Trump ne cèdera pas sur le réchauffement climatique

Publié Par Guy Sorman, le dans Amérique du Nord

Par Guy Sorman.

Donald Trump paraît, d’ores et déjà, englué dans la bureaucratie américaine, cerné par de multiples contre-pouvoirs, à commencer par son propre parti, le Parti républicain. Sur l’immigration illégale, l’assurance de santé publique (Obamacare), les sanctions contre les importations chinoises, chaque jour il nuance son propos allant jusqu’à demander conseil à Barack Obama. En un éclair, Trump a pris conscience de l’écart béant entre sa chanson primitive aux électeurs et sa traduction pratique. On verra : à tout moment, le personnage flamboyant et imprévisible peut resurgir et bouleverser l’ordre – relatif – de l’économie et des institutions internationales.

L’application du traité de Paris

Mais sur un point saillant de la campagne qui correspond à ses convictions, à celles de ses électeurs, de son Parti et d’une majorité d’Américains, il ne cédera pas : le « changement » ou « réchauffement » climatique. Il est certain que, par quelque subterfuge juridique ou par mauvaise volonté, le prochain gouvernement américain n’appliquera pas le tout récent Traité de Paris, qui oblige les signataires à réduire, d’année en année, leur production de dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre. Trump, sur ce point, dispose d’une majorité parlementaire et populaire : les protestations seront dispersées, les scientifiques américains étant eux-mêmes divisés sur le sujet plus que ne le sont leurs collègues européens.

Les gouvernements chinois et indiens, pour lesquels le développement industriel l’emporte sur les précautions écologiques, seront trop heureux de se réclamer des États-Unis pour ne pas appliquer de restrictions à leurs centrales à charbon. Je ne vois guère qu’Obama, écologiste convaincu, pour prendre la tête d’un vaste mouvement de « sauvetage » de la planète.

Le démantèlement des accords internationaux sur le changement climatique aura-t-il des conséquences dramatiques sur l’humanité ? Essayons de démêler le certain, le probable et l’improbable dans cette controverse où la science tricote avec l’idéologie. Tout d’abord, ne pas croire du tout au changement climatique est une posture intenable : le climat change tout le temps par définition et l’histoire moderne, depuis l’époque romaine, illustre ces changements par l’évolution des cultures, tels l’avancée et le recul de la vigne en Europe.

Progression des maladies tropicales

Il est indéniable qu’actuellement, nous sommes dans une phase de réchauffement comme en témoigne – plus persuasive que les ours blancs désorientés sur la banquise, très photogéniques – la progression des maladies tropicales dans des zones naguère tempérées et en altitude, propagées par les moustiques, malaria, chikungunya, zyka. On sait aussi de manière certaine que le dioxyde de carbone, propagé par les énergies au carbone, contribue au réchauffement ; à quel degré on ne sait pas. D’autres facteurs sont certainement à l’œuvre, comme le méthane et des événements solaires que l’on ne maîtrise pas.

À ce seuil, la science bascule dans la croyance et rend impossible tout débat calme. Les gouvernements occidentaux, confortés par les mouvements écologistes, dont les voix sont utiles, le lobby du nucléaire hostile au charbon, au pétrole et au gaz, a adopté une attitude intransigeante désignant le dioxyde de carbone comme coupable et eux-mêmes comme sauveurs. Il n’est pas innocent que la passion pour la climatologie, science balbutiante et incertaine, coïncide avec l’affaiblissement de la capacité politique d’intervenir sur le cours de l’histoire en raison de la mondialisation et du discrédit général des idéologies qui promettaient des lendemains enchanteurs : le Vert a pris le relais du Rouge.

Si les grands pollueurs, à la suite des États-Unis, renoncent à leurs engagements climatiques, l’atmosphère se réchauffera-t-elle jusqu’à rendre la planète invivable ? Seuls nos enfants et petits-enfants s’en apercevront, tant les évolutions climatiques sont lentes.

Méthodes plus modestes

Par ailleurs, il n’est pas certain que le Traité de Paris aurait eu le moindre effet, ni sur l’émission de dioxyde de carbone ni sur le climat ; il existe un consensus entre économistes du monde entier pour recommander plutôt une taxe sur le carbone, plus efficace que les engagements gouvernementaux d’en limiter l’usage. Mais c’eut été une méthode économique, trop libérale et moins glorieuse pour les politiciens qui, tel Zorro, tiennent à nous sauver.

Il n’en reste pas moins que le réchauffement actuel provoque, nous l’avons souligné d’emblée, des pandémies redoutables. On saurait dès maintenant les contenir, un peu en éradiquant les moustiques comme on le fit il y a un siècle à peine dans le Sud de l’Europe et des États-Unis. De même, là où existent des risques écologiques liés à la montée des eaux, il serait possible d’interdire les constructions en zone inondable (construire n’importe où est aujourd’hui la principale cause des catastrophes naturelles, plus que le climat).

Lutter contre les conséquences du réchauffement est à notre portée, plus immédiatement efficace que lutter contre le réchauffement, mais évidemment moins glorieux, moins prophétique. Si Trump, sur ce sujet, conduit au pragmatisme, le reste, peut-être, pourra lui être pardonné.

Sur le web

  1. Le rapport de l’OMS 2015 nous qui que « Selon les estimations, l’incidence du paludisme et la mortalité associée ont respectivement baissé de
    30 % et de 47 % au niveau mondial entre 2000 et 2013. » p21.

    Le paludisme décroit malgré le ‘changement climatique.

    Je rappelle que la corse était impaludé jusqu’en 1970 et que le golfe du morbihan aussi avant la guerre.

    1. C’est la preuve qu’il est beaucoup plus efficace de lutter contre les effets potentiels de RCA que de lutter contre l’augmentation de CO2.

      Une bonne réponse, c’est un développent économique non entravé et la politique actuelle va amener misere et augmentation du CO2.

    2. oui et c’est très exemplaire que une personne cite cela comme un preuve…

  2. qui croire….. une certitude,ceux ayant du petrole ont tout intérêt a forcer les autres a ne pas utiliser cette énergie pour doper leurs exportation de biens .trump changera donc d’avis

    1. votre raisonnement est franchement incompréhensible ! Au 2ème degré il est même amusant ;-))

  3. Bonjour M. Sorman

    Pourquoi croyez voius qu’un réchauffement est une mauvaise chose ? Par le passé les prériodes chaudes ont alterné avec des périodes froides (8 alternances depuis la dernière glaciation de Würm -12000ans). Il y a – 9000ans lors d’une période chaude le Sahara avait des fleuves et des pasteurs, -6000ans, aussi. La période de l’apogée Minoen fut une période chaude (plus chaude que l’actuelle), comme l’optimum romain, l’optimum médiéval (au XII siècle la population européenne doubla en raision des bonnes conditions climatiques entrainant de meilleures récoltes).
    Les populations n’ont pas lutté contre ces réchauffements, mais en ont profité pour s’épanouir.
    Les périodes froides intermédiaires furent au contraire difficiles et troublées ( ex fin de l’Empire Romain, le gel du Rhin et du Danube permirent aux peuples germains de gagner le sud de l’Europe, pas de ponts à l’époque), à la fin du Moyen-Age, période froide ce fut la grande peste et le Petit Age Glaciaire.

    Le réchauffement actuel a commencé avant le début de l’ère industrielle, et a suivi le Petit Age Glaciaire, à l’époque où on utilisait l’huile de baleine à la place du pétrole (lequel a sauvé les baleines avant les « pastèques »). Il n’a pas commencé après, il a seulement suivi la production de CO2.
    Les prélèvements des carotte glaciaires en Antarctique ont montré que le CO2 suivant les réchauffement.

    Les moustiques « utilisent » les moyens modernes de déplacement et prennent le train ou l’avion. On trouve des poches de colonisation en rapport mais l’Europe n’est pas envahie par le tigre. Le réchauffement n’y est pour rien. Les moustiques sont présents partout sur Terre, y compris dans les zones froides du Grand Nord, et la malaria était présente en France du temps du Petit Age Glaciaire dans les zones humides.

    L’augmentation des évènements météos n’a pas eu lieu, ce que dit le dernier rapport de l’IPCC/GIEC, au contraire certains journalistes-militants (oxymore), dont personne n’ignore que la vérité n’est pas leur premier objectif. Si ?

    Cdt
    E.
    « pastèque » : appellation figurée commune désignant un militant vert en surface et rouge à l’intérieur, résumant parfaitement sa vision politique de la réalité, et souvent atteint de distorsion cognitive.

    1. Bien d’accord. Guy Sorman m’a un peu déçu avec ce billet. De plus le réchauffement climatique, engagé il y a déjà plus d’un siècle, a probablement atteint son apogée. Les variations cycliques océanique et solaire vont très probablement rafraichir le climat dans les prochaines décennies.

    2. Dire « Le réchauffement a commencé » n’est pas significatif si ce réchauffement n’est pas quantifié. Il est significatif qu’à partir du début du XXème avec une pente globale qui ne trouve pas d’explications dans les cycles naturels.
      Pour exemple depuis 12 ans l’activité solaire est très basse et nous sommes en ce moment même dans une accélération de ce réchauffement. La seule explication crédible aujourd’hui est l’effet de serre.
      Quant au CO2 qui suit et non qui précède le réchauffement, cela n’empêche pas d’en déduire qu’il est une conséquence amplifiant et emballant le réchauffement.
      Dans le monde animal Il n’y a pas que les moustiques qui remontent vers le nord, faites l’effort, svp, d’être objectif.

      1. Le dernier rapport du giec précise que la montée de la température moyenne globale RALENTIT depuis l’année 2000
        en gros ( si vous voulez vérifier, lisez la page 769 du rapport du groupe de travail 1 du rapport numéro 5).
        Actuellement , nous sommes d’après les mesures satellites, sur un rythme de croissance d’ environ 0.1 degré depuis 1998, ce qui équivaut à environ 0.6 degré de hausse sur un siècle. Alors parler d’emballement du climat ou d’accélération du réchauffement ne rime à rien.

      2. @BigBug: Oui, il y a un emballement, … dans les villes ! Cela s’appelle les îlots de chaleur urbains.
        Une récente étude réalisée sur la zone de Hong Kong a montré un différentiel de température entre zone urbaine et rurale de près de 0,8° depuis 1970.
        http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs00376-016-6113-z

        De même, les statistiques sur la ville de Las Vegas montre que si les températures maximales nocturnes augmentent, les diurnes restent stables.

        Le CO2 « emballerait » le « climat » des villes uniquement la nuit ? Étonnante caractéristique physique…

        PS: Les moustiques sont très nombreux en Sibérie.

        1. @amike : oui il y a un emballement. … médiatique.

      3. « Pour exemple depuis 12 ans l’activité solaire est très basse et nous sommes en ce moment même dans une accélération de ce réchauffement. La seule explication crédible aujourd’hui est l’effet de serre. »
        Une source sérieuse concernant cette prétendue accélération ?
        Parce que jusqu’à preuve flagrante du contraire, toutes les sources actuelles un peu conséquentes ne montrent rien de tel. Y compris celles utilisées par l’IPCC.
        À ce jour aussi, aucune théorie solide qui atteste de la fameuse rétroaction positive du CO2 sur un éventuel réchauffement.
        Même l’effet de serre lui même, en tant que théorie, ne fait pas consensus parmi les rechauffistes, tant le terme est fallacieux et ne décrit pas les mécanismes physiques dynamiques en jeu.
        Nous touchons en ce moment la fin d’un cycle solaire qui vient de conduire à un minimum d’avtivité de ce dernier. Durant toute la dernière phase de ce cycle (baisse de l’activité), la TMAG a stagné.
        Pour clore (car il y a d’autres places dédiées aux échanges sur le climat que Contrepoints), la « pente » de réchauffement de la TMAG est essentiellement issue de multiples fitting des donnes, le plus célèbres étant celui de Michael Mann. Même abandonnée par le GIEC (après démonstration brillante du trucage du modèle sous-jacent), elle est régulièrement ressuscitée sous digérés version. Pour autant, malgré une période longue (30 ans) de refroidissement climatique avéré entre 1940 et 1970, alors même que le CO2 continuait à croître gentiment, aucun climato-rechauffiste n’a à ce jour apporté une quelconque explication à ce sujet.
        Bref, pour le rechauffistes, l’effondrement de la doctrine avance à grands pas…

      4. A l’heure du Beaujolais nouveau sortez et allez questionner les vignerons et demandez-leurs si ils croient au réchauffement ou pas. Eux au moins ne sont pas dans la posture.

        1. @BigBug
          Allez lire les ouvrages de Leroy Ladurie, en particulier le tome « Canicules et glaciers 18e et 19e » de l’Histoire humaine et comparée du climat.

          Il parle aussi des vignerons, puisque son « proxy » préféré, pour reconstituer le climat, est le prix des produits agricoles – en particulier du vin – et des énormes variations dépendant de la qualité des récoltes du fait des variations du climat (Heureux temps où ils n’avaient ni Gr€€np€ac€ ni Gi€c).

          Après, on pourra causer sérieusement.

          1. Je ne vous évoque pas des fictions mais bien la réalité d’aujourd’hui et ici…

            1. Je n’ai pas non plus évoqué de « fiction ».

        2. Quelle comique ce bug, l’argument Beaujolpif, on aura tout vu..

          1. L’ironie… comme dernier recours quand on est à cours d’arguments, c’est aussi ancien que la dernière glaciation !

            1. Non je note le sérieux de votre argumentation (vous aviez bien commencé pourtant).

              Mais Bug, l’avis des vigneron, c’est avant ou après la dégustation ? ;).

          2. Les dates de début des vendanges au long de l’Histoire sont effectivement un moyen autrement plus sérieux d’évaluer la « température moyenne » d’une année que « quand même, il a fait chaud cet été » (oui, un mois d’août chaud, après juin pourri)

            1. Gillib et Corbin croient que les climatologues et les vignerons agriculteurs, pêcheurs, biologistes, naturalistes et tous les observateurs amateurs et professionnels de la nature se réunissent régulièrement pour un grand complot sur le climat !

              1. Les vignerons, agriculteurs, pêcheurs … ne sont pas plus qualifiés que le Monsieur qui a acheté le vélo de la concierge de mon fils … pour émettre un avis sensé sur l’évolution de long terme du climat. Quand aux « climatologues », il y a longtemps qu’ils ont vendu leur âme en échange des honneurs et agréments liés au fait d’encercler le monde dans leur folle sarabande de célébrations festives climatiques … en pure perte et à nos frais.

  4. Et le principal gaz à effet de serre est… la vapeur d’eau.

  5. Le problème, c’est que toutes les nations ne sont pas égales face au réchauffement. Ce sont d’ailleurs les nations les pauvres, les moins polluants, qui subissent les émissions des pays développés. C’est pour cela que l’on parle de « justice climatique ». Les îles du pacifique n’ont pas les moyens de lutter contre la montée des eaux, et seront submergées si rien n’est fait.

    1. Entrez votre commentaire…ha ha ha……l’érosion aura leur peau avant la montée des eaux

    2. euh..une question êtes vous certain que l’impact du « réchauffement du climat global observé » a eu jusqu’ à maintenant un effet négatif? Il me semble avoir vu des papiers disant que non. Donc, il faut accepter l »évaluation quantitative des émissions de CO2 sur le climat faites par le giec y ajouter des modèles économiques supposés capables de déterminer les effets économiques liés aux changements pour dire …un jour ça va poser plus de problème que de bénéfices qu’on en retire…
      Même quand on est giencien, on a un problème quand on regarde un changement climatique régional.. on se sait pas vraiment faire et il s’agit d’acte de foi pour attribuer un changement au co2..

      N’oubliez pas …LE GIEC dit ( ne soyez pas négationniste que diable) la catastrophe VA ( en fait devrait) arriver..un jour..
      Ou Le CO2 met des sousous dans la popoche mais vous voulez que je je donne des sousous à des gens parce qu’un jour le CO2 que j’emets va leur en prendre?

    3. L’Australie mène depuis des décennies une passionnante étude sur le niveau des mers des îles et archipels du Pacifique. Les données en sont publiques.
      Cette étude montre qu’il n’y a AUCUNE élévation notable du niveau des mers dans le Pacifique. Pas plus aux îles Marshall qu’à Tuvalu ou à Vanuatu.
      Il y érosion, parfois (cas de petites îles de ces archipels, jadis inhabitées et donc bien ancrées par leurs mangroves, aujourd’hui habitées dont la côte de dégradé vite). Il y a parois enfoncement du socle corallien sous son propre poids, phénomène millénaire excessivement lent mais mesurable.
      Les explications de tel ou tel cas de hausse « visible » sont désormais bien connues.
      Mais il n’y a pas à tortiller, les mesures sont têtues : l’océan ne monte pas de façon dramatique, ces îles ne seront pas submergées en raison d’une hausse rapide du niveau de la mer imputable a un RCA de plus en pus douteux au niveau mondial. Sauf en France…
      Le concept de « réfugiés climatiques » est une invention militante qui n’a aucun support réel, tant dans les observations physiques que sociales.

      Et continuer à parler de « pollueur » a propos des émissions de CO2 est la aussi un élément de langage idéologique sans fondement : avec le CO2 actuel, par exemple, la limite entre zone végétalisme et désert, au sud du Sahara, a très nettement monté vers le nord ces dernières décennies. Le CO2 n’est pas un polluant…

      1. Non non non 🙂
        Vous avez parfaitement tort.
        Les océans montent, inéluctablement et dangereusement,
        Mais, pour voir cela, il faut pénétrer le monde secret des « modèles ».
        Or, les marégraphes qui sont posés dans les îles n’ont aucune idée de ce qu’est le CAO (« Catastrophisme assisté par ordinateurs » Copyright Hseize).
        Donc, ne sachant pas ce qu’on attend d’eux, ils décrivent, tout simplement, la réalité, dans la vraie vie :
        http://bit.ly/1JWIa9J

    4. Comment pouvez vous prévoir une submerssion? Dans votre boule de cristal?

  6. Le CO2 n’est pas, de loin, le premier gaz à effet de serre : c’est la vapeur d’eau. Mais on n’entend rien là-dessus : sans doute elle serait difficile à taxer ! Le CO2 est non seulement utile, mais indispensable, et bénéfique. Le passé a connu des taux de CO2 bien supérieurs et une végétation plus abondante, ce qui n’est pas néfaste ! La température moyenne n’a pas monté depuis une vingtaine d’années, contrairement aux dires de menteurs subventionnés. La part anthropique de l’augmentation du CO2 est anecdotique : une fraction de pour cent. Quoi que l’homme fasse, cela ne changera rien (je ne parle pas des mesures utiles en termes de réduction de la pollution, de préservation de la nature, d’économies…). L’éruption d’un volcan philippin ou indonésien il y a quelques années a abaissé la température moyenne provisoirement, ce que la pollution industrielle est incapable de faire. Toute cette agitation a le grand avantage de remplir des poches et d’occuper les esprits pendant que d’autres se vident. J’attends avec une certaine impatience que la bulle éclate et que la vérité nue soit dévoilée, à la grande honte de tous ces marchands d’illusions. La science mesure, et avec précision. On ne mesure pas le climat. Les modèles utilisés ne sont pas à la hauteur de la complexité des phénomènes, et un très grand nombre de paramètres sont inconnus et (ou) imprévisibles. Parler d’une élévation de température de 2 degrés à la fin du siècle est une imposture, et parler de la réduire une absurdité et une infamie.

  7. Encore faudrait-il que les thèses du GIEC, implémentées dans les modèles numériques, soient validées par les observations. Or, ce n’est pas le cas, loin s’en faut : les droites de tendance Hacrut, RSS et UAH sont à pente quasiment nulle de 2002 à 2015 :

    http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut4gl/from:2002/to:2015/trend/plot/rss/from:2002/to:2015/trend/plot/uah6/from:2002/to:2015/trend

    J’ai sorti l’année 2016, perturbée par unEl Nino particulièrement intense, pour avoir la tendance de fond.

    Ce qui ne sera pas pardonné, ce sont les mensonges éhontés sur le climat (et l’énergie), qui, par leurs conséquences néfastes, nous mènent vers la décroissance, la misère et la mort… Par exemple, en France, les surcoûts de la loi de transition énergétique se montent déjà à 23Md€ en 2106, et, si cette loi perdure en l’état, ils se monteront à 70 Md€/an en 2030… Voir : http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/transition-energetique-dites-la-verite-aux-francais

    Que des économistes se fassent ainsi rouler dans la farine en faisant la promotion du dogme du RCA et des EnR intermittentes, c’est incompréhensible…

    1. Tout laisse penser que vous allez devoir remettre à jour votre logiciel, 2016 sera très certainement à nouveau une record ce qui fait désordre dans votre posture avec ou sans el nino.

      1. Un point « anormal » à lui seul ne peut suffire à invalider une tendance,
        Il faudra attendre encore quelques années pour savoir si on sort du palier actuel et si c’est par le haut ou par le bas.

      2. Vous n’avez rien compris à ma prose.
        Le réchauffement 2016 a pour seule cause El Nino. Le refroidissement La Nina est en cours, et on verra ce que cela donne pour 2017.
        Les droites de tendance 2002-2015 donnent donc bien la tendance de fond, ne vous en déplaise.
        Est-ce si compliqué à comprendre ? Faites un effort …

        1. Pour les écologistes, une tendance sur 2 siècles est la preuve que ce que l’on fait depuis 50 est mauvais, un orage est une preuve du déluge – punition divine – et une tendance à moyen terme qui n’est pas alarmante est une preuve que l’on s’est trompé dans les calculs.

          Il faudra qu’ils m’expliquent un jour leurs méthodes scientifiques …

        2. Le fait de le crier n’en fait pas une vérité, il est démontré que El Nino n’explique pas à lui seul cette série de 3 records consécutifs 2014 15 16, qu’il y a forcément une tendance de fond ne vous en déplaise.
          Et quelle est la pente 2002 – 2015 ? sans parler de la correction à apporter avec 2016…
          Et faite la moyenne sur l’équivalent d’un cycle solaire soit 11ans et faites glisser ce calcul d’année en année et vous constaterez la tendance hors cycle solaire. Faites cet effort instructif…

          1. On, on va revenir au b.a. ba de l’analyse de données et aux statistiques élémentaires : sur une étude d’un phénomène dont la base temporelle doit tourner entre la décennie et le siecle, des mesures de « 3 années consécutives » sont invalides en terme de prévision ou de démonstration.
            Les presque 20 ans de stagnation factuelle du « hiatus » depuis 1998, bel et bien noté par le GIEC dans son rapport scientifique mais absent de celui destiné aux décideurs et aux médias, vous en faites quoi ? Celui-là est pourtant sur une durée plus convenable en terme de climatologie : 2, 3 ans d’anomalie (pas mondiale, loin s’en faut) c’est plus de la météorologie. Et cette dernière ne « fabrique pas » le climat…
            Par ailleurs, qu’elles que soient ces mesures, il reste deux choses fondamentales à prendre en compte :
            – dans un systeme complexe comme le climat, dont les composantes astronomiques (activité solaire), géologiques (volcanologie aérienne et sous-marine), physiques ou même chimiques sont mal connues, pas ou peu prises en compte pour certaines (majeures selon certains), comment peut-on faire face à des modèles climatiques qui, depuis des décennies, se sont tous avérés incapables de projeter l’avenir avec confiance ?
            – le concept même de TMAG est fantaisiste en lui même, a tel point que les récents ajustements opérés sur les mesures satellitaires historiques pour les faire « coller » a l’hypothèse d’un réchauffement global ont été relevés dans le monde entier.

            Bref, le RCA, c’est comme toute religion : on y croit ou pas. Mais ce n’est plus de la science depuis longtemps !

            1. PukurakaTane je vous invite à faire la moyenne de ces 20 années de stagnation comme vous dite, et faites les glisser d’année en année et après on en reparle si vous voulez. Et là ce ne sera pas de la simple croyance ou posture !

            2. Et c’est justement parce que la moyenne des 20 années est très élevée que le phénomène El Nino a été très puissant et que nous aurons 3 années de records consécutifs, c’est juste un phénomène de vases communicants avec l’énergie emmagasinée alors même que l’activité solaire est basse.

              1. @BigBug « énergie emmagasinée » ? dans les coffres dAlbert Arnold Gore, Jr ???

                1. Tout simplement dans l’immensité des océans comme le GIEC l’avait analysé il y a déjà quelques années et peut-être un peu dans les coffres d’A. Gore !

                  1. Ha ha ha !… la « chaleur manquante », bien commodément planquée au fond des océans – au mépris des principes de la physique du niveau certificat d’études – très exactement à l’endroit où on ne peut pas la mesurer, et qui n’attend qu’un claquement de doigts du GIEC pour nous sauter à la figure !…

                    J’imagine très bien un dialogue entre pontes du GIEC … « Tu crois qu’ils vont nous croire ? » … « Ils ont bien avalé le coup des ours polaires alors … »

                    1. Dans ce cas vous êtes en mesure d’expliquer ce El Nino Exceptionnel ?

                    2. Ce n’est pas parce qu’on ne connait pas l’explication qu’il faut en inventer une farfelue.
                      A une certaine époque, les sorcières étaient rendues responsables des calamités, en particulier climatiques. Alors, il en brûlaient une de temps en temps. En général, après un certain nombre de sorcières brûlées, ça s’arrangeait, ce qui confortait les gens leur croyance.
                      On en est plus ou moins au même niveau aujourd’hui, sauf qu’au lieu de sorcières on a des taxes carbone en guise d’exutoire.

                      Ceci dit, étant entendu que ce sont les variations de l’ENSO (Niño, Niña) qui rythment le climat terrestre, on finira bien par savoir quelles sont les forces qui déterminent ces variations au lieu de choisir a priori le CO2 comme coupable de référence.

                      Pour ma part, personne ne me fera avaler que le CO2 réchauffe l’air, qui réchauffe l’eau (comment ?), qui conserve précieusement cette chaleur (comment ?, où ?) pour la renvoyer (comment ?, pourquoi ?, sur quel signal ?) …

                    3. « Pour ma part, personne ne me fera avaler que le CO2 réchauffe l’air, qui réchauffe l’eau (comment ?),  »

                      Il y a deux façons de vous en convaincre si vous êtes un temps soit peu objectif :

                      A votre avis, la piscine qui sera sous une serre se réchauffera-t-elle plus rapidement que celle restée en plein-air ?

                      L’explication maintenant :
                      Dans la journée, par l’effet de serre, le rayonnement infrarouge est en partie emprisonné dans la serre et ainsi réchauffe plus vite l’eau et l’air. La nuit, ce même effet de serre emprisonne à son tour le rayonnement infrarouge provenant de la piscine et ainsi ralentit son refroidissement par rayonnement.
                      Et le CO2 de l’atmosphère tient le rôle des plaques de verre de la serre.

                      Là, vous avez fait un grand pas dans la compréhension de ce que vous contestez…

                    4. @BigBug
                      Vous oubliez, comme tous les « scientifiques » en peau de lapin, de tenir compte des rétroactions. Puisque vous avez la prétention de me faire un cours de physique élémentaire, je vais essayer, à mon tour, de vous expliquer deux points :

                      1) Le verre ordinaire est un piètre piège à infrarouges. Pour piéger les infrarouges, on utilise des verres spécialisés (http://bit.ly/2fcYo1y) extrêmement onéreux, qu’il ne viendrait à personne d’utiliser pour des serres. La raison pour laquelle l’air de la serre tend à chauffer n’est PAS le piégeage des IR. La raison est qu’on est dans un système plus ou moins clos, qui empêche la chaleur de s’échapper par convection. Si vous regardez bien les serres utilisées par les agriculteurs, elles sont toujours dotées de systèmes d’évacuation placés dans les points hauts qui permettent à l’air chaud de s’échapper quand la température de la serre est trop élevée. Car vous savez, n’est-ce pas, que l’air chaud est plus léger que l’air froid et aspire à monter ?

                      2) Dans le modèle simpliste qui semble vous servir de référence, vous négligez allègrement le phénomène qui se produit à l’interface entre l’eau et l’air. Ce phénomène qu’on appelle « évaporation », souvenez-vous. … l’eau qui se transforme en « vapeur d’eau », en absorbant de la chaleur, c’est à dire en « refroidissant ». La vapeur d’eau produite tend à élever la teneur de l’air en vapeur d’eau. Dans un système ouvert (la nature, la vraie) la vapeur s’échappe avec l’air, aidée par le vent … Dans un système fermé, comme votre serre, la vraie,et tend vers le point de saturation à partir duquel l’eau cesse de se vaporiser et, « outes choses égales par ailleurs », les températures de l’eau et de l’air finiront par s’équilibrer.

                      Le modèle d’effet de serre que vous avez en tête ne vaut donc pas tripette pour dire ce qui se passe dans la « vraie réalité ».

                      Je note par ailleurs que vous n’avez pas tenté d’expliquer par quel phénomène la chaleur va aller se planquer, ni où, ni surtout la raison pour laquelle elle nous sauterait dessus sans crier gare …

                      Bon Dimanche à vous.

                    5. Bonjour Mr Corbin,
                      Vous avez parfaitement raison concernant l’explication erronée que donne la plupart des gens de l’effet de serre.
                      En effet dans une véritable serre, le soleil chauffe les objets situés à l’intérieur de l’enceinte qui se mettent donc à émettre un rayonnement infrarouge. Si la serre est constituée de verre ordinaire, ces infrarouges ne peuvent sortir, mais ce n’est pas la principale raison de l’augmentation des températures. Le physicien Robert Wood, plus connu pour ces travaux sur les réseaux de diffraction (anomalies de Wood) a bien montré au début du 20ième siècle que si dans une serre un verre opaque aux infrarouges est remplacé par un matériau transparent à ces mêmes rayonnements (en l’occurrence du chlorure de sodium), on observe la même élévation de température. Ce n’est donc pas le piégeage des infrarouges qui intervient dans ce phénomène d’échauffement mais l’absence de phénomène de convection dans le milieu fermé que constitue la serre. C’est pourquoi le terme ‘effet de serre’ associé actuellement au phénomène du réchauffement climatique est très mal choisi scientifiquement parlant mais par contre joue parfaitement son rôle médiatique en marquant les esprits. Cette fausse explication de l’effet de serre est d’ailleurs reprise dans de nombreux journaux ou revues soit disant scientifiques (récemment dans Futura Sciences) par des journalistes ou, pire des scientifiques qui n’ont jamais entendu parlé des expériences de Wood.

                  2. Oui, la fameuse chaleur emmagasinée dans les couches profonds (>800m) de l’océan sans que les couches intermédiaires n’aient été réchauffées, sans que personne n’ait pu apporter une quelconque explication ni même apporter le début d’une mesure fiable attestant le truc.
                    Décidément, vous me feriez bien rire si je ne sentais au fond de vos commentaires que vous croyez vraiment à tout ce que vous ecrivez.
                    Et au passage, inutile d’essayer de m’apprendre ce qu’est une moyenne mobile, ça en devient ridicule…

                    1. La réalité veut que El Nino a été exceptionnel et qu’il a participé pour partie à une série de 2 records annuels successifs significatifs + 2016 en attente de verdict, le reste n’est que extrapolation.
                      Les agences spécialisées font remarquer que même sans le El Nino les records auraient eus lieu mais avec moins d’amplitude.
                      Désolé de devoir vous rappeler ce que le plus grand nombre sait déjà, mais à vous lire on se demande si vous êtes informés ou pas.

                    2. @BigBug
                      « Désolé de devoir vous rappeler ce que le plus grand nombre sait déjà » Oulaa, cela sent la fin d’un argumentaire.
                      Il y a quelques siècles, le plus grand nombre savait que la terre était plate. Cela ne l’a pas rendu plate pour autant.

          2. @BigBug
            Votre position est parfaitement justifiée, du moins si on s’appuie sur les données rectifiées, année après année, en abaissant doucement le passé pour qu’il apparaisse inférieur au présent.
            J’accorderai, pour ma part, un peu de crédibilité aux « climatologues » quand ils n’auront plus besoin de truander le passé pour « prédire » l’avenir.

      3. Faux ! Les relevés satellitaires récents dans l’infra-rouge de la température au sol indiquent depuis la fin de l’épisode El Nino de 2015 et début 2016 une chute des températures moyennes de 1,2 degrés depuis le maximum du phénomène Nino qui fut sans précédent de par son intensité (depuis que le Nino est étudié de très près). Si un quelconque organisme inféodé au machin onusien qu’est l’IPCC vous soutient le contraire, ce ne sera qu’un mensonge de plus …

    2. @jipebe29
      Vous pouvez même renforcer votre argument en prenant en compte les dernières informations http://bit.ly/2famR7z :
      En fonction des différentes sources de données, le nombre d’années depuis lesquelles il n’y a pas de réchauffement scientifiquement (i.e. statistiquement) significatif est :
      Pour UAH6.0 : 23 ans et 1 mois
      Pour RSS: 22 ans et 4 mois
      Pour Hadsst3 : 19 ans et 8 mois
      Pour Hadcrut4.4 et GISS, qui torturent les données du passé pour qu’elle avouent leurs crimes : toute période de 3 ans montre un réchauffement

  8. A l’attention de Guy Sorman

    Voici une analyse intéressante d’un de vos confrères économistes, Rémy Prud’homme, sur ce qui s’est passé en Espagne avec la prolifération délirante des EnR intermittentes et les conséquences financières dramatiques qui en ont résulté.

    http://www.rprudhomme.com/resources/Rap+2016+Eolien+et+solaire+en+Espagne.pdf

  9. Il est curieux que Guy Sorman ne connaisse rien des autres thèses sur le climat, qui sont beaucoup plus crédibles que le rôle hypothétique du CO2 sur la température. Par exemple, il y a des cycles bien documentés, de périodes 60 ans, 248 ans (De Vries) et 1000 ans, qui sont superbement ignorés par le GIEC, et qui expliquent fort bien les fluctuations observées. Les pseudo-sinusoïdes des cycles de 60 et 250 ans vont commencer leur descente, et donc il est quasiment certain que nous allons vers un refroidissement. Vouloir dépenser 89 000 Md€ pour lutter contre un réchauffement qui va être en fait un refroidissement, quel est l’intérêt pour les citoyens de la planète ?

    Et même si l’Europe réduisait de 20% ses émissions de CO2 en 2020, l’impact sur la température, très onéreux pour ns économies, ne serait pas mesurable. Prenons en compte les chiffres du GIEC (rapport AR5).
    Sensibilité climatique (échauffement en cas de doublement du taux de CO2) : 1-2,5°C
    Part de CO2 anthropique dans l’atmosphère : 25%
    Fraction d’origine européenne : 11%

    Echauffement évité : 20% x 11% x 25% x 1-2,5°C=0,005°C à 0,014°C

    Dépenser des centaines de milliards d’euros pour un si piètre résultat est complètement absurde, et tout ce délire mènera l’UE à sa ruine… J’ose espérer qu’un éminent économiste comprendra cela …

    1. Alors là bravo, vous prédisez un refroidissement global en pleine période de records de chaleur que vous n’êtes pas en mesure d’expliquer au-delà du El Nino exceptionnel qui n’a lui même pas d’explication ! Quel aplomb ! Bravo ! Dans tous les cas le ridicule ne tuant pas vous ne risquez rien.

      1. C’est parce que vous n’avez RIEN compris aux cycles climatiques que vous persistez dans votre délire de réchauffement. Et je vous rappelle, car visiblement vous l’ignorez, que tout El Nino est un phénomène naturel récurrent.

      2. BigBug, qui portez vraiment un pseudo qui vous va bien, vous auriez quelque source sérieuse et scientifique pour étayer vos propos ?
        Pare qu’on a beau vous donner des éléments concrets, probants, reconnus par la communauté scientifique, vous en êtes toujours à citer Al Gore et vos propres croyances comme source de toute vérité.
        Une petite bibliographie scientifique, ce serait trop vous demander ?

      3. @bigbug

        – d’abord je ne crois pas qu’aucun climatologiste n’ait jamais supposé de corrélation entre El Nino et le réchauffement. Cela a seulement le mauvais gout d’augmenter la variabilité à court terme.

        – et ne vous réjouissez pas trop vite des pics engendrés par El Nino : si les extrémistes (ceux qui nous prédisent 5 degrés de réchauffement) avaient raison sur l’amplification de l’effet de serre par la vapeur d’eau, cela provoquerait un emballement du système (ou du moins un lent retour à l’équilibre).
        Or on a constaté le contraire en 1997-1998 : un undershot a suivi le pic, suggérant une contre-réaction quelque part. Donc sortez plutôt vos pardessus à court terme …

    2. Un éminent économiste capable de comprendre une multiplication niveau CM1 ?
      Un journaliste, je dirais plutôt non mais un économiste, en cherchant bien, on doit pouvoir y arriver. Appel lancé.

    3. @jipebe29
      « Part de CO2 anthropique dans l’atmosphère : 25% » Selon F.Gervais (livre « L’innocence du carbone ») qui est relecteur du GIEC, 25% correspond à la part de CO2 anthropique dans l’augmentation du CO2 et non dans le CO2 total. La part du CO2 anthropique dans le CO2 total n’est que de 5%. C’est dire…

  10. Je suis éberlué de découvrir que la « progression des maladies tropicales dans des zones naguère tempérées et en altitude, propagées par les moustiques, malaria … » attesterait de la « réalité du réchauffement climatique ». Le fait, rappelé par Gillib plus haut, que l’incidence du paludisme décroit, suffirait à vider l’argument, mais je voudrais rappeler :

    1) Que le moustique n’est pas une espèce tropicale. On peut facilement tracer l’évolution de la population des moustiques dans le monde à travers les âges en s’intéressant au paludisme et le climat n’est pas le critère majeur de la présence du paludisme.

    2) Que le paludisme était extrêmement répandu dans les pays tempérés. On estime que pendant la première décade du 20ème siècle, le paludisme tuait entre 50 000 et 100 000 personnes par an en Europe et Amérique du Nord. En Europe « il sévissait du sud de la Finlande jusqu’au Sahara et de la Iakoutie, en Sibérie, jusqu’en Iran » comme en atteste l’ouvrage « Biodiversité du paludisme dans le monde » (Jean Mouchet et al. 2004), ouvrage d’où sont extraits les informations suivantes :

    3) Qu’au 20ème siècle, jusqu’aux campagnes d’éradication des moustiques, les malades se comptaient par millions en URSS (pic de presque 10 millions de cas en 1925 et 1934), et la grande épidémie qui a suivi la révolution fut la plus grande des temps modernes et causa plus de 600 000 morts (voir le tableau suivant page 244 de l’ouvrage cité plus haut).

    4) Que paludisme n’épargnait pas les régions polaires, le nombre de malades en Iakoutie, exemple le plus septentrional de « paludisme polaire », avait atteint 16 000 en 1935 (voir le tableau page 243).

    5) Qu’aux USA, on estime que lors de la guerre de sécession aux USA, la moitié des indisponibilités de soldats sur le champ de bataille était dues au paludisme, alors endémique un peu partout aux USA (un million de malades de chacun des deux côtés).

    6) Que le Canada du 19ème siècle était ravagé par le paludisme, et, exemple célèbre, durant la construction du « canal rideau » (entre Otawa et Kingston), le paludisme a tué des centaines d’ouvriers. Le Paludisme est aujourd’hui de retour au Canada – un millier de cas par an – mais il s’agirait (pour le moment ?) de cas importés par des voyageurs de retour de zones infectées.

    7) Qu’en France même, le paludisme (« fièvre tierce », « fièvre quarte ») était endémique jusqu’au 19ème siècle dans beaucoup de régions (Sologne, Brenne, Landes, Marais Poitevin, Dombes, Plaine d’Alsace, littoral méditéranéen …).

    Les paragraphes ci-dessus sont extraits d’un article que j’avais préparé l’an dernier pour « Contrepoints », intitulé « Notre Ami le Moustique », mais que je n’ai pas présenté car je ne pensais pas qu’in soit indispensable. Il semble que je me sois trompé. Je vais le revoir et le présenter prochainement.

    1. Excellente idée !
      E.

    2. Exact! Beaucoup de personnes sortent des allégations sans avoir effectué d’étude historique du sujet. Le climat en est un exemple. C’est l’interdiction du DDT sous pression des écologistes, déjà, qui a provoqué cette recrudescence de la malaria, causant la mort de millions de personnes, dont surtout des enfants. Quant à l’anthropisme du réchauffement il est douteux puisque des augmentation énorme de CO2 sont déjà survenue il y a des millions d’années, avant que l’homme apparaissent sur Terre. Il faisait plus chaud à l’époque de Jules César, on ne voit pas comment il aurait été provoqué. Les partisans du réchauffisme devraient lire l’histoire du climat de Leroy Ladurie, la fin du petit âge glaciaire entraîne naturellement un réchauffement.

      1. @Virgile
        « Histoire humaine et comparée du climat » de Le Roy Ladurie, a été longtemps mon « livre de chevet ».
        Je viens de le racheter en version Kindle pour pouvoir y faire des recherches, mettre des notes et références …

  11. Il fut une époque où les moustiques faisaient des ravages considérables dans la population. C’était avant les années 1940.
    Il fut une époque où ces ravages ont déclinés de manière substantielle et même supprimés dans certaines zones grâce à une utilisation massive d’insecticides. Ces insecticides ont sauvé des millions de vies humaines sans aucune conséquence sur la santé de l’homme. Aucune étude sérieuse n’a jamais pu prouver que leur utilisation était un danger pour l’homme.
    Depuis une vingtaine d’années, à la demande des écologistes, on assiste à une baisse importante de l’utilisation des insecticides.
    Faut-il s’étonner alors de constater une recrudescence des maladies provoquées par les moustiques?
    Prétendre que cette recrudescence serait causée par un changement climatique provoquant une hausse des températures de moins de 1° est totalement contraire à une approche scientifique raisonnable.

    1. « Prétendre que cette recrudescence serait causée par un changement climatique provoquant une hausse des températures de moins de 1° est totalement contraire à une approche scientifique raisonnable ». Le fond du problème est le suivant : est-ce que les économistes, dans leur grand majorité, savent faire montre d’une approche scientifique raisonnable dans les domaines qu’ils ne maîtrisent pas ??? That is the question ….

      1. Yes !… That is the question,

      2. Il est déjà rare de constater qu’ils ont une approche scientifique dans leur domaine. Alors…

        Je considère que Mr Sorman n’est pas un scientifique. Je ne faisait donc que l’appeler au bon sens. Par contre ce sont des scientifiques reconnus qui l’ont abusé et cela est beaucoup plus grave.

        La volonté qu’ont de nombreux scientifiques d’interdire les insecticides va causer et a déjà causé beaucoup plus de problèmes à l’humanité que tout ce qui peut être raconté sur le changement climatique. D’une manière générale, la quasi négation des apports considérables des produits chimiques va conduire à une régression importante des capacités de l’humanité qu’elle s’était créées grâce à la science.

    2. Il me semble que les moustiques prolifèrent surtout dans les marais. Marais que l’on asséchés un peu partout en France au cours des siècles parce que justement ils étaient insalubres et que les écolo défendent aujourd’hui bec et ongle.

      1. @Pragma
        Ce ne sont pas des « marais » … ce terme évoque trop la pestilence et les miasmes délétères … ce sont maintenant des « zones humides » propices au développement de la « biodiversitude » si chère au cœur de nos escrolos.

  12. Trump n’a aucune raison de faire marche arrière, l’exécutif le législatif et le judiciaire son tous unis pour stopper la croisade pour modifier le climat.
    Pourquoi détourner des milliers de milliards de $ des vrais enjeux pour l’humanité, la sortir de la voie du développement économique, clé de la lutte contre la misère ?Aucune raison de s’obstiner à suivre le pire chemin possible.

    Je souhaite malgré tout que Trump ne se désintéresse pas du climat, au contraire.
    Qu’il regarde de plus près la gouvernance des agences fédérales en charge d’étudier le climat.
    Surtout qu’il mette en place une évaluation de l’état de l’art de la science climatique, établie sur des fondations indiscutables avec un contre-GIEC impartial, rigoureux, non politisé. En somme, le contraire du GIEC.

    1. D’une certaine façon, les commissions sénatoriales sur le sujet aux USA existent déjà. J’ai eu l’occasion de lire les retranscriptions des dépositions de certains scientifiques de premier plan devant ces commissions : c’est édifiant !
      En gros « oui, on a du bidonner un peu le truc pour satisfaire notre ordre de misssion », « non, on n’y comprends pas grand-chose en termes de dynamiques climatiques », « non, on ne tient pas compte de l’influence du soleil ou des volcans, puisqu’on nous demande juste de prendre le niveau de CO2 comme seule variable d’ajustement du climat », « oui, j’ai quitté le GIEC il y a peu tant nos publications sont biaisées par la volonté politique », « oui, nous sélectionnons les chercheurs et les publications qui alimentent nos rapports, en ne conservant que ceux et celles qui vont dans notre sens ».
      Et enfin « non, il n’y a pas de consensus entre nous, mais c’est pourtant ce que vous nous demandez de dire au grand public ».

      Tout ceci a été repris dans la presse du monde entier. Sauf en France, allez savoir pourquoi !
      Essayez de retrouver les dépositions sous serment de John Christy ou de Judit Curry. C’est édifiant.

    2. L’Académie des Sciences US a déjà émis de sérieux doutes sur les travaux du GIEC, jugés hasardeux!

  13. bon sang de bonsoir pourtant c’est clair :
    un américain normal retournera sa veste sans problèmes pour du pognon. le RCA n’est qu’un prétexte a subvention pour permettre de vendre des crédits pour des trucs invendables autrement !

  14. Je me réjouis que Trump prenne ses distances par rapport aux ayatollahs de la responsabilité humaine dans les variations climatiques. Il est peu raisonnable de vouloir détruire la prospérité de nos sociétés capitalistes pour provoquer une hypothétique baisse de température dont on ignore si elle serait bénéfique ou favorable à l’homme.

  15. Comme ce sont les USA qui financent l’ONU à 30% et le GIEC la coupure des fonds va mettre un terme à ce cirque écologiste!

  16. Excellent article clair ,bien écrit et agréable A lire, comme le fait toujours M. Guy Sorman. M. Trump a accusé la Chine d’avoir inventé le changement climatique pour rendre les usines moins productives sur le sol Américain outrée par son tweet provocateur ( il faut s’y habituer) , Ia Chine lui a dit que le réchauffement global n’était pas une invention ou une illusion, mais bien réel. . Je pense qu’il veut provoquer une guerre commerciale avec la Chine et laisser les Russes s’occuper du moyen orient. Trump est un pro-Russe et charbon aussi. voici le tweet de M. Trump dont je vous joins.
    Donald J. Trump

    @realDonaldTrump
    The concept of global warming was created by and for the Chinese in order to make U.S. manufacturing non-competitive.
    1:15 PM – 6 Nov 2012
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  17. « le prochain gouvernement américain n’appliquera pas le tout récent Traité de Paris, qui oblige les signataires à réduire, d’année en année, leur production de dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre. »
    La faille est ici, le Traité de Paris n’oblige à rien du tout et les USA ne signent jamais un accord international qui soit contraignant. Trump pourra ici remercier John Kerry s’il compte s’asseoir sur ces engagements parce que cela ne sera même pas contraire au droit international.

    1. Trump n’a pas à « remercier John Kerry ».
      Contraignant ou pas, l’accord COP21 n’a même pas été présenté au Sénat des USA. Il est donc sans aucune valeur d’après la constitution Américaine.
      Trump n’a même pas besoin de le « dénoncer », il va juste l’igorer.

      1. Bonjour
        J’ai lu avec intérêt vos différents courriers.
        Je ne suis pas spécialiste en climatologie et je cherche à m’informer sur les différentes théories sur le sujet évoqué.
        Existe t’il un site internet sérieux tenu par des scienfifiques compétents, et qui évalue chaque argument pour se faire une opinion objective ?
        Avec mes remerciements

        1. Bonjour Bastring
          En français la référence respectée est le site de Jacques Durand du CNRS
          http://www.pensee-unique.fr/index.html
          Il y explique longuement la problèmatique du climat et il est icontournable. Les liens donnent l’adresse de nombreux sites anglophes ou germanophones.
          La rubrique « grands indicateurs du climat » renvoie à de nombreuses courbes et images mises à jour régulièrement (T°, extension de la banquise, ouragans, etc).
          A parcourir pendant de longues heures.
          Cdt

        2. bonsoir bastring

          Comme vous pouvez le voir le réchauffement climatique donne lieu à des interventions extremes (des deux cotés)

          Un site septique serieux septique: http://www.pensee-unique.fr

          Un outil indispensable pour voir l’evolution des temperatures: http://www.woodfortrees.org

          Cordialement.

          1. sceptique je voulais écrire.

            Ps tjs pas de fonction edit..

        3. Bonjour,

          Celui-ci est très bien:
          http://www.pensee-unique.fr/

          1. HAHAHAHAHA!
            Un site web n’a jamais aussi bien porté son nom 🙂
            Exemple typique de biais de confirmation.

            @Bastring
            « Existe t’il un site internet sérieux tenu par des scienfifiques compétents, et qui évalue chaque argument pour se faire une opinion objective ? »
            Cherches plutôt à avoir DES sites. Il n’y a rien de pire que de s’enfermer dans le biais cognitif mis en exemple plus haut. Wikipedia vaut ce qu’il vaut, mais il a généralement plein de sources à explorer sans une approche définie.

            Bonne chance, se forger une idée et opinion sur le sujet est difficile, beaucoup oublient ce qu’est la science une fois lancé sur le sujet.

            1. Bonjour Fab

              C’est vrai, il est difficile de se forger une opinion surtout quand les écologistes (politiques) s’occupe d’un pb (OGM, onde electromagnetique etc..).

              J’ai tjs pensé que le débat sur climatologie aurait dû rester dans les laboratoires et les publications scientifiques.

              Mais les politiques et les média ont pensé autrement, ‘la maison brûle’, ça a de la gueule, le politique se découvre une mission messianique, c’est plus sexy que l’austérité.

              La vraie science tranchera, surtout la réalité (les faits), rendez-vous en 2100 ;).

            2. @Fab
              Je suis d’accord avec vous sur la nécessité de pluralité des sites. C’est d’ailleurs le sens d’une réponse à Bastring que j’ai postée hier, mais qui est pour me moment « en attente de validation », comme toutes les contributions qui comportent plusieurs liens …

              Ceci dit, même si Jacques Durand affiche clairement sa position « réaliste », il présente toujours honnêtement les arguments adverses, sans les travestir. J’aimerais bien que vous me citiez un cas, même un seul, où le site « pensée-unique » serait pris en défaut sur ce plan. De ce point de vue, je le considère comme un site de synthèse et de référence. Il n’existe à ma connaissance par contre aucun site pro RCA qui fasse preuve de la même honnêteté. Essayez donc, par exemple, d’aller poser, même en des termes prudents, un commentaire « hérétique » sur le site « skeptical science », il sera rejeté, de la même façon que les positions des mécréants sont rejetées des églises, quelles qu’elles soient.

              Par ailleurs, si Wikipédia est un site de référence sur tous les sujets purement factuels, je préfère m’abstenir de le consulter sur les sujets controversés, à cause de son principe de fonctionnement où chacun peut, à tout moment, venir remplacer la position d’un autre par la sienne. Le sujet CO2/RCA est ainsi devenu le lieu d’une guerre de tranchée qui interdit au profane de s’informer sereinement, sauf à se plonger, ce que personne ne fait, dans l’historique qui relate, pour chaque page, l’historique des modifications et des coups bas.

              Au fait, dans ma short-list de sites références (que vous verrez probablement demain), je n’ai pas mis le site « CO2 Science » http://bit.ly/2fcG6xm, précisément parce qu’il ne présente qu’une seule face des arguments. Il est cependant une source inestimable car c’est un « repository » de TOUTES les études scientifiques qui n’ont aucune chance d’arriver à la connaissance du public, même scientifique, car elle sont filtrées par les gardiens du dogme pour hérésie/apostasie. C’est ainsi sur CO2 science que vous trouverez la liste la plus complète de TOUTES les études scientifiques (publiées dans des revues à comité de lecture) qui établissent (ou au moins rendent hautement probable) l’existence, mondiale, de l' »Optimum Médiéval » où les températures ont été au moins égales à celles de notre époque … l’un des principaux « clous dans la chaussure » de la croyance en un CO2 maléfique.

              1. « Essayez donc, par exemple, d’aller poser, même en des termes prudents, un commentaire « hérétique » sur le site « skeptical science » »

                Skepticalscience est un site qui rend compte de l’état de la science, il est normal qu’il censure les commentaires trollesques niant la réalité du RCA ; par ailleurs je vous ferai remarquer que pensée-unique n’admet pas les commentaires, c’est encore plus simple comme système de censure, on empêche quiconque de s’exprimer et donc de contester les contrevérités dont il est rempli.

                1. @Géd qui dit « Skepticalscience est un site qui rend compte de l’état de la science »
                  Attention : prononcer cette phrase alors que votre interlocuteur est en train de manger peut vous rendre responsable d’un décès prématuré …

                2. Monsieur « Géd », venez donc à la contre-COP 22 à Paris, les 1 et 2 décembre.
                  Il y a de VRAIS scientifiques qui vous renseigneront sur le climat, beaucoup plus sérieusement que ne le font vos idéologues réchauffistes en quête de sensations fortes et de gloire.
                  La contre-COP est organisée par les climato-REALISTES, ça dit bien ce que ça veut dire !
                  Climatiquement vôtre. JEAN

        4. Bonsoir Bastring
          Je ne suis pas non plus « spécialiste en climatologie », et je ne suis d’ailleurs pas certain que cela soit un prérequis pour se faire une opinion sur le sujet. Je ne sais en effet pas trop ce qu’est exactement un « climatologue » et je suis prêt à considérer toute proposition, sauf bien sûr du genre « Un Climatologue est un scientifique qui a été adoubé par le GIEC ».

          Je ne peux qu’abonder dans le sens de Ecir et gilib pour vous recommander le site de Jacques Durand, LA référence en la matière, où vous trouverez en particulier ici (http://www.pensee-unique.fr/liens.html) une liste complète de liens intéressants.

          C’est la fréquentation assidue du site http://www.pensee-unique.fr qui m’a transmis, il y a déjà quelques années, le virus du « climato-réalisme » et poussé à entrer dans l’arène. C’est pour cela que je me dois de mettre en garde les « croyants » de la religion du CO2 maléfique : le risque de devenir un apostat dès le premier contact est réel.

          Sinon, il y a bien sûr skyfall (http://www.skyfall.fr/) où j’ai moi-même sévi quelque temps (sous le pseudo « PapyJako »), WattsUpWithThat (https://wattsupwiththat.com/) si vous lisez facilement l’Anglais, et, bien sûr, « Contrepoints » …

          Bonne lecture et merci de votre confiance.

          1. J’avais grand plaisir à lire le blog de pappy jacko, que j’ai toujours en favoris. Je regrette sa mise en veille.

            Cdt
            😀

            1. @Ecir
              Merci de votre intérêt.
              Seul problème avec ma page sur « LePost » est qu’elle est maintenant archivée dans les archives de Huffington post http://huff.to/1j9bxLf
              Les 210 posts que j’ai écrits entre 2008 et 2011 ont été archivés sans leurs illustrations. J’en ai conservé la plupart en dans leur version word d’origine, je suis en train de les mettre sur dropbox.

        5. Duran dans pensee-unique.fr s’attache à montrer le manque de sérieux scientifique et surtout l’énorme différence entre ce qu’on sait et ce qu’on dit.

          Vous aurez du mal à trouver un site neutre tant certain on jugé que l’éventuel problème théorique de l’effet du CO2 justifiait une propagande mensongère tout azimut.

          Un point de vue intéressant est celui de Judith Curry : elle ne nie pas le réchauffement, elle a fait partie des climatologues « inquiets », mais elle dénonce fermement toute certitude et encore plus tout l’alarmisme ambiant.

        6. Bonjour Bastring,
          Un livre: « L’innocence du Carbone » de François Gervais qui est thermodynamicien et relecteur critique pour le GIEC. Cela permet de remettre un peu les idées en place sur le « rôle » du CO2.

          1. Ce livre a fait l’objet d’une critique à cet endroit :
            http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/10/28/les-contre-verites-du-dernier-pamphlet-climatosceptique_3504317_1650684.html
            Apparemment, ce livre contient de nombreuses erreurs
            la théorie sur la position du soleil dans la galaxie qui serait à l’origine d’un cycle de 60 ans et de la sorite du petit âge glaciaire est en effet erronée (étant un ex astronome, je connais bien la question)

            1. @Bastring
              Ah oui, l’article du Monde ! Si vous prenez pour argent comptant un article écrit par un auteur du GIEC réchauffiste en diable dans un journal « Gaïa compatible » sans le moindre esprit critique, ce n’est même pas la peine d’aller sur les sites que vous ont conseillés les autres internautes.

              Tout d’abord, lisez bien cet article. Il est à mourir de rire avec peu de référence, écartant d’un revers de main sans discussion certains éléments, utilisant des arguments d’autorité…etc Voilà plus un article d’opinion qu’un article scientifique. La mauvaise foi de l’auteur est évidente quand il essaye de dénigrer F.Gervais en lui déniant sa participation au GIEC alors que son nom apparait dans le rapport AR5 du GIEC. Manœuvre classique mais qui ira vérifier parmi les lecteurs… Quant au cycle solaire de 60 ans, son origine peut être effectivement discuté. Mais ce cycle existe et fait l’objet de multiples publications sur le sujet. D’autres cycles solaires existent et sont étudiés (dernière hypothèse en date, un cycle de 400 ans, article dans Nature mais je n’ai plus les références). Le problème est que le GIEC REFUSE d’étudier une éventuelle implication de ces cycles dans le climat…

              Je vous invite à lire la réponse de F.Gervais dont le lien est à la fin de l’article. Sa réponse est courte et semble peu argumentée direz-vous ? Bien vu ! La réponse de F.Gervais devait tenir en 3200 mots, impossible d’argumenter dans ce cas mais le but est atteint : apparaitre sans réponse valable face à la « puissance » scientifique du GIEC. Manœuvre classique là encore.

              Vous trouverez la réponse complète, argumentée avec références bibliographiques de F.Gervais sur ce lien :
              http://www.kin152.org/climatologie/reponse_au_monde.pdf
              Bonne lecture. Le monde a refusé de publier cette réponse ou de la mettre sur son site directement ou en lien web. On se demande pourquoi…

              1. Merci à vous cyde 🙂
                J’avais commencé à préparer une réponse dans la même veine, mais vous m’avez battu de vitesse, et votre réponse est bien meilleure que la mienne !

              2. Merci pour ces nouvelles informations très pertinentes
                vous avez écrit « ….sans le moindre esprit critique, ce n’est même pas la peine d’aller sur les sites que vous ont conseillés les autres internautes…. » Je ne m’intéresse qu’aux données scientifiques, pas aux commentaires moralisateurs etc… Je vais sur les sites signalés mais je n’ai pas fini d’étudier et vérifier ce qui est écrit car il y a beaucoup d’infos.
                l’attitude du Monde ne m’étonne pas. Il y a dans la réponse de F Gervais des arguments faciles à vérifier (comme ses publications et données vérifiables sur la toile…). Je constate que sa réponse au Monde tient la route.
                En ce qui concerne les commentaires des uns et des autres, je tiens à préciser qu’il faut faire attention au contenu des conclusions et à la manière dont elles sont formulées, en quelque sorte, pour des raisons pédagogiques. Il ne faut pas accuser, mais toujours argumenter à partir de faits scientifiques. Dans ce sens, l’attitude de F Gervais dans sa réponse au Monde est excellente, et j’apprécie sa démarche très documentée et référencée. En accusant (même si c’est justifié), on se fait plaisir, mais c’est contre productif et on risque de blesser ceux que l’on cherche à convaincre.

  18. Le réchauffement se stabilise et de toute façon le CO2 n’y est pour rien. Nous entrons dans une période plus froide, changement de cycle solaire oblige, et dans quelques années ces débats ne seront qu’un lointain souvenir. La question est: que vont-ils inventer ensuite pour nous culpabiliser et nous pourrir la vie?

    1. Les travaux de Valentina Zharkova dont à parlé Jacques Henri, annoncent une baisse de l’activité solaire durable et donc un refroidissement.

      1. Merci pour ces infos
        J’ai besoin de temps pour tout étudier
        Pour autant, vous citez souvent le cas de l’optimum médiéval. Or j’ai lu il y a quelques mois sur un autre site internet que celui-ci n’aurait eut lieu que dans l’hémisphère nord alors que le réchauffement actuel est constaté sur toute la planète.

        1. @Bastring
          De rien.
          Il y a eu l’Optimum Médiéval, Romain, Minoen, Holocène, etc
          Evidemment ces périodes chaudes ont concerné la planète tout comme l’hiver ou l’été concernent toute la planète, les zones tropicales et équatoriales suivant un régime différent où les saisons ne sont pas marquées de la même façon.

          A propos du Sahara. La zone désertique saharienne a été créé pendant des périodes froides et non pas pendant des périodes chaudes.
          Pendant les périodes froides les Anticyclones Mobiles Polaires (AMP) descendent jusqu’au niveau des zones tropicales et et par subsidence l’air s’assèche et se stabilise en s’écoulant lentement vers l’ouest emportant le sable vers l’Amérique du Sud ( fertilisation de l’Amazonie).
          Pendant les périodes chaudes les AMP, ne decendent pas si au sud et laissent passer les dépressions atlantiques qui arrosent les zones sahariennes et favorisent la végétation.

        2. @Bastring
          L’histoire de l’Optimum Médiéval (OM) est très révélatrice, et vous devriez commencer par là si vous souhaitez avoir un avis personnel.
          En effet, l’existence de l’OM est un sérieux boulet à traîner pour un catastrophiste, car on ne sait évidemment pas l’expliquer par des facteurs anthropiques. Il y a eu trois époques

          1) L’OM est, sous l’influence des historiens, considéré par tout le monde comme une réalité, y compris par le GIEC qui l’évoque dans son premier rapport. L’establishment alarmiste s’inquiète du poids du boulet et essaye de s’en débarasser. C’est l’époque du « Il faut nier l’OM » et les pressions politiques contre les scientifiques s’accentuent . Voir la déclaration (2006) devant le Sénat http://bit.ly/2fd0HSo du Professeur David Deming et le célèbre mail « We have to get rid of the Medieval Warm Period. » …

          2) L’accumulation des éléments scientifiques de toutes natures devient trop forte pour que l’OM soit simplement nié. Il y a alors un « repli stratégique sur des positions savamment préparées » : Puisque la quasi-totalité des études qui démontrent l’existence de l’OM ont pour théâtre l’hémisphère Nord, il suffit de minimiser l’OM en affirmant que l’OM n’a concerné qu’une « petite » partie, qui grossit cependant petit à petit au fur et à mesure que les preuves s’accumulent : d’abord l’Europe, puis l’hémisphère Nord. A ce point là, tout recul est impossible, sauf à faire HaraKiri. Les positions se figent sur cette ligne.

          3) Les faits étant têtus, les preuves scientifiques continuent, année après années, à s’accumuler. Les centaines d’études de tous les « proxy » imaginables (sédiments marins, terrestres et lacustres, calcification des coquillmages, analyse des gaz enfouis, localisation des limites des glaciers, niveau des mers …) dans toutes les parties du monde … ne laissent plus aucun doute : l’OM (MWP en Anglais) a bien concerné la TOTALITE du globe. Mais les alarmistes se contentent d’ignorer ces études, fussent-elles publiées dans des revues à comité de lecture. Le seul endroit où l’ensemble de ces études est listé et classées est le site ce « CO2 Science ». Vous trouverez l’entrée de la synthèse CO2 Science sur l’OM ici : http://bit.ly/2fd863O

          Bonne lecture 🙂

          1. Encore merci pour ces infos, mais le lien figurant à cet endroit : »Voir la déclaration (2006) devant le Sénat http://bit.ly/2fd0HSo du Professeur David Deming » ne marche pas

            1. @Bastring : C’est étrange … essayez le lien non raccourci.
              http://www.epw.senate.gov/hearing_statements.cfm?id=266543

              1. ça ne marche pas ; j’ai le message y compris en faisant un copier coller : « Access Denied You don’t have permission to access « http://serve-403-cf.www.senate.gov/hearing_statements.cfm? » on this server. « 

                1. Oulala … il va vous falloir un docteur windows/google/…
                  La requête google « access denied you don’t have permission to access on this server » ramène 1570000 résultats. Vous allez donc vous sentir moins seul 🙂 Bonne chance.

                  En attendant, si vous voulez, je vous ai mis sur dropbox une version pdf du témoignage à l’adresse suivante.
                  https://dl.dropboxusercontent.com/u/33463705/David%20Deming%20Statement.pdf
                  essayez de la récupérer …

                  1. J’ai bien récupéré le document
                    Avec mes remerciements

                    1. J’ai lu ce document ; il s’agit d’un témoignage important qui apparemment n’a pas été démenti.
                      Quelques recherches sur internet montre que l’auteur est aussi connu pour ses prises de positions contre les dérives pseudoscientifiques. Sur l’évolution de la pensée dominante contre le progrès scientifique il a une approche comparable à quelques scientifiques français comme Jean de kervasdoué. Il est aussi connu pour ses prises de position sur la théorie du réchauffement climatique. Il semble qu’il soit pas d’accord pour modifier la loi sur les armes aux USA mais, cela est une autre histoire.

  19. M Sorman, et vous/nous autres, tout le monde devrait savoir que le « si mal dénommé » gaz à effet de serre le plus important est le MDH, Monoxyde de DiHydrogène.
    Vous ne connaissez pas ?
    Et pourtant, non content d’être le principal GES, c’est un composé chimique qui provoque tous les ans des milliers, voire des millions de morts sur la Planète… Tout en étant indispensable à la vie (comme le CO2, d’ailleurs !)
    Toujours pas trouvé ?
    Et si je vous H2O ???

  20. Mais bref de plaisanterie, là où on ne peut qu’être d’accord (c’est mon opinion, et je la partage…) avec M Sorman, c’est quand il parle « d’idéologie ».
    Quoique il serait encore plus juste de parler de « Religion » (dogmes, grands prêtres, grandes messes, infaillibilité, hérétiques, etc etc.)

    1. @pastilleverte
      Dans votre liste, j’ajouterais volontiers culpabilité, punition, contrition, pénitence, rédemption …

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