Réformes limitées à Cuba

Le PC cubain a approuvé le programme de réformes voulues par le dictateur Raúl Castro

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Réformes limitées à Cuba

Publié le 19 avril 2011
- A +

Le 6ème congrès du Parti communiste cubain (PCC, parti unique) a approuvé le programme de réformes et d’ouverture très limitée proposé par le président et dictateur Raul Castro afin de « rectifier » le modèle socialiste en vigueur depuis un demi-siècle sur l’île, selon des documents officiels publiés le 18 avril 2011.

Les médias étrangers n’ont pas été autorisé à assister aux séances de travail du congrès.

Le régime affirme que ces réformes permettront notamment aux gens d’acheter et de vendre leur maison, une grande première depuis le coup d’Etat socialiste de 1959. En effet, ces 50 dernières années, les Cubains n’ont été autorisé à transmettre leur maison qu’à leurs enfants ou à les échanger grâce à un système bureaucratique complexe et corrompu.

Aucun détail n’a été donné sur la façon dont les ventes et achats pourraient fonctionner et Raul Castro a averti que toute concentration de propriété serait prohibée sans préciser ce que cela signifiait.

Cette réforme a été décidée lors du premier congrès depuis 14 ans organisé par le Parti au pouvoir, visant à insuffler une nouvelle vie dans le régime autoritaire du pays.

Une réduction des dépenses de l’Etat envisagée

Parmi les 300 réformes annoncées, on trouve la suppression de plus d’un million de postes de fonctionnaires au cours des prochaines années, la réduction des subventions, l’encouragement de l’initiative privée, une plus grande autonomie donnée aux entreprises publiques, d’avantage d’investissements étrangers et une réduction des dépenses de l’État.

La ration alimentaire mensuelle universelle serait elle-aussi progressivement supprimée « pour ceux qui n’en ont pas besoin ». Raul Castro a déclaré samedi que cette ration donnée à tous les Cubains depuis 1963 était devenue un « fardeau insupportable » pour un Etat cubain à court de trésorerie.

Ces réformes annoncées mais pas encore mises en place ne feront toutefois pas disparaître la mainmise de l’Etat sur la société cubaine. Raul Castro a ainsi déclaré que l’économie planifiée et le maintien des moyens de production dans les mains de l’Etat resteraient la norme.

Vers un changement de leadership ?

Lors du vote, Raul Castro a aussi été nommé pour remplacer son frère aîné Fidel Castro en tant que premier secrétaire.

Pendant le congrès, Raul Castro a également déclaré que les postes politiques les plus élevés – dont le sien – devraient être limités à deux mandats de cinq ans. Il a aussi promis un « rajeunissement systématique » du gouvernement et une « sévère autocritique ».

Dans un éditorial publié dans les médias dirigés par l’Etat cubain, Fidel Castro, l’ancien président et leader du coup d’Etat de 1959 a approuvé ce changement annoncé par son frère aujourd’hui au pouvoir. Pour lui, une nouvelle génération d’autocrates est nécessaire pour corriger les erreurs du passé et s’assurer que survive le système socialiste une fois disparue la génération actuelle des dictateurs cubains.

Selon Fidel Castro, « la nouvelle génération est appelée à corriger sans hésiter tout ce qui doit être rectifié et à continuer de démontrer que le socialisme est aussi l’art de rendre l’impossible possible ».

Il a décrit cet « impossible » comme étant « la révolution des pauvres, pour les pauvres et par les pauvres et sa défense pendant un demi-siècle contre la puissance militaire la plus puissante qui ait jamais existé », en référence aux États-Unis, une vieille maxime nationaliste de la révolution socialiste cubaine.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Nathalie MP Meyer.

Actualité chargée, à Cuba, en ce lundi 15 novembre 2021. Après de longs mois de fermeture des écoles et des frontières en raison du coronavirus, l’île s’ouvre à nouveau au tourisme international et les élèves du primaire retournent en classe. Mais surtout, après les manifestations monstres du dimanche 11 juillet dernier aux cris de « Liberté ! », « À bas la dictature ! » et « Nous avons faim ! », l’opposition cubaine appelle à nouveau à une grande marche de protestation dans tout le pays pour demander la libérati... Poursuivre la lecture

Par Nathalie MP Meyer.

Ségolène Royal est inhabituellement silencieuse.

À ce jour, pas un seul petit tweet sur les manifestations monstres qui ont secoué Cuba comme jamais le dimanche 11 juillet dernier. Elle qui, dépêchée par François Hollande aux obsèques de Fidel Castro en décembre 2016, voyait en ce dernier « un monument de l’histoire » qui avait permis aux Cubains de récupérer « leur territoire, leur vie, leur destin », n’a-t-elle rien à dire aux manifestants qui sont descendus par milliers dans les rues aux cris de « Liber... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Michel Faure.

La journée du dimanche 11 juillet 2021 va marquer l’histoire de Cuba.

Des milliers de Cubains, dans toutes les régions du pays, ont marché pacifiquement pour dire trois choses au gouvernement communiste de l’île : Cuba est leur pays, pas celui des autorités, du parti ou de l’armée. Ils exigent leur liberté et, enfin, affirment qu’ils n’ont plus peur, mais qu’ils ont faim.

À #Cuba ??, des #manifestations ont rassemblés des milliers de personnes, dimanche. Le pays traverse la crise éco... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles