Étude OCDE 2011 de la Slovénie

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Étude OCDE 2011 de la Slovénie

Publié le 21 février 2011
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La Slovénie a été profondément touchée par la crise mondiale mais se rétablit progressivement en même temps que les autres pays de la zone euro. La Slovénie étant une petite économie ouverte au sein de la zone euro, il lui faut sans tarder rééquilibrer son économie et rétablir sa compétitivité. La réforme des retraites en cours d’examen constitue un premier pas en vue d’améliorer la viabilité budgétaire et de stimuler l’offre de main-d’œuvre. Toutefois, une réforme des retraites plus complète est indispensable. Afin de se rapprocher des frontières technologique et d’efficience, il serait souhaitable d’engager des réformes du système éducatif et des politiques visant à promouvoir l’innovation, la flexibilité des marchés du travail et un environnement plus propice à l’investissement direct étranger.

Un assainissement durable des finances publiques est indispensable pour maintenir la confiance des investisseurs. Les objectifs budgétaires du plan d’assainissement gouvernemental sont appropriés, mais afin de gagner la confiance des marchés, il convient que toutes les réductions de dépenses programmées jusqu’à fin 2013 soient stipulées de façon détaillée, et des mesures supplémentaires devraient être envisagées si cela s’avérait nécessaire. La mise en place d’une règle de dépenses et l’établissement d’un conseil budgétaire sont des initiatives très opportunes, mais le gouvernement devrait éviter tout défaut de cohérence des prévisions macroéconomiques en faisant de l’Institut pour l’analyse macroéconomique et le développement l’unique source des hypothèses macroéconomiques utilisées pour la loi de finances, comme c’était le cas avant l’été 2010. Étant donné que la réforme des retraites en cours d’examen est très en retrait des besoins de financement prévus à l’horizon 2060, une nouvelle réforme plus complète s’impose pour réduire la générosité du système de retraite et le rendre neutre en termes actuariels.

Le PIB de la Slovénie est parmi ceux qui ont baissé le plus dans la zone OCDE en 2009.

Selon l’OCDE, il faudrait allouer des ressources supplémentaires à l’enseignement supérieur et améliorer l’efficience des dépenses en amont du deuxième cycle de l’enseignement secondaire. La Slovénie est le seul pays de l’OCDE dans lequel les dépenses par étudiant au niveau supérieur sont plus faibles qu’aux niveaux inférieurs d’éducation. Des ressources supplémentaires devraient être affectées à l’enseignement supérieur, là où il existe des possibilités d’améliorer nettement les résultats, notamment d’augmenter les taux d’achèvement des études et d’en réduire la durée. Cela pourrait se faire en instituant des droits de scolarité en parallèle avec des prêts remboursables en fonction des ressources. En outre, des économies pourraient être réalisées en accroissant l’efficacité des dépenses dans l’enseignement de la petite enfance et l’éducation de base, qui souffrent de coûts élevés en raison du faible nombre d’élèves par enseignant, de la taille réduite des classes et de la proportion élevée de personnels non enseignants. Le regroupement d’établissements et l’extension des secteurs scolaires, sans perdre de vue les autres objectifs socioéconomiques, pourraient induire des gains d’efficience substantiels.

Des mesures favorisant l’investissement direct étranger pourraient stimuler la productivité. Un plus large recours à l’investissement direct étranger améliorerait l’efficience et la structure industrielle de l’économie. Il serait possible de rehausser l’attractivité internationale de la Slovénie en assouplissant le régime de protection de l’emploi, en abaissant le niveau du salaire minimum par rapport au salaire médian et en axant les politiques d’innovation vers un dispositif régi par la demande. Il faudrait augmenter l’efficience des participations de l’État grâce à une meilleure gouvernance et une plus grande ouverture à la concurrence. On pourrait aussi rationaliser ces participations en accélérant la privatisation et en convertissant les fonds d’investissement publics en organismes d’investissement de portefeuille. Cela permettrait de promouvoir l’investissement direct étranger, d’approfondir le marché financier slovène et d’améliorer le gouvernement d’entreprise. Les autorités devraient veiller à ce que la gouvernance des entreprises publiques restantes soit conforme aux meilleures pratiques internationales ; l’Agence centrale des biens de l’État récemment créée a un rôle majeur à jouer sur ce plan.

Étude économique de la Slovénie 2011, février 2011, OCDE.

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