François Fillon ultra-libéral ?

Publié Par Jacques Garello, le dans Politique, Pushmobile

Par Jacques Garello.

Les juppéistes et la totalité de la gauche ont pris François Fillon pour cible, et sans ménagement. Ils lui réservent tous les noms d’oiseaux, et dans leur esprit le volatile le plus dangereux et haïssable est celui d’ultra-libéral.

Certes Fillon serait radical, brutal, traditionaliste, réactionnaire, conservateur, présomptueux, irréaliste, mais par-dessus tout, abomination de la désolation, il serait ultra-libéral. L’avantage de l’ultra-libéralisme est de réconcilier toute la classe politicienne française, de Mélenchon à Marine, de Valls à Bayrou. Enfin un ciment patriotique et républicain : la nation renaît de ses cendres, le phénix va anéantir l’ultra-libéralisme !

Je vais défendre François Fillon de deux façons : d’une part en le rassurant, il n’est pas ultra-libéral : il est victime d’une simple cabale électorale ; d’autre part en l’encourageant : il peut s’il le veut (et je pense qu’il le veut) aller bien plus loin dans la recherche d’un choix de société fondé sur la liberté.

L’économie selon François Fillon

fillon-ultraliberal-rene-le-honzecParadoxalement, c’est dans le volet économique de son programme qu’il est à mes yeux infra-libéral. Tout d’abord la réapparition de la TVA sociale est une erreur : remplacer des cotisations par des impôts, soulager les salariés et les entreprises en faisant payer les contribuables n’est pas un progrès, c’est mélanger deux prélèvements de nature différente (assurances mutuelles et paiement des services publics). Une deuxième erreur est de reporter la fin du monopole de la Sécurité Sociale.

On ne peut sauver les retraites en relevant l’âge de départ au lieu d’amorcer tout de suite la transition à la capitalisation, ni davantage sauver la santé sans responsabiliser les assurés. La TVA sociale masque la réalité : en France les retraites et la santé coûtent 60 % plus cher qu’à l’étranger (un smicard paie deux mois de salaire net pour sa retraite – sans savoir si on la lui paiera). Une troisième erreur est de ne pas assortir l’objectif louable de réduction de la sphère publique d’un programme de privatisations (totale ou partielle).

D’ailleurs toute la droite est obnubilée par le nombre de fonctionnaires, donnant le sentiment de vouloir exclure de la communauté nationale les agents de l’administration, alors que les libéraux veulent réduire le périmètre de l’État, et transformer les fonctionnaires en salariés du secteur marchand ou social – ce qui leur vaut un supplément de pouvoir d’achat et de considération dans tous les pays qui, en effet, ont ramené la sphère publique aux seules missions régaliennes.

Fillon en dessous de ce qu’on attend d’un libéral

Je ne veux pas à mon tour faire du « Fillon bashing », mais tel qu’il est actuellement, le programme qu’il propose est très en-dessous de ce que l’on peut attendre d’un projet libéral.

Je préfère repérer ce qui engage François Fillon dans la voie libérale, ce qui constitue déjà une belle rupture avec la droite dopée à l’étatisme, au jacobinisme, et même au socialisme depuis des décennies. On peut saluer des avancées encourageantes dans plusieurs domaines.

François Fillon a le courage d’attaquer le mammouth. Il a compris que l’instruction et l’éducation sont des enjeux majeurs et que l’administration de l’Éducation Nationale, livrée à l’idéologie, à la puissance syndicale, ne peut être neutralisée que par l’ouverture à la concurrence d’établissements privés et autonomes librement créés. François Fillon conteste la priorité donnée au logement social, et entend rompre avec une réglementation inspirée par « la lutte entre bourgeois propriétaires et prolétaires locataires ».

Les lois SRU et ALUR seront supprimées. Il faut aussi une certaine lucidité pour supprimer la durée légale du travail et renvoyer au dialogue au niveau de l’entreprise les détails du contrat de travail. La suppression du principe de précaution n’est pas pour plaire aux zadistes ni à Madame NKM. Je peux continuer à distribuer les bons points, et ce n’est pas par hasard que le Collectif des Libéraux a classé le candidat largement en tête, et a noué un dialogue fructueux quand il l’a reçu devant 800 personnes le 5 septembre dernier.

Bref, on voit bien le désir de François Fillon de briser les chaînes réglementaires, sociales, fiscales, qui empêchent aujourd’hui les Français de trouver un emploi, d’entreprendre, d’investir. Mais  François Fillon a aussi toutes les qualités qui peuvent en faire un ultra-libéral, c’est-à-dire quelqu’un qui va au-delà de l’efficacité économique et sociale pour s’engager dans un vrai choix de société.

Être ultra-libéral c’est fonder la libération de la société sur l’impératif de la responsabilité et de la dignité de la personne humaine. C’est souhaiter des institutions qui garantissent les principes de propriété et de subsidiarité. C’est ce qui fait dire aux commentateurs que François Fillon est « conservateur ». Non : un libéral n’est pas conservateur (Hayek a écrit un chapitre décisif sur ce point) parce qu’il connaît l’imperfection des choix actuels, des institutions, et demande d’user de la liberté pour changer en vue de permettre aux êtres humains d’accomplir leur épanouissement personnel et de vivre dans l’harmonie avec les autres.

