Primaire de la droite : la stratégie suicidaire d’Alain Juppé

Publié Par Alexis Vintray, le dans Politique

Par Alexis Vintray.

Alain Juppé (ArnaudKu, CC-BY-SA 4.0)

Alain Juppé (ArnaudKu, CC-BY-SA 4.0)

Au premier tour de la primaire ouverte de la droite et du centre, Alain Juppé, grand favori, a finalement terminé en deuxième place avec 28%, derrière un François Fillon triomphant à 44%. Une situation très compliquée pour l’ancien Premier ministre, condamné à prendre des électeurs à tous ses concurrents. Pourtant, Alain Juppé semble persister dans une stratégie suicidaire…

Un positionnement à gauche pour une primaire… de droite

Depuis sa candidature, Alain Juppé a fait campagne, ou plutôt n’a pas fait campagne, convaincu que l’antisarkozysme suffirait à le faire élire en tant que favori des sondages. Quand il a pris position, c’est essentiellement en se positionnant au centre (sur le spectre des primaires), sur le créneau du vote utile, voire en draguant ouvertement la gauche.

Un positionnement très clairement visible sur cette carte électorale par bureau de vote à Paris (Crédits Le Figaro). Le vote Juppé (en rose, ça ne s’invente pas) recouvre quasi parfaitement les arrondissements de gauche, le vote Fillon (en bleu) les arrondissements de droite.

vote-juppe-fillon-paris

Gros hic, les bureaux de vote Juppé ont environ 2 fois moins de votants (~500) que les bureaux de vote Fillon (~1000), puisque les électeurs de gauche se mobilisent évidemment beaucoup moins pour une primaire de droite.

C’est la droite classique qui s’est surmobilisée, dans le 7e, 8e, 16e, 17e à Paris, Versailles, Saint-Cloud, Neuilly en IDF, avec des files d’attente de plusieurs heures pour pouvoir voter. Ce n’est pas, si elle existe, la droite « moderne » juppéiste.

Une gauche absente du 2e tour et Juppé à moins de 25% ?

Avec une campagne incompréhensible à gauche de la droite pour une primaire… de droite, Juppé perd donc la droite et gagne marginalement à gauche, comme l’ont montré les résultats électoraux de dimanche soir.

Problème supplémentaire, avec l’élimination surprise de Nicolas Sarkozy, on peut s’attendre à ce que les électeurs de gauche restent chez eux dimanche prochain. Sur les 15% d’électeurs de dimanche dernier qui se disaient de gauche, une large part avait voté pour Alain Juppé pour échapper à Nicolas Sarkozy. Combien ne reviendront pas dimanche prochain ? Il suffirait que la moitié restent chez eux pour qu’Alain Juppé descende à 25% dans une semaine, même avec les reports de voix de NKM.

Les élites juppéistes contre le peuple ?

Plus problématique, la stratégie retenue par Alain Juppé et ses équipes pour préparer le second tour semble être d’amplifier ce positionnement à gauche de la droite, voire de s’approprier, avec un ton à la limite de la condescendance, la « modernité » face aux « réactionnaires » de l’autre bord, « traditionalistes », provinciaux, homophobes et bigots de préférence. Quand ce n’est pas ça, c’est le discours techno, sur l’irréalisme supposé du programme de François Fillon, avec une bataille de chiffres digne de l’énarque Juppé.

Une recette sûre pour un résultat à la Hillary Clinton face à Donald Trump (lire notre article Donald Trump élu grâce au politiquement correct ?). Un parallèle qui n’a pas échappé aux équipes Fillon, avec des porte-paroles qui associent Juppé aux élites et aux médias, face au « bon sens paysan » de François Fillon, qui « trace son sillon » fidèlement à ses idées.

Des ralliements sans cohérence

Ce positionnement n’est pas aidé par des ralliements sans grande cohérence : quid d’un Hervé Mariton, qui s’est fait le héraut de la Manif pour Tous et de l’électorat catholique il y a encore quelques semaines et défendait une remise en cause du droit à l’avortement, se faisant dimanche soir sur BFM le champion de ce même droit à l’avortement qu’il voulait réduire ? Au point de susciter l’incompréhension sur Twitter :

Et que penser d’un Jean-François Copé, qui s’est fait le champion de la « droite décomplexée », revendiquant le terme à chacun des débats, et qui rallie aujourd’hui Alain Juppé, le champion du centre droit et de l’opposition à une droite trop à droite ?

Un gâchis

Quel dommage, quand on aurait pu espérer un positionnement libéral cohérent au lieu d’une course à l’échalote au « plus à gauche que moi ». Un gâchis déjà pour le libéralisme, puisque les électeurs libéraux n’attendaient qu’un programme réellement réformateur sur l’économie, et non une poursuite de l’immobilisme chiraquien ; un programme sociétal ouvert et non un conservatisme à la François Fillon.

Un gâchis aussi pour les Français, puisqu’il faudrait être aveugle pour croire que la réponse à apporter au Front National, c’est le positionnement le plus à gauche possible pour s’assurer les votes du PS, et non un réel travail programmatique. Tristes calculs politiciens qui nourrissent à juste titre la hausse de tous les extrêmes.

De calculs politiciens en calculs politiciens, Alain Juppé n’aura pas su offrir de voie intéressante à la droite et à la France dans cette primaire. Peu pleureront son échec quasi certain dimanche prochain.

  1. « Alain Juppé n’aura pas su offrir de voie intéressante à la droite et à la France dans cette primaire.

    Parce que vous aviez placé des espoirs dans Juppé ? Vous vous attendiez à autre chose ?

    « …un programme sociétal ouvert et non un conservatisme à la François Fillon. »

    Programme sociétal c’est quoi ça ? Vous voulez du progressisme vous aussi ?
    La priorité c’est le programme économique. Qu’il aille à la messe tous les dimanches ça le regarde.
    Y aurait-il d’ailleurs un lien entre la messe et le fait qu’il soit un des rares à avoir un casier judiciaire vierge ?

    1. Juppé n’a rien compris; ces énarques continuent dans le moule ou ils ont été formatés !! Il faut un vrai choc économique et ça ne va pas se faire tout seul; s’il faut attendre de la part des syndicats, des réformes utiles au pays, vous vous fourrez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude !! c’est l’immobilisme et le manque de vraies réformes qui nous plombe aujourd’hui; Et c’est ceux-là mêmes qui ont conduit cette « politique » qui viennent nous mettrent en garde contre les remous « d’une remise à niveau » indispensable!! c’est du foutage de gueule intégral !!!

      1. @ roadking

        Je vous comprends très bien: votre position est claire donc vous êtes cohérent dans cet avis tranché. vous voterez donc pour Fr.Fillon puisque vos idées sont semblables (sauf sur le « sociétal » que j’appelle « bio-éthique » ou « bio et éthique »).

        N’étant pas Français, je ne suis pas impliqué, donc plus « observateur » qu’ « acteur ».
        Ça permet de comprendre AUSSI la position d’A.Juppé.

        Manifestement, son pari (qui lui ressemble bien!) n’est pas le même:
        il est favorable à un plus grand « rassemblement »,
        avec un tropisme plus dirigé vers le centre (il n’en a pas fait mystère) et même vers « les déçus du P.S. » qu’il espère bien séduire, quasi sur les platebandes d’E.Macron.
        en devenant plus clairement « le président de tous les Français ».

        Par exemple: il ne croit pas à la diminution drastique de Fr.FIllon du nombre des fonctionnaires
        Il ne croit pas non plus aux mesures « de choc économique » (vos termes) qui risquent bien de faire descendre la France dans la rue pour un blocage « pur et dur » du pays, en attendant du gouvernement « un rétropédalage ».

        Ce sont bien 2 personnalités différentes et 2 façons distinctes de faire de la politique: l’une plus « radicale », l’autre plus « consensuelle »:
        Chacun des 2 est cohérent avec son « personnage » de campagne et son discours: ils sont donc « crédibles »
        Il y a un vrai choix entre les 2 mais une garantie de résultat ni d’un côté ni de l’autre.

        Et en fait c’est bien le seul motif pour justifier cette élection majoritaire à 2 tours alors qu’un scrutin proportionnel à 1 tour n’aurait pas donné un résultat très différent de celui du premier tour … ramenant le prix de cette primaire à 1 €!😃 (Ça, c’est de l’économie pragmatique: « 4 millions et des… » de votants = 8 ou 9 millions d’ €!) Merci qui?

        1. Pierre Kirool (émigré)

          Ben, le problème c’est qu’on sait pas en quoi il croit, le Jupé(pé). Puis alors le coup du rassemblement avec comme régime la Cinquième République française, moi, ça me laisse rêveur.

          1. @ Pierre Kirool
            Oui, vous avez raison mais je crois que c’est prémédité!
            Il a clairement dépassé l’âge de la retraite: il est donc d’accord d’accéder au « couronnement de sa carrière », pas forcément à tous les problèmes que ça comporte!
            Donc, oui: le « demi-flou artistique » de ses propos vise probablement vers une présidence plus « pacifique », moins violente et forcément moins ambitieuse que son rival: il fera ce qu’il pourra … ou ce qu’on lui laissera faire sans bagarre!

            C’est évidemment « rassembleur » (en nombre de voix) mais rien ne dit que Fr.Fillon atteindra ses objectifs: lui il y renonce d’avance mais rassure en même temps tous les « planqués » de France qui craignent, eux aussi, pour leur confort!

            « Pour la France » ou « pour moi-même »: c’est le dilemme de la politique!

      2. Il n’y aura pas de choc économique avec Fillon non plus à moins ou plutôt il risque bien d’y en avoir un avec l’augmentation massive de la TVA qui jusqu’à nouvel ordre n’a jamais résolu aucun problèmes à par enrichir l’état et ses caciques. Fillon est sans doute le moins pire de tous mais certainement pas celui qui sortira la France de l’ornière puisqu’il ne remet fondamentalement rien en cause. Quand aux 500000 fonctionnaires de moins je prend le paris qu’ils ne seront jamais supprimé, jamais…100000, 200000 tout au plus et encore…

        1. Vous oubliez la baisse de charges pour les entreprises (pour tous les niveaux de salaire et pas seulement le SMIC), et la suppression de la cotisation maladie pour les salariés (+5,5% de pouvoir d’achat en plus). La hausse de la TVA provoquera peut-être une légère augmentation des produits importés, mais sera largement compensée par la baisse des charges pour les productions françaises dont elle augmentera par ailleurs la compétitivité à l’exportation.

  2. Dans une primaire sincère, il est assez normal que celui qui est le plus représentatif de son bloc gagne la primaire de son bloc. Et Fillon est incontestablement au centre de gravité de son bloc dont Juppé occupe l’aile gauche et Sarkozy l’aile droite. Le problème est qu’après la primaire viendra l’élection nationale. Les électeurs nationaux seront sans doute assez raisonnables pour voter utile (c’est à dire ne pas perdre leur voix sur des candidats mineurs) et cela se jouera donc entre un candidat de gauche, un candidat de droite et un candidat d’extrême droite. Le candidat de droite aura bien entendu intérêt à se présenter comme le barrage contre ses deux extrêmes pour reproduire le schéma de ce premier tour de primaire et pour éviter le scénario catastrophe de la partition de son électorat entre gauche et FN (qui pourrait le faire éliminer au premier tour). Draguer ces 2 extrêmes de façon trop dissymétrique est sans doute le meilleur moyen de déclencher une scission. Juppé semble prêt à faire cette erreur. Espérons que Fillon ne la fera pas dans l’autre sens. Comme du point de vue de l’économie il y a peu de différences, c’est sur le sociétal que Fillon devrait prendre garde à ne pas se faire repousser vers le FN. Sera t il assez habile pour cela ?

  3. Les programmes de droite ne sont pas des programmes de transformations mais des programmes d’évolution (on change les paramètres : taux de TVA, nombre de fonctionnaires, durée du travail, age de départ à la retraite, durée d’indemnisation chômage), 🛏🛏
    Ça fait 40 ans qu’on joue à ce yoyo, sans que rien ne change sur le fond. 🛏🛏
    Réformons, simplifions, mais vraiment cette fois. Ni l’un ni l’autre ne parle de ça. Est-ce nos médias qui simplifient leur discours à outrance ?

    1. @ LeSocialLiberal

      Il est clair que la France pèche par une « diarrhée législative chronique » se doublant forcément d’une règlementation digne de Courteline donc ouvrant un « droit » (non démocratique!) de « trancher », à l’administration: c’est malsain et coûteux!

      Je milite depuis longtemps pour un « ministère de l’abrogation des lois et règlements obsolètes, de la rationalisation et la simplification des lois et règlements et de la numérisation des formalités administratives ».

      Dans « mon » domaine des soins de santé, j’ai travaillé avec des infirmières, collées à leur bureau du matin au soir pour remplir des papiers: ce n’est pas leur job! Un vrai médecin, dit « DIM » (« directeur de l’informatique médicale ») chargé d’encoder chaque dossier: ce n’est pas sa place, en période de « déserts » et de pénurie!

      L’administration des soins de santé, tentaculaire et « multi-organismes », vit sur le budget consacré par le travail et le citoyen aux soins des malades, « en principe »! N’allez pas chercher plus loin les « charognards » et le « trou de la sécu »!

      1. Pierre Kirool (émigré)

        Vous êtes fous! Vous vous rendez pas compte du nombre de fonctionnaires-élus et d’élus-fonctionnaires que ça va mettre à la rue!

        1. @ Pierre Kirool,

          Ben oui!
          C’est bien pour ça que ce ministère imaginé n’existe nulle part! Pourtant il y a bien eu une diminution du nombre de nouvelles lois sous Reagan, avec un taux de croissance à 5%. Et D.J.Trump veut voir disparaitre 2 « regulations » chaque fois qu’on en introduit une nouvelle!:

          https://twitter.com/realdonaldtrump/status/800850810490023937

          Quant au métier des députés français, ce ne serait pas plus mal de rééquilibrer (Pas sûr si Fr.Fillon passe!):

          http://www.huffingtonpost.fr/2012/06/26/profession-des-deputes-francais-toujours-beaucoup-de-fonctionna/

  4. J’ai l’impression de revivre la campagne d’Hillary Clinton appuyée outrancièrement par les médias en très grande majorité acquis aux démocrates, avec en musique de fond, comme en Fraonce,, le monde des intermédiaires permanents du spectacle, des habituels intellos-bobos compagnons de route de ceux qui leur servent la soupe. C’est le même spectacle affligeant chez nous. Mais bon sang, mais c’est bien sùr, ce sont les mêmes, du Camp du Bien.

    1. rien à ajouter ! exactement ça !

    2. Sauf que l’on a beaucoup mieux que Trump en face…

  5. Fillon est sans doute marginalement meilleur que Juppé mais c’est très loin d’être un libérale. C’est au mieux un conservateur âpres au gain. C’est toujours mieux qu’un socialiste mais nous aurons quand même droit au paternellement interventions tout azimut dans l’économie qui sont la marque de fabrique de nos politocards. Rien que le volet « droits d’auteur et télévisuel public » de Fillon laisse pantois…

  6. L’ancien haut fonctionnaire Juppé ne peut pas cacher son « approche étatique » du pouvoir. Comme la Gauche, il est incapable de faire confiance aux acteurs économiques. Il n’ pas compris que, pour que les Français trouvent enfin le plein-emploi ils leur faut simplement plus de liberté et moins de contraintes administratives et fiscales. Pour cela ce haut fonctionnaire a du mal à admettre que l’Etat doit maigrir pour être plus efficace. Avec 57% de dépenses publiques financées par nos entreprises du secteurs concurrentiel, celles-ci ont un boulet aux pieds.

  7. La stratégie de F. Fillion a le mérite d’être claire ; conservateur au plan moral et libéral (modéré car on le voit mal jeter le jacobinisme bien français) au plan économique. C’est le positionnement du noyau central de l’électorat de droite, qui était essentiellement concerné par le scrutin.
    Celle d’A. Juppé, enivré par les prévisions sondagières, a consisté à se projeter directement au deuxième tour, et à se présenter comme le futur président fédérateurs des Français. De grandes concessions aux idées de gauche et un programme économique nécessairement plus mou lui ont nui.
    Fillion va faire sa suite de campagne d’une manière cohérente et défendre des mesures qu’ils dit vouloir mettre en oeuvre par ordonnance. L’exposé de son programme, assez dur, va clarifier encore plus sa position.
    Quant à Juppé, il a annoncé la couleur ; attaquer la crédibilité du programme Fillion, de sorte qu’il devra nécessairement lui-même modérer le sien, autrement dit affaiblir sa détermination à mettre en oeuvre un programme de droite. Et ainsi à continuer à chasser l’électorat du centre et de la gauche.
    Or il semble bien que c’est la détermination du candidat qui sera le juge de paix.
    Les électeurs de droite, majoritaires en France (voir le succès du discours programme de Sarkozy en 2007 versus son bilan), veulent des réformes et par conséquent un président déterminé.
    Fillion prend cependant un risque, que je crois assumé ; perdre à cause de sa franchise et son programme douloureux.
    Dans ce cas, il pourra dire dimanche prochain ; « tout est perdu, fors l’honneur ».

    1. Tout à fait d’accord avec cette analyse cohérente.

    2. j’espère que FILLON va gagner, un mou faussement de droite qui bouffe à tous les râteliers, on a déjà eu merci …

    3. Le Programme Fillon 2017 ressemble au Programme Sarkozy 2007, non? Pourquoi Fillon ne l’a pas mis en place lorsqu’il était 1er Ministre? Est-ce vraiment novateur 10 ans après? Et vous lui faites confiance? Bizarre… Il y a quelquechose qui m’échappe… On va vraiment avoir un duel en 2017 Valls-Fillon? Le duel des seconds ayant avec grande Loyauté soutenue et dirigé pour le compte des 2 pires présidents que nous ayons eu en France? Vraiment Bizarre cet engouement… Il y a vraiment quelque chose qui m’échappe…

      1. Leurs programmes ne départagent pas réellement Juppé de Fillion.
        Pour un électeur de droite, ce qui fera le choix, c’est ; qui des deux sera le plus déterminé à mettre en oeuvre ses promesses.
        Comme disent les Suisses, lequel me « décevra en bien ».
        C’est la raison pour laquelle entre Juppé et Fillion, le choix est facile.
        Sinon, on a l’option « élections piège à cons » !

  8. Une chose est sûre, c’est que quelqu’un qui plaide pour un « État fort » comme Juppé n’est pas près d’avoir mon vote. Si j’en veux un, je vote PS, pas à droite.

  9. Les arguments de Juppé:
    -Je suis le seul qui allie la droite et le centre
    -Je suis celui qui est le plus capable de battre le FN
    Les arguments de Fillon:
    -Je vais baisser les impôts
    -Je vais baisser les charges sur les entreprises

    Les électeurs ont choisi….

  10. Juppé poursuit à droite le même projet que Hollande à gauche : peu importe l’effondrement économique de la France pourvu que l’Etat reste obèse, le pays pillé sans merci et les sans dents écrasés de taxes et de normes ubuesques. Exactement dans la ligne du pouvoir actuel, Juppé est en réalité ancré dans l’étatisme éhonté pour que rien ne change, surtout pas le pouvoir de nuisance des pillards légaux. D’ailleurs, les ralliements de Bayrou puis de NKM ne trompent pas et devraient finir de convaincre les honnêtes citoyens, ceux qui se laissent encore troubler par les mensonges des politiciens, de fuir la coalition des voleurs.

  11. Quand Juppé est en difficulté, il devient vindicatif, hautain et, on le voit ici, menteur. Son côte souriant et sympathique paraissait largement surjoué dans les débats.

    1. JEAN MICHEL GIROUDON

      C’est bien vrai, à noter.

  12. Le programme de Fillon ne peut être ultra-méga-giga-turbo-nèo libéral. En effet, la hausse de TVA de 2 ou 3% ne diminuera pas l’emprise de l’état.
    Je suis confronté TRÈS régulièrement à des demandes de travaux sans facture payés en cash.
    Alors avec 2 % de plus, cela pourrait très bien ne pas changer, voire empirer.

    Avec Juppé-pé, c’est la Biroute de programmée 🙁

  13. Article intéressant qui a le mérite d’énoncer quelques unes des contradictions des nouveaux ralliés à Juppé, ralliement qui achève de les décrédibiliser. Dommage de presque terminer sur cette phrase absurde sur une prétendue attente des électeurs libéraux sur « un programme sociétal ouvert et non un conservatisme à la François Fillon ». Ça veut dire quoi ? Quant à avoir espéré un « positionnement libéral cohérent », je ne vois pas de qui on aurait pu l’attendre, le moins incohérent de tous étant François Fillon.

  14. J’avais de la sympathie pour un certain Juppé, sa carrière et sa dignité.

    Puis je l’ai vu s’enlacer dans les filets d’un certain Bayrou, qu’a-t-il donc allé faire avec cet ectoplasme de la pensée, cette girouette qui n’est même pas capable de tourner avec le vent?

    Puis j’ai suivi les débats de la primaire, où son arrogance et son mépris des téléspectateurs transparaissait sur son visage, tout étonné d’être là, obligé de faire face aux français.

    Et sa réaction après le premier tour a été pour moi un choc. J’ai vu soudain le vrai visage du personnage. Il n’a rien d’un « sage », rien d’un homme posé et aguerri par la vie, je n’ai vu que la haine et le misérabilisme d’un être capable des pires bassesses intellectuelles.

    J’ai entendu un Mariton, un Raffarin, capables des pires ignominies, au prétexte que dans une campagne électorale tout était permis. C’est vrai qu’ils parlaient pour eux.

    Et j’ai entendu la porte-parole blondasse (excusez-moi de n’avoir retenu son nom, de toute façon il ne restera pas dans la postérité) de Juppé dans l’émission des GG de RMC. Au bout de 5 mn j’avais envie de casser le poste, puis je me suis juré si Juppé passait d’aller m’inscrire au NPA. Les Harpies des anciens grecs n’étaient que de gentilles Sophies de Mme de Sévigné à côté d’elle.
    Juppé avait l’opportunité de montrer une grandeur d’âme et d’esprit en faisant comme Sarkozy, il ne montre que l’image d’un esprit petit, mesquin et minable, a peine digne de celui d’un Hollande.

  15. Ce même Juppé (1 er ministre) qui était prêt à «  »vendre » » Thomson Multimédia (déficitaire à l’époque : 1996) au groupe coréen Daewoo pour un franc symbolique (après recapitalisation par l’Etat.
    Pour la petite histoire Daewoo sera dissous par le gouvernement sud-coréen en 1999.
    Belle connaissance de ses dossiers et une approche formidable des entreprises françaises !
    Pour un euro, qu’est-il capable de vendre ?

  16. En bon énarque Juppé s’est allié au pédalo de Hollande du politiquement correct pour diviser la droite ?!. Il va couler avec lui….

    1. Il pourra se recycler dans la primaire du PS. Si elle a lieu.

  17. Que dire de tout ça ? laisser la parole à MFG : https://www.youtube.com/watch?v=GhBWGa3Q0SE on discute du sexe des anges. Alors Fillé, Juppon ou Mme Michu…

  18. Juppé a oublié qu’il fallait d’abord jouer la primaire de la DROITE…et il ne faut pas vendre la peau de l’ours…
    Ce n’est pas en faisant une campagne parodiant François Hollande qu’il risquait de gagner. L’élection présidentielle c’était le tour d’après…
    Et puis les français ne sont pas dupes…Faire passer Juppé, ex Rpr pronant une immigration zéro droit dans ses bottes, condamné pour emplois fictifs, premier ministre le plus détesté de France pour un homme tout nouveau tout neuf du centre gauche modéré moderne ouvert sur le monde, la ficelle de communication était un peu grosse…
    D’ailleurs en se présentant comme cela, Juppé s’est presque construit tout seul une image de traître à son camp !
    Alors qu’on a détesté Hollande centre mou, il aurait fallu voter Juppé centre mou pour l’alternance ?
    Je dirai pour ma part, encore une défaire de la communication…

  19. j’ai fais une analyse la dessus et vous vous trompez totalement, juppé n’a pas été élu car il était favori depuis plusieurs années et il a décidé de ne plus rien faire par peur de vexer une partie de son électorat, les gens ont voté contre lui pour son manque d’engagement et non pas pour son parti. facile d’analyser apostériori et d’inventer n’importe quoi, j’ai sorti mon analyse avant même les résultats de l’élection.

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