Un autre monde est possible

Qui sommes-nous pour exporter à l’innocent Tiers-monde les terribles séquelles de notre système

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Un autre monde est possible

Publié le 6 octobre 2010
- A +

Peut-on justifier cet abandon des sains principes d’une société égalitaire seulement pour jouir de logement, de lumière électrique, d’eau potable, d’écoles, d’hôpitaux, d’universités, de voitures, d’ordinateurs, de gratte-ciel et d’un McDonald’s au coin de la rue ?

Protection environnementFidèles à notre vision constructiviste de l’Histoire, tous les phénomènes violents de la planète obéissent à l’existence d’une superstructure créée par les forces capitalistes pour exploiter les ressources de la Terre pour le seul bénéfice de quelques-uns, alors que sont maintenus volontairement dans le sous-développement des milliards de citoyens et de citoyennes du Tiers-monde, réduits pratiquement à l’esclavage.

Le néolibéralisme tente de mettre en jeu sa machinerie perverse, en transférant ses usines vers les continents sous-développés pour que les citoyens et les citoyennes de là-bas se consacrent à produire des biens de consommation, au lieu de de continuer à rendre tribut à leurs traditions ancestrales. Quand un paysan d’Afrique centrale abandonne sa charrue de bois et ses rituels dédiés aux dieux de la moisson et se met à fabriquer des chaussures de sport Nike, quelque chose meurt dans le monde. Le multiculturalisme, les cultures millénaires et la riche sagesse atavique, que nous expose brillamment le National Geographic, se voient constamment menacés par l’utilitarisme d’un système oppresseur qui situe le bénéfice économique au sommet de ses objectifs.

Le meilleur exemple de cette lamentable situation se trouve dans la région du sud-est asiatique. Dans des pays comme Singapour ou la Corée du Sud, les citoyens et les citoyennes ont vu leur niveau de vie s’élever au même rythme que croissaient les inégalités sociales.

Maintenant, il y a des riches, des classes moyennes et des ouvriers qualifiés, alors qu’auparavant, avant que ne débarquent les fabriques des multinationales dans ces régions, tous étaient également pauvres.

Peut-on justifier cet abandon des sains principes d’une société égalitaire seulement pour jouir de logement, de lumière électrique, d’eau potable, d’écoles, d’hôpitaux, d’universités, de voitures, d’ordinateurs, de gratte-ciel et d’un McDonald’s au coin de la rue ? Pourquoi nous acharnons-nous à transformer ces pays pittoresques en des collectifs décadents à l’image de nos sociétés occidentales ? Qui sommes-nous pour exporter à l’innocent Tiers-monde les terribles séquelles de notre système ?

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
immobilier droit de succession
7
Sauvegarder cet article

Les droits de succession ont fait récemment l’objet d’une attention particulière de la part des politiciens.

Certains d’entre eux sont favorables à une augmentation des taux de droits de succession. C'est particulièrement désirable pour ceux qui sont de manière générale en faveur des politiques d’égalisation (qui justifient par exemple les taux d’impôts progressifs). Ils estiment par exemple qu’il n’est pas juste que certains reçoivent un capital de succession, contrairement à d’autres personnes.

 

Des droits de success... Poursuivre la lecture

À l’heure où on s’interroge plus que jamais sur l’avenir d’une démocratie qui semble si mal en point, il n’est pas inintéressant de redécouvrir cet ouvrage de 2006, sous forme d’entretiens menés par le journaliste Fabrice Amedeo auprès de l’éminente académicienne spécialiste de la démocratie athénienne Jacqueline de Romilly, qui tente de nous réconcilier avec les grands principes hérités de nos ancêtres.

 

L’égalité

(…) Quant à l’égalité, elle était étroitement liée à la liberté. Il s’agissait essentiellement de l’égalité d... Poursuivre la lecture

égalité histoire
1
Sauvegarder cet article

Depuis la Révolution de 1789, le concept d’égalité figure dans la devise de la République française (Liberté, Égalité, Fraternité). Mais il a radicalement changé de signification.

Lorsque les hommes d’aujourd’hui pensent égalité, ils se réfèrent en général à une acception économique du mot. Les inégalités constituent un thème récurrent des partis de gauche, qui proposent de les réduire par un mécanisme de prélèvements coercitifs et de redistribution. Telle n’était pas la conception des révolutionnaires de 1789.

La notion actuell... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles