Moubarak ou Ashton ?

Lady Ashton est le symbole suprême d’un système antidémocratique

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Moubarak ou Ashton ?

Publié le 11 février 2011
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Les autorités égyptiennes ne veulent pas que la baronne Ashton (le « Ministre des Affaires étrangères » de l’UE, NdT) visite leur pays le mois prochain.

Peut-on leur en vouloir ? Lady Ashton est le symbole suprême d’un système antidémocratique. Dans toutes ses années en politique, elle n’a jamais pris la peine de se confronter au verdict des urnes. Une mandarine de toujours des services public en concession, elle a été nommée en secret, à un poste créé par un traité, pour lequel elle a conspiré à priver ce pays d’un référendum, qui pourtant lui avait été promis.

Il y avait une époque ou les autorités égyptiennes, suivant une ligne de realpolitik assez crasseuse, étaient prêts à rencontrer des commissaires européens. Mais, dans tout le monde arabe, les gens commencent à réaliser que les Européens, eux aussi, aspirent à la liberté. Ils peuvent voir que chaque référendum, dans chaque État membre, résulte en un vote « non ». Ces derniers temps, les peuples arabes agissent pour le bien, ils coupent les liens avec une élite qui ne fait que se servir elle-même, et ils embrassent le transfert du pouvoir au peuple.

Les jours des autocrates sont comptés.

Repris du blog de Daniel Hannan sur le site du Telegraph, avec son aimable autorisation.

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  • En français, le féminin du titre nobiliaire de Baron est Baronne.

    Et non Baronesse. Même si en anglais l’on dit Baroness.

    Ainsi vont les choses en république: on ne sait plus.

  • Disons, mais ce n’est tout de même pas tout à fait la même chose. Une baronne est la femme d’un baron.

    En ce qui concerne Ashton, c’est bien elle qui a le titre.

    Mais soit.

  • Les autorités égyptiennes (ou plutôt ce qui en tient lieu provisoirement) ont surtout d’autres chats à fouetter. Le statut démocratique des institutions européennes est le cadet de leur souci, les Etats européens se sont eux-mêmes longtemps contrebalancés de la légitimité démocratique du régime égyptien.

    Soit dit en passant, ces mêmes Etats européens sont les créateurs et signataires des traités européens méprisant l’expression démocratique et les véritables responsables de l’imbroglio bureaucratique qu’est devenue l’UE.
    S’en prendre à Ashton ou au manque de transparence des institutions européennes, c’est comme d’invectiver la marionnette sans faire attention à ceux qui en tirent les fils.

  • « Etats européens sont les créateurs et signataires des traités européens méprisant l’expression démocratique et les véritables responsables de l’imbroglio bureaucratique qu’est devenue l’UE. »

    Au début oui. Mais de moins en moins, au fur et à mesure des transferts de compétences, justement. Et les peuples sont contre ces transferts. C’est pour ça qu’on tue la démocratie ici. Refus d’entendre leur voix sur la constitution, et désomais modification d’icelle en douce par petits pas, sans jamais leur demander leur avis.

    Croire que ce sont « les pays » qui commandent à l’UE, excusez moi, mais c’est avoir un métro de retard.

    Les exemples sont légion mais : pourquoi n’avons nous bientôt plus le droit de mettre les déchets en décharges, et sommes nous obligés de tout incinérer ? Pourquoi avons nous une cilbe de « renouvelables » qui va nous amener pauvreté et coupures de courant ?

    Il y a des centaines d’exemples comme ça. Qui croit encore que c’est à Paris que ça se passe, mérite d’approfondir la question.

    • Les « transferts de compétences » ? Comme la réglementation du commerce des lampes à incandescence, le calibrage des fruits & légumes ou la création de doublons administratifs, vous voulez dire ?

      « Les peuples » (?) s’en contrefoutent, surtout. Pour la plupart des individus, c’est loin de compter parmi leurs préoccupations. Beaucoup exigeront d’être consultés sur des textes qu’ils ne comprennent pas, en supposant qu’ils fassent seulement l’effort de se déplacer jusqu’aux urnes.

      Le traité constitutionnel, comme le traité de Lisbonne et tous les traités européens précédents du reste, annonçait la couleur : c’est un TRAITE international, un contrat étatique.
      Ce sont bien les Etats européens qui ont conjointement mitonnés leur soupe bureaucratique, en s’accordant pour confier à des institutions communes des pouvoirs dont ils avaient jusque là le monopole. Pas la commission de Bruxelles, ni le parlement de Strasbourg.
      Et ce sont toujours ces Etats européens qui nomment chacun un commissaire attitré, ou qui conservent le droit de veto sur n’importe quelle décision communautaire au travers du conseil des ministres.

  • On devine, en découvrant le fond de votre pensée sur la démocratie (« Beaucoup exigeront d’être consultés sur des textes qu’ils ne comprennent pas ») -bref, vous êtes contre- que vous faites partie de la machine en question.

    C’est du joli.

    Continuez comme ça, votre légitimité ne va faire que s’éroder, et quand le pouvoir n’a plus de légitimité, tôt ou tard, ça bouge.

    • Dire que la constitution européenne était incompréhensible par le citoyen lambda, c’est être antidémocrate ?
      La démocratie représentative n’est pas là pour rien, elle est justement censée pallier à ce problèmede compréhension.

      • Moui. Rendez les choses incompréhensibles puis expliquez au petit peuple que vous êtes indispensable parce qu’il ne peut pas comprendre. Comme dirait Burns : « excellent ».

        • La question étant : peut-on faire une constitution pour 27 pays de manière compréhensibe pour le peuple ?

          L’inclusion des traités économiques y était-elle indispensable ?

          Et une confédération pour 27 « Etats » ? Une sorte de confédération ? (oui je sais, je vais loin)

  • Sinon, je suis personnellement d’accord sur le fait que les Etats mènent le jeu. Question jeu, il suffit de voir ce que font la France et l’Allemagne actuellement, ce sont elles qui donnent le ton en Europe.

    Par contre, attaquer la légitimité d’Ashton au nom d’un manque démocratique, pas d’accord. Ou alors faites en de même avec l’ensemble des ministres français. Soit on accepte que l’élu nomme des gens, soit pas. Il faut avouer que la 2e solution risque d’être difficile à tenir.

    Par contre, dire qu’elle est incompétente, vendue aux Anglais (il suffit de voir le placement des diplomates de Sa Majesté dans le service diplomatique européen, ils trustent tout), qu’elle fout l’Europe diplomatique en l’air (au moins autant que le gâchis français ?), etc etc, ça, pas de souci. 🙂

    • Elle vous représente, vous, celle là, face au monde entier ? Moi, certainement pas. Toutes ses déclarations en mon nom sont, bien entendu, nulles et non avenues. Et je soupçonne que je suis loin d’être le seul.

      • Ah non non, elle ne me représente absolument pas. Mais MAM non plus, et pourtant sa légitimité n’est pas contestable (au niveau de la nomination, sur les compétences c’est sans doute autre chose). C’est ce que je voulais dire: il est normal qu’un élu nomme des subalternes.

        • 1° Là c’est tout sauf une subalterne. 2° Elle est nommée à 10% par nous et 90% par d’autres européens (et si vous saviez comme je les aime, plus européen que moi, y a pas). Donc, non, du point de vue du contribuable Français, elle n’a pas plus de 10% de la légitmité de MAM. 3° On a demandé aux Français : oui ou non pour cette constitution qui va nous donner un ministre des affaires étrangère européen et la réponse est : non. Sa légitimité réelle est donc de 10% x 0% = 0%

  • Pardon pour ma réponse tardive, j’avais raté ça. Passons sur les piques, je les ai bien méritées. Quant à la fiction selon laquelle le traité est une chose différente de la constitution, elle a vécu.

    http://www.contrepoints.org/2011/02/07/13049-trai

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