Trump président : gardons la tête froide…

Publié Par Guillaume Nicoulaud, le dans Amérique du Nord

Par Guillaume Nicoulaud.

Dans une réalité alternative, les électeurs démocrates de Pennsylvanie, du Michigan et du Wisconsin se seraient mobilisés pour Madame Clinton comme ils l’avaient fait en 2012 pour élire le Président Obama. Il aurait suffi de peu de choses : au total 114 000 votes supplémentaires pour la candidate démocrate dans ces trois États lui auraient suffi pour s’assurer le soutien de 278 grands électeurs et donc pour devenir la première présidente des États-Unis. Si ce chiffre de 114 000 vous semble considérable, mesurez bien que rapporté au nombre de bulletins effectivement engrangés par Hillary Clinton, cela représente moins de 0.2% de plus. Une paille.

Et ce n’est qu’un des scénarios parfaitement réalistes qui aurait pu faire basculer ces élections présidentielles. Toujours avec la Pennsylvanie, mais en remplaçant le Michigan et le Wisconsin par la Floride, les démocrates auraient obtenu une victoire encore plus large avec à peine 0,3% de votes supplémentaires sur ces deux seuls États. Encore une fois, cela s’est joué à presque rien. Il aurait suffi, et j’exagère à peine, d’une tempête qui décourage quelques électeurs républicains ou, au contraire, d’une belle journée qui invite plus de démocrates à voter pour que Donald Trump ne devienne pas le 45ème Président des États-Unis.

Une victoire qui s’est jouée à peu de choses

C’est un fait : même si les résultats, exprimés en nombre de grands électeurs donnent l’impression d’une victoire écrasante de Donald Trump, la réalité est que cette élection s’est jouée à très peu de choses. De là, deux remarques.

La première, c’est qu’il est vain de vouer aux gémonies les médias et autres instituts de sondage qui prédisaient une victoire démocrate. Que la presse mainstream ait été notoirement biaisée en faveur d’Hillary Clinton ne fait aucun doute mais, à moins de verser dans le conspirationnisme de comptoir, cela n’explique pas que presque personne n’ait rien vu venir. Rétrospectivement, au regard des résultats, seuls les sondages qui auraient placé les candidats au coude à coude auraient été dans le vrai ; aucun modèle, aussi raffiné soit-il, n’aurait pu prévoir le résultat avec un degré de certitude significatif.

Seconde remarque qui d’un point de vue opérationnel est sans doute la plus importante : il faut se garder de sur-interpréter la victoire de Donald Trump. Voici déjà quelques jours que la presse mainstream et une solide majorité du personnel politique occidental décrit la victoire de ce candidat pour le moins atypique comme un cataclysme décisif, comme si les États-Unis d’Amérique avaient soudainement changé de nature, comme si ces électeurs américains qui, il y a quatre ans encore, reconduisaient Barack Obama à la Maison Blanche étaient soudainement devenus xénophobes, protectionnistes, autoritaristes et Dieu seul sait quoi encore.

Pas de grand basculement américain

Que ces tendances existent dans la société américaine et qu’elles aient, à la faveur de la crise, gagné quelques adeptes est tout à fait possible et même probable, mais voir dans l’élection de Donal Trump un basculement de l’Amérique toute entière n’a absolument aucun sens : c’est tout au plus une légère oscillation. Que les discours outranciers du milliardaire aient pu séduire une fraction de l’électorat — notamment la fameuse Alt-Right — ne fait pas grand doute mais c’est passer un peu vite sur l’impopularité d’Hillary Clinton jusque dans son propre camp ; impopularité qui pourrait bien lui avoir coûté les 0,2 ou 0,3% de soutiens qui lui ont tant manqué.

Face à de tels évènements, nous sommes tous sujets à ce que les psychologues appellent un biais de proportionnalité (les statisticiens utilisent le même terme pour désigner autre chose) : cette tendance naturelle que nous avons tous à chercher de grandes causes aux grandes conséquences ; comme si l’élection de Donald Trump devait nécessairement être le signe d’un bouleversement profond de la société américaine et ne pouvait pas être la conséquence d’une multitude de causes mineures, voire de simples coïncidences. Nous serions tous bien inspirés de prendre un peu de recul et de garder la tête froide.

Sur le web

  1. On ne refera pas les élections et il faut prendre les résultats tels qu’ils sont et non comme on voudrait qu’ils soient.

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      Qui parle de refaire les élections ?

      Précisément, l’auteur de l’article prend les résultats comme ils sont et non comme le désirent ardemment les groupies trumpesques dans leurs rêves humides. Trump a fait un score minable. D’abord, en recueillant 1 400 000 voix de moins que Clinton (1% de suffrages), il a clairement perdu le vote populaire. Ensuite, de toute l’histoire des États-Unis, cet histrion démagogique sera le troisième candidat républicain à devenir président avec le taux de suffrages le plus bas, 46,7% (les deux autres cas sont Lincoln en 1860 lors d’une quadrangulaire et Nixon en 1968 lors d’une triangulaire), à mille lieues des résultats de Nixon en 1972, Harding en 1920, Reagan en 1984, Hoover en 1928, etc. et alors que 70% des candidats républicains qui occupèrent le bureau ovale avaient été choisis par plus de 50% des électeurs.

      Bref, comme le signale l’auteur, loin du storytelling populiste qui fleurit des deux côtés de l’Atlantique, l’arrivée de Trump à la Maison blanche n’est au final qu’une banale petite victoire électorale technique des Républicains, sans rapport aucun avec un quelconque « réveil du peuple américain » qui se serait dressé contre l’establishment politico-économico-médiatique.

      1. José ,

        G Nicoulaud et vous-même , fonctionnez selon la technique du biais de confirmation ou biais cognitif…Bref(le ) , quand les faits vous dérangent , vous les poussez sous le tapis du salon…c’est dommage , cette belle élection de Trump , seul contre la presse mainstream et l’establishment ainsi que les consultants de tous poils , méritait une meilleure et plus profonde analyse et non pas un rejet dédaigneux…mais il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut voire…

        1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

          « …quand les faits vous dérangent… »

          Il n’y a absolument rien qui me dérange dans le fait que Trump a perdu le vote populaire avec plus de 1 400 000 voix de retard sur Clinton, qu’il sera le troisième président républicain qui aura recueilli le plus bas taux d’approbation de ses concitoyens, que la victoire technique du candidat républicain s’est réalisée à la marge sur quelques comtés et sur un petit nombre de voix.

          1. Juste une remarque, 30 états sur 51 ont voté pour Donald J. Trump et les 3/4 des 3141 comtés ont placé le ticket Républicain devant le ticket Démocrate…
            Hillary R. Clinton ne doit son avance en nombre de voix qu’à son archi-domination dans quelques zones urbaines : Californie, New-York et Illinois en particulier…

            1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

              « …Clinton ne doit son avance en nombre de voix qu’à son archi-domination dans quelques zones urbaines… »

              Oui et ? Gagner le vote populaire en remportant un maximum de voix là où habite la majorité de la population… ça le fait pas ?

              Quant au nombre des comtés remportés par les Républicains, si on les pondère par leur poids démographique, cela donne :

              carte

              1. Les États-Unis sont un état fédéral et non comme la France un état centralisé et jacobin… par ailleurs, je remarque aussi que s’il n’y avait pas de collège des Grands électeurs, mais un scrutin direct (avec un éventuel second tour à la Française) la campagne se serait déroulée autrement et rien ne dit que Mrs Clinton l’aurait forcément emporté, ni même que Mrs Clinton aurait été la candidate des démocrates…

                1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                  Tout le monde sait que les États-Unis sont un État fédéral. Le propos de l’auteur de l’article n’est pas de nier ce fait, ni même de contester la légitimité de l’élection de Trump. Il rappelle simplement que cette élection est loin d’être le bouleversement politique dont nous rebattent les oreilles les populistes. Il s’agit simplement d’une classique victoire technique d’un candidat républicain qui se fait élire sur base d’un des plus bas taux d’approbation de l’histoire du parti républicain.

                  1. Ah, les populistes, les gros mots sont lâchés.
                    Quand vous arrêterez de le prendre de haut avec une partie de la population, peut-être que vous arriverez à percevoir ce qui les motive. Vos interventions ici sont souvent celles d’un redresseur de tort.
                    Delanoé a été élu à la mairie de Paris (en 2001) dans les mêmes conditions (moins de vote populaire) et personne n’en a fait un fromage. Hidalgo a été élu avec des différentiels sur des candidats allant jusqu’à 55 voix (Paris 4ème) et 0.26%

                    Ce qu’il faut voir c’est la descente du vote démocrate parmi le vote populaire : 2008 : 53%, 2012 : 51%, 2016 : 47.75%.
                    Un peu comme si à chaque fois que vous prenez le même virage vous freinez le plus tard possible : vous serez mort pour 5cm de moins que la fois précédente, c’était la distance qui vous séparait du précipice.

