Droit, législation et liberté

À l’origine de la remise en cause de la conception classique de la séparation des pouvoirs

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Droit, législation et liberté (Crédits : PUF, tous droits réservés)

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Droit, législation et liberté

Publié le 25 octobre 2010
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La perte de la croyance en une justice indépendante de l’intérêt personnel ; le recours à la législation pour autoriser la contrainte, non plus simplement pour empêcher l’action injuste, mais pour atteindre certains objectifs particuliers concernant des individus ou des groupes spécifiques ; et la fusion, entre les mains des mêmes assemblées représentatives, de la mission d’énoncer les règles de juste conduite, avec la mission de diriger le gouvernement, sont à l’origine de la remise en cause de la conception classique de la séparation des pouvoirs, celle de Montesquieu. Une conception classique qui avait comme fin la liberté.

La préservation d’une société d’hommes libres dépend de trois notions fondamentales :

1. Il faut distinguer entre un ordre qui s’engendre de lui-même, ou ordre spontané, et une organisation. Ce qui les différencie se rapporte aux deux sortes différentes de règles ou de lois qui s’y établissent.

2. La justice « sociale » ou distributive n’a de sens qu’à l’intérieur du second de ces ordres, l’organisation.

3. Le type prédominant d’institutions démocratiques libérales où c’est le même corps représentatif qui pose les règles de juste conduite et qui dirige le gouvernement conduit forcément à transformer progressivement l’ordre spontané d’une société en un système totalitaire mis au service de quelque coalition d’intérêts organisés.

Cette évolution n’est pas une conséquence nécessaire de la démocratie : c’est seulement un effet de cette forme particulière de gouvernement illimité avec laquelle on a fini par identifier la démocratie.

Certaines vues très répandues, de nature scientifique ou politique, dépendent d’une conception particulière de la formation des insitutions sociales, le « rationalisme constructiviste ». Cette vue erronée est étroitement liée à la conception, non moins fausse, de l’esprit humain comme une entité située en dehors du cosmos de la nature et de la société. Ces doctrines totalitaires sont fausses car elles méconnaissent les forces qui ont rendu possibles la Grande société et la civilisation.

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Droit, législation et liberté : Une nouvelle formulation des principes libéraux de justice et d’économie politique

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