Les gauchistes ont raison sur la Grèce

Nul besoin d’être marxiste pour voir que la critique marxiste de l’UE (un système d’oppression, prenant à la majorité pour donner à quelques uns) est exacte.

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Les gauchistes ont raison sur la Grèce

Publié le 25 juin 2011
- A +

Je me suis pris une giclée de gaz lacrymogène il y a quelques instants. Il y avait une manif* devant le parlement européen, avec des centaines de jeunes gauchistes en colère – on ne peut pas vraiment les appeler des anarchistes, puisque la plupart d’entre eux dépendent de l’État pour leur pain quotidien – hurlant et baragouinant comme des singes blessés. La réponse de l’UE à la crise grecque est une disgrâce, criaient-ils. Les travailleurs d’Europe sont sacrifiés pour apaiser les spéculateurs. Et vous savez quoi ? Ils ont raison.

Quand la crise du crédit a frappé en 2008, les gouvernements du monde entier se sont tournés vers le groupe de personnes qui, par définition, ne pouvait pas leur donner de conseil désintéressé, à savoir, les banquiers.

Sans surprise, ces derniers ont solennellement assuré aux ministres, que, à moins qu’on leur donne des sommes colossales, toute l’économie allait s’effondrer. Je suis sûr que, si les gouvernement confiaient aux boulangers leurs politiques dans le domaine des subventions à la boulangerie, ils se verraient dire que ces paiements sont vitaux. Les boulangers pourraient même le croire à moitié. Mais ils auraient tort, tout comme les banquiers ont tort. La preuve qu’ils ont tort est à trouver en Islande, qui n’était pas en position d’assumer le passif de ses banques privées et qui, en conséquence – même si elle était bien plus durement frappée par l’effondrement que tout État de l’UE – est désormais en bien meilleure santé que de nombreux pays de la zone euro.

Ne me croyez pas sur parole, même Paul Krugman, le gourou des étatistes et des keynésiens du monde entier, l’a remarqué.

Le cycle de sauvetages de 2008 a échoué de façon spectaculaire dans son objectif déclaré, à savoir éviter la récession. La Grande Bretagne, les États-Unis et d’autres pays occidentaux ont donné des sommes sans précédent à leurs banques. Nous savons d’où venait cet argent mais, trois ans plus tard, nous n’avons que très peu d’idée où il est allé, ou dans quelles poches il se trouve. L’idée commence à germer dans l’esprit de certains de nos chefs politiques que peut-être ils se sont laissés gagner par la panique au point de prendre une mauvaise décision. Et pourtant, aussi incroyable que ça puisse paraître, ils proposent maintenant de répéter leur erreur.

Gauchistes en Grèce

Les sauvetages de la zone euro sont, par essence, un nouveau transfert de moyens des pauvres vers les riches. Comme ce blog ne se fatigue jamais de le pointer du doigt, l’argent des sauvetages ne va pas aux Grecs, aux Irlandais ou aux Portugais ; il va aux banquiers et aux détenteurs d’obligations qui ont fait de mauvais investissements. Le remboursement, lui, par contre, viendra bien des habitants de ces malheureux pays. Pas étonnant qu’ils soient dans la rue.

Les gauchistes ont tort sur plein de choses. Leur refus de comprendre que les dépenses et l’emprunt excessifs sont la cause de la crise, et ne seront pas sa solution, en fait des têtes de mules presqu’héroïques. Mais ils ont absolument raison sur une chose : les politiques menées par les chefs de l’UE sont en effet une forme de guerre de classe contre les travailleurs, dans les faits sinon dans les intentions. Comme le dit Brian Denny au journal marxiste britannique le Morning Star,

Des pays en difficulté comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal sont dans une spirale infernale menant à toujours plus de crises, du fait des politiques de l’UE. Aucun montant de sauvetages et de prêts ne changera quoi que ce soit au fait qu’ils ne peuvent pas dévaluer leurs monnaies tant qu’ils sont prisonniers de la zone euro.

