La répression continue au Yémen

Pas d’amélioration de la situation au Yémen, où la répression continue.

Pas d’amélioration de la situation au Yémen, où la répression continue.

Par Alex Korbel.

Quinze personnes ont été tuées au Yémen quelques heures après que l’UE ait approuvé un plan qui donne l’immunité au président Ali Abdallah Saleh contre d’éventuelles poursuites. Les forces de Saleh ont abattu 12 manifestants et en ont blessé plus de 100 au cours des violences dans la capitale, Sanaa, mercredi 27 avril 2011. Trois autres personnes, dont deux policiers, sont mortes lors de combats dans le sud. Au total, la répression aurait fait plus de 120 morts depuis le début des protestations.

Ces affrontements ont eu lieu quelques heures après que la responsable des affaires étrangères de l’UE, Catherine Ashton, ait accueilli favorablement une proposition de partage du pouvoir négociée par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

« Je tiens à remercier les pays du CCG pour leur travail acharné afin d’obtenir un accord politique au sujet de la transition au Yémen. Je crois que l’initiative du CCG représente la meilleure chance pour le Yémen de relever les défis économiques, sociaux et sécuritaires à venir et d’éviter l’escalade de la violence », a déclaré Ashton.

Le plan du CCG prévoit la démission de Saleh sous 30 jours, la convocation d’élections présidentielles dans les deux mois et la formation d’un gouvernement d’union nationale par les forces d’opposition. Le texte a été accepté par les partis d’opposition et doit être formellement approuvé lors d’une réunion à Riyad ce dimanche 1er mai 2011. Michael Mann, le parte-parole d’Ashton, a déclaré ce jeudi 28 avril 2011 que les derniers évènements ne changeaient pas la position de l’UE sur le dossier.