                    Une victoire technique ? une victoire donc et passons à autre chose.

                    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                      « …le prendre de haut avec une partie de la population… »

                      Vous devez sans doute faire allusion à ceux qui considèrent que ceux qui n’ont pas voté pour le Brexit ou Trump ne font pas partie du « peuple » ?

                      « Ce qu’il faut voir c’est la descente du vote démocrate parmi le vote populaire : 2008 : 53%, 2012 : 51%, 2016 : 47.75%. »

                      Un peu comme la descente du vote républicain parmi le vote populaire : 1984 : 58,8% ; 1988 : 53,4% ; 2000 : 47,9% ; 2004 : 50,7% ; 2016 : 46,7%.

                    2. Transposons cela en France, avec un vote en deux parties : un vote populaire à 2 tours pour élire 577 délégués (1 par circonscription législative) et l’élection officielle du Président quelques semaines plus tard… au 2ème tour du vote populaire, le 6 mai 2012, il reste 2 candidats en lices, Hollande et Sarkozy… Hollande obtient 51.6% des suffrages et Sarkozy 48.4% soit respectivement 18 millions et 16.9 millions de voix, mais sur les 577 délégués (1 par circonscription) : Sarkozy en obtient 295 et Hollande 282… Nicolas Sarkozy est (ré-) élu Président de la République !

                    3. « Vous devez sans doute faire allusion à ceux qui considèrent que ceux qui n’ont pas voté pour le Brexit ou Trump ne font pas partie du « peuple » ?

                      Vous avez dû lire un peu vite, j’ai écrit « partie de la population ». Toujours dans le sophisme.

                      Sur votre historique : je parle des dix dernières années pour lesquelles il y a une situation économique assez homogène depuis 2007-2008. Remonter plus avant nécessiterait de se remettre en situation avec les conditions économiques des époques concernées sinon ça n’a pas de sens.

                      Sur ces dix dernières années il faut juste constater qu’une politique socialiste n’a pas pu répondre aux attentes des électeurs ou qu’elle ne les a pas satisfait. La chute de 2% d’Obama lors de sa réélection de 2012 était un précurseur. Il semble bien que les électeurs aient abandonné les solutions traditionnelles et aient recherché une autre solution : il y a une constance dans cette évaluation.

                      Dire que les trumpistes n’ont pas à fanfaronner car la victoire n’est pas écrasante et que c’est juste-juste, c’est ce qui fait la différence entre un holdup qui réussit et un qui échoue à quelques secondes près : 10 années de prison.

                    4. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                      @sam player

                      « Il semble bien que les électeurs aient abandonné les solutions traditionnelles et aient recherché une autre solution… »

                      En accordant, de loin, plus de suffrages à Clinton qu’à Trump ?

                    5. avant d’etre une manière de dsicrediter un propos, populisme a une défintion… prenons ce qui sort du net en premier,

                      Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du « peuple » (d’où son nom) et prône à son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts avec ceux de « l’élite », qu’il prend pour cible de ses critiques, s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par etc…

                      le disours de trump semble bien populiste, mais tout comme le discours qui avance la domination par les banksters ou les financiers, il est surtout très rare de ne pas entendre une forme ou une autre de populisme, non?

                      le problème avec trump ..c’est que ça est pas trump, c’est trump vs clinton…

                    6. « En accordant, de loin, plus de suffrages à Clinton qu’à Trump ? »

                      Manifestement vous avez un souci avec la méthode de vote aux USA qui conditionne l’abstention quand il y a un bastion républicain ou démocrate : cela se comprend très bien que des électeurs républicains ne se déplacent pas dans un état comme New York quand le vote démocrate atteint 80% à 90%.

                      Raisonnablement vous ne pouvez pas croire qu’il y ait 80% à 90% de démocrates dans cette ville, c’est juste que 80% des électeurs qui se sont déplacés sont démocrates, idem en Californie. En fait +/- 1 million de votes démocrate à New York ou à SF ne change strictement rien à l’élection.

                    7. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                      @sam player

                      Parce que bien sûûûr le phénomène de l’abstention ne concerne pas les Démocrates vivant dans les bastions républicains.

