L’Islande s’en sort bien

Sans sauvetage de banques ni euro

À Dublin, le sentiment de la crise économique est palpable même pour le visiteur le plus occasionnel. Mais on ne peut pas en dire autant de Reykjavik (voir ici). Se trouvant en dehors de l’euro, l’Islande a pu dévaluer et retrouve la croissance par les exportations. Parce qu’elle n’a pas pris sur elle le fardeau du passif de ses banques, elle n’a pas la dette publique massive que beaucoup de gouvernements européens ont pris sur leurs épaules. Pourvu qu’elle reste en dehors de l’Union Européenne, ce qui apparait désormais virtuellement certain, la guérison de l’Islande sera assurée.

Mon attitude pro Islandaise a provoqué de la gaieté chez des blogueurs de gauche, en particulier le bien amical Sunder Katwala de Next Left. Mais que vois-je maintenant ? Rien moins que l’organe euro-intégrationiste The Economist a retourné sa veste en faveur du point de vue que l’Islande a échappé au sort de l’Irlande pour deux raisons : elle a refusé de sauver ses banques, et elle était en dehors de l’euro.

Bien entendu, la plupart des Islandais avaient déjà compris ça par eux mêmes depuis un bon bout de temps. La dernière chose qu’ils veulent est d’être entrainés dans les spasmes de l’euro. Leur instinct est de faire confiance à la rugueuse indépendance qui a mené leurs pères, en une seule génération, de l’agriculture de subsistance et de la pêche à l’un des niveaux de vie les plus élevés de la planète. Ils ont raison.

Un article repris du blog de Daniel Hannan hébergé par le Telegraph.