En plein dans le mille, camarade. Brian fait campagne pour un référendum pour ou contre rester dans l’UE, et je conjure tout le monde de le soutenir. Nul n’est besoin d’être marxiste pour voir que la critique marxiste de l’Europe – à savoir que c’est intrinsèquement un système d’oppression, prenant au plus grand nombre pour donner à quelques uns – est exacte. Tôt ou tard, la révolution viendra.

*: en Français dans le texte.

—-
Article traduit et reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur. Sur le web.

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  • L’Islande n’est pas un bon exemple, puisque l’endettement du pays provenait de ses banques et non de son secteur public, avec une monnaie largement surévaluée. Dans la zone euro en revanche, les banques sont en difficulté parce qu’elles ont financé les Etats dépensiers, au profit des mêmes zozos qui manifestent et « s’indignent » aujourd’hui.

    Prétendre que « les sauvetages de la zone euro sont, par essence, un nouveau transfert de moyens des pauvres vers les riches » est ridicule. Cette analyse de classe est, comme toujours, infondée et empêche de comprendre ce qui est en train de se produire. Nous assistons en réalité à une énième tentative des Etats de maintenir un système intenable, la fameuse utopie de la troisième voie, ni libérale, ni socialiste, qui consiste à prendre à ceux qui travaillent pour donner aux rentiers, aux insiders de l’Etat-providence (oligarchie, fonctionnaires, retraités, assistés) qui ne travaillent pas ou peu.

    Comme le précise l’auteur lui-même, la cause de la crise n’est pas l’euro, ni l’UE, mais bien l’Etat-providence (« dépenses et emprunts excessifs »). Sortir de l’euro ne résoudra donc rien. D’ailleurs, aucune solution économique ne permettra de résoudre ces problèmes, par essence, politiques.

  • @Bubulle, certes il s’agit d’une crise de l’Etat Providence dans le cas de la grèce, mais le diagnostique et le même, la crise de l’Etat Providence c’est aussi la crise des créancier de l’Etat Providence, en l’occurence des banques.

    Et dans tous les cas ce n’est pas au contribuable de se faire tondre pour payer une dette qui sera de toute manière impossible de rembourser.

    Quand la crise de 2008-2009 a frappé, des gigantesques plan de sauvetage ont été lancé pour sauver les banques privées, nous les contribuables avont payé
    pour ces banques, et quand l’Etat Providence fera faillite on nous demandera aussi de payer.

    Quelle solution ? Une désobéissance civile ala Gandhi ?

    De mon côté je préfère m’éxiler a Hong-Kong.

    • Je ne comprends pas cette affirmation : « et dans tous les cas ce n’est pas au contribuable de se faire tondre pour payer une dette qui sera de toute manière impossible de rembourser. »

      Mais BL, les contribuables, les salariés et les déposants, ce sont les mêmes personnes ! Qu’on prenne le problème d’un côté ou de l’autre, il faut payer : soit par les impôts, soit par la perte des dépôts (faillites bancaires), soit par la dévalorisation monétaire (monétisation).

      Jamais les politiques ne laisseront se produire des bankruns en chaîne comme en 29, ni en France, ni en Allemagne. Surtout pas en Allemagne, devrait-on dire, même si 90% de la population le réclame stupidement. Sortir de l’euro maintenant reviendrait au même : faillite des banques de la zone euro, allemandes et françaises en tête, mais également anglaises, suisses ou américaines. Par ailleurs, le niveau d’impôt en Europe et surtout en France est au plus haut. De ce côté là, les marges de manoeuvres sont quasiment inexistantes.

      Puisqu’il n’y a pas d’autre solution, la BCE finira par monétiser les dettes des PIIGS, pour environ 1/3 de la masse monétaire actuelle.

      L’Etat-providence étant LE responsable de la crise, organiser son recul massif en « paiement » de la monétisation est l’aboutissement logique de la démarche : on apure le passé mais surtout on prépare l’avenir. La crise de l’Etat-providence est l’occasion historique de libéraliser les économies européennes… à condition de ne pas sortir de l’euro.

  • @bubulle

    « soit par la perte des dépôts (faillites bancaires) »

    La faillite d’un comptable a-t-elle jamais mise en péril la trésorerie de ses clients ?

    • Vous vous illusionnez : ce sont vos dépôts qui sont prêtés aux Etats, certes sans votre consentement. La faillite du comptable sera votre faillite, que vous le vouliez ou non.

      • Nous sommes d’accord.

        😉

        Mais je doute que nos dépôts ne soient prêtés qu’aux États, les banquiers en font bien ce qu’ils veulent.

        • Non, les banques n’interviennent jamais seules (il y a toujours un tiers co-responsable) et « n’en font pas qu’à leur tête ». On peut bien sûr critiquer le système des réserves fractionnaires, évoquer le déséquilibre des responsabilités respectives des actionnaires, gestionnaires et déposants, mais c’est un autre sujet, qui n’est pas spécifique à l’euro ou à la zone euro.

          Et surtout, ce n’est pas le coeur de la crise. Ce n’est pas le problème ! Le problème, c’est l’Etat-providence financé par la dette publique. Le solution, c’est de revenir le plus rapidement possible au strict équilibre des comptes publics, ainsi qu’à un niveau d’imposition qui ne pénalise plus la croissance. Bref, la solution tient dans l’abandon rapide des illusions socialistes, nationalistes ou keynésiennes, quelle que soit la monnaie.

          La perspective de la faillite des banques ou, ce qui revient au même, de la sortie de l’euro, est suicidaire. La monétisation des dettes dans l’euro étant finalement la plus simple des solutions, l’euro ne va pas disparaître, malgré tous les Hannan, les alterbidules ou les bas du front. En revanche, on voit bien que l’indispensable recul de l’Etat-providence est un poil plus difficile à réaliser : c’est ce qui est en jeu ces jours-ci en Grèce, bientôt en France, en Allemagne et même aux Etats-Unis.

          • A noter qu’en Grèce l’Etat-providence recule (il y est bien obligé) puisqu’on privatise à tour de bras, que l’on gèle le salaire des fonctionnaires, que l’on libéralise nombre de professions. Mais l’on maintient envers et contre tout l’énorme budget militaire, dont il n’est pas évident qu’on puisse le ranger dans la catégorie de l’Etat-providence (sauf à considérer que se défendre contre les menaces extérieures relève de la responsabilité individuelle). L’Etat-providence n’est donc qu’une partie du problème.

            Par ailleurs je vois mal comment rééquilibrer les comptes publics tout en réduisant le niveau d’imposition. Du point de vue des politiques, il faut choisir entre le deux, me semble-t-il.

          • L’Etat-providence est la totalité du problème : on parle bien ici de tout ce qui à trait à la redistribution, au concept fumeux de « justice sociale » au profits des insiders et des rentiers, au-delà du strict nécessaire pour assumer les fonctions régaliennes. Même s’il est discutable, le BM est trop souvent une mauvaise excuse pour ne pas agir sur les autres domaines.

            La Grèce privatise à tour de bras ? C’est un gag, non ? En pratique, très peu a déjà été fait dans ce sens, contrairement aux engagements pris initialement pour extorquer des milliards supplémentaires. C’est bien pour cette raison que les prêteurs traînent des pieds.

            « je vois mal comment rééquilibrer les comptes publics tout en réduisant le niveau d’imposition » : en réduisant les dépenses d’un montant supérieur au déficit. C’est effectivement un choix politique puisqu’il implique de renoncer d’abord aux subventions économiques ou sociales, puis de privatiser l’essentiel de plusieurs secteurs économiques (instruction, santé, retraites, énergie, transports pour les principaux).

  • @bubulle

    « La perspective de la faillite des banques ou, ce qui revient au même, de la sortie de l’euro, est suicidaire. »

    Sauver les banques à tout prix ? Êtes vous sérieux ?

    En vertu de quoi les uns devraient être sauvés à tout prix et pas les autres ?

    Savez-vous que l’euro est une monnaie dette ? Savez-vous ce qu’est une monnaie dette ?

    « On peut bien sûr critiquer le système des réserves fractionnaires, évoquer le déséquilibre des responsabilités respectives des actionnaires, gestionnaires et déposants, mais c’est un autre sujet, qui n’est pas spécifique à l’euro ou à la zone euro.  »

    Oui on peut.

    Pour vous manifestement la banque est irresponsable puisqu’elle ne devrait jamais faire faillite.

    Que les uns soient autorisés à utiliser la trésorerie des autres, n’a pas l’air de vous choquer outre mesure, pourtant cela constitue une violation de la propriété privée.

    • Hors sujet ! Il ne sert à rien de traiter le symptôme (banques) si on ne soigne pas la maladie (Etat-providence et dette publique).

      • Vous rendez-vous compte que vos propos sont en contradiction avec deux principes fondamentaux, l’égalité face au droit et le respect de la propriété ?

        Égalité face au droit car vous soutenez l’euro qui est créé par et pour les banquiers (et les États) et pas pour les autres.

        Respect de la propriété car les dépôts à la banque sont utilisés par les banquiers sans le consentement explicite des déposants, ce qui serait secondaire.

        @vinzz a raison, la dette est globale, c’est dû à la structure de la monnaie, chaque euro en circulation (ou presque) a été créé sous forme de dette c’est à dire qu’il doit être rendu à la banque, c’est la société dans sa totalité qui est endetté envers les banques, pas que les États. Quand vous faites un emprunt à la banque, l’argent qu’on vous prête et que vous devez rendre avec intérêts a été créé pour l’occasion, ça augmente la masse monétaire, mais lorsque tout le monde est suffisamment endetté, ça coince car toute la monnaie a vocation à être rendue aux banques, c’est la faillite générale, l’effondrement.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Cavalerie_%28droit%29

        • Tous les deux, êtes-vous entrés en compétition pour proférer le plus d’idioties par message ?

          Première erreur : lorsque vous remboursez une dette, les euros ne sont pas rendus aux banques mais détruits. Erreur encore à propos de la dette privée : elle ne pose pas de problème (sauf manipulation des marchés par l’Etat) parce que c’est le secteur privé qui crée les richesses, jamais le secteur public. Le secteur public, pour cette raison, ne doit jamais s’endetter. Erreur toujours, car ce que vous reprochez à l’euro, on peut le reprocher à toutes les monnaies actuelles. C’est donc idiot d’en réserver la critique à une seule monnaie.

          L’euro a peut-être des défauts mais une immense qualité : il empêche les politiques, notamment français, de manipuler la monnaie au détriment de leur peuple. Rien que pour ça, il mérite d’être maintenu.

          • @bubulle

            « Première erreur : lorsque vous remboursez une dette, les euros ne sont pas rendus aux banques mais détruits. »

            Ils sont rendus aux banquiers qui les d\u00e9truisent (mais pas en totalité, ils en gardent une partie, dépendante du ratio de levier autorisé, si j’ai bien compris)

            Mais ok, donc toute la monnaie a vocation in fine à être détruite, on est bien avancé.

             » Erreur encore \u00e0 propos de la dette priv\u00e9e : elle ne pose pas de probl\u00e8me (sauf manipulation des march\u00e9s par l\u2019Etat) parce que c\u2019est le secteur priv\u00e9 qui cr\u00e9e les richesses, jamais le secteur public. Le secteur public, pour cette raison, ne doit jamais s\u2019endetter. »

            Internet est issu de l’armée Américaine.

            « Erreur toujours, car ce que vous reprochez \u00e0 l\u2019euro, on peut le reprocher \u00e0 toutes les monnaies actuelles. C\u2019est donc idiot d\u2019en r\u00e9server la critique \u00e0 une seule monnaie. »

            100% d’accord.

            « L\u2019euro a peut-\u00eatre des d\u00e9fauts mais une immense qualit\u00e9 : il emp\u00eache les politiques, notamment fran\u00e7ais, de manipuler la monnaie au d\u00e9triment de leur peuple. Rien que pour \u00e7a, il m\u00e9rite d\u2019\u00eatre maintenu. »

            C’est vrai, mais parmi ceux qui décident des accords de Bâle, il y a des représentants des États, donc ce sont les États eux même en partie qui décident de l’euro, et d’une.
            L’euro viole l’isonomie ce qui est très grave. Il ne doit donc en aucun cas être maintenu dans sa forme actuelle. Et de deux.

          • « il empêche les politiques, notamment français, de manipuler la monnaie au détriment de leur peuple. »

            Il n’a pas empêché les mêmes politiques de faire de la dette à outrance avec la politique de taux faibles de la BCE.

            C’est pour cette raison que je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous sur le fond : l’Etat providence est LE problème, il l’est encore plus adossé à l’euro.

        • @pottofil : vous racontez absolument n’importe quoi. Apprenez avant débiter des âneries, ça vous évitera de vous ridiculiser sur un sujet à propos duquel vous ne maîtrisez aucun des fondements.

          @Théo : grâce à l’euro indépendant les hommes politiques nationaux, la dette implique nécessairement le recul de l’Etat-providence. Voyez la Grèce ! N’est-ce pas un spectacle agréable de voir ce gouvernement de gauche promettre de privatiser ? En outre, ce que vous affirmez est surprenant : c’est plutôt l’euro fort que l’on reproche habituellement à la BCE ! Notez également que la politique de taux n’est pas le seul outil d’intervention de la BCE.

          Et puis, imaginez un instant la brochette de crétins (Nicolas S ou H, la Marine, Fraise des bois, Ségogo) ayant la main sur la monnaie ! Bon sang, soyons sérieux deux minutes ! Voulez-vous vraiment donner un tel pouvoir à ces clowns ?

          • Si le secteur public créait des richesses, ça se saurait depuis des lustres.

            « On peut aussi imaginer un revenu universel… »

            Vous voulez dire de l’argent gratuit pour tous, financé avec de la dette comme c’est le cas depuis 40 ans ?

          • « Vous voulez dire de l’argent gratuit pour tous, financé avec de la dette comme c’est le cas depuis 40 ans ? »

            non.

          • « @pottofil : vous racontez absolument n’importe quoi. Apprenez avant débiter des âneries, ça vous évitera de vous ridiculiser sur un sujet à propos duquel vous ne maîtrisez aucun des fondements. »

            Je m’offusque, contrairement à vous, d’un viol de la propriété privée et de l’égalité en droit. Si, c’est pas fondamental !
            Je les attends les libéraux sur ce sujet. Mais non, selon ce que je lis sur différents forums, aucun soucis.

      • Parce qu’il est inutile de disserter sur des fariboles.

  • A propos de l’euro, il ne faut pas oublier que la 1ere puissance actuelle (Chine) dispose de plus de 2000 milliards d’euros en réserve. L’Europe est un client stratégique pour les exportations chinoises. Peut-être que si les gouvernements européens continuent à regarder chacun son (minuscule) nombril et à passer leur temps à bavarder au lieu d’agir, la Chine prendra la décision d’acheter quelques dizaines de milliard d’euros de dette publique grecque, portugaise, espagnole… (et pourquoi pas française) pendant que nos chers apparatchiks continuent de s’agiter de conférence en réunion.

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