                      Les chiffres sont là : Clinton a recueilli 1 700 000 voix de plus que Trump ; ce dernier a un taux d’approbation inférieur à celui de Romney en 2012 et il sera le 3e candidat républicain à s’asseoir dans le bureau ovale avec le plus bas taux d’approbation de ses concitoyens. Difficile, donc, dans ces conditions de parler d' »électeurs ayant abandonné les solutions traditionnelles et ayant recherché une autre solution ».

                  2. Quoi de plus populiste que de claironner « j’aime pas les riches ». n’est-ce-pas? Sont ces populistes dont vous parlez?

                    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                      Qui se sent morveux se mouche.

              2. L’élection du Président se joue par Etats : certains sont acquis au candidat démocrate (NY ou Californie) d’autres au républicain (Texas, etats du Middle West) et dans ceux ci le vainqueur empoche la totalité des grands électeurs. L’Élection se joue donc sur une poignée d’Etats dits « swing states ». Aussi la tactique électorale consiste à se focaliser sur ceux ci en délaissant les autres : à ce jeu Trump a mieux joué que Clinton. Il est facile (et anti démocratique) de contester l’élection en simulant un changement de régles a porsteriori …

                1. et le trucage des débats par la journaliste qui a communiqué les questions à Clinton avant ceux ci est un cas de fraude caractérisé qui avantageait clairement Clinton, heureusement qu’elle a perdu (tout). De même la volte face suspecte du FBI quelques jours avant l’élection

                2. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                  @yvesdemars

                  Où lisez-vous dans les propos de l’auteur ou dans les miens une quelconque contestation de cette élection présidentielle qui va installer au bureau ovale le 4e candidat républicain ayant perdu le vote populaire, avec un des taux d’approbation les plus bas de l’histoire du parti républicain ?

                  1. @ José Lopez-Martinez

                    Si H.Clinton avait été élue, cela aurait été un événement, bien sûr, mais pour le moins attendu, prévu, prédit!

                    Le fait que D.J.Trump soit élu est un événement d’une autre ampleur, vu le personnage original, nouveau en politique dont ni l’establishment (y compris de son parti) ni la presse des grands quotidiens ne voulaient! Ils ne l’ont pris en considération que bien tard

                    Sa victoire (plus que celle des Républicains) de candidat aussi isolé, ça, c’est un événement remarquable et rare, ne vous en déplaise!

                    Pour couper court à vos arguties: quand on joue aux échecs, on ne joue pas aux dames; le but reste le même: gagner!: D.J.TRUMP a gagné, H.Clinton a perdu! Fin de l’histoire!

                    Ce qui s’est passé est plus déterminant que ce qui aurait pu se passer! Il est temps de passer à autre chose!

                    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                      Qui prétend que l’élection de Trump n’est pas un événement ? Le fait que le prochain président des États-Unis sera le 4e ou 5e à occuper la Maison Blanche sans avoir emporté le vote populaire, c’est un événement en soi.

                      Par contre, cet exploit personnel de Trump n’est en rien l’annonciateur de bouleversement politique majeur aux États-Unis, contrairement à ce que rêvent les populistes des deux côtés de l’Atlantique qui se gobergent d’historiettes de « peuple » qui se serait révolté contre les élites.

          2. José , …ou la politique de l’autruche …Je rappelle , qu’en France , un scrutin du type indirect comme aux Usa existe , dans les grandes villes ( Paris , Lion ) et justement Delanoé et Hidalgo ont été élus avec moins de voix que leurs concurrents – et qu’Hidalgo a été battue dans son propre arrondissement – mais je n’ai jamais entendu de critiques de ce fait si peu  » démocratique »…

            1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

              Rappeler que Trump a clairement perdu le vote populaire et qu’il deviendra le président des États-Unis en ayant obtenu le 3e plus bas taux d’approbation d’un candidat républicain élu à la présidentielle s’apparenterait à une « politique de l’autruche » ?

              Étonnant…

              1. José ,

                Comme est étonnant aussi le fait qu’Hidalgo et Delanoé aient dirigé Paris , avec moins de voix que leurs concurrents…mais ce qui semble acceptable en France l’est un peu moins aux States…
                Et si Clinton s’était trouvé à gagner dans la position actuelle de Trump , auriez vous contesté de la même manière ?

                1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                  D’où tenez-vous que je tienne pour « moins acceptable » que Trump devienne un des 5 présidents (ou 4, l’élection présidentielle de 1824 étant très particulière) des États-Unis qui aura perdu le vote populaire ?

                2.  » Comme est étonnant aussi le fait qu’Hidalgo et Delanoé aient dirigé Paris , avec moins de voix que leurs concurrents…mais ce qui semble acceptable en France l’est un peu moins aux States…  »

                  Décidément José semble parler dans le vide en lui prêtant des propos qu’il ne tient pas ou soit ses contradicteurs le font exprès par mauvaise foi. José évoque la majorité populaire pour Hillary n’ont pas pour contester une quelconque illégitimité démocratique pour Trump mais pour préciser  » que c’est sans rapport aucun avec un quelconque « réveil du peuple américain » qui se serait dressé contre l’establishment politico-économico-médiatique.

                  Je ne vois donc pas pourquoi répondre à José avec le cas Hidalgo ou Delanoé élu également avec moins de voix que leurs concurrents surtout qu’il n’a rien mentionné sur ces deux cas.

                  D.J

                  1. DJ

                    Dans une discussion , vous pouvez quand même mettre votre interlocuteur devant ses contradictions en lui rappelant que ce qu’il critique ici le laisse sans voix ailleurs et lui demander ainsi pourquoi il a deux positions sur le même sujet …Vérité en de-ça des Pyrénées , erreur en delà…à moins que , comme Louis 14 en 1700 ( succession d’Espagne ) , vous pensiez qu’il n’y a plus de Pyrenées…( humour)

                    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                      « …pourquoi il a deux positions sur le même sujet… »

                      D’où tenez-vous que ma position sur l’élection de Trump différerait de celle concernant les élections de Hidalgo ou de Delanoë ?

                    2. José ,

                      Si vous deviez me confirmer que vous avez la même position en ce qui concerne le scrutin indirect aux Usa au bénéfice de Trump qu’en ce qui concerne Delanoé et Hidalgo à Paris , j’en prendrais alors bonne note…

                    3. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                      @volna

                      Quand bien même je ferais montre d’user de deux poids et deux mesures, en quoi cela ferait disparaître des faits constatables par tous : Trump, avec un retard de 1 400 000 voix sur Clinton, a perdu le vote populaire et il deviendra le 3e président républicain de toute l’histoire des États-Unis ayant recueilli le plus faible pourcentage d’adhésion des électeurs ?

          3. Moi non plus. En france, un parti qui a 1/3 des suffrages a 2 représentants à l’AN (dont 1 apparenté). Et ceux qui cumulent 2 % des votes en ont plus de 10. « Mais, cepaspareil » disent en cœur ceux qui veulent la démocratie uniquement quand elle vote comme ils le veulent. Quels poufs !

        2. ah ce fameux biais cognitif qui permet de rabrouer son adversaire sans aucune argumentation c est vous qui avez ce biais cognitif vous plonger exactement dans le puit du discours ambiant actuel sans aucune acuité ni hauteur de vue…quand au discours anti-élite et médias mainstream on en est plus qu’abreuvé. Sans compter que le congrès et le sénat sont modérés par rapport à Trump et que son discours de victoire tranche avec celui de sa campagne « belle élection » ahah belle exemple de nivellement par le bas que de penser qu’il s’agit d’une belle élection: vous êtes fait bercé par son discours reagano-gaulliste de lendemain d’élection? Médard aussi c était une belle élection, Victor Orban pareil bref on en reparle à la rentrée 2017, pour l’instant il n’y a rien à voir…

      2. mais il prend les résultats comme ils sont dans un pays qui n’utilise pas le suffrage universel direct pour élire son président. Alors certes c’est vrai, mais comme ce n’est pas la règle du jeu.. ça ne sert pas à grand chose de le rappeler, certes, on peut voir des tendance faire des comparaisons…MAIS… e trump ou Clinton n’auraient pas mené les m^mes campagnes si le mode de scrutin avait été différent…

        Trump est un mystère pour moi, mais clinton tout autant…la seule différence est que son propos casse des codes..et il a gagné…et c’était son but je le rappelle …il ne cherchait pas à gagner la majorité des voix mais les élections…

        Trump va peut être marquer l’histoire en ce sens qu’il jouera un rôle apocalyptique… et le monde saura après lui que les promesses d’un candidat sont différentes de ses actes en tant qu’élu. et que les gens ont beau le savoir, il votent quand même pour lui…il a poussé l’art de la promesse à son maximum et personne ne sait ce qu’il va faire…

        1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

          « …il ne cherchait pas à gagner la majorité des voix mais les élections… »

          Le propos de l’auteur est d’expliquer que la victoire technique de Trump – dû au système fédéral – n’est en rien le signe d’un quelconque bouleversement politique aux États-Unis.
          Pour ma part, je dirais que ce pays va se manger une présidence catastrophique. Mais ce n’est pas la première que les Américains ont supporté.

  2. comme quoi, il est bon parfois de rappeler certaines évidences. article qui a le mérite de démontrer qu’il y a un fond de réflexion derrière, à l’inverse des torchons que l’on trouve ailleurs et qui ne servent qu’à créer un espace supplémentaire pour de la pub. merci.

  3. en général d’accord avec l’auteur , je ne comprends pas trop l’article surtout le « gardons », l’auteur a la tête froide pas mal de ses lecteurs itou..mais il y en a qui s’énervent pas mal…mais qui ne lieront pas l’article.. le nous est curieux…

  4. Garder la tête froide! Bien-sur en toutes circonstances, mais ce n’est pas parce que les causes sont infimes que les effets ne seront pas cataclysmiques. De quoi perdre la tête même froide tout de même.

    1. non pas garder la tête froide mais gardons la tête froide…

  5. L’auteur parle de biais alors qu’il les pratique à son avantage.

    Pourquoi pas non plus 4 ou 5 grands media (100%) pour soutenir Clinton, quelques retouches supplémentaires sur les algo de Google ou de Facebook, ou enfin après 10ans un cyclone qui touche les côtes américaines ?

  6. J’ai lu l’article ce matin mais je n’ai pas eu le temps de réagir avant je vois pas mal de commentaires j’espère ne pas faire doublon.

    J’aime la liberté d’esprit de l’auteur (comme sur twitter) et sa science de nous prendre à rebours comme sa tempérance. Seulement je ne vois pas figurer un élément clé qui explique la victoire de Trump que je n’hésite pas à qualifier d’écrasante. Le système électoral américain ne vient pas de nulle part, cessons de croire que ce pays n’a aucune histoire, du haut de son tas de fumier notre coq a parfois tort de claironner à toutes heures.

    De ce fait, Clinton et Trump ont essentiellement mené campagne dans les swing states où dans certains Sanders a défait Clinton : surprise sans conséquence pour les médias tant Hillary était sur une autoroute vers Washington, signal j’imagine très clair aux yeux de Trump. Qui a vu Trump en Californie perdue d’avance ou dans les deux Dakota qui doivent totaliser 6 grands électeurs acquis à Trump? Personne. Mais c’était difficile de le louper en Floride, dans l’Ohio etc.

    Le mode de scrutin influe juste sur le mode de campagne. Une élection au suffrage direct aurait possiblement changé les choses et encore c’est de l’uchronie puisque le mode de campagne se serait adapté…

    Malgré toutes mes réserves sur le bonhomme, je maintiens que Trump a écrasé Clinton.

    Cdlt

    1. @ Duff

      Maintenez! Vous avez raison! Lui, il a gagné! C’est un fait. Ce qu’il fera: peu de gens, autour de lui, en savent quelque chose! Cela ne justifie en rien une « méfiance a priori ». Alors « wait’nd see! »!

      Par contre H.Clinton, on a appris à connaitre: le « meilleur choix », chacun décidera, en France; aux USA, c’est fait!

  7. Comme nous disons ici aux Etats Unis, donnons lui une chance et nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter les élections. Certains vous disent que Trump « rigged the election ». De toute manière, c’est le congrès qui décide. je ne suis ni pour Trump ni Pour Hillary, .. les journalistes disaient du reste que beaucoup d’électeurs n’étaient pas contents d’avoir ces deux candidats . . J’ai lu dans la presse que si Ryan acceptait de signer le translatantic exchange deal, les républicains nommeront un autre représentant. Je ne sais si cette rumeur est vraie. Il semblerait que certains républicains soient divisés et cette election a crée une fissure entre les groupes . Qui plus est, TRump souhaite plus de liens avec M.Putin et non avec la Chine. Selon le mainstream média Il a l’intention aussi de nommer comme secrétaire du trésor, Steve Mnuchin(Goldman Sachs banker). Nous ne pouvons pas refaire les élections.. Une chose est certaine, Michelle Obama me manquera, elle a fait beaucoup pour les enfants, c’est une vraie adepte des idées de John Dewey en éducation.

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      « …donnons lui une chance… »

      Pour faire quoi ? Établir son programme économique protectionniste ? Créer un registre des musulmans vivant aux États-Unis ? Confisquer les envois d’argent à leurs familles des Mexicains vivant aux USA afin de financer le mur à la frontière ? … ?

      1.  » Pour faire quoi ? Établir son programme économique protectionniste ? Créer un registre des musulmans vivant aux États-Unis ? Confisquer les envois d’argent à leurs familles des Mexicains vivant aux USA afin de financer le mur à la frontière ? … ?  »

        Peut-être en lui donner une pour qu’il s’aperçoit que les grandes promesses qu’il a fait au peuple n’engageront que ceux qui y croient et que la réalité sur le terrain serra une tout autre histoire et qu’il devra redevenir réaliste à défaut d’être remis à sa place par le Congrès.

        D.J

      2. je suis modérée, je ne veux pas m’engager dans les discussions pour our contre Trump ou Hillary. je fais confiance Au congres, seul lui décide.. je me fis aux faits. le président Donald Trump se rétracte de jour en jour . par exemple pour le programme d’Obamacare, il a décidé de ne pas entièrement le retirer. .Donald Trump est un pro russe, ce qui fait monter la colère. il vient en effet d’embaucher un pro russe Michael Flynn pour la sécurité!. ..il a aussi retiré sur son site  » ban all muslims » Donald Trump a eu une interview sur 60 minutes, il s’est expliqué qu’il continuera la politique d’Obama, ficher les terroristes. ce n’est pas nouveau cela date de l’ère Bush . . si v ous l’aviez écouté sur 60 minutes, il compte lutter contre l’immigration clandestine comme beaucoup de politiciens en Europe ou aux Etats Unis. Donald Trump est un provocateur qui a tout fait pour se faire élire en rassemblant les gens anti Obamacare, anti immigrations,anti establissment, tea party, anti Chine, pro Russe, anti tout etc Quant au mur, avant on parlait d’une grille ( fence) , on prévoyait de construire une grille entre la frontière du Mexico et du Texas. Trump propose maintenant une grille, il a dit A M. Ruyan qu’il opterait pour la construction d’une grille et Ryan lui a dit que beaucoup de politiciens approuvaient qu’il construisît une grille et non un mur . vous voyez il se rétracte !. Quant au translaatlantic pacific deal qu’il propose, le congrès s’y oppose… Donald Trump est pro Russe mais s’oppose à la Chine, ce qui me surprend, il a en effet acquis de grands immeubles à Pékin . Il souhaite resserrer les liens avec Putin et le faire intervenir au Moyen Orient et en Europe. Obama s’y opposait. Comme je dis laissons le faire, seul le congre décide. Il va vite voir la réalité quand il entrera en fonction. Comme on dit ici laisse le entrer à la Maison blanche, il va vite découvrir le monde complexe, plus difficile que l’empire de son père qu’il a hérité ou de son monde reality show ( the apprentice). Cette election nous montre qu’il nous faut un troisième parti. et que les gens commencent A ne plus faire confiance aux Elites politiciennes, ce qui a surpris Hillary Clinton.. elle a dit : I did not think America was fractured »c’est pour dire le choc.. Trump est une sorte de Hoover. … . .

        1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

          « …Donald Trump se rétracte de jour en jour… »

          Vous proposez donc de « donner sa chance » à quelqu’un qui renonce déjà à ses promesses électorales avant même d’avoir commencé à gouverner ?
          Intéressante position…

          « Trump est une sorte de Hoover. »

          Non. Pas vraiment. Déjà, Hoover, lui, il avait remporté le vote populaire. Et haut la main, avec 58,2% des voix.

          1. si vous lisez les articles du Niail Ferguson( Il fait partie du Hoover organization), vous comprendrez que Trump est une sorte de Hoover ( c’etait un homme d’affaires qui provoquait aussi), et que c’est un populiste authoritaire que nous avons vu aux Etats Unis au 19 eme siècle, rien de nouveau. .. oui je le laisse faire c’est donner la chance aux USA.. on donne la chance, on le laisse faire et on observe…. pour l’instant je lui donne la chance, et , je constate qu’il est pro Russe ( Niail Ferguson le dit aussi), et qu’il veut laisser les Russes s’impliquer au Moyen Orient et nous allons assister A un conflit ( war trade ) entre la Chine et l’Amerique, c’est certain…oui c’est un HOover.. beaucoup d’experts aux etats Unis, comme Niail Ferguson qui fait partie de L’organisation de Hoover, le disent, comme ici du reste..

            1. Hoover avec sa « prospérité au coin de la rue » 🙂

          2. Trump à bénéficié du vote des américains qui ne croyaient plus dans la parole des politiciens, tout laisse à penser qu’ils ne vont pas être déçus avec ce milliardaire qui n’a jamais eu peur de se dédire !

  8. @José : Ceux qui disent « …donnons lui une chance… » attendent de voir si (1) Trump est aussi nationaliste qu’il le prétend ou si (2) ses propos les plus extrêmes n’étaient qu’une stratégie pour se faire élire.

    Bien que ces deux hypothèses ne laissent présager rien de bon pour les USA la deuxième est somme toute la moins pire.

    1. Relisez donc ce que la presse de gauche disait de Ronald Reagan en 1981… et encore aujourd’hui, l’un des meilleurs POTUS de l’Histoire reste détesté et méprisé par une partie de l’Intelligentsia démocrate…

      1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

        Et relisez donc ce que disait Reagan lui-même et vous comprendrez que c’est particulièrement insultant pour celui-ci que d’oser envisager de le comparer à cet histrion démagogique de Trump.

        1. où commence la démagogie dans le propos politique?
          Hollande est il un histrion démagogique : mon ennemi c’est la finance, je n’aime pas les riches..moi président….? ce n’est pas la démagogie de trump qui est ennuyeuse mais bien le contenu…parce que malgré tout le propos pré électoral st censé avoir un peu de sens…mais notez que si affirmer je n’aime pas les riches peut laisser envisager ce que sera le programme de l’elu, on a beau etre choqué par le pussy grabing; on a du mal à envisager quoique ce soit…on est juste atterré par le personnage.

          1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

            Je crois que personne n’oserait comparer Hollande à Mitterrand. Alors, comparer Trump à Reagan…

            1. non bien sur mais je veux juste dire tout homme politique est un histrion démagogique…mais il reste un mystère…est ce que l’amplitude et la nature inédite de ses promesses va être suivies d’action aussi singulières?

        2. Dois-je vous rappeler que Trump, électeur déclaré démocrate a rallié Reagan en 1980… et a été membre du GOP pendant les deux mandats, il s’est éloigné des Républicains sous George H. W. Bush (Bush Sr) a rallié Clinton dès les primaires de 1992… avant de revenir définitivement vers le GOP en 2009… ce n’est donc pas l’extrémiste anti-système que vous décrivez, mais un Maverick déçu du système qui veut restaurer les USA d’avant la bureaucratisation… (ce qu’avait bien commencé Ronald Reagan…)

          1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

            Ce que vous rappelez décrit très exactement le parcours en politique d’un démagogue sans scrupule montant à chaque fois dans le train des vainqueurs.

  9. « cela n’explique pas que presque personne n’ait rien vu venir » : eh bien si, justement. Les sondages qui ne parvenaient pas à départager significativement les candidats ont été essentiellement présentés comme favorables à Clinton. Là est le biais monumental, comme pour le Brexit, comme en France ou ailleurs : les sondeurs et journalistes prennent les souhaits de leurs commanditaires pour la réalité. Du moins tentent-ils de nous le faire croire, histoire d’orienter les votes, de marginaliser l’opposition, pour obtenir ces fameux 0,2% de voix nécessaires pour faire basculer l’élection. Ce n’est pas un complot mais un fait statistique : il est impossible que 95% des sondages se trompent dans le même sens. L’erreur, si elle était vraiment involontaire, devrait se répartir 50/50 pour l’un et l’autre candidat. L’hypothèse d’une erreur involontaire étant écartée par les faits, l’erreur est forcément volontaire et il y a indubitablement tentative de manipulation, tricherie démocratique éhontée, détendue du slip.

    Pour respecter la réalité, un sondeur sérieux aurait dû déclarer qu’il n’était pas en mesure de conclure. Un jour peut-être, lorsque 95% des sondages concluront sur l’impossibilité de publier un résultat significatif, les sondages seront enfin fiables. D’ici là, ils nous feront bien rire, voire même voter à l’envers de leurs « prédictions », histoire de mater les cohortes de charlatans qui peuplent le Camp du Bien.

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