Un 10 mai à oublier

Le 10 mai est la fête paroissiale des socialistes. Que célèbrent-ils au juste

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Un 10 mai à oublier

Publié le 10 mai 2011
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Le 10 mai est la fête paroissiale des socialistes. Que célèbrent-ils au juste ? Il y a trente ans, François Mitterrand fut élu au terme d’une campagne de dénigrement personnel contre Valéry Giscard d’Estaing et grâce à une communication publicitaire brillamment orchestrée par Jacques Seguela. Mais Mitterrand et ses compagnons, se crurent portés par une mission historique : parachever l’œuvre de la Révolution française. C’est en ces termes que j’ai notés à l’époque, que Mitterrand décrivait son projet lors des entretiens qu’il affectait avec les intellectuels.

(Dessin de presse : René Le Honzec)

Cette dérive mystique conduisit notre pays au bord de l’abîme : en deux ans, le gouvernement détruisit le capitalisme privé remplacé par le copinage d’État, fit flamber les prix, politisa les collectivités locales comme jamais elles ne l’avaient été, sauva le parti communiste de la disparition historique à laquelle il était destiné, dissuada le parti socialiste de se convertir enfin à la social-démocratie, faillit nous sortir de l’Europe, nous acoquina avec des guérillas d’Amérique latine au lieu d’y soutenir les démocrates. À cette même époque, le monde anglo-saxon et l’Allemagne réinventaient leur économie selon les principes du libre échange et du libre marché, leur conférant un avantage qu’ils ont conservé.

En 1983, l’État français se trouvait dans une situation voisine de la Grèce aujourd’hui. C’est alors que grâce à Jacques Delors et Laurent Fabius, Mitterrand fut ramené à la raison et interdit de lyrisme. De 1983 à 1995, il se contenta de régner sans gouverner, ce qui convenait au mieux à son génie.

Si les socialistes devaient célébrer un anniversaire, je suggère l’accession de Laurent Fabius au gouvernement, 17 juillet 1984 : l’aube de la social-démocratie, mais loin encore de son zénith.

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  • quel matraquage médiatique ! c’est à vomir ! Même les auditeurs d’Europe 1, la radio du PS commencent à se révolter d’une telle couverture média !

  • La victoire de l’Union de la gauche (que nous « célébrons » aujourd’hui 10 mai), emmenée par l’énigmatique François Mitterrand, a coûté cher à la France. Combien ? Trois dévaluations du franc (octobre 1981, juin 1982, mars 1983) et 25% de dévalorisation de notre monnaie par rapport à l’Allemagne au cours du premier septennat. Au delà, soyons juste, malgré le Système monétaire européen, l’ECU puis l’euro, cette perte de compétitivité s’est poursuivie, jusqu’aujourd’hui…
    Ce fut le prix de réformes qui toutes ont accru les charges des entreprises et réduit le pouvoir d’achat des Français : lois Auroux (aboutissant à la mise à disposition de salariés au service des syndicats politisés, cadeau au Parti communiste…) ; les 39 heures, avant les 35… ; les nationalisations… ; la retraite à 60 ans…,.
    Sur les 30 dernières années, la gauche a été au pouvoir pendant 15 ans (1981-1986, 1988-1993, 1997-2002. Elle est donc responsable, au moins, de la moitié du funeste bilan de cette période, avec un «avantage» (négatif) puisque son discours est résolument étatiste et interventionniste.
    La droite a-t-elle fait mieux ? Franchement, à peine…
    Les mitterrandistes labellisés – en tête desquels François Hollande – veulent se souvenir d’un président «européen», celui du Traité de Maastricht et de l’euro. Encore aurait-il fallu tirer toutes les conséquences de cette union monétaire, en prenant des mesures pour porter au moins au niveau des Allemands la compétitivité de l’économie française. Ce qui voulait dire baisser des dépenses publiques de 150 milliards d’Euros. Ce qui n’a pas été fait, par personne…
    Aujourd’hui, la France est entrée en période électorale. Tous les candidats proposent de nouvelles dépenses. C’est à dire l’inverse de ce qu’il est urgent de faire.
    Dans les sondages, la gauche semble devoir l’emporter. Peut-être que l’histoire, qui a souvent de l’humour, veut laisser à un président de gauche, élu en 2012, le soin de démanteler l’Etat providence en faillite, renforcé en 1981.
    Et peut-être que ce gouvernement de gauche, tel ceux de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal, sous nos yeux, saura accepter la réalité. Comme François MItterrand en 1983, après deux années de dogmatisme…
    A noter: quand il arrive au pouvoir en 1981, François Mitterrand trouve une dette publique qui représente 22% du PIB. C’est 85% aujourd’hui. Nos enfants et nos petits enfants peuvent lui dire «merci». Mais soyons justes : c’était 59% en 2002, 64% en 2007…

    • De 1986 à 1988 la gauche était au pouvoir.
      Même si la droite était le gouvernement, Mitterrand c’était arrogé un droit de véto sur les lois votés par le parlement.

      Droit de véto qui n’existait pas, et n’existe toujours pas, dans la constitution française.

      L’arrivée au pouvoir de Mitterrand c’est accompagné d’une explosion du nombre de fonctionnaires, une explosion des charges sur les entreprises (il fallait payer les fonctionnaires), et donc du chômage. Les entreprises françaises sortaient très affaiblies des deux crises pétrolières. Les socialistes les ont achevées….
      Quand à la dette publique, elle est bien plus élevée que 85 % du PIB, car l’état français ne perend pas en compte les engagements à long termes (ce que font les autres pays, selon les normes de l’OCDE), la vraie dette françaises tourne autour de 125 % du PIB!!!

      Le problème de la droite, c’est qu’elle n’assume pas le libéralisme qui devrait la caractériser.
      On contraire même, sur ce point, elle fait une politique tout aussi interventionniste : non abrogation des 35 h, de la retraite à 60 ans (les professions libérales sont toujours à 65 ans… il faut bien que quelqu’un finance le système!!!), complexification de la création d’entreprises, multiplication des ponctions, des pseudos aides, des type de contrat (plus de 37), du code du travail…

  • « les professions libérales sont toujours à 65 ans… »

    Avec la dernière réforme, ce sera 67 ans !

    • Exact!!!
      Et avec un décote que n’ont pas les autres professions…
      Sans compter les agri qui sont matraqués par les écolos et les médias… avec des revenus plus faibles que le RSA souvent.
      les artisans qui bossent au noir sinon ils paient plus de charges qu’ils n’ont de chiffre d’affaire…

  • Les commentaires sont fermés.

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