François Fillon n’est pas le conservateur d’un musée français (comme on le dit), il est l’expression de millions de Français qui se révoltent contre le mauvais usage que l’on fait de la liberté, et veulent retrouver quelques valeurs provisoirement oubliées. Leur révolte n’est pas sociale, elle est morale et spirituelle.

Voilà pourquoi la victoire de François Fillon n’est pas celle de la « droite radicale » sur la « droite de Chirac » (gauchiste à souhait). Elle est le résultat de l’engagement personnel, de la vigueur de la société civile, et il s’agit bien d’une poussée formidable et inattendue, animée par un souffle profond qui peut stimuler les esprits et les cœurs.

Je ne pense pas que François Fillon commettra la même erreur que ses aînés les « libéraux » de 1986, qui par calcul politicien, ont privé l’électorat de son vote et ont remis la France sur les rails du socialisme pour quarante ans. J’espère qu’il sera bien ultra-libéral.

  1. Bien d’accord avec vous M GARELLO que : « Remplacer des cotisations par des impôts la TVA, soulager les salariés et les entreprises en faisant payer les contribuables n’est pas un progrès, c’est mélanger deux prélèvements de nature différente (assurances mutuelles et paiement des services publics). Une deuxième erreur est de remettre à plus tard la fin du monopole de la Sécurité Sociale. »

    Il est en effet grand temps d’abandonner les concepts de 1945 et de voir comment l’Allemagne qui depuis 1882 suit des concepts différents se débrouille. Expliquez-moi comment font les allemands ? Ils paient moins cher leur cotisation par tête d’habitant. Ils honorent leurs médecins deux fois mieux que ne le sont les nôtres. Ils voient leurs médicaments tous remboursés à 100 %. Ils ont pourtant des KASSES qui sont bénéficiaires.

    Même les meilleurs comptables de l’IFRAP et de l’Institut MORE sont encore dans la recherche. Même les Heilpraktiker (les guérisseurs diplômés) sont payés en tiers payant trimestriel par les KASSEN allemandes. Pourquoi cette anomalie ? Posez-vous la question.

    Notre pays depuis 1945 a mené de très nombreuses réformes. L’Allemagne, aucune réforme significative depuis 1882. Aucune des réformes françaises n’a redressé les comptes déficitaires.

    Il ne s’agit pas de picorer et de recopier les bons morceaux du modèle allemand ? Sur quels leviers les Allemands se sont appuyés, médecins et économistes, et ceci depuis toujours pour l’essentiel.

    En France par contre passer des cotisations assises sur la production -en presque rien responsable des dépenses de l’assurance Maladie (4 % pour les AT et les maladies professionnelles)- à des cotisations assises sur la consommation responsable par les nombreuses affections dont la consommation excessive est responsable de 80 % des dépenses de l’Assurance Maladie me semble judicieux, la production étant en difficulté, la consommation ne cessant d’augmenter.

    Le seul poste comptable des entreprises, aujourd’hui asphyxiées il faut le reconnaître, que nous pourrions modifier, du jour au lendemain, en Juin 2017, c’est le chapitre des cotisations sociales versées à l’Assurance Maladie au titre des soins affectés aux maladies dues aux excès de la consommation (sucre sel, tabac, alcool, drogues). 80% de ces cotisations pourraient être déplacées de la production vers la consommation.

    Il suffirait d’exiger de l’URSSAF de réclamer avec la force des moyens (que les entrepreneurs ne connaissent que trop bien) aux magasins de payer ce même montant. Les entreprises, pour leur part, vendraient aux magasins des produits dont les prix seraient abaissés de ce montant épargné. Les ventes à l’étranger en seraient un peu plus faciles. Les magasins seraient dans l’obligation de reporter cette diminution au centime près.

    De sorte que les prix pour les consommateurs seraient inchangés, que la récolte de l’URSSAF serait identique, que les recettes particulières que sont ces 80 % seraient affectées aux dépenses personnelles de chacun selon ses consommations personnelles même excessives.

    Autrement dit les dépenses affectées aux maladies et qui jusque-là alourdissent les prix à la production proviendraient cette fois des recettes des consommations à l’origine de ces mêmes maladies. Il y aurait ainsi beaucoup ainsi moins de travail au noir.

    Et, surtout, on rétablirait la règle assurantielle essentielle qui veut que les cotisations de chacun dépendent de ses risques personnels et non d’une solidarité autrefois concevable, de nos jours insupportable. C’est le seul moyen de faire cesser les déficits. C’est le seul moyen également de s’épargner les colères montantes des non-fumeurs, des non-alcoolisés, des partisans d’une hygiène alimentaire qui se retourneront bientôt vers les alcoolo-tabagiques, vers les obèses, vers les consommateurs excessifs.

    1. Augmenter la TVA est socialement indéfendable ou alors il faut l’annihiler ou la réduire à 1 % pour les produits alimentaires de première nécessité (pâtes, pommes de terre, riz, conserves, etc.. Sans oublier le PQ

      Il est inéthique de faire payer aux vrais pauvres, souvent innocents de l’être, de la TVA sur leur consommation de base.

      L’ultra-libéralisme tient-il compte de l’égoïsme de nombreux riches ? Là est peut-être sa principale faiblesse

      Que vont faire de leur non-ISF ceux qui vont en profiter ?Créer des entreprises éthico-éco-soutenables ou spéculer et/ou s’offrir plus de luxe

      Vous me direz que, pour le luxe, ça crée ou entretient ou paye des emplois :-)))

      1. Mais t’es qui toi ? Tu as lu l’article au moins ? On se croirait sur le monde là…

      2. Donc Thomas propose des pompes à essence pour riches, et des pompes pour pauvres ; des boulangeries pour riches, et des boulangeries pour pauvres ; des supermarchés pour riches, et des pour pauvres, etc. avec des taux de TVA différents… Génial !

        1. Les pompes à essence pour riches, et des pompes pour pauvres, on a déjà non : hypermarché pour les fauchés, pompiste avec gants blancs pour les riches ❓

          1. MichelC vit donc dans un pays où il y aurait encore des pompistes des gants blancs ! Pour servir des capitalistes à cigares et en hauts-de-forme ? C’est où ?

      3. Ce qui serait éthique, c’est tant qu’à donner, de donner aux pauvres de quoi se payer leur consommation de base TTC, avec la TVA au taux normal. Leur faire payer 30c de moins le kilo de pâtes pour des motifs « éthiques » est d’une rare complication hypocrite.

        1. Oridiabolo m’a mal compris, mais je « vote » pour votre proposition MichelO, mon adjectiuf éthique n’étant pas le bon pour ce qui est des vrais pauvres, pas des tire au flanc.

          Au faut quelle est la valeur ajoutée ? C’est de l’impôt ajouté tout bêtement, non ?

        2. Il vous restera, chers Michel et Thomas, à discriminer (vous n’aimerez pas le mot…) le vrai pauvre. Quand certains sans travailler, gagnent finalement autant que des smicards qui se lèvent tôt, ça va être coton. D’autant que votre « vrai pauvre » fera tout pour garder son étiquette, même si le sort lui sourit en lui apportant du travail…

      4. Quid de l’égoïsme… de nombreux pauvres qui n’ont aucun scrupule à vivre aux dépens de ceux qui font plus d’efforts qu’eux (qui, pour beaucoup, n’en font aucun). Et puis tout cela c’est de la moraline: en quoi l’égoïsme est-il plus condamnable que l’altruisme? Seules la jalousie et l’envie peuvent « justifier » une telle morale et surtout le manque de dignité, ce dont visiblement vous ne devez pas manquer pour décider aussi péremptoirement qui est riche et qui est pauvre.
        Je ne demande rien à personne et je donne à qui je veux: ça c’est libéral et ça s’appelle même de la libéralité.

    2. J’ai tendance à être largement d’accord sur le déplacement de la source de financement d’une partie de la protection maladie. Cependant, il ne me semble pas pertinent de cibler tel type de consommation (produits sucrés, tabac, etc) ni tel type de maladie.
      Avec la même consommation de produit sucrés, celui qui prend soin de son hygiène buccale aura infiniment moins de frais dentaires que celui qui laisse sa bouche dans l’état que l’on imagine. Pour le tabac, j’ai lu de nombreuses fois que les taxes assises sur ces produits couvraient plus que de besoin les dépenses de santé attribuées à ces produits : la encore pas évident de prendre parti.
      En fait, à mon sens, il n’y a pas à prendre parti.
      C’est le propre d’une société civilisée d’être solidaire, tout en étant libérale et responsable.
      L’erreur de notre systeme est de contraindre la solidarité à tous les niveaux sans limite.
      Ne peut-on imaginer une organisation qui rendrait imputable (donc par contrainte, j’en suis conscient) à la collectivité la prise en charge des maladies « longues et coûteuses », quelle que soit leur origine présumée ?
      La bobologie, les soins dentaires de base, les dépenses optiques (les verres, les lentilles, etc) pourraient être prise en charge par un systeme d’assurance privée, à la tarification assise sur la mutualisation du risque tel qu’un assureur le fait en exerçant son métier (qu’il soit commercial ou mutualiste).
      Les taxes à la consommation me semblent une bonne idée (la TVA en particulier), mais les affecter à un choix partial de dépenses de santé me semble ouvrir la porte à un arbitraire sans limite.
      Plus un système alternatif sera simple, moins il laissera la place à des négociations occultes, à des niches, à des passe-droits, plus il pourra être efficace et accepté par tous.

      1. L’erreur de notre système est de contraindre la solidarité à tous les niveaux sans limite.

        +1000

    3. Faudrait surtout arrêter la culture du bourrage thérapeutique, la consommation excessive de médicaments. Ça passe plus par la formation et la responsabilisation de certains médecins, car malheureusement le patient ne peut être tenu responsable de choses qu’il ne maitrise pas. Quant à votre haine des alcolos tabagiques, si vous faites le calcul sur toute une vie, ils coûterons moins cher à la sécu en mourant à 50 ans. Ce qui coûte vraiment cher c’est la cinquième génération.

  2. L’Allemagne compte 82 millions d’habitants et 4,9 millions de fonctionnaires pour 66 millions d’habitants en France et 5,64 millions de fonctionnaires pour un coût annuel traitements et retraites de 220 milliards d’euros

    1. Une petite règle de trois nous amène à moins de 3,9 millions de fonctionnaires à populations équivalentes, soit, 1,7 millions de faux fonctionnaires en moins dans un premier temps, juste pour revenir dans la norme allemande. Mais même en Allemagne, on sait qu’il y a beaucoup trop de fonctionnaires.

  3. Remplacer les cotisations par des impôts… on y gagne un peu de liberté (on ne choisit pas les cotisations, on choisit ce qu’on veut consommer). De plus, l’augmentation de TVA pénalisera surtout les produits importés, puisque la production française bénéficiera de l’allègement des charges.
    A défaut de libérer complètement la sécu, il vaut mieux ne plus en asseoir le financement sur le travail.

  4. Elle est bonne. Il parait que notre « futur président » (?) ignore que la RDA n’existe plus 🙂

    Quoiqu’il en soit les promesses n’engagent que ceux qui y croient, on le constate dans toutes les élections

    Dans la mesure où il a vraiment le pouvoir (que lui laissent les cousus de fric), ce qui importe, c’est la personnalité du président.

    1. « ce qui importe, c’est la personnalité du président. »

      40 années d’immobilisme résumé en une phrase.
      Pas sûr que son auteur en est réellement conscience d’ailleurs…

  5. La question des retraites par capitalisation me semble lever pas mal de questions.
    La première est celle de la « double cotisation » pour la génération qui sera confrontée aux deux systèmes. Il y a des solutions, mais elles me semblent loin d’être simples à mettre en œuvre, acceptables par un grand nombre de citoyens, et justes. Le sujet devrait être clarifié par les instituts qui y pensent depuis longtemps. L’idée peut être bonne mais sa mise en application piegeuse.

    Un autre point me paraît plus ennuyeux. Je l’ai relevé ici même il y a quelques mois dans un article ou un commentaire incisif. Une retraite par capitalisation n’est qu’une répartition sur la génération future, puisque c’est elle qui devra assurer la rentabilité de l’épargne. Si je mets de côté 100€ chaque mois de ma vie active, et que la bulle financière et monétaire actuelle eclate (ce qui va bien finir par arriver) il ne me restera rien pour mes vieux jours. Sauf à écourter ces derniers. Et si la bulle perdure, mes enfants devront bosser comme des ânes pour me garantir un maintien et une fructification attendue de mon épargne.
    Et donc, pour chaque génération, on sera passé d’une répartition explicite (mes cotisations servent à payer les pensions de mes aînés) a une répartition implicite (mon travail et ma productivité mais aussi la qualité des décisions de mes gouvernants en matière économique, fiscale, financière, servent à garantir la rentabilité de l’épargne de mes aînés, et peut-être de la mienne).
    Je ne suis pas persuadé qu’avec cette grille de lecture (que je n’ai rencontr qu’une seule fois dans ma vie mais qui me semble ô combien pertinente) la retraite par capitalisation soit une si bonne chose.

    Enfin, comment imaginer un systeme qui fasse qu’en travaillant (donc en épargnant ou en cotisant) la moitié de sa vie on peut subvenir aux besoins de l’autre moitié ? Je n’ai jamais rencontré de réponse valable et de bonne foi à cette question. Et au demeurant, c’est la plus importante…

    1. « Une retraite par capitalisation n’est qu’une répartition sur la génération future ». Et une retraite par répartition, en réalité par l’emprunt, c’est quoi ?

    2. Aujourd’hui en gagnant le salaire médian il y a 70% des fruits de votre travail qui sont accaparé par l’état et vous arrivez donc à « vivre » avec 30% de la richesse que vous générez, avec la promesse que celui-ci pourvoira à vos besoins quand vous ne pourrez plus le faire par vous même.
      Donc il est en fait assez aisé de vivre en ne travaillant que la moitié de sa vie pour peux que l’on vous laisse les fruits de votre travail que vous investirez au lieu de les voir dilapider par l’état.

    3. Sur la retraite.

      Certes mais l’épargne constituée est bien là pour pourvoir aux besoins en capital des actifs qui vous suivent. Ce n’est pas rien. Et la capitalisation change le rapport à la retraite. La répartition créée un « droit à »; j’ai travaillé X années donc j’ai bien droit à ma retraite. En fait non. De quel droit pouvez vous vous la couler douce sur les bateaux Costa aux frais de vos enfants ? Regardez en arrière et convenez que ce droit n’a jamais existé. Tout le monde a toujours travaillé tant que ses forces le lui permettaient et à hauteur de celles ci. Ce qui n’a jamais empêché les enfants de s’occuper quand même de leurs anciens en compensant leur moindre travail par le leur. On n’est pas des bêtes. De toutes façons notre système actuel va imploser sous son propre poids. Il est plus que temps de permettre à chacun de reprendre son destin en mains.

      1. Oui, vous avez raison. La capitalisation aurait pour mérite de changer le rapport avec le temps. Plutôt qu’un droit, être conscient que la retraite devient une possibilité change radicalement la perception de l’usager-cotisant-épargnant. Même en conservant de fait les mêmes (des)équilibres structurels.
        Même si on dit que l’Etat pourvoir à tout, y compris à nos vieux jours, il n’y a pas à tortiller : si je vis 80 ans et que je cotise (épargne, c’est pareil) pendant 40 ans, je vais avoir du mal à survivre les 40 autres années.
        Et la solidarité n’y changera rien : il faudra bien me loger, m’alimenter, me soigner. A minima. Donc quelqu’un devra payer. Et ce qu’il paiera pour moi lui manquera d’autant.
        C’est de l’arithmétique élémentaire, quelle que soit la solution (répartition, capitalisation, solidarité volontaire et libérale) l’équilibre financier n’y est pas.

        1. Vous faites une grave confusion. Cotiser et épargner sont deux démarches qui n’ont strictement rien à voir. Dans un cas, il s’agit de l’achat du service d’une assurance qui répartit un risque entre les cotisants, dans l’autre d’une épargne capitalisée en compte, qu’on possède et qu’on peut transmettre à ses héritiers, comme un bien immobilier par exemple. Il est toujours possible de mixer les deux opérations en arbitrant entre l’une et l’autre, sachant qu’il n’y a absolument aucune raison valable que l’assurance soit publique (le système actuel).

          Quant au nombre d’années nécessaire pour constituer une retraite, le chiffre important est le nombre d’années de survie à la retraite et non le nombre d’années de cotisation, ce dernier paramètre n’étant qu’une variable d’ajustement. Il n’y a pas de mystère : si vous voulez consommer 40 ans de retraite sans vous ruiner durant votre vie active, vous devez investir au minimum pendant 60 ans. D’une manière ou d’une autre, il va falloir s’y résoudre : l’allongement de la durée de la vie signifie l’allongement de la durée de travail, et non celui de la retraite.

          1. Non, détrompez-vous, je ne fais pas la confusion en question. Je souligne juste (mais visiblement maladroitement) l’insoutenabilité de l’équilibre économique, quelque soit la solution.
            L’allongement de la durée de la vie signifie avant toute chose d’oser reposer à plat la question du financement des années de vie supplémentaires. La solution rapide de « y’a qu’à travailler plus longtemps » est bien connue. Mais elle part toujours du principe que c’est le travail qui doit financer les années de vie non productives.
            Tout en étant profondément libéral, je pense qu’un esprit ouvert devrait pouvoir envisager d’autres solutions. Et il y en a.
            Si la TVA peut financer des « services publics » (pour faire un résumé grossier et hâtif), une « TVA sociale » affectée aux vieux jours des citoyens peut être une solution. À condition de dissocier les prestations correspondantes de la question du maintien du niveau de vie.
            En d’autres termes, un montant identique pour tous, passé un certain âge (qu’il resterait à définir et même à valider comme pertinent) pourrait subvenir à des besoins élémentaires : logement (social, du coup, vraiment), alimentation, santé.
            Pas très libéral en apparence, mais humain.
            Dans tous les cas des pistes nouvelles doivent être abordées, sans état d’âme…

            1. une « TVA sociale » affectée aux vieux jours des citoyens peut être une solution

              On commence à 2, on finit à 20%. Les alsaciens vont se rouler de rire … ils passe le Rhin et hop, c’est moins cher déjà aujourd’hui 🙂 🙂 🙂

              Le travail au noir va fleurir, je vous le garanti. La solution, Cavaignac vous l’a donné : c’est la capitalisation. D’autant plus sure que l’on peut répartir le risque sur plusieurs pays, alors que dans votre système par répartition, cela reste franco-franchouillard et prête le flanc à tout délire polytocard genre « Moi président je ».

              Il faut rendre la liberté au citoyen, et rien n’interdit d’aider son prochain, geste qui subsiste malgré le communiste qui règne dans nos contrés.

      2. En réalité la répartition ne donne juridiquement aucun droit. La seule obligation d’une caisse de retraite est de reverser au jour J ce qu’elle a été capable de prélever le jour J-1, et rien de plus…

      3. Et puis quand on capitalise, l’argent travaille et irrigue les investissements. Avec la répartition, il est « bouffé » immédiatement…

        1. Encore faut-il avoir l’éthique d’investir dans des entreprisses aux productions éthico-écolonomico-défendables et soutenables pour ne pas ,laisser égoïstement les multiples séquelles de nos erreurs passées et actuelles aux générations futures, à supposer qu’on ait pu, avec certitudes, mis ses propres enfants à l’abri des futurs vrais besoin vitaux.

  6. Pour ma part je suis POUR la hausse de la TVA. Pourquoi ?
    La TVA dite sociale permettrait de faire davantage financer notre système social sur les produits venus de l’étranger au lieu de faire reposer l’essentiel de notre système social sur les entreprises françaises avec les résultats que l’on voit : prix de revient des produits français plus élevés que les produits étrangers, donc baisse de la compétitivité des entreprises françaises, d’où la fermeture de plus en plus d’entreprises françaises… d’où une hausse du chômage… d’où une hausse de la pauvreté …
    Combien d’entre vous, chers commentateurs, acceptent de payer plus cher pour acheter Français ?
    Ceci n’empêche pas le fait de ne pas augmenter la TVA des produits « de base » puisque nous avons déjà plusieurs taux…
    Quant à l’ultralibérisme de F.Fillon, je constate simplement que c’est le plus libéral de tous les candidats déclarés. Et c’est ce dont nous avons besoin.

    1. Augmenter la TVA, c’est juste un impôt sur les consommateurs, que les produits viennent de l’étranger ou non.
      Sur le très court terme, les entreprises peuvent effectivement en profiter, mais sur moyen et long terme, ce transfert n’a strictement aucun effet, car le niveau global d’imposition ne change pas, et ces prélèvements, qu’ils soient en TVA ou bien en taxes sur les entreprises, sont toujours in fine payés par les citoyens.

      1. A périmètre constant les transferts s’annulent effectivement, mais le but de ce changement de système est de produire une dynamique, une baisse du coût de production pour l’entreprise ayant son activité en France va favoriser son développement à l’international.

        C’est le choix qu’à fait le Danemark par exemple (protection sociale quasi financée uniquement par l’impôt, très faibles charges de l’ordre de 8 % au niveau de l’entreprise)

        1. À long terme, les autre pays européens nous copieront notre recette de plumer l’oie sans cris, et cela finira par une taxe supplémentaire de 20%, les recettes étant insuffisantes.

  7. Avec un état qui dépense 57% de la richesse nationale et qui en recouvre 54% qualifier d’ultra-liberal celui qui veut la baisser en 5 ans de 4.5pts est croquignolesque.
    En considérant que la baisse de 100G€ de la dépense se fait à euro constant cela donne une baisse de la dépense publique de 1% par an (2100*0.99^5=2000).

  8. Le programme de Fillon ne contient aucune réforme structurelle de l’enfer réglementaire qui plombe l’activité économique. Fillon n’est pas Tatcher. http://www.politico.eu/pro/the-problem-with-frances-would-be-thatcher-where-is-reform-francois-fillon/

  9. Fillon n’est pas philosophiquement libéral, tout son parcours politique le montre. Alors ultra-libéral …
    Par contre il a compris que pour combattre le chômage et redonner du dynamisme à notre économie, il faut la libérer de son carcan bureaucratique, qu’il faut réinjecter une dose de libéralisme dans notre économie sclérosée par un Etat boursouflé et dispendieux.

  10. Fillon n’est pas libéral, il est un petit peu moins socialiste/étatiste que les autres. c’est un petit pas dans la bonne direction mais le chemin est long…

  11. Jean-Marc Daniel, économiste libéral :
    Francois Fillon n’a pas un programme libéral mais patronal. Point de vue intéressant.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/11/22/jean-marc-daniel-fillon-a-pris-le-creneau-d-un-poujadisme-intelligent-et-modernise_5035744_3234.html

  12. Le programme fiscal de Fillon est bien peu libéral, en tout cas. Il ne promet pas de remise à plat du système, mais de nouveaux empilements.
    Un programme libéral consisterait à remettre tout à plat. Quitte à réduire des taux et même virer l’isf. Mais aussi virer des tas de niche et repenser l’ir.

  13. L’ultra-libéralisme, ça n’existe pas.

    1. C’est clair. par contre l’ultra-méga-giga-péta-néo-turbo libéralisme, oui 🙂

    2. Le libéralisme a-t-il au moins existé ?

    1. Article très intéressant.

  14. @ Jacques Garello

    Je ne peux marquer mon accord sur les termes « ultralibéral » ou « ultralibéralisme ». JE Sais pourtant que les mots on leur importance, en France.

    « Libéral et libéralisme » sont des termes suffisamment clairs pour dénommer le système (« l’idéologie », puisque c’est bien de ça qu’il s’agit) dont les principes (qui dépendent des « acteurs », libres de s’engager dans le mouvement de façon individuelle, donc variable, dépendant aussi des traditions, de la culture donc de la géographie et de l’époque), donc les principes communs sont, en France, aujourd’hui, assez clairement définis.

    Le préfixe « ultra » comporte une connotation nécessaire « d’excès »!

    Donc je réserverais le terme d’ultralibéralisme à ceux qui vont au-delà du libéralisme et, en fait n’en respectent pas l’esprit, encore moins la lettre car jouant (sur les mots et les interprétations) à la marge de ce qui est légalement toléré poussent le bouchon trop loin, se satisfaisant de procédures allongées par de multiples recours juridiques, ou du simple « pas vu pas pris » pour abuser et briser les freins clairs du libéralisme éthique et « honnête » si pas « noble »!

    Au premier plan de ces freins: le « ne pas nuire à autrui », largement mis à mal pendant ces campagnes électorales donnant lieu à des comportements très peu courtois ou même propres (euphémismes)!

    Gardons bien en tête que la liberté totalement débridée reste évidemment destructrice de toute vie en société! Le mal absolu!

    L’argent, maitre du monde, ferait ce monde inhabitable. l

    La démocratie n’est la loi de la majorité (des « citoyens » égaux en droit) que si elle est capable de protéger les minorités!

    Même dans la compétition, il faut un arbitre respecté pour éviter la loi du plus fort!

    1. « Le libéralisme est un ensemble de courants de philosophie politique visant à faire reconnaître la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle sur l’autorité du souverain »

      Le mot important est « primauté » : il ne nie pas l’importance de l’autorité souveraine (le souverain pouvant être le peuple dans le cas d’une démocratie), mais il affirme que la liberté et la responsabilité priment sur cette autorité.

      Il n’a jamais été question de « liberté débridé » qui d’ailleurs n’a pas plus de sens qu’une « liberté bridée » qui tous les deux n’existent que quand l’autorité du souverain prime sur la liberté et la responsabilité.

      Vous confondez liberté avec libération ou avec transgression, auquel cas, effectivement ultralibéralisme voudrait dire suppression volontaire et délibérée des règles, des normes, de la morale … ce qui est complétement faux.

    2. La liberté est bridée : en Chine, en Russie, et … en France ❗

      Bridez camaradovitch, bridez ❗

    3. Ultralibéralisme ne veut rien dire. La gauche l’utilise car le terrorisme intellectuel c’est ce qu’elle fait de mieux. D’ailleurs, elle utilise le préfixe ultra devant un peu prêt tout: ultraconservateur, ultracatholique, ultraréac, ultranationaliste, ultradroite,……
      La gauche française est tellement médiocre qu’elle est obligée de caricaturer ses adversaires. C’est pathétique. La gauche se sent obligée d’utiliser le terrorisme intellectuel pour lutter contre ceux ne pensant pas comme eux.

      Ultralibéral ne veut rien dire. Personne ne parle d’ultrasocialisme ou d’ultra écologie,…. La gauche utilise ultralibéral même pour des gens pas libéraux comme fillon. Les gens parlant d’ultralibéralisme utilisent ce terme car ils savent bien que le libéralisme a une certaine connotation positive ne serait ce par le libéralisme politique et la démocratie libérale. Voilà pourquoi ils parlent de néolibéralisme ou d’ultralibéralisme, ils veulent faire croire que ce qu’ils critiquent c’est non pas le libéralisme mais un excès de libéralisme ou un nouveau libéralisme. Sauf que c’est faux. Pire, ultralibéralisme insinuerait qu’on vit dans un monde libéral, que l’on est dominé par le libéralisme. Ce qui est totalement faux. En occident, le modèle c’est la troisième voie càd une voie intermédiaire entre libéralisme et socialisme. Autrement dit, dans ce modèle, il y a certains éléments du libéralisme et certains éléments du socialisme. Maintenant, le degré de socialisme ou libéralisme dépend de chaque pays. Certains pays sont plus socialistes que d’autres et inversement, certains sont plus libéraux que d’autres ( même s’il n’existe pas de pays libérales à 100%).
      Or, la France est objectivement l’un des pays les plus socialistes d’Europe. La droite française est l’une des droites les moins libérales économiquement parlant d’Europe.
      La france est plus socialiste que libérale. Ce pays a quand même réussi à appliquer pratiquement tous les points fondamentaux du programme du pcf de 81.
      http://h16free.com/2014/04/01/30201-il-y-a-33-ans-deja

    4. « La démocratie n’est la loi de la majorité (des « citoyens » égaux en droit) que si elle est capable de protéger les minorités! » d’accord. A commencer par la plus petite minorité qui soit: l’individu

    5. ultralibéralisme = socialisme 🙂

      Attendez les taux d’intérêts à 5% sur la dette. 2100*0.05=105 milliards de plus à emprunter au lieu de quelque 300 ❗
      Vous la sentez pas cette petite odeur de faillite qui envahit tout tel un pet bien rose ❓

      1. Et 105 milliards de plus, cela fait pas loin de 1600 Euros de plus par français même s’il ne travaille pas, soit 4800 Euros par travailleur.
        Cela vous parle-t-il ❓
        Et vous vous br.nl.z avec l’ultralibéralisme ❓

      2. Et puisque vous aimez les moules-frites, Myke du Luxembourgeois, les 70 milliards de déficit annuel de l’état français, cela fait près de 1000 Euros par français. Soit 3000 Euros par travailleur. Coooool, non ❓
        Même si le taux moyen reste à 2.5%, cela fait 2400.- + 3000.- = 5400 Euros par travailleur. Pas rien, hein ❓
        Il va falloir travailler dur pour payer ces fastes. Comme des esclaves 🙁

        Allons, ne baillez pas comme une moule 🙂

  15. Le meilleur article sur fillon que j’ai lu: http://www.wsj.com/articles/france-flirts-with-a-free-market-revolutionary-1480286697
    Fillon n’est pas Thatcher.
    Fillon n’a pas contrairement à Mrs Thatcher de programme détaillé pour réformer le secteur public. Contrairement à la GB de 79, la France ne sera pas très incité à réformer car ni pression interne ni externe. La GB était ruiné donc forcément obligé de se réformer ce qui n’est pas le cas de la france. Fillon ne s’attaque pas au problème central de la France : l’écart grandissant entre les protégés et les exclus. Fillon se concentre sur les impôts. Sans refonte radicale droit du travail et Etat providence il ne fera rien pour les exclus.
    Thatcher avait un plan crédible pour réformer la GB. Là où Fillon n’en a pas.

  16. Vous voulez réduire le nombre de fonctionnaires? Réduisez 1) le nombre d’échelons administratifs 2) les procédures. C’est débile de vouloir réduire le nombre de fonctionnaires sans s’attaquer à ce qui cause cette inflation du nombre de fonctionnaires. La décentralisation et la multiplication du nombre de pouvoirs n’est pas pour rien dans la multiplication du nombre de fonctionnaires. Il faut réduire le nombre de communes pour en avoir 5000, supprimer les départements et tous les échelons inutiles. Seuls les régions et les communes ( 5000) existeraient. Là où il y a le plus d’inflation de fonctionnaires et où ils sont le plus inutiles c’est dans la fonction publique territoriale où il existe énormément de dérives. C’est là qu’il faut réformer en priorité.
    Il faudrait: rendre les communes responsables par une fiscalité propre sur 100% de leur ressources
    (plus de dotation de l’Etat ni de péréquation), les dégager de la tutelle de l’Etat au moins pour le scolaire, le logement, le social
    (la société civile pourra alors s’en charger), les personnels municipaux doivent avoir des contrats de droit commun, réduire les effectifs de l’Etat pour chaque compétence décentralisée. Le statut de fonctionnaire doit être supprimé comme en Suisse. Seuls les magistrats, policiers, militaires devraient avoir un statut spécial.
    Il y a beaucoup trop d’élus en France. Il faut supprimer le sénat et réduire le nombre de députés.
    L’une des réformes les plus importantes à faire passer c’est l’obligation de démissionner de la fonction publique quand on se présente à une élection. Cela existe en GB et aux usa. En France, notre classe politique est composé de fonctionnaires. Cette loi permettrait de l’ouvrir à d’autres personnes.
    Autre réforme importante: supprimer l’ena. Le problème c’est qu’en France, les hauts fonctionnaires ont un énorme pouvoir. C’est un peu les nobles de l’ancien régime. Il faut réduire leur pouvoir d’urgence. Ils n’ont pas à dicter la politique et à bloquer les réformes.

    1. Intéressante contribution. Merci

      PS. (Post-Scriptum) : Contrepoints deviendrait-il le « Médiapart de droite » ? Pourquoi pas ?

  17. Qui complexifie et multiplie les procédures, sinon les pouvoirs législatif et réglementaire?
    Regardez les universités: ce sont des usines à gaz notamment parce qu’on a imposé diverses réformes qui alourdissent la gestion.
    On a imposé les COMUE. Qui dit superstructure dit conseils, équipe de direction, services et complexification des circuits décisionnels.

    Pour diminuer le nombre de fonctionnaires, il faut s’attaquer à la surrréglementation. En France, il y a une surrréglementation. Or, il faut avoir des fonctionnaires pour faire appliquer ses réglementations. Si on diminue le nombre de réglementations, on diminue le besoin de fonctionnaires pour faire observer les réglementations. Il y a un problème au niveau de la mentalité française qui conduit à infantiliser les citoyens. Aujourd’hui, l’état considérer les gens comme incapables de s’occuper d’eux-mêmes. En France, l’état réglemente tous les aspects de la vie des gens. L’état se mêle de tous les aspects de la vie privée des citoyens. On vit dans un pays où l’état considère qu’il sait mieux ce qui est bon pour les gens qu’eux-mêmes. Il serait tant de considérer les gens comme responsables.
    Je connais la Belgique qui n’est pas du tout un pays libéral. Pourtant, on voit directement la différence. Petit exemple: les mouvements de jeunesse. En France, la totemisation et les jeux de nuits sont interdits. En Belgique, les deux sont légal et il ne viendrait pas à l’idée de la plupart des belges d’interdire ça. Ou en France, le baptême étudiant est interdit. Là où en Belgique c’est légal. Mes exemples peuvent paraître très bêtes mais l’économie française souffre réellement du trop plein de réglementation. L’économie française a besoin de déréglementation d’urgence. La surréglementation est l’un des principaux problèmes de la france. En plus, cela conduit à avoir besoin de plus de fonctionnaires pour faire respecter les diverses réglementations.
    Quand je parle de s’attaquer de la surréglementation, ce n’est pas seulement dans le secteur économique mais dans tous les secteurs.

  18. Le point de vue de madelin sur fillon est extrêmement intéressant. Perso, je piges pas qu’il ait préféré juppé à fillon mais il a raison de dire que fillon ne s’attaque pas à un des principaux problèmes de la france: la concurrence. En France, il y a beaucoup de secteurs économiques qui ne sont pas soumis à la concurrence et c’est un gros problème. La france a besoin de concurrence. Il faut introduire la concurrence dans tout un tas de secteur de l’économie française. La surréglementation participe au problème de manque de concurrence. La surréglementation avantage les grandes entreprises qui peuvent se payer des bons avocats par rapport aux PME. La surréglementation est une barrière à l’entrée de nouveaux acteurs dans un marché. Ça protège les acteurs déjà établis sur le marché.

  19. Merci à vous d’avoir souligner que Fillon est loin d’être Ultra Libérale. J’exultais envers les soi-disant commentateurs politiques et économiques de France 2 à BFM repentant sans cesse cette idée d’ultra libéralisme. A mon sens, l’Ultra Libéralisme n’est autre que l’anarchie.
    Néanmoins, je pense que Fillon est dans le bon sens, et il est vrai qu’il est extrêmement difficile en France de vendre un programme plus libérale que ce qu’il propose sans prendre un revers électoral. J’ai l’impression qu’il sera prêt à aller plus loin mais sa méthode est de limité ses ambitions afin de montrer des résultats dans cinq ans qui permettraient d’aller beaucoup plus loin.

    1. Tout cela est bien beau, mais à supposer que Fillon veuille vraiment faire ce qu’il dit (Avec quelle majorité – godillot ? – et combien de recours au 49.3 ?) les pouvoirs d’argent le laisseront-il faire ce qui les dérange ou le « calmeront »-ils ?

  20. Excellentes analyses!
    Je consacrerai 3 émissions à Sud radio pour en parler à 18h dans »Moi Président » d’André Bercoff
    La première le 6 Décembre à 18h
    On en reparlera après
    B.KRON

    1. Ça sera audible aussi en « ré-écoute » ?

      (Parlons le plus possible avec des mots français, même si on n’est pas Québécois intégriste 🙂 )

      1. BIEN SUR »PODCAST » COMME LES PRÉCÉDENTES du 15 OTOBRE

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