagération, de la licence pamphlétaire, comme on parle de licence littéraire ?

Ces questions, bien légitimes, me font sourire. La gauche wallonne occupe l’intégralité du spectre politique parlementaire — à l’exception d’un parti, le MR, qui représente 20 % des électeurs. ... Poursuivre la lecture

Extraordinaire Bruno Le Maire ! Tout lui est bon pour plastronner – et cirer au passage les pompes de son chef adoré. N’importe quelle calamité devient un grand succès de la politique gouvernementale pour peu qu’on se limite à ne regarder les choses que sous l’angle le plus flatteur. Question de cadrage, évidemment. Comme disait Bastiat, il y a ce qu’on voit, et puis il y a tout ce qu’on ne voit pas ou qu’on ne veut pas voir. Bonne nouvelle du moment, la France serait le pays de l’Union européenne « où l’inflation est la plus faible » :

<... Poursuivre la lecture

Faut-il annuler la dette covid ? À cette simple évocation, la plupart des économistes s’étranglent d’indignation : une dette doit être remboursée, ne serait-ce que pour des raisons morales ! Et aussi pour une raison utilitaire : ceux qui ne remboursent pas leurs dettes trouveront difficilement des prêteurs quand ils auront besoin d’emprunter à nouveau.

Tout cela est vrai, mais le fond de l’affaire, c’est que cette dette est purement virtuelle et ne devrait pas exister.

 

La pratique douteuse de la BCE

Pour mieux y ré... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles