Lisons ensemble un tract de l’UNEF

Que répondre à des « grévistes » étudiants

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Lisons ensemble un tract de l’UNEF

Publié le 20 octobre 2010
- A +

Une fois n’est pas coutume, nous ne parlerons pas d’économie. Il est souvent dur de se concentrer sur un unique sujet, de taire tout ce que l’on voudrait dire sur le reste, sur ce qu’on ne connaît pas suffisamment pour s’estimer « spécialiste » capable de fournir une expertise cohérente. Pourtant c’est ce que fait l’UNEF dans le tract que nous avons reçu aujourd’hui. Alors pour une fois, aventurons-nous à les lire en détails, même si ce n’est pas vraiment de l’économie, quoi que…

Un tract qui commence par annoncer une précarité indépassable pour les jeunes, on se dit tout de suite qu’il va falloir que ce soit bien argumenté ou très drôle… Mauvaise surprise.

« La réforme portée par le gouvernement remet en cause le principe de solidarité entre générations. » Vraiment ? Ce sont bien les jeunes qui vont payer les retraites des plus vieux, solidaires donc.

« Nous refusons de devoir économiser pour nos vieux jours dans des fonds de pensions qui peuvent être ruinés du jour au lendemain ». Ces mêmes geignards ont-ils oublié qui financent notre dette en ce moment ? Québec, Canada notamment… Ces mêmes pays qui n’ont pas de problèmes de retraites et pour cause, ils maîtrisent leur déficit d’une part (condition sine qua none, mais ce n’est pas là le point de l’UNEF) mais surtout, ils placent les cotisations dans devinez-quoi… des fonds de pensions, histoire que le montant grandisse.

« Notre génération aspire à bénéficier des mêmes droits que nos aînés »(sic!) Évidemment, tout le monde voudrait vivre à DisneyLand ! Le problème cher  à nos manifestants, c’est que le système de nos aînés ne marche pas, il est même voué à l’échec parce que derrière le terme de solidarité inter-générationnelle se cache une arnaque à la Madoff à l’échelle nationale, une pyramide digne de Ponzi ! Pour rémunérer le haut de la pyramide (nos aînés), il faut une base toujours plus grande et qui, à terme, cotise davantage… Belle idée de vouloir conserver ce que vous critiquez dans le monde de la finance et de ses « dérives capitalistes »…

« La réforme aura pour conséquence de nous maintenir plus longtemps au chômage en début de carrière ». Vraiment ? Il semble pourtant que la raison d’un accroissement de la durée du chômage soit liée avant tout à la conjoncture, puis à la législation sur le travail d’après les prix Nobel d’économie 2010. Si les patrons n’embauchent pas ou vous imposent « des premiers emplois précaires » c’est surtout parce qu’ils ne prendront pas le risque de vous engager étant donné la difficulté de vous licencier si vous ne faites pas l’affaire, sans parler des cotisations patronale et salariale que paie l’entreprise in fine. Décidément, encore une illustration de l’inculture économiques des rédacteurs de ces tracts.

Et enfin, pour la plaisir, la plus belle, celle qui représente totalement l’incapacité de ces gens à comprendre le monde qui les entoure et surtout la chance qu’ils ont d’y vivre : « Pour les jeunes, c’est 1 million d’emplois qui ne seront pas libérés sur le marché du travail. » Oh oui ! se dit-on intérieurement, comme l’aboutissement d’un moment incertain ; comme lorsqu’on écoute quelqu’un s’enliser peu à peu jusqu’à ce que finalement il se disqualifie totalement ! La voilà l’erreur, d’aucuns diront la connerie qui discrédite définitivement leur action. Pardonnez leur, Adam Smith, Bastiat, Ricardo, Say et vous tous qui avez eu ne serait-ce qu’une heure de cours d’économie au lycée, pardonnez leur, ils ne savaient pas. Parce que la faute est grave : l’économie c’est un jeu à somme positive dans lequel l’ensemble des actions individuelles crée davantage de richesses que la somme de ces actions, c’est ce qu’on appelle la croissance. Chaque personne employée permet de produire plus de richesses et entraîne donc un nouveau flux de revenu qui donne une nouvelle opportunité à une autre entreprise d’embaucher encore pour profiter de ce flux nouveau. Ainsi plus il y a de seniors expérimentés et productifs, plus il y aura d’emplois pour les jeunes. Élémentaires penseront les plus sages, encore fallait-il le rappeler à ces messieurs de l’UNEF…

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • attention une coquille : pour lA plaisir.

  • Nous devrions adopter le terme "système Pétain-Madoff" pour les retraites par répartitions en monopole étatique. C'est une formule qui décrit précisément de quoi il s'agit, en un minimum de mots.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’âge de la retraite semble avoir beaucoup d’intérêt pour les candidats, il n’en a pratiquement pas pour les retraités actuels et futurs.

Certes l’âge de la retraite est désormais au cœur de la campagne électorale. Dans son allocution de lundi soir le Premier ministre a annoncé non seulement son soutien inconditionnel au candidat Macron (ce qui était surprenant et courageux) mais aussi sa certitude que les tout premiers jours du nouveau président (« reconduit » a-t-il dit avant de corriger pour « réélu ») seraient consacrés à la réform... Poursuivre la lecture

Décembre 2019. Vous vous souvenez ? On ne parlait pas encore de Covid-19 et encore moins d’inflation, de prix de l’énergie et de guerre en Ukraine, mais le pays était déjà au bord de la crise de nerfs, encore une fois dans la rue, encore une fois dans le rapport de force syndical, les blocages, les TGV à l’arrêt et les vitrines cassées, pour s’opposer de toutes ses forces à la retraite universelle à points annoncée par Emmanuel Macron dans son premier programme électoral.

 

Ah, la France et son précieux modèle social !

Du d... Poursuivre la lecture

Une doctorante dans le domaine des STEM (siences dures) de l'une des meilleures universités du monde m'a dit un jour :

"Je pense que tout le monde a raison."

Lorsque j'ai essayé d'argumenter que les faits et la vérité existent et que sa déclaration défie la définition de juste, elle m'a répondu : "nous pensons différemment, et c'est bien ainsi".

Une institution renommée ressemblait soudain à un jardin d'enfants.

Aujourd'hui, j'aime commencer un cours de philosophie en demandant aux étudiants s'ils peuvent dire que ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles